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Prague – Cracovie – Varsovie (1er au 22 mai 2009) Prague 1er – 2 mai Départ de la maison vers 15 heures avec Pierre pour nous rendre à l’aéroport Montréal-Trudeau afin d’éviter le trafic de l’heure de pointe. Je prends un verre avec Pierre qui quitte alors que ma sœur et mon beau-frère arrivent. Mon beau-frère qui est membre Elite Aéroplan nous fait passer par la ligne d’enregistrement dédiée à ces membres. Heureusement car il y a foule aux guichets d’Air Canada. La jeune fille met même une étiquette Prioritaire sur nos bagages enregistrés : ces bagages seront les premiers sur le carrousel à Prague. Une fois la sécurité passée, ma sœur et moi allons manger et dans les boutiques Hors-Taxes en attendant l’embarquement. Nous décollons pour Frankfort avec une heure de retard, soit à 20 :55 heures. Comme notre escale est de 3 heures à Frankfort, ce n’est pas grave. Nous avons droit à bord au nouvel écran tactile individuel qui offre plusieurs films, émissions de télé, musique, etc. Les écouteurs nous sont distribués gratuitement. On nous sert un repas chaud avec vin gratuit aussi. Un peu avant l’arrivée nous avons aussi un déjeuner. Le service est très bon et la bouffe aussi. Arrivées à Frankfort, nous avons une escale de près de 2 heures durant laquelle nous faisons les boutiques Hors-Taxes et prenons un café. La fatigue commence à se faire sentir. Décollage sur Lufthansa à 12 :05 heures pour arriver à Prague à 13 :05 heures. Des breuvages chauds et froids nous sont servis gracieusement durant le vol, y compris l’alcool. Nos bagages arrivent sur le carrousel parmi les premiers. Nous nous dirigeons vers la sortie et le taxi réservé via Internet nous attend comme convenu. Il fait beau et chaud (plus de 20C). Le chauffeur nous conduit à notre hôtel, le Plaza Alta, situé un peu en périphérie des quartiers touristiques. Il s’avérera très bien situé par la suite, à 10 minutes de tramway de la vieille place et du Château de Prague. Nous en profitons pour réserver le même taxi pour nous conduire à l’aéroport le 11 pour aller à Cracovie. L’hôtel est très bien. La chambre est très confortable et très propre. On a accès gratuitement à un coffret de sûreté personnel à la réception. On y laisse nos passeports. On peut acheter à la réception des timbres, des billets d’autobus/tramway/métro (le même fonctionne partout) et même des excursions. Il y a un bar avec accès gratuit à l’Internet, un restaurant mexicain qui offre de la très bonne cuisine. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet chaud et froid très complet. Le personnel de la réception est vraiment très chaleureux, souriant et serviable. Voici quelques photos de l’hôtel.
Vue de notre chambre
Une fois installées, nous allons nous promener pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel. Nous repérons un supermarché où nous achetons de l’eau embouteillée, des noix et une bouteille de vin. Nous retournons ensuite à l’hôtel où nous planifions dans notre chambre les journées à venir en sirotant un verre de vin. Par la suite nous prenons un mojito au bar de l’hôtel en regardant comment fonctionne leur ordi : tout est en tchèque!!! Nous soupons ensuite et je prends une goulasch qui est délicieuse mis à part les knedlík, des petites galettes de pâte de mie de pain qui sont fades et très consistantes.
Après le repas, retour à la chambre, douche et dodo vers 21 :30 heures. Nous sommes crevées!!! 3 mai Nous quittons l’hôtel vers 08 :30 heures après avoir déjeuné. Le déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Il fait encore beau. Nous nous dirigeons vers la vieille place pour pouvoir récupérer la Prague Card achetée sur Expedia et qui donne des rabais ou des gratuités pour visiter différents endroits. Nous aurons du mal à l’obtenir car l’adresse indiquée sur notre bon d’échange n’est plus valide. On nous envoie ailleurs et le bureau est fermé pour le dîner. Finalement nous l’obtiendrons d’un 3e endroit. Mais ce n’est pas grave car nous sommes à Prague et cela nous permet de nous orienter un peu. Nous admirons les façades et l’architecture des bâtiments qui s’offrent à nous. Ils sont tout simplement magnifiques!!! On n’a pas assez d’yeux pour tout voir tellement c’est beau !!!
Nous rentrons tôt à l’hôtel puisque nous devons rencontrer Jeannine et Michel, connus sur un autre forum de voyages, vers 19 heures. Une douche en vitesse et nous voilà reparties. Comme convenu, nous les rencontrons à leur hôtel. Puisqu’ils étaient à Prague depuis quelques jours déjà, ils avaient repéré un restaurant de cuisine tchèque fort sympatique. Nous nous balladons un peu avant d’aller au resto où la cuisine était très bonne. Par la suite une autre ballade sur le pont Charles avec les lumières de la ville. C’est féérique!!!
La rencontre fut des plus agréable. Jeannine et Michel sont des gens vraiment charmants et je n’hésiterais absolument pas à les voir de nouveau. Merci à eux d’avoir profité de mon séjour à Prague pour y venir et favoriser ainsi notre rencontre. |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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5 mai Il fait encore mauvais. C’est gris, très venteux et il fait environ 5-7 C. Ma sœur a attrapé un rhume hier avec la pluie et le mauvais temps. J’espère ne pas l’attraper à mon tour. Nous quittons tôt pour notre excursion aux stations thermales de Karlovy Vary et Mariánské Lázne. Nous sommes seulement 6 touristes avec notre guide et le chauffeur de la mini-van. Un couple de Corse et un autre de Russie nous accompagnent. Karlovy Vary est une ville et une station thermale située dans la partie occidentale de la République tchèque, à 124 km de Prague. La ville doit son nom à Charles IV, qui a visité le lieu dans les années 1370. Elle est historiquement célèbre pour ses sources d'eau chaude (12 sources principales et environ 300 secondaires), la plus grande et la plus chaude atteignant 73°C et pour sa rivière à eau chaude, la Teplá qui se jette dans l'Ohre à cet endroit.
Cette ville d'eaux compte de nombreux hôtels pour accueillir les curistes et les festivaliers lors du Festival international du film de Karlovy Vary au début juillet. Les thermes comprennent une piscine à ciel ouvert, dont l'eau chaude provient naturellement de la source. Il est ainsi possible en hiver de se baigner au chaud devant la neige qui orne les bords de la piscine. Elle devient le rendez-vous mondain de l’Europe au XIXe et début du XXe siècle. Le Grand Hôtel Pupp est encore une merveille aujourd’hui. Brahms, Bonaparte, l'impératrice d'Autriche Elisabeth, Sigmund Freud, la noblesse Russe et même le dernier James Bond ont dormi dans ce palace qui date du XVIIIe siècle.
Les sources de la ville sont embouteillées et les eaux minérales de Karlovy vary (dont la Mattoni qui abreuvait autrefois la cour de l'empereur d'Autriche-Hongrie) sont consommées dans toute la République tchèque. Karlovy Vary est aussi l'endroit où la fameuse liqueur Karlovarská Becherovka est produite et mise en bouteille. La célèbre cristallerie Moser y est aussi implantée. Nous débutons donc par la visite des installations thermales et goûtons à plusieurs sources. Par la suite, nous visitons la fabrique de la liqueur Becherovka où nous en dégustons 4 sortes. La Becherovka est un alcool amer aromatisée avec des graines d’anis, de la cannelle et près de 32 autres herbes ; elle est normalement servie glacée ou avec du tonic, du jus de citron et des rondelles de citron.
Diner dans un restaurant tchèque de Karlovy Vary avant le départ pour Mariánské Lázne qui est à environ 30 minutes de distance. Mariánské Lázne, plus connue sous le nom Marianbad, est située à 170 km à l'ouest de Prague. Les vertus des eaux de Mariánské Lázne sont connues depuis le XIVe siècle; en 1813 elle devient station thermale publique. On compte au total une quarantaine de sources qui sont toutes froides et de compositions chimiques différentes, mais qui contiennent toutes du gaz carbonique. La ville est bâtie presque exclusivement dans le style néo-classique. La splendide colonnade de 1889 est un des joyaux de la ville. La Fontaine chantante, avec ses effets sons et lumière, est une expérience qui sort de l'ordinaire. L’architecture des édifices est extraordinaire et les colonnades et les nombreux parcs lui donnent un air très romantique.
La composition des différentes sources
La visite de ces deux stations thermales valait vraiment le déplacement. Ce fut une magnifique journée malgré le temps plutôt gris et froid. On nous laisse directement à l’hôtel au retour vers 19 heures. Nous avons donc soupé à l’hôtel. |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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6 mai Encore une journée plutôt froide, très venteuse, un peu de pluie et environ 7C. La matinée est consacrée à la visite du complexe du Château de Prague. Le château de Prague est le château fort où les rois tchèques, les empereurs du Saint-Empire romain germanique, les présidents de la Tchécoslovaquie, puis de la République tchèque, siègent ou ont siégé. Les joyaux de la couronne de Bohême y sont conservés. C’est peut-être le plus grand château fort par sa superficie ; il s’étend en effet sur 570 mètres de long et 130 de large. Il est situé sur une colline et domine la ville de Prague. Mais c’est aussi comme une ville dans la ville. En plus du château, on y trouve la cathédrale Saint-Guy qui fait office à la fois de mausolée royal et lieu de sacre, les palais Schwarzenberg, Cernin, Martinic, Lobkovic, la basilique Saint-Georges et plusieurs autres édifices. Malheureusement il est très souvent interdit de prendre des photos à l’intérieur des édifices. En voici quelques unes.
Cour intérieure du château de Prague
Entrée du château de Prague
Cathédrale Saint-Guy
Cathéderale Saint-Guy
Rosace de la cathédrale saint-Guy
Le tombeau en argent massif de Saint Jean Népomucène dans la cathédrale saint-Guy
Vitraux de la Cathédrale saint-Guy
Mosaïque de la Porte d'Or de la cathédrale saint-Guy
Basilique Saint-Georges
Autour du château de Prague
Vue de Prague à partir du château
La ruelle d’or La ruelle d'or doit son nom aux orfèvres qui y vécurent au XVIIe siècle. Courte et étroite, c'est l'une des plus pittoresques de Prague, avec des petites maisons peintes de couleurs vives. Kafka y vécut plus tard au numéro 22. Aujourd'hui ces maisonnettes abritent pour la plupart des librairies ou des boutiques de verrerie ou de souvenirs. Après la visite de cet immense complexe, nous nous rendons dans le petit côté pour visiter le Palais de Wallenstein. Depuis 1992, il abrite le siège du Sénat. Les jardins du palais sont aussi accessibles au public. Ils sont agrémentés de fontaines et de sculptures. Voici quelques photos.
Nous visitons ensuite l’église Saint-Nicolas et celle de Loretto et nous promenons autour de la place du petit côté.
L'église Saint-Nicolas
Après toutes ces visites nous sommes fourbues. Nous soupons dans un très pittoresque restaurant qui est dans une cave avant de retourner à l’hôtel pour un dodo bien mérité.
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7 mai Journée partiellement ensoleillée et plus chaude : 14-15C. Nous sommes contentes car nous allons aujourd’hui en excursion à Ceské Budocevice et Cesky Krumlov. Le mini-bus nous prend à l’hôtel à 08:30 heures. Nous sommes encore seulement 6 touristes en plus du chauffeur et du guide. Ce dernier est jeune contrairement à celui que nous avons eu pour l’excursions aux stations thermales. Il devait bien avoir 75 ans. Il nous disait qu’il devait encore travailler car depuis la fin du communisme c’est plus difficile pour les gens de cette génération. Ils n’ont pas pu se mettre de l’argent de côté pour leur retraite durant leur vie de travailleur à cause du régime communiste. Ils se retrouvent donc avec une maigre pension qui est insuffisante pour vivre et doivent travailler pour arriver à joindre les 2 bouts. C'est vraiment une génération sacrifiée. Mais malgré tout il nous disit qu’il préférait travailler et avoir la liberté qui lui a manqué durant toutes ces années. Ce fut un beau témoignage. Mais revenons à Ceské Budocevice. C’est la métropole de la Bohême du sud. La ville est le siège d'une importante brasserie, Budweiser qui exporte dans le monde entier et tient tête au géant américain de l'agro-alimentaire, Anheuser-Busch dans ce qui est le plus ancien conflit commercial encore irrésolu à ce jour. En effet la compagnie américaine a volé le nom de Budweiser et l’utilise pour sa propre bière. La vieille ville, avec son plan quadrillé autour d'une place centrale, typique des villes moyenâgeuses, a conservé des monuments médiévaux, renaissance et baroque. En route vers cette ville nous pouvons apercevoir de grands champs de colza ou canola qui est cultivé pour en faire de l’agrocarburant. Cette culture est très répandue en Tchéquie. Lorsque nous avons aterri à Prague c’était vraiment magnifique de voir ces champs jaunes alterner avec d’autres cultures vertes et former presque un damier. En voici quelques photos.
Place de la vieille ville – fontaine de Samson
Hôtel de ville Maintenant quelques photos autour de la place de la vieille ville.
Nous ne sommes arrêtés que pour voir cette magnifique grande place puis nous avons poursuivi la route vers Cesky Krumlov qui est une petite ville médiévale en Bohême du Sud. Le centre historique est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. La fondation de la ville et du château date de la fin du XIIe siècle au bord de la Vltava. On y compte que 14 000 habitants. L'un des monuments emblématiques de la cité est le château construit sur une hauteur dominant la ville.
Plan de la ville La basilique Saint-Guy est l'un des sanctuaires majeurs de la ville.
Clocher au loin de la basilique Saint-Guy Une fois arrivés, nous sommes allés dîner dans un très bon restaurant tchèque, l’Eggenberg, dont voici une photo.
Puis nous sommes allés faire une visite guidée du château. Par la suite nous avions du temps libre pour nous promener dans la petite ville qui est vraiment magnifique.
Château à l’arrière avec sa tour
Le château
Le château
Mur du château
La tour du château
La ville vue du château
Une autre vue prise du château
Petite rue
Monument dans la place centrale
Autour de la place centrale
Le long de la Vtlava
Petite rue
Le long de la Vtlava
Au retour, nous avons suivi un cortège de militaires américains qui commémoraient la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. La photo n'est pas bonne car prise du mini-bus mais ça vous donne une idée.
Une fois revenues à Prague nous avons soupé dans une très jolie crèperie avant de retourner à l’hôtel.
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8 mai Enfin une journée ensoleillée et chaude, environ 22C. Quel bonheur!!! Nous débutons par la viste de Vysehrad qui est est un quartier au sud de la Vieille Ville de Prague où se situe un château fort construit au Xe siècle sur une colline qui domine la Vltava de même que l’église néogothique Saints-Pierre-et-Paul. Dans l'enceinte du château, le cimetière de Vyšehrad, fondé en 1870, est le « Père-Lachaise » tchèque et contient les restes des personnes les plus célèbres de l'histoire tchèque. On y trouve aussi la rotonde de Saint-Martin qui date du Xie siècle et la porte de Léopold qui faisait partie des fortifications.
Vue du château de Prague prise de Vysehrad
La Vltava vue de Vysehrad
Porte de Léopold
Rotonde de Saint-Martin
Eglise Saints-Pierre-et-Paul
Entrée principale de l’église Saints-Pierre-et-Paul
Plafond de l’église
Vitrail de l’église
Sculpture dans le parc
Parc de Vyséhrad et église en arrière-plan
Edifice dans le parc de Vyséhrad
Cimetière national de Prague
Tombe de Smetana, célèbre compositeur Une fois cette visite complétée, nous nous rendons sur les bords de la Vltava car nous ferons une croisière sur ce fleuve pour nous rendre au palais de Troja que nous visiterons. Les berges de la Vltava sont très bien aménagées. On y trouve des restaurants et cafés. Nous dinons donc sur le bord de l’eau dans un joli restaurant qui n’a l’air de rien de l’extérieur mais qui était vraiment très joli à l’intérieur.
Quelques photos prises durant la croisière de 90 minutes.
Le long de la Vltava
Le long de la Vltava
Un des 18 ponts qui traversent Prague
Le pont Charles
Le pont Charles et la tour du pont
Le pont des anges
Le théâtre national Au terme de cette mini-croisière nous arrivons près du palais de Troja qui est une résidence d'été de style baroque construite pour les comtes Sternberg dans Troja, la banlieue nord-ouest de Prague. Il se situe sur les rives de la Vltava. Ses jardins à la française comprennent une orangerie, un labyrinthe, de nombreuses fontaines et statues. Le château, propriété de la ville de Prague, est ouvert au public et présente les collections d'art tchèque du XIXe siècle de la Galerie municipale de Prague. Un escalier à deux volées relie la demeure et les jardins. La terrasse est bordée d'une rare série de vases en terre cuite décorés de festons, de motifs héraldiques et de bustes impériaux. Voici quelques photos de ce palais.
Une fois la visite terminée, nous retournons près de notre hôtel et mangeons au restaurant de l’hôtel Absolut qui est à 2 pas du nôtre. |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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9 mai Une autre assez belle journée avec du soleil et 20-22 C. Cette journée est consacrée à une excursion qui nous conduira au château de Konopiste le matin et à celui de Karlstein en après-midi. Le château de Konopiste est situé à 50 kilomètres au sud de Prague. Fondé au 13e siècle, Konopiste était pendant de longues décennies en possession de l'une des familles les plus puissantes en Bohême - les seigneurs de Benesov, qui ont donné le nom à la ville tout proche. Le château a été conçu comme une immense forteresse gothique, son architecture étant influencée de celle des châteaux français, avec de puissantes tours cylindriques sur les pourtours. C'était une résidence prisée par l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche, qui en fit sa dernière résidence avant son assassinat à Sarajevo en 1914. Sous François-Ferdinand, le château a subi une refonte complète pas seulement des extérieurs, remaniés dans l'esprit du romantisme historisant, mais surtout des intérieures, prédestinés à se transformer en siège impérial, à l'image de celui de l'empereur François-Joseph à Ischl en Autriche. Le château est au coeur d'un domaine immense avec une forêt et un lac. Il abrite la collection d'armes de chasse et de trophées de ce passionné de chasse. La deuxième collection installée à Konopiste est celle des objets représentant saint Georges.
Le château fort de Karlstein, bijou de l'architecture fortifiée gothique, est l'un des plus importants châteaux de Bohême. Il a été fondé par l'empereur Charles IV (1348 - 1357). Il a servi de trésor pour les joyaux de la couronne impériale du Saint-Empire romain germanique, de la couronne royale des États de Bohême et de diverses saintes reliques. Il est situé à une trentaine de kilomètres de Prague. Au château, on peut admirer une décoration murale (tapisserie) originale du XIVe siècle, une collection de 129 peintures gothiques sur bois du maître Théodoric à la chapelle Sainte-Croix (la plus grande du monde), la plus vaste galerie des souverains tchèques en Bohême, une réplique de la couronne des rois tchèques, appelée la couronne Saint-Venceslas, le puits original de château.
Au retour à Prague, nous faisons une ballade à la place Wenceslas. C’est l’un des endroits les plus à la mode qu’il faut visiter. C’est le seul endroit à partir duquel on peut voir sur une distance de promenade, la majeure partie de Prague, des spectacles et attractions, des centres commerciaux, des distractions et la vie nocturne ; cet endroit les a tous. A l’origine, utilisée comme principal marché de chevaux de Prague, la Place Wenceslas fut créée, il y a six cent ans sous le règne de Charles IV. Elle est d’une envergure de sept cent cinquante mètres de long et couvre un boulevard de soixante mètres de large. Cet endroit peut contenir presque quatre cent mille personnes à n’importe quelle occasion. Plusieurs événements marquants de l’histoire du pays s’y sont déroulés : la déclaration de la Première République tchécoslovaque en 1918, la confrontation avec les chars soviétiques en 1968, et les importantes manifestations de la Révolution de velours en 1989. La Place Wenceslas passe aujourd’hui pour être le principal centre d’activités, et en fait, c’est Prague dans tout ce qu’il recèle d’animation et de curiosités. Tout au sommet de la Place Wenceslas, la Statue de Saint Wenceslas, droite sur son cheval retient notre attention. Dominant une extrémité de la place, le musée national qui présente l’histoire tchèque.
Nous mangeons sur la terrasse de l’imposant hôtel Europa avant de retourner à l’hôtel.
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10 mai Très belle journée ensoleillée avec 24C. C’est la dernière journée pour compléter notre visite de Prague. Nous débutons par la visite du musée Mozart. La villa Bertramka, une ancienne résidence de campagne, appartenait au compositeur Farancistek Dusek. Elle abrite aujourd’hui ce musée. Mozart et son épouse visitèrent Dusek et séjournèrent dans cette villa en 1787, alors qu’il travaillait à l’opéra Don Giovanni dont la première eut lieu au théâtre des Etats à Prague. L’exposition comprend des documents et des souvenirs, le piano et le clavecin de Mozart à Prague. La villa est située dans un grand jardin et un café-terrasse y a été aménagée.
Après cette visite, nous nous dirigeons vers le parc de Pétrin situé en haut d’une colline de 318 mètres de haut. En cours de route, nous apercevons le monument aux victimes du communisme.
La colline de Pétrin est desservie par un funiculaire.
La colline de Pétrin offre aux visiteurs un vaste parc où statues, pavillons, fortifications et sanctuaires religieux créent des décors romantiques. Les sentiers qui serpentent à travers le parc offrent des vues magnifiques de Prague.
Statue rappelant la libération à la fin de la guerre 1939-45
Station de chemin de croix Le centre d’attraction du parc est sans contredit la Tour de Pétrin inspirée de la Tour Eiffel. Elle a été construite en 1891 à l'occasion de l'exposition universelle de Prague et mesure 60 mètres. Bien que de beaucoup plus petite que la tour Eiffel, sa place sur l'importante colline de Pétrin, lui permet d'atteindre une altitude similaire à celle de la tour Eiffel, soit 324 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle domine la ville de Prague. Il faut monter les 299 marches d’un escaler en spirale pour atteindre sa plate-forme panoramique. Un ascenseur est disponible pour les handicapés seulement.
On trouve aussi dans le parc un observatoire d’astronomie ouvert depuis 1930 et un autre monument aux victimes du communisme.
Observatoire d’astronomie Pour terminer cette journée nous retournons vers la vieille ville. Nous traversons à nouveau le célèbre pont Charles. Emblème de Prague, le Pont Charles a été bâti en style gothique en 1347. Il est encadré par deux tours de style gothique également et bordé de 75 statues de pierre de style baroque. Il sera le seul pont sur la Vltava jusqu'en 1741. Par la suite s’ajouteront 17 ponts. Pont piétonnier, il est envahi de musiciens, d'artistes divers et de camelots. Quelques photos de notre ballade.
Nous retournons une dernière fois à notre hôtel car nous devons préparer nos valises pour demain matin. Direction Cracovie! |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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11 Mai Cracovie Journée pluvieuse mais ce n’est pas grave puisque nous quittons pour Cracovie. Nous bouclons les valises et déjeunons tôt. Notre chauffeur de taxi vient nous prendre à l’hôtel à 07:25 heures comme prévu. Il nous conduit à l’aéroport où nous décollons pour Cracovie via Varsovie à 09:55 heures. Nous volons sur LOT (compagnie polonaise) et le service est extra. On nous sert à déjeuner. Escale à Varsovie durant laquelle nous faisons les boutiques hors taxes et prenons un café. Décollage pour Cracovie à 14:05 heures et arrivée à destination à 15:00 heures. LOT encore une fois et on nous sert un breuvage chaud ou froid. Le temps est maussade aussi à Cracovie. Nous récupérons nos bagages en vitesse et le chauffeur de taxi réservé à partir de Montréal nous attend. On lui rappelle à quel hôtel nous allons. Il nous dit alors que l’hôtel est fermé!!! Ma sœur et moi n’en croyons rien!!! Mais il répète la même chose. Nous lui expliquons que nous avons réservé et payé cet hôtel sur Expedia en février, que nous avons un numéro de confirmation et tout le tralala. Rien à faire, il répète que l’hôtel est fermé. Nous lui demandons de nous conduire tout de même à l’adresse de l’hôtel pour que nous le constations par nous-mêmes. Pendant le trajet, il téléphone à l’hôtel (numéro inscrit sur notre feuille de confirmation) et il nous dit qu’il n’y a plus de service au numéro composé. Il téléphone une deuxième fois et me fait entendre le message : identique. Nous arrivons en peu de temps à l’hôtel et constatons, à notre grand désarroi, qu’il est fermé. On peut voir à travers la vitre de la porte des contenants de peinture ici et là. Accrochée sur la porte il y a aussi pancarte qui dit : locaux à louer avec un numéro de téléphone. Devant cela, il nous fait remonter dans la voiture. Il nous explique qu’en plus de faire des transferts de l’aéroport aux hôtels il fait du transport pour les clients d’un hôtel. Il nous conduit donc à cet hôtel. Une fois sur place, il explique la situation à l’homme qui est à la réception en lui montrant notre feuille de réservation. Cet homme téléphone à Expedia Canada dont le numéro est aussi sur la feuille. Après quelques minutes il me passe l’appareil car il ne parle pas suffisamment anglais. J’ai passé entre 1 heure et 1:15 heure au téléphone avec le service à la clientèle d’Expédia. Après avoir donné mon numéro de dossier et expliqué la situation, elle nous a trouvé un hôtel de même catégorie, très bien situé aussi et qui avait de la disponibilité pour 6 nuits. Nous ne voulions pas changer d’hôtel après quelques jours. Cet hôtel était un peu plus dispendieux mais Expédia assumait le surplus et nous créditait même un montant de $30 pour couvrir le transport additionnel pour s’y rendre. OUF!!!! Quel soulagement!!! Le chauffeur de taxi a attendu tout ce temps près de nous dans le lobby de l’hôtel. Une fois que nous avons su où nous allions il nous y a conduites. Nous pensons bien qu’il nous chargera un montant additionnel pour l’attente et le transport. Et bien non! Une fois arrivées à l’hôtel, quelle ne faut pas notre surprise de l’entendre dire 80 zlotys, tel que convenu lorsque nous l’avions réservé. Inutile de dire que nous lui avons donné un généreux pourboire et nous l'avons aussi réservé pour nous ramener à l’aéroport lorsque nous partirons pour Varsovie. Nous nous installons donc à l’hôtel Orbis Cracovia. Cet hôtel dispose de 314 chambres. De l’extérieur il ne paie pas de mine. Ça ressemble à une construction soviétique sans aucun style. Mais l’intérieur est bien différent. La décoration de la chambre nécessiterait d’être rafraîchie mais c’est très propre et on a tout ce qu’il nous faut. Il y a l'accès à internet, un bar, deux restaurants, une bijouterie et un magasin de dépannage. Une fois installées, nous allons prendre un verre au bar et planifions notre séjour à Cracovie!!! Nous soupons ensuite à l’hôtel car il pleut très fort. Voici quelques photos de l'hôtel.
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12 mai Pluvieux le matin mais dégagement et ensoleillé en après-midi. Avant de poursuivre, je crois important de préciser que Cracovie est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne, dont le patrimoine architectural est très bien conservé. Située à 300 km au sud de Varsovie, Cracovie est la deuxième plus grande ville de Pologne mais est le centre culturel et scientifique du pays. En fait, Cracovie était avant Varsovie la capitale de la Pologne et elle est toujours considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1000 ans. C’est le siège de la deuxième plus ancienne université de l’Europe centrale. La ville historique se situe sur la Vistule au pied de la colline de Wawel. La journée est consacrée à la visite de la place du Marché et nous faisons aussi le circuit de la voie royale. La place du Marché est un quadrilatère de 200 mètres de côté; on trouve au milieu la Halle aux draps remplie de petites boutiques de souvenirs et d’artisanat. Plusieurs églises aussi se retrouvent dans cette place : la basilique Sainte-Marie, l’église Sainte-Barbara et l’église Saint-Adelbert. La basilique Sainte-Marie est particulièrement réputée pour son retable de bois réalisé par Veit Stoss, soit une construction verticale à trois volets qui porte des décors sculptés ou peints en arrière de la table d'autel.
Place du Marché
Place du Marché
Basilique Sainte-Marie
Retable de la basilique Sainte-Marie (Gracieuseté de Wikipedia)
Eglise Saint-Adelbert
Halle aux draps
Halle aux draps
Halle aux draps Le beffroi de l’ancien hôtel de ville, une tour de 70 mètres, est tout ce qui reste aujourd’hui de l’hôtel de ville médiéval. Un étroit escalier nous conduit après bien des marches au sommet de la tour d’où la vue sur Cracovie est splendide.
Le beffroi de l'ancien hôtel de ville
L'escalier dans le beffroi
La colline de Wavel du haut de la tour
Une partie de la place du Marché du haut de la tour Le musée historique de Cracovie se trouve dans opulent palais du 17e siècle et la Maison Hyppolit présente la reconstruction d’un intérieur bourgeois cracovien. On trouve aussi dans la place du marché le monument à Adam Mickiewicz, un poète romantique.
La voie royale était le chemin emprunté par la famille royale et les hauts dignitaires pour rejoindre le château de Wavel. En faisant ce trajet, on peut voir les fortifications et la Barbacane; la porte Saint-Florian est la seule des 8 portes d’accès à la ville médiévale qui a été conservée. La rue Saint-Florian est une rue commerçante bordée d’anciennes demeures (converties en commerces) précédées de portails Renaissance ou gothique parmi les plus belles de la ville. Le plus beau et célèbre café de Cracovie s’y trouve au numéro 45 : L’ Antre de Michalik. Il s’agit en fait du premier cabaret littéraire polonais. La vie provinciale de Cracovie et de toute la Galicie, sous occupation austro-hongroise, y est moquée tant par les textes des humoristes que par les dessins satiriques accrochés aux murs de l'établissement. Les représentations uniques sont données dans le salon de thé « Lwów» de J. Michalik (plus tard appelé l'Antre de Michalik)
La porte Saint-Florian
La Barbacane
Fortifications
Mur d’enceinte médiévale
Beffroi
Antre de Michalik La rue Grodzka nous fait découvrir l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, l’église Saint-André et l’église luthérienne de Saint-Martin. Au bout de cette rue on arrive au pied de la colline de Wavel.
Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Rue Kanonicza Notre ballade s’arrète là puisque nous visiterons la colline le lendemain. Nous mangeons dans un très joli restaurant.
Par la suite, pour terminer la journée en beauté, nous allons entendre un concert de musique classique dans la minuscule église Saint-Adelbert. Un quatuor à cordes interprète plusieurs œuvres très connues de Chopin, Vivaldi, Mozart et autres. C’est vraiment super!!! L’église contient à peine 50 personnes et nous sommes dans la 1ère rangée. Un moment de pur bonheur!
A l'entrée avant le concert
Intérieur de l'église
Magnifique coupole de l'église |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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13 mai Journée passablement ensoleillée avec 15C. La matinée est consacrée à la visite de la colline de Wavel et l’après-midi à celle du quartier Juif qui s’appelle Kazimierz. Colline de Wavel Les édifices qu’on trouve sur la colline sont la cathédrale de Wavel et son musée ainsi que le château royal. La cathédrale de Wavel contient, dans sa crypte, les tombes des anciens rois de Pologne, des poètes et des héros nationaux de la Pologne. C’est la 3e à être érigée à cet endroit et cette dernière date du XIVe siècle. La 1ère le fut en l’an 1000. Cette dernière fut le cadre des sacres royaux et des funérailles royales du XIV au XVIIIe siècle. On y trouve plusieurs autels et chapelles. Les rois de Pologne et les évêques, tout au long de l’histoire, modifièrent la cathédrale, ses chapelles et sa décoration, conformément aux styles et aux goûts de l’époque. À l’entrée de la cathédrale, on trouve des os de mammouth, dont la légende dit que lorsqu’ils tomberont, Cracovie sera détruite.
Porte d’accès au site
Cathédrale de Wavel
Cathédrale de Wavel
Cathédrale de Wavel
Tour près de la maison des Vicaires devenue la billetterie
A droite la chapelle de Sigismond et à gauche la chapelle des Vasas
Sépulture de Tadeusz Kosciuszko, héros national polonais, général et dirigeant du soulèvement de 1794 contre la Russie Le château fut le symbole de l’autorité royale durant 6 siècles. Il est doté d’une vaste cour intérieure sur 3 côtés par la superposition de 3 magnifiques galeries à colonnes et arcades d’une pure splendeur. A l’intérieur on peut visiter les appartements royaux privés et les appartements d’Etat. On peut admirer dans les appartements privés une précieuse collection de tapisseries des Flandres qui ornent les murs. Des 360 tapisseries du XVIe siècle, il n’en reste que 136. Ce sont les appartements d’Etat qui constituent l’attraction majeure du château à cause des frises qui figurent au dessous des plafonds peints. Le mobilier est aussi d’une grande beauté. Une des salles abrite également le trésor de la couronne. Malheureusement encore une fois les photos intérieures sont interdites.
Le château de Wavel vu du bas de la colline
Tour et fortifications de la colline de Wavel
Ruines d’anciens édifices
Cour intérieure du château
Cour intérieure du château
Détail de la toiture
Le château et ses fortifications Le quartier juif : Kazimierz À l’instar de plusieurs grandes villes de Pologne, l’histoire de Cracovie est fortement marquée par la présence d’une importante communauté juive dont les premières traces remontent au XIIIe siècle. Bénéficiant d’une relative protection de la part des autorités locales, les juifs contribuèrent à la prospérité économique de la ville et à son enrichissement social au fil des générations. Kazimierz est actuellement un quartier de Cracovie en Pologne, mais du XIVe siècle jusqu'au début du XIXe siècle ce fut une ville. Avant la seconde guerre mondiale, on estime que près d’un quart des habitants de Cracovie étaient israélites, soit une population juive de 65 000 personnes environ sur un total de 250 000 habitants environ. Les juifs de Cracovie résidaient principalement dans le quartier de Kazimierz dans lequel se trouvaient en nombre synagogues, écoles et institutions israélites ainsi que commerces et lieux communautaires. 90 % des juifs de Cracovie furent assassinés par les nazis entre 1939 et 1945. Il ne reste aujourd'hui que moins de 200 Juifs à Cracovie.Totalement laissé à l’abandon durant les cinquante dernières années, le quartier de Kazimierz connaît actuellement un fort renouveau touristique, principalement en raison du succès rencontré par le film de Steven Spielberg, « La Liste de Schindler », réalisé sur place. On y découvre maintenant des restaurants, cafés et librairies puisant dans le passé juif de la ville une thématique originale.
En allant vers Kazimierz
Une des sinagogues de Kazimierz
Quartier de Kazimierz Le musée de la Galicie polonaise porte un regard contemporain sur le passé juif polonais. L’exposition témoigne d’une civilisation qui s’est développée durant près de 10 siècles et qui a brusquement disparu du jour au lendemain. On peut lire de nombreux témoignages de non- Juifs qui, malgré les grands risques encourus pour eux-mêmes et pour leurs proches, ont aidé des Juifs à un moment où ils étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration et ce, sans aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée (Justes parmi les Nations). Cette visite est plutôt difficile et on en ressort quasi muet, essayant de digérer ces témoignages et les photos qui les accompagnent. Le musée ethnographique, situé dans l’ancien hôtel de ville de Kazimierz, présente quant à lui, une collection de pièces de l’art et de la culture traditionnelle polonaise. On peut aussi y admirer des reconstitutions d’intérieurs domestiques rustiques du sud de la Pologne.
Nous terminons notre journée en mangeant dans un restaurant de ce quartier. Nous prenons un mets typiquement polonais, soit des Pierogi (diverses variétés de raviolis farcis à la viande, au fromage blanc ou légumes, peuvent devenir aussi un plat sucre avec la farce aux fruits, accompagné de crème fraiche et de sucre). C’est tout simplement délicieux!!! Voyez par vous-mêmes!!!
Pierogis au fromage et épinards
Pierogis aux petits fruits variés avec crème anglaise La suite à plus tard... |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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14 mai Journée partiellement ensoleillée avec environ 18C. Cette journée est consacrée à la visite de la mine de sel de Wieliczka où nous nous rendons par nous-mêmes sans acheter d’excursion. Cette mine est située à environ 10 km au sud-est de Cracovie. Depuis le XIIIe siècle, Wieliczka exploite son gisement de sel gemme souterrain sur 9 niveaux et 300 km de galeries. Elle abrite aujourd'hui un centre de conférences de plus de 1000 places permettant d'organiser des spectacles et des compétitions sportives à 125 m sous terre et un musée. Enfin, à plus de 200 m sous terre se trouve un sanatorium, le microclimat spécifique des souterrains étant utilisé dans le traitement de l’asthme, des inflammations et du rhume allergique. La partie accessible à la visite comprend un segment de 3, 5 km, situé de 64 à 135 m de profondeur. La température permanente ambiante est de 14C. Actuellement le trajet touristique souterrain est visité par plus de 1 million des touristes par an. Un ensemble de sculptures taillées dans les blocs de sel illustre la légende de la découverte de la mine et accueille le visiteur à son arrivée au premier niveau souterrain. A une centaine de mètres de profondeur se trouve la plus belle salle de la mine : la chapelle de la bienheureuse Kinga de Pologne (Cunégonde), entièrement de sel, qu'il s'agisse du sol, des reliefs, des statues, des sculptures ou même des lustres. De nombreuses scènes bibliques sont représentées (la fuite en Egypte, le miracle de Cana, l'ordre d'Hérode, le massacre des Innocents, le Christ enseignant dans le temple, saint Thomas l'incrédule, la Cène, le Christ crucifié), on y trouve également une crèche de Noël avec tous ses personnages. Cette œuvre unique au monde valut à la mine d'être inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1978. Une visite guidée obligatoire de 11 heures à 13:30 heures nous conduit de salle en salle. C’est époustouflant!!! Je n’ai jamais rien vu de tel. Je vous laisse juger par vous-mêmes avec quelques photos. Malheureusement elles ne sont pas ce qu’il y a de mieux. Ceux qui sont intéressés peuvent aller voir de nombreuses photos (bien meilleures) sur le site internet de la mine : http://www.kopalnia.pl/...;id_language=5&/
Chapelle Sainte-Kinga
Statue de sel de Jean-Paul II
Lustre en cristal salin
Statue de Goethe, poète, romancier, dramaturge allemand Une fois la visite terminée, nous retournons à Cracovie. Nous essayons d’abord de repérer l’endroit où nous prendrons l’autobus le lendemain pour nous rendre à Auschwitz. Puis nous prenons le temps de nous promener et de prendre un verre sur une terrasse. Nous trouvons un marché en plein air typique avec un marché aux fleurs. Nous prenons ensuite le chemin de l’hôtel. Nous mangeons dans un autre restaurant polonais près de notre hôtel. Lui aussi est dans une cave et le service comme la bouffe sont excellents. Quelques photos prises lors de notre ballade.
Musée National de Cracovie
Le restaurant La suite à plus tard... |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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15 mai Journée partiellement ensoleillée avec environ 18C. Journée consacrée à la visite des camps de concentration et d’extermination d’Auschwitz et Birkenau : journée assez difficile émotivement. Ces camps sont à environ 70 km à l’ouest de Cracovie. Nous nous y rendons par nos propres moyens encore une fois, plutôt que d’acheter une excursion. Le camp de concentration d’Auschwitz, dirigé par les SS, est créé en mai 1940 et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq années, plus de 1, 3 million d'hommes, de femmes et d'enfants, meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à leur sortie des trains qui les y amenaient. 90 % de ces personnes étaient juives. Ces victimes de la solution finale sont tuées dans les chambres à gaz ou parfois avec des armes à feu, mais meurent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales. Le camp d’Auschwitz accueille les hommes politiques et les intellectuels opposés au régime nazi, puis des prisonniers de guerre soviétiques, des criminels allemands, des prisonniers politiques, ainsi que des « éléments asociaux » tels que les tziganes, les prostituées, les homosexuels, les handicapés, les témoins de Jéhovah et les Juifs. En 1940, le camp compte entre 13 000 et 16 000 hommes. Le nombre de détenus s'élève jusqu'à 20 000 en 1942. Le camp de Birkenau se situe à 3 km d'Auschwitz. D'une capacité théorique de 100 000 détenus, il s'étend sur une superficie de 170 hectares. Le rôle principal de Birkenau, défini dès fin 1941, a ensuite été d'appliquer la solution finale de la question juive, c’est-à-dire la mise à mort systématique et programmée des Juifs d'Europe. Dans ce but, les nazis firent construire à Birkenau 4 complexes de chambres à gaz-crématoriums. Monument historique et culturel majeur qui participe au « devoir de mémoire », Auschwitz est depuis 1979 inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Les détenus arrivaient de toute l'Europe à Auschwitz-Birkenau en train, souvent après plusieurs journées passées dans des wagons à bétail. Certains mouraient durant le voyage de soif, de faim, de maladie ou encore asphyxiés. À peine sortis du train, les prisonniers subissaient la « sélection ». D'un côté, les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes, les enfants destinés à être gazés immédiatement. De l'autre, les adultes (en théorie à partir de 15 ans) les plus valides que les SS destinaient à la mort par le travail forcé. Dans tous les cas, les détenus étaient mis à nu, rasés, tatoués, dépossédés de leurs biens qu'on stockait dans des entrepôts appelés « Canada » dans le jargon du camp. Les chambres à gaz pouvaient recevoir près de 2 000 personnes à la fois. Une pièce, espace douche factice, laissait entrevoir une trappe sur le toit d'où le zyklon B était jeté. Les corps étaient ensuite brûlés dans les crématoriums contigus. A partir d'août 1944, l'armée rouge est à 200 km d'Auschwitz. Les autorités nazies envisagent alors la liquidation du camp en cas de nouvelles victoires soviétiques, ainsi que cela avait déjà été fait pour les autres centres d'extermination situés plus à l'Est. Aussi longtemps que cela a été possible, les nazis ont continué l'extermination dans les chambres à gaz. Ce n'est qu'en novembre 1944 que les trois crématoires restant en activité sont dynamités. Avant cela, les nazis prennent soin d'assassiner la plupart des témoins oculaires du génocide et particulièrement ceux des Juifs qui avaient travaillé dans les crématoires. D'une manière générale, les SS tentent, dans la seconde moitié de l'année 1944, de détruire et d'effacer les traces des crimes commis. Ils brûlent les listes des Juifs exterminés, une partie des dossiers et de la documentation. Ils font nettoyer et recouvrir de terre par des déportés les fosses contenant des cendres de victimes. Le camp d'Auschwitz est libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. Selon les estimations datant de 1998 de Franciszek Piper, historien du musée d'Auschwitz-Birkenau, le bilan d'Auschwitz s'établit ainsi 5 : -1, 3 million de personnes ont été déportées dans le camp d'Auschwitz -1, 1 million de déportés y sont morts dont : -960 000 Juifs -70 000 à 75 000 Polonais -21 000 Tziganes -15 000 prisonniers de guerre soviétiques -10 000 à 15 000 détenus d'autres nationalités (Soviétiques, Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemands, Autrichiens, Belges, Hollandais si l'on excepte les Juifs) Parmi les gens illustres qui ont séjourné à Auschwitz, on trouve Anne Frank et sa famille, Simone Veil, Elie Wiesel. Après sa libération en 1945, Auschwitz reste abandonné pendant deux ans. Le Parlement polonais décide en 1947 de faire d'Auschwitz un musée à la mémoire des victimes. Le musée s'étend sur 191 hectares : 20 à Auschwitz et 171 à Birkenau. Auschwitz a été restauré et ses blocks 4 et 5 utilisés depuis les années 1950 par les Polonais pour réaliser une exposition permanente qui veut présenter les conditions de vie des prisonniers, principalement à partir d'objet récupérés dans les reste du « Canada » de Birkenau à la libération du camp. S'y trouvent notamment des effets personnels de déportés : vaisselle, lunettes, chaussures etc., exposés dans des vitrines. L'une d'elles montre des cheveux qui devaient être utilisés pour fabriquer du tissu. Tout ce qui appartenait aux victimes, devait resservir et profiter au Reich. Depuis les années 1960, certains blocks hébergent des « expositions nationales » réalisées par les divers pays d'où les Juifs furent déportés à Auschwitz. Les collections de musée incluent : • plus de 80 000 chaussures • environ 3 800 valises, dont 2 100 portent les noms de leurs propriétaires • environ 12 mille ustensiles de cuisine • 460 prothèses • 570 vêtements rayés de camp ; • 260 vêtements civils • 6 000 oeuvres d'art (dont environ 2 000 ont été faites par des prisonniers tandis qu'ils étaient dans les camps de concentration).
Portail de l’entrée au camp d’Auschwitz qui porte l'inscription Arbeit macht frei : « Le travail rend libre »
Je ne peux vous décrire les sentiments d’horreur, de tristesse, de consternation que je ressens en entrant dans la 1ère salle d’exposition. Je me retrouve devant une immense vitrine derrière laquelle se trouve une montagne de cheveux de toutes les couleurs ou longueurs, y compris des tresses. Les salles se succèdent avec des vitrines de lunettes, de prothèses, de valises identifiées aux noms des propriétaires, d’objets personnels (brosses à cheveux, brosses à dents, peignes, rasoirs, blaireaux, vaisselle, vêtements, uniformes rayés des camps, etc..). On passe aussi à travers des salles qui reconstituent les conditions de vie des détenus. La visite est assez éprouvante. Puisque les photos ne sont pas permises à l’intérieur, je vous en mets deux trouvées sur Internet pour illustrer cette visite.
Gracieuseté de Wikipedia
Une fois la visite d’Auschwitz terminée, une navette nous conduit à Birkenau. Birkenau ne contient rien à l’intérieur et a volontairement été laissé tel quel comme témoin de l'ampleur du crime. Seule une rangée des baraques en bois du camp de quarantaine des hommes a été reconstruite. On peut entrer dans les barraques et voir l’environnemet dans lequel étaient entassés les détenus. On y voit aussi les ruines des fours crématoires. Un monument international à la mémoire des victimes, situé entre les crématoires II et III, a été inauguré en 1967. Il est un lieu de recueillement dans ce qui peut être considéré comme le plus grand cimetière de l'histoire de l'humanité. On y voit aussi la voie ferrée par laquelle arrivaient les détenus et le débarquadaire où se faisait la sélection par les nazis.
Entrée à Birkenau prise de l’intérieur du camp
Birkenau
L'intérieur d'une barraque
Portion d’une installation sanitaire pour se laver
Ruines d’une chambre à gaz - Gracieuseté Wikipedia
Monument commémoratif de Auschwitz-Birkenau - Gracieuseté Wikipedia Pour terminer cette visite des camps, voici un court vidéo avec son que j’ai fait au camp Birkenau. http://www.youtube.com/v/KGLz38_jX70 Suite à cette visite nous retournons à Cracovie. Pendant le trajet du retour, nous sommes sans voix, plongées dans nos pensées, tentant de digérer ce que nous venons de voir. C’est une chose de voir des films ou des photos sur ce sujet mais c’est autre chose que d’être sur place. Nous sommes fatiguées et décidons de retourner à l’hôtel. En descendant de l’autobus, nous faisons la découverte d’une terrasse où l’on sert des saucisses polonaises (Kielbasa) sur le grill. Nous décidons d’y manger. Cette terrasse est vraiment bien cachée. On ne la voit pas du trottoir, il faut se pencher pour la voir. Ce qui nous a mis la puce à l’oreille c’est une ardoise sur le trottoir avec le menu.
Il faut se pencher pour voir la terrasse
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16 mai Dernière journée à Cracovie. Journée partiellement ensoleillée avec environ 16C. Nous allons nous balader aux Galeries Krakovia pour voir un centre d’achats polonais et ensuite nous retournons à la place du Marché pour aller flâner et retourner à la Halle aux Draps pour des souvenirs.
Parc
Amuseur de rue
Amuseur de rue
Vendeuse en costume traditionnel
Jolie calèche
Alors que nous circulons dans la place du Marché, nous remarquons une présence accrue de policiers. Par la suite, nous entendons au loin des gens qui scandent des slogans, comme dans les manifestations. Nous apercevons un peu plus tard des gens, très majoritairement des hommes, qui marchent en tenant des pancartes en scandant des slogans que nous ne comprenons pas. Ils font le tour de la place à plusieurs reprises. Nous comprenons alors la présence des policiers.
Un moment donné, les manifestants passent assez près de nous pour que nous puissions voir les pancartes. Alors là, pas d’équivoque possible à cause d’un pictogramme: c’est une manifestation anti-gais!!! Nous sommes stupéfaites!!!
Nous continuons notre ballade dans la place et finalement décidons de nous asseoir à une terrasse pour prendre un verre. Nous occupons la première rangée de tables donnant sur la grande place. Les manifestants passent encore devant nous. Il y a de plus en plus de policiers sur place. Ils sont bien équipés avec des casques à visière et des matraques à la main, des vestes pare-balles, des protections aux coudes, aux genoux et aux jambes, des boucliers!!!
Puis, on ne sait trop pourquoi, les policiers mettent leur casque et se dirigent, en ligne, vers un coin de la place. C'est assez impressionnant
Nous restons à notre table, sirotant notre vin. Tout à coup, nous entendons des cris et des manifestants courent à toute vitesse probablement pour échapper aux policiers. Ils passent tellement près de notre table que nous devons la reculer. Les autres touristes et nous observons la situation sans dire un mot.
La table que nous occupions avant qu’il y ait une voiture de police Peu après, du même coin de la place où étaient allés les policiers, ces derniers reviennent, escortant de chaque côté un autre groupe de manifestants qui est différent du premier. Lorsqu’ils passent devant nous, nous demandons à une jeune fille, en anglais, qui ils représentent. Elle nous répond qu’ils sont un groupe de défense des droits et libertés des personnes. A ce moment tous les touristes à notre terrasse se mettent à applaudir. Finalement le calme revient dans la place du Marché. Nous allons à la recherche d’un restaurant pour manger avant le retour à l’hôtel. Nous en trouvons un très mignon, encore une fois dans une immense cave. La bouffe est excellente. J’essaie le fameux fromage polonais, l’Oscypek. Il est fait d’un mélange plus ou moins égal entre le lait de vache et celui de brebis. De consistance un peu élastique, il se mange chaud, grillée au four ou au barbecue. Il peut être servi avec des confitures de canneberges, mêlant étrangement le sucré et le salé. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il m’est présenté et c’est délicieux.
Ma sœur opte pour un assortiment de 4 soupes polonaises : soupe aux pleurotes, soupe aux betteraves et deux autres on ne sait trop à quoi mais selon elle elles étaient très bonnes.
Intérieur du restaurant
Sur le chemin du retour à l’hôtel, nous découvrons un autre restaurant qui est caché, ce qu’on voit souvent à Cracovie. Pour vous illustrer, voici quelques photos.
Derrière cette porte se trouve le restaurant qui n’est pas annoncé
Une fois la porte franchie, un long corridor
Le restaurant est au bout du corridor derrière la porte à droite Arrivées à l’hôtel nous faisons à nouveau les bagages pour notre départ le lendemain vers Varsovie. La suite à venir... |  |  |  |  |  | « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur» Albert Camus |  |
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