
yangguizi Shanghai, Chine
Photo/image personnelle du membre yangguizi.
Description de la photo/image: Une vue plongeante du lac volcanique Tianchi, du sommet du Mont Paektu (frontière entre la Chine et la Corée du Nord)
17 mai 2007 à 9:24
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3. La faune de l'aéroport L'aéroport de Tachkent m'a rapidement rappelé celui d'Irkutsk, qui était le seul que je connaisse en ex-union soviétique. Pas très grand, un hall à bagages plutôt chaotique, et un passage de la douane assez pointilleux... pour certains. A l'aller comme au retour, c'est le passage de la douane qui s'avérait le plus long et le plus problématique, non pas en raison de la fouille des bagages qui était inexistante, mais en raison de la montagne de papiers que certains devaient remplir, et faire viser et tamponner. Même la déclaration en douane la plus simple prenait une tournure bureaucratique des plus exaspérantes, mais cela faisant partie du jeu, j'ai fait contre mauvaise fortune bon coeur. La première chose à faire ensuite fut de changer de l'argent au petit bureau de change de l'aérogare. La bonne nouvelle, c'est que le taux de l'euro était très intéressant, en raison de son appréciation toute récente. La mauvaise nouvelle, c'est que la monnaie ouzbèke, le sum, ne se décline qu'en petites coupures de 1000 et moins. 1000 sums, ça fait 0.6 euro, ce qui veut dire qu'on est en permanence obligé d'avoir une liasse de billets sur soi, si on veut prévoir une quelconque dépense même légère. Quand on aime voyager léger comme moi, ça oblige à avoir une poche un peu gonflée de billets, ce qui n'est jamais agréable. Apparemment, ma réaction en voyant les liasses qu'on m'a mis dans un sac a fait rigoler les deux employées du bureau. J'avais plusieurs heures à tuer avant de prendre mon avion pour Samarcande, et ai donc décidé de les employer à laisser ma valise quelque part, et à partir en centre-ville avant de retourner à l'aéroport en début de soirée. Il fallait pour cela me rendre à l'aérogare des vols nationaux, ce qui m'a semblé être une tâche plus complexe que prévu lorsque j'ai mis le nez hors de l'aérogare. Aucune indication nulle part, ni en anglais, ni apparemment en russe ni en ouzbek. Je suis retourné dans le minuscule aérogare des vols internationaux et ai trouvé, ô miracle, un bureau d'information. La dame ne parlait hélas pas anglais, ou quasiment pas, et je n'ai pas réussi à lui faire comprendre que je cherchais juste le terminal domestique, une question somme toute pas trop difficile à condition de la comprendre. Une fois que j'ai réussi à me faire comprendre, la dame a décroché son combiné pour tenter de trouver la réponse à ma demande. Je ne tiens pas à jeter la pierre à cette brave dame. Après tout, il n'est pas aberrant de ne pas connaître la localisation du terminal domestique lorsque l'on travaille au bureau d'information de l'aérogare international, même quand les deux aérogares sont en fait séparés d'une centaine de mètres. Après avoir raccroché, elle m'a finalement indiqué de sortir et de prendre sur la droite, ce que j'ai fait. En chemin, un petit vieux m'a abordé et a fait mine de demander ce que je cherchais. J'ai baragouiné "airport" "samarkand" et il m'a indiqué la direction à prendre, à cinquante mètres de là. Je l'ai remercié, mais en échange il m'a demandé de lui payer 5 dollars pour l'aide qu'il venait de m'apporter. Je lui ai expliqué dans un anglais aussi oxfordien que possible qu'une telle demande n'était pas tout à fait conforme à l'idéal de l'hospitalité ouzbèke que je m'étais fait, mais il ne comprenait apparemment pas et se contentait de répéter le mot "dollar". Finalement j'ai réussi à le semer et ai pénétré dans l'aérogare domestique. Là, la mission se compliquait car il s'agissait d'expliquer que je voulais déposer ma valise quelque part en attendant mon vol, une demande beaucoup plus complexe que la précédente. Après quelques vaines tentatives, j'ai fini par tomber sur une dame qui parlait quelques mots d'anglais, et qui, entendant ma demande, a apostrophé un autre employé de l'aéroport: "hey, Borat, blablabla, blabla, blablabla". Ciel, un Borat, un vrai! Comme dans le film, mais sans la moustache! Comme avant de partir en Ouzbékistan, certains amis peu au fait de la géographie centrasiatique m'avaient chargé de passer le bonjour à Borat, je me suis exécuté et lui ai fait un petit signe de la main en rigolant intérieurement. Finalement, j'ai pu laisser ma valise derrière le comptoir d'enregistrement moyennant une petite somme. En ressortant, le petit vieux m'a rejoint pour cette fois me proposer les services d'un taxi. Le prix demandé était exorbitant, mais j'ai fini par le ramener presqu'au niveau du prix que la dame de l'aérogare m'avait suggéré comme étant le vrai prix, et je suis monté dedans. Il était temps, la chaleur de ce milieu d'après-midi commençait à devenir pesante.
(Ce message a été modifié par yangguizi le 17 mai 2007 à 12:14.)
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