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"A propos d'Elly...", film iranien

9 septembre 2009 à 18:32
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A propos d'Elly... Je suis sortie de la séance très émue et complètement conquise! Le film, d'entrée, nous plonge dans l'Iran d'une manière qu'il nous est peu donné de voir, ... ce qui permet de se demander si l'on ne subit pas, au mieux, une distorsion partisane des médias; au pire, un vrai lavage de cerveau... et nous montre un visage du pays assez éloigné des clichés qui nous le présentent comme un état rigide et ultra-conservateur, constamment oppressif pour les femmes. L'actrice Golshifteh Farahani crève l'écran mais tous les acteurs, oui, TOUS, vraiment, sont formidables. Le scénario, pour peu qu'on n'ait pas lu le synopsis avant, réserve un beau suspens. La photo est agréable et c'est un vrai voyage au coeur d'une famille iranienne, avec une bonne dose de chaleur humaine et d'émotions... Le tout est bien rythmé; je n'ai pas ressenti une seconde d'ennui. Le réalisateur sait être intimiste sans être étouffant, faire monter la tension, émouvoir sans tomber dans la sensiblerie, et aérer son histoire en alternant habilement les scènes . A mon sens, une belle réussite, dont il serait dommage de se priver... N'hésitez pas si vous le voyez à l'affiche!
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| Les critiques de films laissent parfois croire qu'il faut être Bac + 11 pour aller voir celui dont il est question dans leur article!!! 
| ... ah je suis tout à fait d'accord, et c'est bien dommage... je crois que le pire à lire avant d'aller voir un film (et même après, remarque), c'est probablement les cahiers du cinéma (pourtant, plein de bons cinéastes viennent de là) : ils vont te chercher des trucs improbables, des symboles là où tu n'as vu qu'un bête crépuscule, des métaphores là où il n'y a guère qu'une larme qui roule (ah mais, joue droite ou joue gauche, avec ou sans reniflement, ça change tout), et je ne parle pas des "thématiques", "des occurrences", "des obsessions" qu'on te balance à tire-larigot ! pire qu'une dissert', le film devient une énigme à résoudre digne de fort boyard, au moins. arrêtez les mecs, avec vos néologismes et vos messages subliminaux, contentez-vous de regarder, une fois de temps en temps ! à part ça, ta critique m'a donné envie de le voir, ce film qui montre l'iran autrement (pour que certaines personnes cessent de se réclamer à tout bout de champ de l'association débile 'iran = jamais sans ma fille'). comme quoi, suffit de dire les choses simplement.
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En effet il n'y a pas de clichés sur la société iranienne dans ce film, et ce pour la simple raison que ce film était avant tout destiné aux salles de Téhéran avant d'arriver dans les notre, contrairement à la plupart des films iraniens qu'on voient défiler à Cannes, Venise, Berlin, ....qui sont fait en Iran, par des iraniens, mais pour un public occidental. En effet dans "Elly" on ne verra pas de femmes tchadoris, pas de femmes nomades aux robes multicolores, par d'images des ruelles sordides du sud de Téhéran, pas de plans séquence d'une demi-heure sur des montagnes du Kurdistan, rien d'exotique, rien d'insolite. Juste des jeunes normaux, comme en France, comme en Iran (je parle quand même de la classe moyenne de Téhéran). Les réalisateurs iraniens connaissent très bien les fantasmes de l'Occident sur leurs pays et savent que si ils veulent que leurs films soient diffusés lors de certains festivals en Europe, ils devront répondre à ces attentes et montrer au public ce qu'il a envie de voir. J'ai trouvé ce film bien, sans plus, mais ça fait tellement plaisir de voir enfin un "vrai" film iranien dans nos salles.... Pour ceux qui veulent tenter l'expérience, lors d'un prochain voyage en Iran, parlez aux gens de Bahman Ghobadi, Jaffar Panahi, Mohamad Rasulov, .... Assez épatant de comparer les films iraniens appréciés en France, et ceux appréciés en Iran.... |  |  |  |  |  | Mey nouch va goli betchin ta dar negari, gol khal shode ast va sabze khashak shode ast. |  |
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ciao dumnorix, je viens de voir ce film curieux, j'ai lu les réactions des vfistes précédant et je suis bien embêté pour émettre un avis objectif ou critique... certes, c'est un film iranien, qui nous fait pénétrer dans un huit-clos de bord de mer vécu par quatre couples et un célibataire... classe moyenne, je veux bien, ils ont choisi de vivre leur week-end avec des signes ostensibles de consommation(4 x 4, fausses chanel et faux vuitton et YSL, BMW, portables etc... mais déjà des contradictions entre leur vouloir "faire-paraître" et le taudis de la villa désertée et à l'abandon où ils ont choisi de passer leur week-end... je suis OK sur le jeu de la caméra sur l'épaule dont les effets dramatisent l'action. Mais sur le fond, quelle belle démonstration de schizophrénie et de soumission de la femme, avec en parallèle un machisme convenu et rituel des éléments masculins de cette tragédie sur une plage: mentir ou ne pas mentir? subir ou ne pas subir les contraintes morales de la société iranienne et surtout cet enfermement des hommes et des femmes dans des rôles sociaux convenus... certes, les acteurs sont très modernes dans leur mode de vie consommatoire, mais quel enfermement mental et des hommes et des femmes... sur le fond, un Feydeau ou un Courteline iranien, mais jamais une élévation à l'Anouilh ou à la Tchekhov, et pourtant il y avait matière à tordre et à dramatiser... |  |  |  |  |  | tomas "le cours ordinaire des choses me va comme un incendie" |  |
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