
Baxthali
France
26 juillet 2008 à 21:53
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Après de nombreuses lectures sur ce forum, de 2004 à 2008: le mot "humanitaire" porte à confusion. Il engage quelqu'un d'humaniste dans une action où il peut se rendre utile afin de répondre au besoin de l'autre, soit le satisfaire et/ou se satisfaire soi-même, soit flatter son égo. C'est à dire faire quelque chose pour les autres (1ère demande) pour un renvoi sur soi (2ème demande). Aider les autres pour exister, pour s'aider soi-même. Aider l'autre à exister, à l'aider lui-même. L'humanitaire est un échange, une rencontre avec les différences de chacun, une confrontation à l'autre, à soi-même, à ce que l'on connaît et ce que l'on connaît mal, pas ou peu. Chacun de nos actes est fait d'une manière qui nous est propre, liéee à notre culture, notre vie, notre histoire. N'importe qui ne fait-il pas de l'humanitaire à son échelle ? Les compétences sont alors variables selon différents facteurs reliés au vécu. Se donne-t-on les moyens d'atteindre nos objectifs? Quelqu'un d'engagé et motivé d'emblée verra ses compétences et connaissances se décuplaient, quelqu'un qui aura moins confiance en lui aura plus de difficultés à s'accomplir, ceci dit n'a-t-il pas besoin de cette expérience humaniste afin de se réaliser, savoir qui il est ou de quoi est-il capable afin de rebondir ? Certains vont s'engager à courte terme car il ne trouve pas leur place au sein d'une équipe ou ont répondu à une envie passagère, a-t-on mis tout en oeuvre pour conserver son envie qui aurait pu être grandissante? D'autres à long terme car l'envie d'engagement aura plus de sens pour eux, assez déterminés. Nous sommes différents, chacun agit en fonction de ses besoins et ses envies qui ne correspondent pas forcément aux nôtres. Certains n'oseront pas quitter leur bourgade de campagne et choisiront de mener une action au niveau local, d'autres plus aventuriers dans l'âme souhaiteront se mêler à une autre culture et à d'autres difficultés. Ceci dit, ailleurs, nous ne sommes jamais des étrangers puisque nous sommes confrontés à nous-même. Partir n'est pas forcément se payer des vacances, certes l'évasion y est recherché, mais en faisant rupture avec sa vie, savoir qui l'on est dans des situations inconnues, autour desquelles il n'est pas simple de trouver nos limites, d'affronter nos peurs, nos illusions stéréotypées. Partir c'est quitter son habitude de vie, si on peut le faire en aidant, c'est mieux. Ce n'est pas pour autant les "tropiques", être à l'encontre de la pauvreté ou d'une autre culture n'est pas mince à faire. S'investir en France est différent, nous sommes déjà immergés dans la culture, nous connaissons les traits de sociabilté, ce monde bien qu'associatif avec des personnalités différentes nous paraît familier. Il ne dépayse pas totalement bien que l'engagement soit autant nécessaire et enrichissant. Cela correspond moins à ce qui est recherché, en général on ne le sait qu'après coup, avec du recul, lors du bilan à froid. Et ce bilan peut permettre de rebondir localement, parce que l'on se connait mieux après avoir séjourné dans un monde inconnu. Où que l'on soit, il est recommandé de ne pas le faire n'importe comment car il y a toujours des conséquences inconnues à nos actes si bien engagés faits avec le coeur. Il est bon d'oublier un peu qui l'on est, d'où l'on vient afin de se frayer un chemin là où on arrive. Etre humble et simple est un grand plus, cela invite l'autre à se sentir bien, la relation se construit, la personne donne un coup de main, elle est en confiance, la motivation augmente et l'engagement peut durer. Respecter les différences et les modes de pensée......observer, écouter, comprendre, échanger sans juger, sont pour moi les mots clés d'une action d'homme à homme......c'est universel et ce sont les bases de la communication Exemple d'un(e) ambitieux(se): il/elle se rend aussi utile dans la société économique de son pays en proposant un bien à vendre ou une prestation de service utile pour les autres, il/elle satisfait son client en lui offrant ce dont il a besoin (soit-disant!!!),il/elle se satisfait lui-même: flatte son égo d'avoir rempli sa mission et de s'assurer une petite prime qui profitera à sa famille ou à ses envies personnelles. il/elle a aussi pris le pouvoir ce qui me turlupine n'est pas tant le choix des gens à partir à l'étranger, mais la manière dont les actions sont mnées: Assister les autres ou se donner les moyens d'être acteurs et d'avancer ensemble ? Ne reproduisons pas l'histoire Décidemment la nuit m'inspire!!!!
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