
Alix Nantes, France

3 juin 2004 à 5:03
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Bonjour ! Je cautionne la simplicité mais derrière cette simplicité se cache la complexité abordé par Ivo avec sa question, ce qui explique nos discours, nos "théories" sur la vie. (Nos réponses sont complexes car le sujet est complexe) Volontairement j'aborde les points les + criticables de l'humanitaire, je trouve que c'est l'angle le + intéressant ds un forum intitulé "Pensées et réflexions", on a dc l'impression que c'est un bloc, que je suis négative. En fait je suis aussi d'accord avec vous pr dire que l'essentiel, même si c'est égoïste, est d'aider. Je suis aussi d'accord avec la simplicité, le regard chaleureux, le sourire. Je crois qu'on diverge seulement sur la question de l'égoïsme parce qu'on a pas la même vision de l'Homme. J'espère que le message ne sera pas mal reçu... Concernant mère Thérèsa et l’abbé Pierre, pr répondre à Lotusbleu et à Pollyson lorsqu’il aborde le lien entre la religion et l’humanitaire, je dirai qu’il me semble qu’ils n’agissent pas « gratuitement » mais au nom d’une idéologie religieuse, ayant instauré un système de valeurs, une Morale, il me semble qu’ils agissent au nom du Bien, ds son sens le + théologique. Je suis assez mal à l’aise, il ne s’agit pas d’1 reproche que je leur fais, je respecte sincèrement ce qu’il sont et ce qu’ils ont fait ou font, de même que je respecte ttes les religions (Je ne voudrais pas qu’il y ait de malentendu). Cette réponse rejoint simplement ma vision de l’Homme, être que je crois forcément intéressé comme vous le savez, peut-être en raison de ma vision de moi-même, assez grave. Je crois d’ailleurs que le jugement que l’on a de soi est fondamental ds tte discussion sur l’Homme qui se veut « philosophique ». Je suis dc un peu mal à l’aise avec les généralités, qui associent un individu lambda, l‘abbé Pierre et mère Thérèsa. Il ne s’agit pas de faire des concessions ds mon discours, auquel je crois, il s’agit de relativiser un peu. Pr poursuivre avec la notion de morale, il est évident que nous sommes imprégnés de la culture judéo-chrétienne, de sa Morale (assez culpabilisante d’ailleurs). Cette imprégnation culturelle, même si on en est conscient, est tellement forte qu’il est impossible de la distinguer de notre (vraie) nature. Ainsi qd nous aidons, c à d qd nous agissons au nom du Bien, est-il question d’un Bien naturel (dont l’être humain serait conscient instinctivement, ce qui donnerait tt leurs sens, les + sacrés, aux mots humanité, humanisme) ou d’un Bien culturel (qui aurait émergé avec la religion - celle-ci ayant repris « à son compte » la morale, l’ayant récupéré - et au nom duquel agirait, peut-être pas exclusivement, mère Thérèsa et l‘abbé Pierre) ? Autrement dit, « qui » définit La morale ? Quelle en est son origine ? Il me semble, tjrs concernant la distinction du Bien et du Mal, qu’elle ne dépend pas seulement de la religion, ou du moins de notre culture judéo-chrétienne, et qu’il existe une morale individuelle (que je préfère défendre), que chacun ds son for intérieur a conscience des notions de Bien et de Mal. Cpdt je ne pense pas que l’Homme soit naturellement bon dc il accorde + ou - d’importance à ces notions. Concernant ses caractéristiques, il me semble que La morale (véritable) est universelle et immuable. Elle est mise à l’épreuve au cours de l’Histoire, parfois menacée, parfois renforcée par celle-ci. Peut-on dire que l’Histoire fasse progresser l’humanité d’1 pt de vue moral ? C’est difficile de hiérarchiser la perversion des Hommes, ancrés comme nous sommes ds une époque. En tt cas l’Histoire a des répercussions sur nos comportements, notre interprétation de La morale, de même que notre culture, nos mœurs, notre éducation, notre religion, ce qui peut expliquer certaines variations, parfois certaines déviances, qui existent de fait entre les populations et les époques. Il y aurait une sorte de « morale apparente ». Je prendrai comme exple le droit à l’avortement, assez illustratif. Ds l’Antiquité, l’avortement était d’une pratique commune et parfaitement admis voire parfois encouragé par la société. Ss Napoléon on l’a condamné, de même qu’au début et milieu du 20ème siècle (politique de la famille ss régime de Vichy). On l’a finalement légalisé en 1975, ce qui devait permettre de le médicaliser, sans qu’il ne devienne pr autant un banal moyen de contraception. De nombreux pays n’ont pas fait ce choix. Enfin, je vais m’arrêter là car je crois que je dérive... Pr conclure, je dirai juste que le dévouement de chacun s’explique tjrs par des raisons personnelles (l‘égoïsme marque la limite de notre pensée humaniste). Ds mon 1er message, j’ai parlé de la reconnaissance de son geste, de la découverte de nouveaux horizons, de l’enrichissement personnel, ici de la quête de la vie éternelle (Je caricature) en agissant au nom du Bien. Je ne sais pas cpdt si l’abbé Pierre et mère Thérèsa ont agit seulement au nom du Bien ds son sens religieux - ils ont une morale individuelle sûrement très développée - ms ils sont tellement imprégnés de la morale religieuse que je ne peux rien affirmer... Si je distingue la Morale (religieuse) de La morale c’est que je ne les confonds pas. Il me semble que leurs « buts », ds le passé du moins, n’ont pas tjrs été les mêmes... Il me semble que leurs origines sont différentes... A bientôt ! Alix
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