
douz
France
14 octobre 2006 à 5:08
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Pour le numérique je n'ai pas de conseil à donner. En revanche pour le classique… Règle numéro 1 dans le désert et la Sahara en particulier : lutter farouchement contre le sable. Possibilité de protèger son boitier (pas l'objectif) avec du film transparent destiné à l'alimentation, c'est très souple et se tend parfaitement bien. Bien entendau ne pas oublier de faire des trous pour accèder aux commandes essentielles (essentielles seulement). Afin de saturer les couleurs, notamment le bleu du ciel utiliser un filtre polarisant de bonne qualité. Pour les lumières chaudes du matin et les couchers de soleil le polarisant n'est pas utile. Mais toujours conserver un filtre UV sur les objectifs pour protèger les lentilles frontales des rayures dues au sable. ATTENTION pour une bonne utilisation du polarisant, il est important de débrayer la mesure automatique et de passer en manuel. Comme le polarisant fait perdre un bon " diaf ", la mesure matricielle (automatique si tu préfères et pour faire simple), va compenser en éclaircissant et tu auras des images aux couleurs légèrement délavées. L'inverse de l'effet recherché. Autre technique si tu n'a pas de polarisant, surexposer d'un demi diaf (surtout les diapos) tout le film (il y a des règlages pour ça, si tu travailles en automatique). Sinon en manuel, tu fermes ton diaf légèrement par rapport à ce que t'indique ta cellule. Bon, les film argentiques maintenant. Fuji et Kodak sont des marques connues et dont la qualité est constante dans le temps. Moi je préconise la diapo, car les laboratoires tirent de plus en plus mal les versions papier. À partir d'une diapo, tu peux toujours faire des tirages de tes meilleures images. Le top c'est la kodachrome 125, voire 200 (mais attention un grain léger apparaît pour cette dernière). Ce film, surtout s'il est professionnel peut sembler un peu cher, mais son développement est compris dans le prix. Avec la version professionnelle, le développement est fait dans les 48 heures par courrier. En règle général dans le désert pour un film 100 asa (maintenant on dit iso) dans la journée, tu travailles au 125 ème /f : 11 ou 250 ème f : 8 etc. C'est une base en fonction du dégré de luminosité. Ca te permets de voir si la cellule de ton appareil s'en approche ou si elle part tout simplement en vrille en affichant 125 ème f : 2,8 par exemple. Là, tu as le droit de t'inquiéter. Sauf si un énorme nuage passe au moment où tu prends ta photo, là c'est normal. Mais rare dans le Sahara. De toute façon dans le desert comme ailleurs, on évite de prendre des photos quand le soleil est au zenith. On préfère travailler tôt le matin avec de sublimes lumières rasantes, et en fin de journée, quand les lumières sont plus douces et les ombres moins prononcées. Attention aussi aux films, éviter qu'ils ne chauffent sous peine de se retrouver avec une dominante magenta (rougeâtre), du plus mauvais effet. L'idéal est de les conserver dans une glacière ou au fond de son sac à dos enveloppé dans un linge rouge. Cette couleur - contrairement au noir - retient peu la chaleur. Enfin, tout est relatif surtout en plein Sahara. Enfin, tout ça ce ne sont que des principes de base. Et tout principe est fait pour être interprété. PS : je vois que pour l'argentique tu n'as pas de grand-angle, c'est dommage, un 35 mm au moins, serait sympa.
Douz
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