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sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 11:54

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Pérou: récits de treks en photos Répondre

De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.

Tour de l'Alpamayo

Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur.
Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.

Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région:
- le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud
- le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord

Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)


Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m)
L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent Clin d'oeil !) de la population.
Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.

A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite .



Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids
doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes
en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.

J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien Fou. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos.
D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache !
Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!


Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m)
Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise
en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.



Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM.
Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes.
Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.





Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)

Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.

La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.


Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.

La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.

La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !


Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m)
D'après mon topo,l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit.
Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".

Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" Malin) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.

(Ce message a été modifié par sbecker le 15 octobre 2006 à 1:37.)

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sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:04

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[sbecker] Treks au Pérou - Alpamayo suite [En réponse à] Répondre

Etape 5: Pomabamba (2900m) - Huillca (4200m)

Toujours d'après le topo, je devrais avoir une grosse étape jusqu'au pied du col de Mesapata peu après Huillca. Sauf qu'elle est censée démarrer à Jacapampa, et que je suis ... à Pomabamba. Il faut donc que je parte très tôt. Ca tombe bien: ce matin, pas de tente à plier et encore moins à faire sécher. 5h du mat, et je suis sur la route avec l'aide de ma frontale.

Peu après le lever du jour, un jeune péruvien me rejoins. Il marche avec moi vers Jacapampa où il habite. Il m'explique qu'il fait régulièrement le trajet puisqu'il va au collège à Pomabamba. Il fait le trajet à pied aller et retour tous les jours ! Encore aujourd'hui, je reste admiratif quand je pense qu'il m'aura fallu 4 heures de marche à un pas régulier pour rejoindre su casa !
Mais n'y a t'il point de collectivos qui font le trajet:
il me semble avoir vu une route ? Oui me dit t'il... mais trop cher. L'utilisation des collectivos est un privilège que seuls les professeurs peuvent se payer, pas les élèves Incertain.

Arrivé au domicile du jeune homme, la famille me fait la fête et m'invite à les rejoindre. Ca me paraît bonne enfant mais il me faut refuser: 4 heures de marche ininterrompue pour ne rejoindre que Jancapampa et la route est longue au moins jusqu'à Huillca. Lorenzo, le cousin de mon premier compagnon de marche s'empresse de me vendre un coca et de me proposer ses services pour marcher un peu avec moi vers le col de Yanacon. J'accepte avec plaisir et lui emboite le pas. Lorenzo s'avère au moins aussi bavard et c'est tant mieux ! Il me raconte son projet de transformer une bergerie de la pampa en hotel.
Pourquoi pas puisque le site au pied des glaciers du Pucajirca est magnifique.


Il est désenclavé par la piste qui relie Jancapampa à Pomabamba et le lieu est de passage pour les randonneurs qui effectuent le trek de Los Cedros. Evidemment, il lui faut de l'argent et donc trouver un travail pour mener à bien son projet. Pourquoi ne travailles tu pas comme muletier demande je à mon jeune interlocuteur de 18 ans ?
Je n'ai pas assez d'argent: il faut payer pour avoir sa licence. Plus tard, en France, j'apprendrai le prix en question: l'équivalent de 130 euros, soit une véritable fortune pour un habitant de cette région !

Revigoré par mon diner et petit déjeuner copieux de Pomabamba, je pète le feu sur la première partie du col de Yanacon. C'est alors que je croise Max & Bernd, étonnés de me voir arrivé jusqu'ici. Les retrouvailles sont super sympathiques. On discute rythme de marche, campements à venir puis nous reprenons nos routes respectives qui promettent d'être longues - surtout pour moi. Le col de Yanacon est interminable et si je pétais le feu, je finis par bruler toutes les calories du diner et du petit déjeuner pour m'éteindre petit à petit. La montée finale représente un effort extrême. Habitué à brûler mes graisses les jours précédents, mon corps a gouté au sucre et il faut de nouveau que je franchisse le "mur du marathon" ce qui me vaut de ne passer pas loin de perdre connaissance deux fois au début de la descente du col. Cette fois ci, je suis encore plus fatigué que lors de la 3e étape. J'établie le campement à Huillca, non sans avoir pris contact préalable avec les habitants d'une bergerie toute proche
(élévage de lamas et d'alpagas).

La nuit, l'utilisation de la lampe frontale m'est interdite. La tente transformée en néon attire tous les chiens de bergeries environnantes qui forment une meute autour de la tente dès que je l'allume Fou.


Etape 6: Huillca (4200m)- Alpamayo BC (4400m)

Je fais un bilan de la nourriture qui me reste: de quoi aller au bout, sans plus. La météo n'est toujours pas au rendez vous, ce qui est frustrant, même si je commence à etre habitué. Ce jour ci, je le regrette vraiment car arrivé au col de Gara Gara (4800m), la vue suggérée est étourdissante si ce n'est qu'elle est encombrée par de gros nuages gris. C'est précisément au niveau du passage du col que la météo se dégrade de manière significative. Le vent au sommet y est phénoménal ! Dans la descente, j'essuie un semblant d'averse de neige qui sera la seule précipitation que j'aurais eu de tout le trek malgré un temps souvent maussade.

Au niveau de Jancacurish, il y'a quelques tentes. Pour un peu, depuis Pomabamba, j'avais presque oublié qu'il pouvait y avoir
d'autres trekkeurs :). Il s'agit d'un couple d'américains qui effectue le trek de Los Cedros avec l'appui de l'agence Pony Expeditions. Je connais cette agence - situé à Caraz - de nom pour avoir vu apparaître plusieurs fois son nom dans des topos ou livres type Lonely Planet. Les américains sont sympathiques et leur guide & cuisinière le sont tout autant. On discute un peu avant que je ne prenne la direction du camp de base de l'Alpamayo avec l'espoir d'une amélioration météo dès ce soir. Bingo ! Le ciel se dégage pendant ma montée et il n'ya pratiquement pas un nuage sur le massif de Santa Cruz une fois arrivé au camp. Comme d'habitude depuis que j'ai quitté le parcours du trek de Santa Cruz, je suis seul avec les montagnes, peinard... le pied.



Etape 7: Alpamayo BC (4400m) - Laguna Cullicocha (4650m)

La journée qui m'est promise promets d'etre moins tranquille que la précédente, mais c'est la dernière difficile. Le ciel est limpide: chouette, j'en profite pour remitrailler le Santa Cruz et ce qui est vraissemblablement l'Abasraju avec mon appareil photo.



En redescendant vers Jancacurish, j'admire l'Alpamayo que je n'avais qu'entraperçu la veille. De ce coté, il est absolument magnifique ! De là à affirmer comme l'Unesco qu'il s'agit de la "plus belle montagne du monde", il y'a un monde assurément.




La marche dans la Quebrada Alpamayo est partulièrement longue et c'était prévu: y'a qu'à regarder la carte. C'est un peu le calme avant la tempête. Le col de Los Cedros (Vientunan sur la carte du club alpin allemand) promets d'être long et raide.
Comme prévu, le chemin, relativement plat jusqu'ici change de physionomie. Sur le coup, je me dit "c'est pas possible, c'est vertical" Surpris !!! Bien qu'il ne fasse pas grand beau et malgré l'altitude, j'enfile le short pour l'unique fois de ce trek: je m'attends à suer un bon coup.

La montée du col s'effectue par un chemin en lacet. Ca grimpe, certes, mais forcément aussi raide que je le croyais. Par contre,
la montée est interminable et il n'y a pas de superbe panorama à admirer. D'habitude, je prends du plaisir à en chier, mais aujourd'hui, j'en ai marre. De retour en France, je lirai un récit dans Trek Mag d'un type qui est monté dans le même sens que moi et qui affirme avoir ressenti exactement la même chose Cool. Une fois le sommet atteint, je ne suis pas au bout de mes peines: le chemin n'arrête pas de redescendre et monter, parfois pour passer de "faux cols" avant d'atteindre enfin le dernier col du trek: le col Osoruri.

Puis c'est la descente tranquillou vers la laguna Cullicocha. Comme d'habitude, la météo est nuageuse. Qu'à cela ne tienne, j'ai prévu d'y camper pour en profiter demain matin. Euhhhhh, camper oui mais où ? les environs de la lagune sont un univers de grands rochers lisses ! Ahhh, il y'a un super banc de sable avant d'arriver à la mini station "EDF". Le sable.... pfff pas top pour ma tente tunnel. Je decide alors d'aller solliciter le gardien pour qu'il m'aide à trouver un endroit correct.
Super !Il y'en a un potable quelques metres en dessous des cabanes. Ce soir là encore, c'est le pied: le ciel se dégage et je suis
peinard dans un site absolument magnifique.

Etape 8: Laguna Cullicocha (4650m) - Cashapampa (2900m)

Cette nuit aura été la plus froide de tout le trek: -10°C peut etre mais pas plus froid. La cordilliere blanche est assez proche
de l'equateur et ce n'est pas une cordilliere tres froide.

Ce matin, le ciel est limpide: je vais profiter du site à fond ! Le soleil se lève sur la lagune, c'est magnifique !!!!
Forcément je mitraille de tous les cotés. Pourtant, je regrette aujourd'hui de ne pas avoir plus de photos !



Surtout des photos sur la fin, au moment où je suis parti et où le soleil commencait à rejoindre son zenith:




Difficile de quitter un endroit pareil, mais il faut bien partir d'autant que je n'ai pas envie de dormir à Cashapampa et que j'ignore jusqu'à quelle heure les collectivos circulent jusqu'à Caraz.

Le début du sentier quittant la laguna Cullicoccha est splendide, j'oserai même dire magique Surpris. Il s'agit d'un sentier en balcon(j'adore) longeant un canal d'irrigation qui permet d'acheminer l'eau de la lagune en direction du village de Hualcayan.
Après cette section en balcon, on quitte le panorama de la lagune (avec du mal tellement c'est beau ! ) et on plonge vers Hualcayan. On dit souvent du trek de Los Cedros qu'il est très difficile en raison de la montée de Hualcayan vers la lagune... et comprends pourquoi. Ce n'est pas raide, mais c'est long, interminablement long. Je dis ça de la descente mais donc, forcément à la montée, c'est encore pire.

Le village de Hualcayan se fait attendre... une fois arrivé là bas, renseignement pris, il n'y a pas de collectivo pour Cashapampa, il va falloir marcher sous la chaleur jusqu'à Cashapampa. Mmhh encore 2 à 3h de marche, sans ravito puisque j'ai mangé les dernières barres de céréales au petit déj et dans la descente. Pfff... c'était censé être une dernière journée peinard Triste.
Un peu avant Cashapampa, le chemin recroise la route qui relie Hualcayan à Cashapampa et un collectivo attends... le bonheur, le trek est fini !


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:09

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[sbecker] Treks au Pérou - Alpamayo , le point [En réponse à] Répondre

      
Ce trek est magnifique, même s'il n'a pas le parfum des grands treks népalais. Dommage que la météo n'aie pas toujours été au rendez vous. Je regrette en particulier de ne pas avoir eu de temps dégagé au niveau des cols de Pocaraju et Gara Gara. Néanmoins, j'ai tout de même pu voir les montagnes.

Les temps forts... sur la fin: l'Alpamayo coté nord et surtout la laguna Cullicocha avec le Santa Cruz derrière et les sentiers
en balcon qui sont à coté. J'ai mis une photo en A4 dans le couloir de mon studio... plusieurs semaines de retour du Pérou, je m'émerveille encore quand je passe devant.

L'itinéraire tel que je l'ai suivi (8 jours), dans les même conditions (portage, alimentation limitée) est un truc de fou que je ne
recommanderai à personne. A Huaraz, j'affichait une différence de poids supérieure à 5kg sur la balance, et ce non sans m'être
bien hydraté avant !

Voici quelques avis personnels pour les personnes intéressées par un itinéraire similaire:

Les "détours"
- le détour par le camp de base sud de l'Alpamayo vaut le coup... pourvu qu'il fasse beau. Il n'est pas très difficile, et il y'a vraiment moyen de planquer les sacs pour monter léger. A la limite, cela peut aussi faire une alternative de campement à la plaine de Taullipampa... si l'Alpamayo coté sud est banal, le Coeste est vraiment très beau.

- le camp de base nord de l'Alpamayo vaut le détour aussi. Il faut absolument préférer ce campement à Jancacurish.

- Pomabamba est un village que j'ai trouvé sympathique, même si je sais pour en avoir discuté que cet avis n'est pas partagé par tous. On peut y diner, dormir dans un lit, prendre une douche chaude (au banos termales) et se ravitailler en nourriture.
Par contre, il faut se méfier de la carte ou alors la lire avec soin: le chemin qui y mène depuis Jacapampa n'est pas plat (ça monte et ça descend) et il est très long. Dans le sens de la "montée", j'aurais mis près de 4h de marche de Pomabamba jusqu'à Jacapampa. Je ne conseillerai donc pas forcément d'aller à Pomabamba. Il s'agit toutefois d'une option particulièrement intéressante si on veut "couper" un peu et s'y ravitailler (ça peut permettre de transporter moins de nourriture si on est sur d'y aller).


Les lieux de campement
- la laguna Icchicocha présente une alternative à Llamacoral le 1er jour. Intéressant si on aime la soltitude.
Llamacoral est tout de même plaisant.

- le camp de base sud de l'Alpamayo me semble intéressant (super environnement de montagne) et peut se poser en alternative à Taullipampa, mais cela implique à priori une heure de marche en plus le lendemain

- il n'y a pas d'emplacement valable dans la Q.Tuctubamba. Passé le col Pucaraju, mieux vaut se poser à la laguna un peu plus loin

- si on mets de coté les chiens, Huillca représente un lieu de campement agréable, même si on peut aussi regretter l'abscence de panorama avec cimes enneigés.

- j'ai déjà parlé de l'Alpamato BC nord...

- la laguna Cullicocha est splendide ! Il faut absolument y camper. Problème: c'est la midère pour trouver de quoi planter sa tente. J'ai campé quelques mètres en dessous des cabanes: en dessous (descendre les rochers) de la cabane du milieu, on peut trouver une zone de sol terreux à peu près plate. C'est correct mais il y'a de quoi planter trois tentes 2 places, pas plus. Entre la lagune et le col Ososuri, on peut aussi trouver un banc de sable bien plat: de quoi poser une tente 2 places si la tente est muni de piquets capables de bien s'enfoncer dans le sable



Acclimatation à l'altitude.
J'ai choisi de commencer par la partie sud (Santa Cruz) parce qu'elle était moins exigeante du point de vue de l'altitude.
Un premier campement à 3800m, un deuxième à 4200: c'est assez progressif et avec un rythme de marche lent, j'ai à peine essuyé quelques maux de tête. J'avais juste deux nuits à Huaraz et une randonnée à la laguna Churup comme acclimatation. Néanmoins, je pense que les personnes non expérimentés devraient passer plus de temps à Huaraz. Ce sont en particulier un peu de Diamox et un rythme de marche "frein à main tiré" qui ont fait que je n'ai pas eu de soucis.

L'équipement.
Il n'a pas fait un froid phénoménal... pas la peine d'emmener de quoi faire le cercle polaire. Un bémol toutefois: le soir, je me plongeais dans ma tente très rapidement dans mon sac de couchage pour faire la popotte et pour manger. Si on veut se retrouver entre amis sous une tente mess par exemple, mieux vaut avoir de quoi se couvrir.

En ce qui concerne les chaussures, je ne suis pas un adepte des discours "chaussures de rando indispensable". N'empêche, à la descente du col de Punta Union, sur des rochers humides, j'étais bien content d'avoir des semelles Vibram. Pour traverser les ruisseaux, que mes chaussures soient montantes et imperméables. Donc clairement, il vaut mieux être bien chaussé. On peut randonner en baskets certes, mais ce n'est vraiment pas recommandé.

Le sac de couchage... tout dépend si on dors habillé ou pas. Pour dormir dans le plus simple appareil, je dirais un sac "-10 confort". Les non frileux peuvent se contenter d'un "vrai" -5 s'ils mettent une ou deux polaires.

La tente... pas important à priori: peu voire pas de précipitations (en ce qui me concerne du moins) et peu de vent (sauf au sommet de certains cols !).

La navigation
C'est du gateau ! Sur l'itinéraire de Santa Cruz, ce n'est même pas la peine d'avoir une carte. Par la suite, ça se complique un peu mais la seule difficulté que j'ai eu a été de trouver le col de Tupapa. Dons sachez le: dans la pampa, si vous hésitez à partir à droite ou à gauche... c'est vers la droite qu'il faut monter: on finit par recroiser un sentier en approchant du col. Au col faire attention quant même: il y'a deux vallées: c'est la vallée de gauche qu'il faut descendre.

(Ce message a été modifié par sbecker le 21 mai 2007 à 16:32.)


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:16

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[sbecker] Ascension du Pisco [En réponse à] Répondre

De retour du tour de l'Alpamayo, je souhaite profiter de mon acclimatation pour effectuer une belle ascencion facile:
le très classique Pisco (5750m).

Début septembre, la saison de l'andinisme à Huaraz touche à sa fin et il y'a très peu de départs de groupe des agences.
M'en fous, j'ai pas envie de trainer des touristes en forme physique ou acclimatation insuffisante: je le ferai avec un guide
pour moi tout seul na ! Passage par le bureau des guides donc. En deux temps trois mouvement, je discute autour d'un verre avec un guide diplomé UIAGM: Daniel.

On se mets d'accord pour une ascencion en 2 jours avec départ après demain. 70$/jour c'est un peu cher, quoiqu'un français me racontera avoir payé 140$ pour l'ascencion pour être au sein d'un groupe de 10 personnes. Certes, c'était en 3 jours (je vois pas l'intérêt, en 2 jours c'est peinard), certes c'était tout compris (il faut que je paye ma location de matos, transports et bouffe), mais au total je fais mieux que m'y retrouver !!!

Le lendemain, rendez vous avec Daniel pour la location du matos et acheter de la nourriture. Daniel me fournit gracieusement piolet et baudrier, reste à louer chaussures et crampons. Aucune difficulté pour trouver du matos d'andinisme à Huaraz, cette ville mérite bien son surnom de "Chamonix des Andes". Je m'inquiétais de savoir si j'allais pouvoir trouver des chaussures à ma taille... aucun problème. "Non, elles sont trop grandes les Asolos là: c'est du 13US, moi c'est du 12 qu'il me faut". J'opte donc pour une paire de Koflach dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ont vécues. Mais elles sont parfaitement à ma taille, fonctionnelles et les crampons sont en très bon état.

On part pour le refuge du Pisco demain.

Jour 1 : Huaraz - refuge du Pisco (4600m)
En accord avec Daniel, on prends les collectivos pour rejoindre Cebollapampa. C'est beaucoup plus économique et sympathique qu'un transport privé. Pendant un arrêt le long de la route, je m'amuse à regarder des cuys couinant dans des sacs à patates. Daniel m'avouera en avoir au moins une soixantaine qui gambadent dans sa demeure.

La montée en collectivo de Yungay à Cebolopampa est assez longuette jusqu'à ce qu'on arrive au point de contrôle des
très jolies lagunes Llanganuco. Faut encore raquer... ouaip mais j'ai déjà mon billet d'entrée dans le parc Huascaran hi hi, rien à payer ce coup ci.

Au détour d'un virage, le collectivo s'arrête: il faut préparer nos sacs surgonglés (matos + nourriture) pour monter au refuge.
La montée est courte et pas trop raide, on a du l'expédier en une heure trente tranquilou ou quelque chose comme ca. Le refuge - tenu par un italien et super propre - me fait penser au refuge Albert 1er dans le massif du Mont Blanc.
On ne sera pas emmerdés par les voisins cette nuit puisque nous serons les seuls à y dormir cette nuit !



Et qui est ce que je croise redescendant du Pisco pour faire une petite pause au refuge ? Max & Bernd (cf Tour de l'Alpamayo) !
Passé le déjeuner, faut occupper l'après midi: discussions météos, un peu d'escalade et de volley ball feront l'affaire.


Jour 2 : Refuge du Pisco (4600m) - sommet (5750m) - Huaraz

Minuit, on prépare le petit déj et les sacs pour partir à 1h du mat. Le ciel est étoilé: il fait grand beau et en plus il fait chaud ! Parti avec quelques polaires, je suis en tee shirt à l'arrivée au pied du glacier. On y rejoint une cordée de 4 péruviens venant de Lima, seule autre cordée sur la montagne en cette belle journée. Sur le glacier, la température change du tout au tout et pour le coup, il faut empiler les polaires. J'ai un peu froid aux mains et aux pieds malgré mes bons gants et mes coques plastiques mais ça ira.

L'ascencion est facile avec très peu de difficultés c'est vrai, mais ça ne me paraît pas idéal comme première ascencion pour un débutant. Ce n'est pas mon cas (enfin presque) puisque je peux mettre en pratique ce que j'ai appris pendant mon stage UCPA "neige et glace" d'il y'a trois mois Cool. Les seules difficultées sont des sauts de crevasses pas très larges (sauf auprès du sommet, il y'en a une qui est mignonne) et un petit mur de 3m environ à 50-55°... zut j'ai pas de photo (une photo est disponible sur un blog du VFiste Fabrizzio : http://fabriceontheroad.blogspot.com/).

Après une ascencion dans de très bonnes conditions de neige (mmmmhh... du bonheur), nous arrivons au sommet pour le lever du soleil. Rrraahhhh, c'est magnifique !!!!! Vue à 360° sur les sommets de la cordilliere blanche: Artesonraju, Alpamayo,
Huandoy, Huascaran etc.





La descente est tout aussi agréable et Daniel me laisse le temps de continuer à mitrailler les sommets environnants et les belles crevasses du glacier.



Il fait toujours grand beau et on descend tranquilou au refuge puis à Cebollapampa.




Bilan

Superbe ascencion, un pied immense ! De tout ce que j'aurais fait au Pérou, il s'agit de loin de ce que j'aurais préféré.
Après coup, je regrette de ne pas avoir profité des supers conditions météo de ces jours là pour tenter le Chopicalqui voisin (un peu plus de 6300m).


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:23

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[sbecker] Trek dans la cordillere Vilcanota [En réponse à] Répondre

Trek dans la cordillere Vilcanota

Etape 1 : Tinqui (3800m) - Upis (4400m)

Arrivé de nuit et avec beaucoup de retard, il était trop tard pour se préparer hier. Il faut donc faire les derniers achats de nourriture et les préparatifs ce matin... le départ se fait attendre.

J'effectue cette première étape avec les VFistes badiaa, laventurier et turbulette qui ont fait appel aux services d'une agence de Cuzco pour faire le Tour de l'Ausangate.

En sortant de Tinqui, on nous demande un droit de passage de 10 soles. Toujours la même manie de prendre les gringos pour des portes monnaies ambulants. Deux hollandais refusent de payer: ils veulent une justification... qu'ils n'auront pas. Ou du moins pas de vrai justification puisque le brave homme nous ressort le refrain habituel: c'est pour le ramassage des ordures. Ouaip si ce n'est que les personnes qui font le trek sont des amoureux de la nature et ne laisse pas de déchets par terre, ce qui est loin d'être le cas des péruviens et tout particulièrement du guide des mes amis VFistes qui ne se privera pas.

Ce début de trek est très agréable avec un soleil magnifique, une vue tout aussi magnifique sur l'Ausangate. Le chemin est large, monte légèrement et on marche tranquillement. Ca tombe bien, ma tourista de la veille n'est pas terminée et
j'ai les jambes coupées.

Arrivé à Upis, nous ne manquons pas d'aller aux sources d'eau chaudes (2 soles). Il fait toujours beau et cette baignade est un vrai bonheur. Au campement, je fais enfin la connaissance du muletier avec qui j'aurais le plaisir de partager
ce trek. C'est un papy qui s'appelle Simon. Le nom de son cheval n'est pas très original: "Ausangate" Sourire.




Etape 2 : Upis (4400m) - Laguna AuzangateCocha (4500m)

La nuit a été fraiche -6° à vue de nez. Je suis définitivement débarassé de ma tourista et ce coup ci, le trek part pour de bon. Comme hier, le temps est magnifique et le chemin est très plaisant jusqu'à un enchainement de cols: l'Arapa (4700m) et l'Apuchata (4900m). Nous longeons de nombreuses lagunes bordant l'Ausangate auprès desquels nous rencontrons quelques trekkers et des locaux, notamment des éléveurs d'Alpaga bien connus de Simon..



La laguna AuzangateCocha, notre deuxième lieu de campement n'est pas terrible en soi, mais les montagnes environnantes sont très belles. Il n'est pas tard et je décide de faire une petite ballade jusqu'au col Palomani histoire de profiter du beau temps et au cas où le temps ne serait pas dégagé demain.





Etape 3 : Laguna AuzangateCocha (4500m) - Quilleta (4700m)

La nuit a été plus froide qu'hier: cette fois, l'eau a gelé dans les gourdes a l'intérieur de la tente. La météo est tout aussi belle, du moins pour un temps puisque cela va se dégrader au fur et à mesure de la matinée.

Le chemin juste avant Quilleta est assez plat et tranquille. Ce trek est vraiment facile en termes de dénivellé: ce sont vraiment
l'altitude et le froid qui constituent les difficultés.

On arrive encore assez tot (14h comme les deux jours précédent) et je râle un coup auprès de Simon: on ne pourrait pas aller plus loin ? Il me tient le même discours que celui de Genado Crispin à Tinqui: il y'a désormais des lieux de campements pré-établis et le prochain (Murmurani) est trop loin (encore qu'en partant plus tot, c'est jouable). En fait, ce sont les villageois qui imposent des campements près de leur village, histoire d'encaisser un droit de camping. Sur le coup, je suis dégoûté: encore et toujours cette mauvaise habitude des péruviens de prendre les gringos pour des portes monnaies sur pattes ! Finalement, peronne du village n'est venu me demander quoi que soit. Une tente, ça ne valait pas trop le coup ? En tout cas, il n'aurait pas fallu qu'il s'attendent à être reçu avec le sourire Tire la langue!

Etape 4 : Quilleta (4700m) - Murmurani (4900m)

Météo correcte au début mais très nuageuse dès le milieu de matinée. On marche tranquillement, parfois dans des encroits très humides en direction du col du condor, le plus haut de ce trek (5200m). La montée au col est très facile, dommage que les nuages bouchent le panorama.
En descendant le col, on croise nos premières vigognes du trek. Dans les environs de la laguna Sibbinacocha, elles sont particulièrement nombreuses. Plus loin, on croise aussi quelques viscaches que l'on verra en nombre plus important près de la laguna Ccascarra.

Murmurani, le campement de ce soir est près de la laguna Sibbinacocha. Je suis enchanté car la lagune est infiniment plus joli que ne le suggère les photos qui en sont prises. En plus, il y'a un orage au loin et le ciel noir, les quelques couleurs de la lagune et les éclairs qui atterissent dessus forment un paysage étonnant.


Peu après avoir planté nos tentes à quelques mètres du lac, l'orage est sur nous. Le tonnerre et la grêle qui tombe sont phénoménaux ... c'est carrément jouissif d'être au chaud dans ma tente sous ce déluge. J'ai alors une pensée pour le groupe
de trekkers français (Terres d'Aventure me semble t'il) que nous avons vu au loin depuis le col du Condor. Ceux-ci nous rejoindrons bien plus tard, alors que le ciel est dégagé et nous laisse voir les montagnes environnante savec le sol recouvert de grêle.

(Ce message a été modifié par sbecker le 14 octobre 2006 à 12:24.)


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:31

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[sbecker] Trek dans la cordillere Vilcanota - suite [En réponse à] Répondre

Etape 5 : Murmurani (4900m) - Laguna Ccascarra (5000m)

Journée de merde, du moins au début. La météo est à chier, il fait froid, Le bourrin n'avance pas, il veut s'arrêter pour bouffer
toutes les 30 secondes et j'ai les boules en me disant que j'aurais pu faire ce trek tout seul. La navigation est décidément
trop facile.

Heureusement, les idées noires se dissipent à l'approche de la laguna Ccascarra. J'ai découvert cette lagune grâce au petit logo
utilisé par le VFiste Vilcanota et à son site web. C'est l'existence de ce site précis qui m'a convaincu de prolonger le tour
de l'Ausangate jusqu'ici... et je ne vais pas être décu. Avant même la lagune, des contrastes de couleurs présentent de très beaux paysages. Et malgré la météo mitigée au moment où nous arrivons, le plateau sur lequel repose la lagune est très beau avec le massif de Montura derrière. Une fois les tentes posées et un orage de grêle passé, le ciel se dégage et j'en profite pour me ballader et mitrailler avant le coucher du soleil.




Etape 6 : Laguna Ccascarra (5000m) - Boca de la Laguna Sibbinacocha (5000m)

Le ciel est dégagé depuis hier à 16h. La conséquence du rayonnement nocturne à cette altitude (près de 5000m) est une
descente des températures terrible pendant la nuit. Jamais je n'ai eu de campement aussi froid. Mon sac de couchage (Valandré Lafayette, les connaisseurs apprécieront) me permet de dormir nu à -10°C. Cette nuit, un tee shirt, une carline et une polaire en plus n'auront pas suffi... j'ai eu froid et je n'ai pas dormi du tout. Au levée du soleil, mes chaussures sont un bloc de glace: impossible de les mettre.

C'est le prix à payer pour un ciel bleu sur un site d'une beauté simple mais étourdissante. Je m'éclate comme un gosse à monter sur les collines, longer la lagune pour mitrailler ces paysages avec mon appareil photo. Des montagnes enneigées qui se reflètent dans un lac, j'adore ça et je m'en donne à coeur joie Sourire!




Le chemin en direction de la "boca" de la lagune Sibbinacocha longe la lagune Ccasccara. Tant mieux, ça me permet de rester plus longtemps sur ce site et de continuer à mitrailler... j'ai pas très envie de partir. Dans un trek en autonomie, j'aurais surement mis moins de temps pour parvenir jusqu'ici et je pense que malgré le froid nocturne, j'aurais passé une nuit supplémentaire ici.

Et ce d'autant plus que le village de Phinaya assez proche permets de se ravitailler en nourriture. Ce village est très sympathique, non pas pour ses habitations avec des toits en tole mais pour la chaleur de ses habitants. Nous prenons un déjeuner chaud (excellent poulet frit) dans une épicerie du village et chaque personne qui vient acheter du pain, de la farine, des bonbons remarque le gringo que je suis et engage la discussion. Une fois à Phinaya et requinqué par cet excellent déjeuner, le chemin est court jusqu'à la boca ("la bouche") de la laguna Sibbinacocha.

Là, Simon m'incite à donner un backshish de 10 soles au gardien de la station électrique pour qu'on puisse camper sur son terrain. Je ne comprends pas forcément l'intérêt puisqu'il y'a manifestement moyen de trouver facilement où camper. La possibilité de discuter avec quelqu'un parlant couramment espagnol et surtout le fait de pouvoir squatter sa maison pour cuisiner au chaud sont semble t'il ses principaux axes de motivation. Point positif: on peut poser nos tentes entre deux batiments ce qui nous mets à l'abri du vent.


Etape 7 : Boca de la Laguna Sibbinacocha (5000m) - Jampa (4600m)

Le retour vers Tinqui était prévu en 3 jours mais j'ai réussi à convaincre Simon de le faire en 2 jours. Cela implique deux grosses journées de marche, la première et la plus grande devant nous mener jusqu'à Jampa. Nous partons donc assez tôt sans prendre le temps de faire sécher les tentes.


Il nous faut rejoindre le col du Condor dans une marche particulièrement longue sur une piste carossable.
Une fois de plus, la météo n'est pas terrible et si on excepte les nombreuses vigognes rencontrées le long du parcours.
Arrivés à Quilleta, Simon râle un bon coup: il n'apprécie pas trop qu'on ne s'arrête pas à Quilleta pour camper. Il est vrai que Jampa est un peu plus loin que ce que j'imaginais mais on finit par y arriver. Quelques plaisanteries, un bon repas et Simon retrouve sa bonne humeur. Le gros paquet de ravioles au fromage que j'avais acheté ne résistera pas à son appétit d'ogre, bien aidé par une habitante de la communauté de Jampa.




Etape 8 : Jampa (4600m) - Tinqui (3800m)

Autre lever matinal pour cette dernière journée de marche. Simon a envie d'arriver en début d'après midi et il est particulièrement motivé ! La montée au col est très sportive car Simon carbure au super et comme je prends pas mal de photos (le montagnes sont très belles et le ciel est dégagé) , j'ai toujours un temps de retard à combler.



Qu'à cela ne tienne, je le rattraperai dans la descente du col alors que le ciel s'est encore couvert de nuages gris foncés. Après une marche rapide, nous arrivons à Tinqui en début d'après midi comme souhaité.

C'est l'heure du bilan autour d'un 2eme déjeuner: Simon est ravi de notre collaboration tout comme moi. Reste à rentrer à Cuzco, en deux temps: taxi jusqu'à Ocongate (2 soles) et bus jusqu'à Cuzco (15 soles je crois). Le bus - de nuit - sera beaucoup plus rapide qu'à l'aller, même s'il sera tout aussi épique avec les nombreuses personnes dans le couloir et en particulier un soulard qui voudrait que je sois son prof d'anglais... non merci Fou.


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sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:33

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[sbecker] Trek dans la cordillere Vilcanota - le point [En réponse à] Répondre

Très beau trek, même si je dois l'avouer, je suis un tout petit peu déçu. Comme pour le tour de l'Alpamayo, la météo n'a pas toujours été au rendez vous mais j'ai eu du beau temps à quelques endroits clés (notamment la laguna Ccascarra !).

L'expérience "muletier" était intéressante et accompagné par Simon, j'ai peut être vu moins le temps passer que tout seul.
Néanmoins, je n'ai pas pu "dessiner" le trek comme je l'entendais. A l'avenir, si j'envisage de faire appel à un muletier, je me laisserai la possibilité de le faire en autonomie si je ne parviens pas à me mettre d'accord sur les étapes du trek : il suffit d'emporter de la nourriture adaptée (barres de céréales hyper caloriques, lyophilisés).

Les temps forts... la laguna Ccascarra ! Si le reste du trek était certes très joli, c'est vraiment grâce à ce site que ce trek
restera comme un bon souvenir.

Les lieux de campement:
- Upis est sympa pour son panorama et ses bains chauds. Les bons marcheurs autonomes pourront eventuellement prolonger
jusqu'à la laguna Jatuncocha pour diminuer le temps de parcours de leur trek

- le campement de Murmurani m'a beaucou plus. La laguna Sibinacocha est beaucoup plus belle que ce que montrent les photos, et de l'autre coté, il y'a de beaux paysages de montagne.

- trekker jusqu'aux lacs sans camper à la laguna Ccasccara est un crime ! Campement superbe mais d'un froid extreme.

- vu de "La Boca", la laguna Sibbinacocha est peut être encore plus belle que de Murmurani. Il n'est pas nécessaire de donner
un backshish au gardien de la "station EDF": en cherchant un peu, on doit pouvoir trouver sans trop de souci dans cette zone.


Acclimatation à l'altitude.
Ce trek est très exigeant au niveau de l'altitude. Sur l'itinéraire que j'ai suivi comme sur le tour de l'Ausangate, le campement
le plus bas est à 4400m. Sur mon itinéraire, il y'a trois campements à près de 5000m ! Quant au tour de l'Ausangate, certains cols sont au dessus de 5000m ! Pour ce trek, je pense qu'une personne non acclimatée devrait passer plusieurs nuits à Cusco (3400m), une nuit à Tinqui (3800m) mais aussi idéalement faire un trek d'acclimatation. Ca n'est pas forcément facile près de Cusco: le trek de Choquequirao par exemple est trop bas. Le trek de l'inca ou du Salkantay (qui mène tous deux au Macchu Picchu) peuvent convenir. A défaut, mieux vaut prendre son temps à Cuzco.

L'équipement.
Ce trek est très froid, incroyablement froid ! Certes, il faut plutôt chaud quand le soleil donne (short, tee shirt possible),
mais quand il ne donne pas ... Fou. Les nuits sont très froides. Je dirais jusqu'à -10°C en septembre sur le tour de l'Ausangate et plus froid encore aux campements des lagunes Sibbinacocha et Ccascarra. Il faut donc le sac de couchage et les vêtements en conséquence.

Au niveau des chaussures, chaussures de randonnée montantes et imperméables TRES fortement conseillées. En effet, on traverse des ruisseaux et des pampas très très humides.

Pour la nourriture, ravitaillement possible à Phinaya (en dehors du tracé du tour de l'Ausangate).

La navigation
Du gateau pour le tour de l'Ausangate (carte IGN inutile). Pour l'itinéraire des lacs, c'est presque toujours évident.
Il y'a peut être de quoi hésiter au niveau du col du condor, mais ça n'est pas bien méchant. Avec un topo et éventuellement la carte IGN (surtout pour se rassurer), quelqu'un sachant s'orienter s'en tirera vraiment sans soucis ! Guide ou muletier inutile (pour la navigation) sur ce trek.


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:37

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[sbecker] Ascension du Chachani [En réponse à] Répondre

A peine ai je mis les pieds dans Arequipa que je fais le tour des agences de trek pour prendre des renseignements sur l'ascencion du Chachani et du Coropuna. Ce dernier sommet constitue mon objectif final. Toutefois, j'ai croisé Max & Bernd ce matin qui partent le jour même pour le Chachani. Ca me donne envie de le faire moi même et puis ça fera une bonne acclimatation
pour le Coropuna.

A cette période de l'année, il est difficile de se joindre à des groupes pour faire le Chachani. La plupart des gringos souhaitent faire le Misti voisin. Je finis par m'inscrire pour un départ le lendemain auprès d'une agence sans nom de la Calle Jerusalen.

Jour1: Arequipa - Camp de base du Chachani (5300m)

Christian, le guide super sympa que j'avais croisé la veille passe me chercher à l'hotel. Faut se grouiller: le 4x4 est garé sur le coté et si un flic débarque, c'est l'amende assuré. Bing, ca ne loupe pas: le temps de déposer mes bagages au "deposito" et un flic rédige une contredanse. S'ensuit une discussion amusante entre Christian et le représentant des forces de l'ordre. Une petite piece de 5 soles et tout s'arrange, lol Malin !

Je fais connaissance avec Emilio, un espagnol super sympa qui sera mon coéquipier pour cette ascencion. Emilio est sportif mais
pas trop acclimaté. Quand il me décrit ce qu'il a fait, je doute qu'il ne parvienne au sommet quoique ce ne soit pas impossible.
Christian ne manque pas de discussion et le long parcours de 4x4 jusqu'au pied du Chachani passe très vite sous fond musical de Manu Chao et Mar de Copas (groupe pop péruvien). Une fois arrivés à destination, le chemin est court jusqu'au camp de base. Reste à planter les tentes, discuter et diner tranquillement, non sans baigner dans la fumée de la Marijuana de Christian (c'est surement pour ça que le terme "tranquillement" me vient à l'esprit Clin d'oeil).



Jour 2: Camp - Sommet 6050m - Arequipa

Je ne sais pas si c'est le fait de dormir avec Emilio dans une petite tente, mais je n'ai pas eu froid, c'est le moins qu'on puisse dire. Enfin, dormir, c'est un bien grand mot puisque je n'ai pas fermé l'oeil de la courte nuit. Départ prévu à 2h du mat si j'ai bonne mémoire.

Il fait froid sans plus. Arrivés sur un replat, il nous faut chausser les crampons pour traverser des étendues de neige couverts d'ignobles pénitents. Les crampons sont des vrais merdes: des crampons à lanières un peu trop usagés. Emilio a beau se débattre avec, il finit toujours par déchausser. Et finalement, c'est la même chose pour moi. Finalement, un peu paniqués et essuyant des rafales de vents phénoménales, Christian prends la décision de nous faire monter sans crampons... le tout avec nos pauvres chaussures de trek, c'est la fete Incertain!

Les agences d'Arequipa sont pénibles: pour diminuer les coûts, elles font toutes monter les touristes avec leurs chaussures de trek et des crampons à lanières. Ca peut le faire (mettre deux paires de chaussettes quand même - n'est ce pas Matavenga ?), mais ça serait infiment plus raissonable de mettre des coques plastiques étant donné le froid qui peut régner sur ce sommet.
Si on fait abstraction des pénitents et des plaques de glace qu'il y'a ça et là, monter en chaussures de trek est somme toute faisable. Ouf, ce n'est pas du suicide... Il faut dire que le sommet n'est pas technique, loin s'en faut. Sur les passages neigeux, on fait ni plus ni moins de la traversée de névés et on grimpe quand le sol est dépourvu de neige, ce qui constitue l'essentiel de l'ascencion, surtout sur la fin.

Plus on approche du sommet, plus Emilio se sent mal. MAM ? Il vomit, ce qui pourrait laisser à penser que oui mais le doute est permis dans la mesure où il n'avait même pas de petit mal de crâne après la nuit à 5300m. Plusieurs fois, il veut abandonner, déclarant qu'il ne peut plus. Dans ces cas là, on dit souvent que le mental déclare que le corps ne peut plus avant qu'effectivement, le corps ne soit plus capable d'avancer. Je me charge de le lui expliquer tout en lui disant que c'est dur pour moi aussi, ce qui a pour effet de le rassurer un peu (il a surement peur d'être un boulet).

C'est vrai que c'est dur, putain Surpris ! Ca grimpe raide, et j'ai beau être super bien acclimaté, l'effort est intense. M'est avis qu'à ces altitudes là, il doit être difficile de rouler des mécaniques. Par orgueil, je me permets quand même de me faire plaisir avec un petit bout droit mené tambourd battant mais sans me mettre dans le rouge. Ahhhh, ça fait du bien Cool ! Finalement, Emilio grimpe pas si mal et on parviens au sommet vers 7h du mat.

La vue du sommet est pas vilaine sans plus. On n'est pas dans une configuration haute montagne avec les sommets enneigés. Quelques champs de pénitents et les volcans enneigés au loin (Coropuna, Ampato) agrémentent quand même le paysage. Je me contente de quelques photos et d'un morceau de soufre en guise de souvenirs et on descends.



Curieusement, Christian est moins enjoué qu'hier, est ce parce qu'Emilio est tout de même bien malade ? Bof, du coup la descente est longue et chiante, de même que le retour vers Arequipa. Un peu de piment quand même avec le 4x4 : après diverses séances de poussées et de descentes au point mort sur la piste, Christian mettra une bonne heure avant de parvenir à le démarrer.

Bilan

L'ascencion n'est pas très esthétique et après avoir fait le Pisco, je suis franchement déçu de ce coté là. Bon, le coté sympa évidemment, c'est que c'est un premier 6000m. Mais pour un grimpeur ayant déjà franchi cette limite, l'intérêt est limité. Quoique ça peut permettre de parfaire son acclimatation pour un sommet plus important comme le Coropuna. Coropuna où je déciderai de ne pas aller de peur de me taper des pénitents du début à la fin. Erreur ! Max & Bernd - mes deux allemands préférés - iront au sommet et n'en rencontreront pas un seul (sic) !


sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:41

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[sbecker] Vallée du rio Huaruro (Colca) [En réponse à] Répondre

Dernière semaine de vacances au Pérou, et une fois une croix effectuée sur le Coropuna, il faut que je trouve de quoi occupper cette semaine. Y'a de quoi faire mais je suis lassé et je n'ai pas le temps de faire de grand trek. Je serai bien remonté à Huaraz pour aller dans Huayshuah, mais j'ai pas le temps ou alors il faudrait battre des records... bof.

Direction donc le caynon de Colca. J'opte plus précisément pour une rando dans la vallée du Rio Huaruro décrite dans le livre
de Vincent Geus que je citerai plus loin en Bibliographie.

Etape 1: Cabanaconde (3290m) - Llahuar (2120m)

Le bus La Reyna qui part de 6h d'Arequipa arrive à midi environ à Cabanaconde. Après un déjeuner léger dans des restos de la place, je sors le topo: à droite puis à gauche. Ok pas dur. Le chemin longe le canyon et offre des jolies vues. Je suis assez surpris par le canyon. Certes, il n'est pas transcendant, mais il est beaucoup plus beau que ce que laisse transpirer les photos
visibles dans les livres et sur internet. Il faut dire qu'il est particulièrement immense et difficile à photographier.

La région d'Arequipa est censée être ensoleillée 300j par an. Il faut croire que je suis tombé sur un des 65 restants. Durant les trois jours de rando, la météo sera identique: grand beau le matin, dégradation à partir de la mi-journée et pluie, parfois assez forte.

Le sentier qui descend jusqu'à Llahuar est très facile à trouver, d'autant qu'on trouve ça et là des flèches blanches sur les rochers. J'arrive à Llahuar sous un ciel gris et une pluie fine. Claudio le super sympathique propriétaire d'un hospedaje me montre ma chambre. Avec son aspect "case aux caraibes", ses deux grands lits et son sol en petit cailloux, elle est vraiment extra, de même que l'hospedaje en général (piscine d'eau chaude, salle à manger etc.)


Etape 2: Llahuar (2120m) - Cascade du Huaruro (3O00m) - Sangalle (2220m)

Une longue journée puisque je compte effectuer les jours 2 et 3 du topo de Vincent Geus en une seule journée. Sur le papier, cela représente 9h30 de marche. Tout cette journée s'effectue sur des sentiers en balcon, ce que j'aime tout particulièrement d'autant que les vues sur les gorges du rio huaruro et le colca sont appréciables.

Dans cette région du Pérou, les gens que je croise sont particulièrement sympathiques sans pour autant y trouver un intérêt commercial. Ils me demandent souvent d'où je viens, me souhaite la bienvenue au Pérou, tout cela est bien agréable.
Une information: le village de Fure - plutôt mignon - a pas mal évolué. Il est désormais très facile de s'y ravitailler en nourriture et de s'y loger (hospedaje). Il peut donc être une étape de trek très agréable.

Etape 3: Sangalle (2220m) - Cabanaconde (3290m)
Et une petite montée de 1000m de dénivellée, une Cool. Pendant presque toute la randonnée, on voit cette montée en lacets de loin. Elle représente 1000m de dénivellée en lacets et sans replats. Elle peut se réveler impressionnante mais elle n'est vraiment pas raide. En prenant un bon rythme, elle se monte vraiment très tranquillement et rapidement d'autant qu'en général, on ne porte pas de chargement important.

Le chemin est assez plaisant avec la vue sur le Colca. Seul la fin (le replat avant Cabanaconde) est assez pénible avec un chemin souvent très sale (ordures).

Bilan

Trek relativement facile, même si j'ai "gonflé" la deuxième journée. Les paysages sont très jolis sans être transcendants. En revanche, j'ai vraiment apprécié les hébergements - vraiments extras - et l'accueil des péruviens croisés sur le chemin.

Quelques photos:





sbecker
Paris, France



14 octobre 2006 à 12:43

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[sbecker] Treks au Pérou - Bibliographie [En réponse à] Répondre

Il y'a beaucoup de livres sur le trek au Pérou. En voici une liste non exhaustive.

(*) Les andes du Pacifique à l'Amazonie (francais)
Auteurs S.Payan, V.Geus.
Editions Glénat.
ISBN: 2723442748

Critique:
Livre général sur le trekking dans les Andes. En ce qui concerne le Pérou, le livre aborde les grands treks classiques: Santa Cruz, Huayhuash, Ausangate. Un itinéraire intéressant est présenté sur la cordilliere Vilcanota.
Les topos ne sont pas très détaillés mais sont assez pertinents. Ils présentent d'ailleurs souvent des camps "alternatifs"
aux camps classiques. Un bon livre mais dépassé par le livre "Pérou" plus récent et du même auteur (V.Geus).


(*) Pérou (francais)
Auteur: V.Geus.
Editions La Boussole
ISBN: 2915592136

Critique:
Excellent livre avec plus de 200 pages entièrement consacrées aux treks au Pérou !
Le livre est récent (2006), et de très nombreux topos - dont certains sont assez originaux - sont présentés.
Les topos ne sont pas ultra détaillés, mais suffisamment dans la plupart des cas pour qu'on retrouve son chemin sans carte précise des lieux. Au delà des itinéraires, le livre aborde l'histoire du Pérou, sa cuisine, sa culture et donne des indications sur quelques hotels restaurants à Huaraz, Cuzco, Arequipa etc.
Incontestablement, LA référence des livres de treks au Pérou !


(*) Lonely Planet : Trekking in the Central Andes (anglais)
ISBN: 1740594312

Critique:
Un bon livre en anglais dans la lignée des Lonely Planet classiques. Celui-ci est entièrement dédiés aux treks dans les Andes
(hors Patagonie). On peut regretter que les itinéraires retenues soient très classiques (exemple: aucun autre itinéraire
que le tour de l'Ausangate n'est présenté en ce qui concerne la cordillere Vilcanota).

(*) Peru and Bolivia: The Bradt Trekking Guide (anglais)
Auteur: Bradt
Editions "Guide Bradt Publications"
ISBN: 1841620335

Critique:
Une référence, mais qui a pris un coup de vieux (dernière édition en 2002). Les topos sont très détaillés et c'est un livre plaisant à lire pour qui maîtrise la langue de Shakespeare. Ils présentent de nombreuses variantes plus ou moins originales. Par exemple, il y'a de nombreux itinéraires alternatifs au tour de l'Ausangate dans la cordillere Vilcanota (par Pitumarca, etc.). Mais en même temps, en le lisant, il ne semble pas possible (du moins ce n'est pas abordé) de faire le tour de la lagune Sibbinacocha...
Un gros manque d'actualisation. Ce livre est toutefois intéressant pour les passionnés de trek en source d'inspiration pour faire
des itinéraires originaux.


maxicool
Lille, France

15 octobre 2006 à 7:14

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Re: [sbecker] [sbecker] Treks au Pérou - Bibliographie [En réponse à] Répondre

Salut
je viens de parcourir rapidement ton récit...
Merci beaucoup pour les infos ! Je suis allé au Pérou et en Bolivie il y a 3 ans, donc je ne pense pas les utiliser...
Mais bravo pour ces détails, qui faciliteront la tâche à de nombreux trekkers !!
Encore merci.


lapresse2
Toulouse, France



15 octobre 2006 à 11:53

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Re: [sbecker] [sbecker] Treks au Pérou - Bibliographie [En réponse à] Répondre

Merci ...superbe carnet de voyage !!
Nous nous en inspirerons pour un futur voyage au Pérou.