
anangelaway
Toulouse, France

6 avril 2006 à 23:43
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Bonjour Julien!
Si tu as une opportunité de partir, n'importe laquelle d'ailleurs, alors n'hésites pas. D'autant plus que celle sur la Corse m'a plutôt l'air assez favorable. Si tu ne le fais pas, c'est pas grave, ne te mordonds pas de regrets, à mon avis tu partiras quand tu serais prêt - dans le sens où ce moment aura été tout tracé, telle ta destiné... Une opinion que j'ai formulée il n'y a pas trop longtemps qui m'est venue subitement: La peur est la plus grande maladie de la planète. Enfin, dans son contexte, elle ne déparaillait pas trop. Elle semble affecter un peu chacun de nous, à différents degrés... y compris moi bien entendu. C'est marrant, car justement pour moi c'est l'inverse. Chez moi, c'est la peur de 'rentrer'. Dans mon cas qui est un peu différent du tien, est que je me suis convaincue que j'était née pour partir/bouger/voyager/immigrer... Je suis une immigrée depuis presque 14 ans. C'est à dire qu'à peine plus jeune que toi, je suis partie vivre quasiment du jour au lendemain à Milan. Puis, à Londres d'où j'envisageais de rester au moins 1 an, et au final, 8 ans. 8 ans fantastiques, heureusement que mon boulot me permettait de voyager régulièrement. Puis j'ai tout quitté pour New York. Après 2 ans a NYC, j'ai tout quitté pour le Costa Rica: cela fait presque 3 ans. J'ai déja 34 ans, le temps passe vite, je n'ai aucun regret, mon pays me manque, villes d'adoptions me manquent, mes amis, ma famille. Mais ce dont je rêve le plus c'est de pouvoir vivre dans le plus de pays possible: malheureusement je n'ai qu'une vie, alors je dois me convaincre que même si dans ma 'seule' vie, je ne fais pas le tour de la planète, ou ne migre pas aux 4 coins du monde, ce n'est pas grave. J'ai parfois bien galéré bien entendu, et parfois eu des coups de bols incroyables, mais pour moi rien n'est plus grave que de ne pas être libre de prendre ses propres décisions. Par contre, l'idée de ''rentrer'' dans mon pays ou à Londres me refroidie tout de suite. Je pense que c'est plus ou moins la même sensation que tu as toi pour partir, même si cela semble être dans mon cas un environnement 'connu': malgrè tout, quelque part ce ne l'est plus vraiment. Partir: c'est ma raison de vivre. D'ailleurs, je suis comme un folle dans un avion, qui m'amène loin.... J'adore partir de chez moi même pour une journée, bus, train, voiture, vélo, etc... Si je n'étais pas née 'humain', je pense que j'aurais été un oiseau ou un poisson, j'en suis pratiquement sûre. Le seul véritable conseil que je puisse sincèrement te donner, c'est de ne surtout pas te prendre la tête. Si tu ne pars pas demain, tu partiras un jour, et si ce n'est pas le cas, et bien tu n'étais pas 'fait' pour ça. Hasta luego!
Catherine. P.S. Non bien sûr, je n'ai pas d'enfants: on peut pas tout avoir...
(Ce message a été modifié par anangelaway le 6 avril 2006 à 23:47.)
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