
ouais
fos sur mer, France

18 octobre 2004 à 15:01
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Lundi 13 Septembre 2004 Ce matin, sœur Laurence est passée nous chercher avec le minibus de AEDM(Association des Enfants de Mauritanie) dont l’essence a été offerte par nos soins (notre première action !!!). Cela a notamment permis aux filles de l’AEDM de pratiquer du vélo sur le terrain de la mission catholique exceptionnellement. Ce matin fut particulièrement appréciable en voyant la joie des ces petites filles devenues femmes trop rapidement. Mère à 13 ans, Grand mère à 26 ans, ceci n’est pas rare en Mauritanie. Ceci peut s’expliquer par plusieurs raisons : - Vente de son corps pour se nourrir
- Pas de moyen de prévention, pas d’information
- Mortalité infantile très importante
- Espérance de vie : 40 ans
- SIDA relativement élevé
Nous avons également rencontré Souvi le coordinateur de AEDM et vice président des ONG. Des échanges très instructifs nous ont permis d’échanger nos idées notamment au niveau activités et prévention SIDA. Ils ont notamment besoin de nous dès mercredi et jeudi pour d’une part donner un avis médical sur la présentation et, d’autre part, la filmer. L’après midi, comme d’habitude, se passe à récupérer, la chaleur étant omniprésente pour nous. Le soir, nous sommes invités à 18h chez le père Jean-Louis pour échanger nos idées puis chez sœur Laurence pour dîner, accompagnés de deux sœurs de Nouakchott. Une soirée chaleureuse, conviviale. Une belle soirée, une bonne ambiance…une bonne nuit. Mardi 14 Septembre 2004 Le réveil fut particulièrement difficile. La chaleur, surtout le climat nous fragilise et nous fatigue énormément. Au petit déjeuner, Ahmed se plaint d’une douleur à l’épaule qui le gène dans ses travaux. Souffrant, nous lui donnons un anti-inflammatoire qui le calmera. Notre matinée doit être consacrée à la réalisation de photo et de film du dispensaire permettant de monter notre projet. Une fois arrivé, une mauvaise nouvelle vient ébranler la journée : la sœur du gestionnaire du dispensaire vient de décéder. Malgré cela, il nous renouvelle sa préférence pour notre ONG « française » plutôt que les espagnoles. Nous profitons de la présence de la personne s’occupant de gérer les stocks de médicaments pour visiter le CREM (Centre de Nutrition pour les enfants dont les parents ne peuvent pas payer la nourriture) permettant la ré nutrition des nouveaux nés et enfants en bas âge ainsi que la « pharmacie » de l’ensemble des dispensaires. Peu de stock provenant essentiellement de don et majoritairement espagnols. Une seule partie est pleine car non utilisée : les médicaments de cardiologie. Il n’y pas de cardiologue à Nouadhibou !!! Un projet à creuser. Nous rencontrons un des deux gynécologues de la ville ; également en pénurie. La nuit a été longue 7 accouchements et 4 dans le petit matin. Nous redéfinissons nos projets, nous prenons photos et film, échangeons coordonnées avec le gynécologue très intéressé par la documentation que nous lui avons promise. La suite de notre visite se fait avec le pédiatre nous permettant notamment avec l’accord de la mère de photographier le prématuré que nous avions vu dimanche. Une petite cérémonie du thé conclu notre matinée vers 13h.L’après midi sera plus tranquille. Nous passons au cyber café avant d’aller dîner chez Sébastien qui travaille à la mission catholique pour nous expliquer son projet un peu fou de récupérer des moteurs pour les restaurer et les revendre pour construire des barges et amener vers la capitale Kinshasa fruits et légumes produits dans l’arrière pays. Mercredi 15 Septembre 2004 Nous sommes réveillés par sœur Laurence, décidément bien matinale. Nous décidons de nous retrouver au centre d’AEDM pour encadrer les enfants en attendant la conférence prévue à 12h00 sur le SIDA. En arrivant, beaucoup d’agitation se présente à nous. Les enfants semblent excités non pas par la conférence mais par le fait d’avoir un Tee-shirt et à manger, du moins c’est ce qui était prévu. La matinée passe plutôt vite en voyant les enfants répéter pour un sketch et danser sur des musiques locales et plus surprenant : sur Céline Dion. Tout se passe assez bien jusqu’à l’arrivée des officiels. En effet, sœur Laurence nous fait remarquer qu’il n’y a pas assez de Tee-shirt, ni de nourriture. La moitié d’un bout de pain servira d’unique repas aux enfants pour la journée. Où est passé l’argent ??? Dans la poche des officiels d’après plusieurs sources. Les ONG en Mauritanie servent souvent de façade aux personnes profitant du malheur de la population pour s’enrichir. Conférence difficile, débat plutôt animé, nous décidons de partir pour voir un autre centre de santé notamment radiologique. Mais nous le verrons mieux demain en réalité… Dans l’après midi, en allant au cyber café, nous rencontrons un « médecin » Algérien qui souhaite se spécialiser en France. Le soir, il nous offre le repas en discutant de médecine, de thérapie génique devant la ligue des champions et un bon couscous. La nuit arrive vite. Nous sommes fatigués et nous nous endormons rapidement. Jeudi 16 Septembre 2004 Sœur Laurence nous réveille une fois de plus. Ce matin nous amenons une mère de famille passer une radio pour une douleur à l’épaule. Pendant ce temps, Abbou, un docteur mauritanien nous permet d’assister à une circoncision. Très instructif : une belle intervention. Nous retournons à AEDM où les officiels sont toujours obnubilés par l’argent et la prestance de cette soi-disant conférence sur le SIDA. Nous discutons avec les enfants pour leur expliquer ce qu’est vraiment le SIDA, sa signification en tant que maladie et ses différents modes de transmission. Nous retournons ensuite chercher la radio et visiter le centre de santé n°1. Par la suite, Sœur Laurence nous conduit à hay Madrid qui est une zone de développement située dans un quartier pauvre. Il permet, notamment aux enfants des rues, les filles en particuliers d’avoir une formation leur permettant de gagner leur vie pour survire. C’est ainsi que nous décidons d’acheter des vêtements confectionnés par leurs soins en vue de réaliser du commerce équitable. Oubliant de manger, sœur Laurence nous fais découvrir le bord de la baie de Nouadhibou ainsi que les cabanons en face du centre de pêche avant de nous amener à l’alliance franco-mauritanienne pour y rencontrer le Consul Denis Meunier pour exposer nos projets et voir la présence française en Mauritanie. A peine le temps de rentrer à l’auberge que Salim et Ahmed viennent nous chercher pour visiter Cansado, le cimetière des bateaux et le train reliant Nouadhibou à Zouerate. Vraiment magnifique et impressionnant. Ils nous montrent ensuite les deux pharmacies où ils travaillent avant de nous ramener à l’auberge pour une nuit bien méritée. Vendredi 17 Septembre 2004 Le jour de la prière, le monde s’arrête en Mauritanie…. Nous aussi… Samedi 18 Septembre 2004 Après une journée de récupération, sœur Laurence nous amène faire une marche dans le désert en direction de l’océan. Nous découvrons de splendides paysages où deux immensités croisent leur chemin : - L’océan, lieu de pêche gérant l’économie du pays
- Le désert où se mêlent les impressions de solitude et de grandeur
Une bonne journée pour faire le point sur nos futures missions, et un projet qui nous a été soufflé par le Consul de France : · Réaliser des missions le long du train de Nouadhibou à Zouerate en passant par Choum. Nous avons déjà notre première infirmière : sœur Laurence semble déjà emballée par le projet. Mais concentrons nous déjà sur la PMI pour commencer. Une bonne nuit de sommeil s’offre à nous…. Elle est la bienvenue. Dimanche 19 Septembre 2004 Pour une fois, nous sommes prêts quand sœur Laurence vient nous chercher dans le but d’amener les filles du centre faire du basket. Elles semblent heureuses. Nous nous prêtons au jeu…La matinée sera gâchée une fois retourné au siège de AEDM. En effet, des sandwiches sont distribués aux filles. Un garçon voyant cela, se précipite sur une fille pour lui prendre son seul festin de la journée, elle se défend, il la frappe. Résultat : une bonne hémorragie nasale. Un animateur le corrige à sa façon, une scène plutôt violente. Une fois remis de nos émotions, nous sommes invités au baptême musulman d’un ami de Laurence. Beaucoup de monde, nous acceptons de les filmer et leur envoyer une cassette du film. Par la suite, nous nous rendons à la coopération espagnole pour obtenir l’autorisation de filmer à hay Madrid : accepté. Une fois rentrés à l’auberge, nous tombons sur trois français avec qui nous discutons un moment. Dans la soirée, Salim passe nous chercher pour nous montrer un peu la région… nous commençons à connaître. Nous rentrons fatigués… vivement le moment de s’endormir.
un grand voyage commence toujours par un petit pas. Association NE POUR VIVRE
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