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| Sans argent, concrètement, on ne peut pas faire grand chose comme construire des écoles, soigner les populations défavorisées... L'argent gouverne le monde, c'est une réalité... Un projet demande d'avoir des fonds. Bonjour, on peut faire énormement pour des populations trés trés défavorisées, dans un pays au PNB d'environ 3 ou 400€ (par an bien sur !), avec des bénévoles qui payent environ 750€ pour 15 jours tout compris : voyage (avion et sur place), nourriture, traducteur. Bien sur il faut trouver des bénévoles motivés pour soigner dans des conditions rudimentaires, sachant s'adapter aux conditions locales, n'amenant pas de "recettes" inadaptées au pays, et être "hébergés" en bivouac. Bien sur il faut d'autres bénévoles en France pour préparer et gérer tout ça, trouver des bénévoles disponibles en fonctions des compétences recherchées... Cela nécessite bcp de travail en amont et tout de même un minimum d'argent, qui ne provient généralement que de dons de personnes de l'association. 
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Bonjour, je suis toute nouvelle sur le forum et j' ai lu plusieurs de tes messages que je trouve très intéréssants et qui donnent à réfléchir, car moi aussi je fais partie de ces gens souhaitant partir en Afrique, mener des actions sur le terrain. Partir en humanitaire m' a toujours tenu à coeur, cela depuis des années, et c' est en partie pour cela que je suis devenue infirmière. Ce qui me pose problème actuellement, c'est que je ne sais pas comment m' y prendre pour partir, je ne sais pas à qui m' adresser. Mon but serait de trouver une association basée en France, près de chez moi, monter un projet pour le développement d' une population, en collaboration avec cette population, et arriver au bout de ce projet. Je n' en suis qu' au début de ma réfléxion à propos de l' humanitaire... Je ne peux pas encore répondre à la question"pourquoi est-ce que je veux partir", mais ce que je ne veux pas, c' est arriver comme une fleur dans un pays en disant "voilà, j' ai 3 semaine devant moi et je veux vous aider, par contre, une fois que je ne serais plus là, débrouillez vous." Pourtant, AIDER, c' est ma motivation première. Mais, malgré cette motivation, j' essaie d' être le plus honnête possible avec moi-même, et je sais que si je souhaite partir, c' est aussi pour moi, pour découvrir une autre culture, une réalité que je ne connais pas, et m' enrichir sur le plan personnel, en faisant quelque chose que je n' ai jamais osé faire jusqu' à présent. D' après ce que j' ai lu de toi, je pense que tes conseils, tes réfléxions, et tes critiques, même celles difficiles à entendre, surtout celles là d'ailleurs, me seront d' une aide précieuse. Merci
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bonjour, Il y a sur ce forum, des gens qui veullent changer leur façon de vivre, leur façon de penser, donner des conseilles etc..... Tout est bon je pense, du moment que ces gens un jour, ce décideront à concrétiser leurs actions. jai 47 ans, et je recommence un autre projet pour une longue période en afrique avec une ong et d'autre sur place . Au bout de 25 ans d'apprentissage, de reflexion sur mes actions, doutes, conneries .....(15 ans en France, et 1O ans à l'étranger pour le cv). C'est le territoire humain que j`explore. A mes yeux, ses la seule manière de se connaître mieux et de progresser humainement. C`est toujours en moi-même que je fais le plus long chemin quand je monte un projet. Je ne possède rien, ( juste un capital qui me permet de réinvestir dans un autre projet)si ce n`est mon expérience, la somme des connaissances que j`ai accumulées et toutes les expériences que j`ai vécues. Mais se sont des trésors inestimables que personne ne peut m`enlever. je peux constater que nous pouvons faire, tellement faire simple pour vivre heureux! Je prépare depuis 1ans ce nouveau projet, une ong dynamique me redonne les moyens de refaire un projet, et dans 15 jours c'est le nouveau départ !! ouf 2 ans en france cela suffit j'étouffe! Je lis tous les commentaire de chacun, ( ou presque!)sur le forum. cela me fait rire, des fois me rend triste, en colère, mal à laise.... mais quelque part je me dis, ils veullent tous la même chose donner de leur personne! avec chacun les moyens qui possède en eux ! Ne chercher pas de recette, vivez votre expérience pas celle des autres! moi je travail d'apres ce principe que je trouve jute avec les autres :( c'est pas de moi) Ne pas arriver en "sauveur" avec un projet tout fait Aller à la rencontre des dynamiques locales Accepter d'être "inutile" au sens occidental du terme Etre prêt à donner mais aussi à recevoir Toujours réfléchir aux conséquences de nos actions sur la communauté S'engager dans la durée avec les personnes vivant dans des situations difficiles Chercher à comprendre quels réseaux de solidarité existent déjà Chercher à appréhender l'environnement au sens large Etre prêt à définir puis à revoir nos objectifs au fur et à mesure allez je vous laisse et soyez sympa avec trans, je trouve nul a chier le commentaire fait sur sa personne. | |
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Quel forum intéressant !!!! Je suis content de voir que des gens réfléchissent quant aux raisons d'aider. Je ne sais malheureusement pas si il existe une seule solution, chacun a sa façon d'aider liée à son histoire, ses blessures qu'il essaie inconsciemment de panser en aidant etc. ... Il est tout aussi intéressant de trouver de plus en plus ce genre de réflexion qui pour moi s'accompagne d'une certaine quête de spiritualité. Néanmoins sur l'ensemble des décennies précédentes rares étaient ces questions, et le professionnalisme faisait doucement sourire, l'humanitaire français est en pleine mutation, il "s'anglophonise". Nous nous calquons sur leur modèle, oubliant le principe parfois des associations 1901 pour en faire de véritables entreprises : avoir une véritable stratégie, de réelles compétences etc. ... Nous pouvons voir par exemple certaines associations s'alliant avec Printemps pour vendre des produits fashions ce qui reflète une véritable stratégie marketing. Comme vous l'avez déjà dit l'efficacité s'en est trouvée améliorée et tant mieux ! Avant de partir en Arménie je me posais des tonnes de questions : n'est ce pas voyeuriste, moi petit occidental d'aller voir m'imprégner grandir grâce à cette misère ? N'y a t il pas un danger dans l'aide que l'on apporte : ne les ouvrons nous pas sur un monde dont ils n'auront jamais accès ? Ces questions m'handicapaient, en tant que français de souche cela n'est pas très étonnant. J'ai vu nue émission sur un journaliste qui racontait qu'il était parti pour voir du pays vivre des choses sensationnels mais une fois sur le terrain il a tout oublié s'oubliant même pour ne faire qu'une chose : témoigner. "L'homme malade de la pensée se guérit dans l'action" Alain A mon retour comme avant de partir j'ai essayé d'aider sur place. Difficile de mêler le quotidien avec l'aide locale en france. Oui il est plus facile de se dire je consacre un mois et un mois qu'à aider, au niveau de l'organisation. Quant à se dire que la misère est plus importante au tiers monde qu'en France qu'elle est la différence entre la vie d'une riche femme qui veut se suicider et celui d'une enfant du Niger allant mourir de faim. Le choix allez vous me répondre. Nous aussi nous l'avons le choix d'aider qui l'on veut. Tant que nous aidons. C'est aux associations de choisir en fonction des compétences les "élus" ! Vous vous plaignez de la masse volontariste, voyez plutôt une formidable réserve pour trouver des gens compétents, à vous aussi d'être sélectif. Ne condamnez pas la culpabilité du pauvre occidental qui se rend compte qu'il a besoin d'aider. Cela me semble un paradoxe vous condamnez pour la plupart une société individualiste et le fait qu'un jour certains d'entre nous se disent tiens quelque chose cloche : je ne sers à rien etc. ... comment puis je être utile ? Ce jour je les bénis chez toutes les personnes qui l'on eut. Oui ils sont paumés ! Et alors quand vous vous rendez compte que votre vie ne sert pas à grand chose pour votre prochain vous continuez comme si de rien n'était ? Oui qu'il ait cette culpabilité de se dire au lieu de partir au club med pour voyager autant aider les locaux, ils sont ou deviennent humains. La question n'est donc pas de démotiver les jeunes je l'ai bien compris. Il faut trouver un moyen de "récompenser" toutes âmes donnantes. Pour ma part je ne me reconnais pas dans ces associations où il faut envoyer CV etc. bien que je les comprenne mais ce n'est pas ma façon d'aider. Je suis pour l'aide quotidienne. Voila l'une des choses qui m'a écoeuré quand je suis revenu : le nombre d'associations en France ! Bon dieu on ne peut qu'aider quand appartenant à une association ! Aidez tous les jours, aidez celui qui vous aide, ne cessez d'aider ... Nous ne devrions pas en arriver la, est ce la une véritable société civilisée ? En Arménie quand qq ne sait pas ou dormir les villageois font tout pour qu'il soit hébergé chez l'un d'entre eux. Voila c'est peut être ce que nous cherchons : une aide simple, une aide de coeur, un retour à des valeurs simples et humaines défaites d'un intellectualisme qui nous arrête en Europe. L'un d'entre vous (alains) a dit ceci :"on est bien plus naturel et humble quand le système ne nous regarde pas". Oui je n'ai pas eu peur de donner sans aucune retenue quand j'étais le bas, j'avais l'impression qu'on me donnait le droit d'être humain. Je suis partisan aussi d'une aide pure d'une aide de coeur d'une aide de foi : celui de son prochain Poème d'un poète (original) musulman du 13° siècle "Mon coeur est capable de prendre toutes formes Il est près de gazelle couvent pour moine temple d'idolâtre cabra de pèlerin table de torah codex de coran Ma religion est celle de l'amour où que se dirigent ses cortèges L'amour est ma religion et ma foi." Enfin je finirais pas dire que les points que tu proposes mauy devrait être une chartre !
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Ce forum, et d'autres, est envahi par des messages de personnes souhaitant aller faire de l'humanitaire dans un pays étranger, bien souvent sans avoir aucune compétence pour cela. Dans le même temps les associations travaillant en France ne trouvent plus de bénévoles; que ce soit les pompiers, la croix rouge, ceux qui s'occupent des plus démunis... Personnellement je m'occupe d'une association d'aide au développement, et comme toutes ces associations nous sommes submergés de demandes de la part de candidats au départ au Pérou ou en Afrique, alors qu'on ne peut pas trouver quelqu'un pour nous donner un coup de main pour tenir un stand ou s'occuper d'une animation qui nous permet de collecter des fonds pour financer nos actions. Alors quelle est votre véritable motivation pour partir aider sous les tropiques plutôt qu'à côté de chez vous ?
Alors, là, ce message m'a fait réagir car je me suis senti concerné. Non pas que je sois celui qu'il décrit mais j'ai connu plusieurs cas (dont un vraiment trop ... je ne vois pas quel mot utiliser). J'ai travaillé deux ans dans une ONG belge dont je tairai le nom et le président de cette ONG ressemblait en plein à ce que je lis ci-dessus. Son attitude (et celles d'autres que j'ai vu par la suite) m'ont complètement dégouté du monde des ONG. En tant que président, Monsieur ne se salissait jamais les mains pour donner des coups de main dans les stands et autres animations, il laissait le soin à ses collègues de le faire pour lui, toujours avec un air de dédain et de mépris assez désespérant. Par contre, les missions, elles étaient pour lui. J'ai bien demandé à partir plusieurs fois pour cette ONG, insisté, rien à faire, j'étais le mandaille de service qui devait remplir les dossiers de subsides et qui s'y collait les w-e pour les animations. J'ai fini par partir, dégouté. Tout un moment, j'ai pensé que, peut-être je n'avais pas utilisé les bonnes méthodes pour pouvoir partir en mission. J'ai croisé dernièrement une ancienne collègue qui m'a expliqué que, pour les mêmes raisons que moi, deux autres jeunes avaient finis par se casser. C'était rassurant sans compter que d'autres avant moi avaient suivi la même voie. J'ai recroisé le Monsieur par après, au Burkina Faso dans une grosse 4X4. Il avait fini par trouver sa place au soleil. Des types pareils n'ont rien à faire dans une ONG mais, malheureusement, ils y sont beaucoup plus nombreux que l'on croit. J'ai passé des soirées en compagnie de volontaires à en être dégouté. J'ai croisé des gars qui gagnaient dans les 2000 euros et qui critiquaient leurs collègues locaux qui avaient détourné des fonds mais qui n'en gagnaient même pas 100! J'ai entendu un mec qui travaillait pour l'UNESCO me dire qu'il aimait le Zimbabwe parce qu'il pouvait jouer au golf pour pas cher! J'ai vu des mecs parler à leurs collègues locaux comme on parle à un chien! Alors, l'humanitaire, d'accord mais tout de même, un peu de décence, SVP! A coté de cette exemple, j'ai croisé des jeunes dynamiques et prêts à foutre leurs mains dans la merde pour avancer. Donc, je ne tiens pas à tout rejeter en bloc et généraliser. |  |  |  |  |  | "Les histoires n'arrivent qu'à ceux qui sont capables de les raconter. De même, les expériences ne se présentent qu'à ceux qui peuvent les vivre." Paul Auster - La chambre dérobée www.carnetdevoyage.be |  |
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-Ne pas arriver en "sauveur" avec un projet tout fait Aller à la rencontre des dynamiques locales Accepter d'être "inutile" au sens occidental du terme Etre prêt à donner mais aussi à recevoir Toujours réfléchir aux conséquences de nos actions sur la communauté S'engager dans la durée avec les personnes vivant dans des situations difficiles Chercher à comprendre quels réseaux de solidarité existent déjà Chercher à appréhender l'environnement au sens large Etre prêt à définir puis à revoir nos objectifs au fur et à mesure
Oui, ces principes sont les meilleurs avec lesquels partir sur un projet. On les retrouve un peu partout sur les sites des ONG qui les clament haut et fort. Quant à la pratique, pour certaines, .... Mais là n'est pas mon propos. Quitte à passer pour un défaitiste (je ne crois pas l'être, je serais plutôt aigri et désillusionné) et à l'intention de tous nos jeunes amis qui voudraient se lancer dans l'aventure, je voudrais ajouter ces conseils: Cassez-vous et n'insistez pas si vous voyez que ça n'en vaut vraiment pas la peine (sous entendu: si vous constatez que le projet existe uniquement pour atteindre certains objectifs personnels de ses membres, re-sous entendu: objectifs financiers ou d'ego personnel) Ne faites jamais à la place du local ce qu'il peut faire lui-même (sous entendu: mais qu'il n'a pas envie parce que vous êtes le pigeon idéal pour faire le travail à sa place) N'essayez jamais de vous mêler de l'aspect organisationnel (sous-entendu: vous êtes blanc et votre vie ne s'organise pas de la même manière que la leur) Sachez que vous n'êtes pas chez vous et qu'ils n'ont pas besoin d'aide mais d'un coup de main pour l'une ou l'autre chose (sous-entendu: s'ils ne savent pas exécuter une tâche, ne la faites pas, formez-les pour qu'ils la fassent, même si ça prend plus de temps) Voyez toujours petit et laissez vous guider par l'assoc avec laquelle vous travaillez, c'est eux, si tout va bien, qui verront grands pour vous (sous-entendu: vous êtes blancs et leurs objectifs ne sont pas nécessairement ceux que vous croyez) Enfin, en lisant tous les conseils ci-dessus, n'hésitez pas à partir et tenter vous-mêmes votre chance sans passer par une ONG, ca n'en sera que plus bénéfique et, sur place, les demandes sont très très nombreuses. Je suis sûr que vous pouvez, avant votre départ, en scrutant le net, trouver une assoc qui vous accueillera. Mais, n'oubliez pas, une fois sur place, cassez-vous si ... et trouvez une autre assoc, c'est pas ça qui manque. S'il y a d'autres conseils à ajouter à ces deux listes, n'hésitez surtout pas! |  |  |  |  |  | "Les histoires n'arrivent qu'à ceux qui sont capables de les raconter. De même, les expériences ne se présentent qu'à ceux qui peuvent les vivre." Paul Auster - La chambre dérobée www.carnetdevoyage.be |  |
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J'ai beaucoup aimé ton message edenis, d'une grande maturité et d'une grande tolérance! Dans le mot humanitaire, il y a avant tout le mot "humain", alors d'ici ou d'ailleurs, je pense également qu'on peut aider chaque jour son prochain, par l'attention, l'observation, un sourire qui marque le respect. La souffrance est partout dans le monde. J'aime voyager, mais je l'avoue, je ne fais pas d'humanitaire, au sens où je ne participe pas à des actions locales, mais j'essaie à chacun de mes voyages (en pays sous développé) d'y apporter qqch, très souvent des médicaments que je planque au fin fond de mon sac. Je suis donneuse de plaquettes depuis 1 an (durée du prélèvement environ 2h/2mois) et peut être bientôt volontaire pour être donneuse de moelle. Je me dis que c'est finalement pas grand chose, mais que je peux peut être un jour, anonymement, contribuer à LA VIE ! je dis cela sans aucune prétention, mais ma question aujourd'hui est de dire : où commence "l'humanitaire" et où s'arrête t'il ??? je pense qu'il y a différentes façons de donner ! Oui, je ne fais parti d'aucune assoc, et je ne fais pas de voyage humanitaire non plus : j'ai un travail stable qui me plait (ce qui n'a pas toujours été le cas), avec une équipe super, et oui, je n'ai pas le courage de tout plaquer pour 3 ou 6 mois d'humanitaires ou d'expériences humaines, au risque de perdre cette stabilité, importante à mon équilibre. Est ce mal ? Dois je culpabiliser ou me dire que en effet, nous sommes peut être tous égaux devant Dieu et je le pense profondément (c'est pourquoi ma devise est avant tout le respect et la tolérance), mais nous ne sommes pas égaux sur cette Terre, alors on ne changera jamais les choses car il y a trop de disparité, par contre on peut les améliorer, mais à chacun sa façon de faire et son humanité ! Restons humble !!! Je suis toujours admirative des gens qui s'engagent dans l'humanitaire, mais n'est ce pas parfois aussi une fuite ou "la peur du VIDE". Quand on aide qq'un, on ne pense pas à soi, mais pour autant, aider l'autre passe aussi par la quête de soi-même et la réflexion. Alors ne faut-il pas savoir "ne rien faire", pour s'écouter et sentir vers quoi l'on aspire vraiment! Donner, c'est bien et honorable, mais pour qui ? pourquoi ? dans quel but ? la rencontre de l'autre ou la connaissance de soi ???? Et pourquoi pas les 2 !!! Pffffffffffffffffff............... une chose est sûre, la vie est très complexe, mais tellement belle et chargée d'Amour, par les actes de chacun. Sur ce, assez philosophé !! bye bye |  |  |  |  |  | "Fait de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité..." Antoine de St Exupéry |  |
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Pourquoi les gens sont plus attirés par l'humanitaire à l'étranger? Parcequ'à travers l'humanitaire, les gens cherchent aussi à se réaliser en temps qu'être humain. Quel mal ya til à cela? Parcequ'à travers les voyages, c'est toute une remise en question profonde qui se fait : on découvre une nouvelle culture, une nouvelle façon de pensée, notre regard peut changer radicalement. C'est la découverte, on s'en prend plein les mirettes. C'est donc une façon de se réaliser. Quel mal ya til a cela? Je trouve que se permettre de porter un jugement de valeurs sur les gens qui partent aider les autres, c'est très limite. Le fait est que ce sont des gens qui sont dans l'action, qui se prennent en main et qui 2 semaines par an ou 12 mois par an, se tournent vers les autres. A ce stade peu importe les raisons, c'est une très belle chose, à mon sens. L'important c'est de faire du bien autour de soi et je ne pense pas que bcp de "touristes humanitaires" apportent autre chose que cela. Enfin au fond je pense qu'il ya tjs une part "d'égoisme" dans l'aide aux autres, tout simplement parcequ'à travers le bien qu'on fait aux autres, on se fait du bien à soi même. On a tous besoin des autres. |  |  |  |  |  | Le plus grand risque que l'on peut prendre dans la vie, c'est de ne pas en prendre. |  |
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Oui je suis d'accord, c'est important de faire un cadeau qui serve, mais bcp de membres portent un jugement de valeur sur les motivations et c'est ça que je critique ... EN effet je partage tout à fait ton avis qd tu dis "conseiller" plutot que juger. Qque part certains demandent à ces gens d'être aussi engagés qu'eux, de faire comme eux. Comme si eux savaient mieux que quicquonque ce qui est bon pour ces gens que l'on part aider. (Attention je ne parle pas de tout le monde hein lol). Un peu d'humilité merci. Quand un bénévole nuit finalement à la mission ou aux gens qu'il est censé aider, d'accord, on peut critiquer, mais quand on critique qqun parcequ'il part 3 semaines par an aider son prochain au guatemala plutot que les sdf de son quartier non.... Si pour qqun construire une école pdt 4 semaines au burkina Faso représente un engagement humanitaire, je ne vois pas en quoi c'est pas honorable. IL le fait à son échelle, selon ses désirs, ses possibilités et ses choix de vie et selon des besoins qui lui ont été exprimé. Parcequ'il a pas choisi tout seul de la construire cette école, il répond à un projet formé par une organisation ou autre. Il faut essayer de comprendre et respecter les choix de gens plutot que toujours les juger. Oui on peut toujours mieux faire ou faire plus. Du moment qu'on ne nuit pas et qu'on apporte qque chose même minime... IL n'y a pas qu'une façon de voir l'humanitaire et/ ou de faire bien parcequ'il n'y a pas qu'une façon de vivre les choses. Ce qui fait du bien à qqun peut faire du mal à un autre et vice verça. Qque chose de bien à court terme peut en fait faire du mal à long terme... Mais on est pas tous des spécialistes et même si en effet on a une certaine responsabilité dans l'humanitaire et qu'il faut donc savoir se renseigner sur ce que l'on fait et pas se lancer à l'aveuglette, j'aimerais qu'on arrête d'avoir une vision limitée et arbritraire des gens qui font du "tourisme humanitaire" comme étant des personnes en mal d'exotisme... Je trouve que c'est un manque de respect et sortant de la bouche de personnes sensées aimer, comprendre et aider les autres, ça me fait peur ... Les raisons qui nous poussent à faire de l'humanitaire sont profondément intimes et on en a pas toujours pleinement conscience. Personne à mon sens n'a le droit de juger cela. |  |  |  |  |  | Le plus grand risque que l'on peut prendre dans la vie, c'est de ne pas en prendre. |  |
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