
derviche autour et dans paris, France
22 juin 2006 à 14:54
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Je veux parler de mon expérience au maroc qui m'a fait haïr le tourisme de masse. Trois exemples concret au maroc. Le premier, Marrakech: des millions de touristes débarquent tous les ans (surtout français), la ville ne vit plus que pour ça, le nouveau quartier riche (le gueliz) où se trouve tous les hotels de luxe, des européens avec un fort pouvoir d'achat y débarquent et achètent des objets 5-10 fois leur valeurs. A la demande des tours opérateurs, la municipalité fait paver la médina (pour plus de propreté et d'hygiène), plus rien à y voir sauf des magasins pour touristes, tous les marocains sont là pour le commerce, l'âme de la ville est morte, les métiers de la médina n'existent que pour la photo, toutes les riads sans exception sont rachetée par des français, les marocains vont se loger dans les bidonvilles à 10 km au nord (invisible des touristes), l'inflation est énorme...et ils sont là l'air de rien avec leur short, leur appareil photo, leur bijoux et leur arrogance fier de négocier un faux 5 fois sa valeur. Le tourisme profite à 10% des marocains et appauvri tous le reste. Ensuite, j'ai vu la différence entre la très touristique vallée du draa et la région plus préservée de tata. Un ami tunisien m'a raconté l'histoire d'une magnifique oasis de son pays morte en 5 ans à peine. Ils avaient construit un hotel de luxe à coté, avec une grande piscine. La moitié des tunisiens c'étaient reconverti dans le commerce, la moitié de l'oasis est morte. Manquant d'eau, elle est devenue payante pour...arroser les cultures de l'oasis, trop cher, tous se sont reconvertis dans le commerce, l'oasis est morte, les touristes sont parties, les tunisiens ont finis dans la banlieue de tunis. J'ai vu la même chose au maroc, les oasis se meurent faute de travailleur. Les habitants de la vallée du draa vivent difficilement et sont très peu aimables, j'ai vu des groupe d'enorme 4*4 débarquer dans des villages et prendre tous le monde en photo sans autorisation (une honte totale) prendre les commerçants de haut, les filles étaient beaucoup trop provocante et arrogante ils débarquaient comme des explorateurs de 'la race supérieur'. A tata (j'y est passer 5jours), on peut se faire des tas d'ami, tous sont acceuillant et chaleureux, il y a une oasis où tout le monde travail, ils ont peu mais sont heureux, j'ai passer des soirées avec des marocains mémorables...et surtout, les enfants vont à l’école au lieu d'attendre les 4*4 au bord de la route... il y a très peu de touriste. Aussi, à essaouira, je me suis fais un ami marocain, il nous faisait partager son repas du soir, on allait avec lui à la plage et le deuxième jour en ville, la police l'a embarqué, motif : il est interdit à tous marocain sans autorisation écrite de se balader avec des touristes dans le but de protéger ceux ci. Dégouté! les jeunes marocains sont souvent tabassé pour un simple vole. La provocation de l'étalage des richesses dans un pays pauvre n'est pas condamnable malheureusement. Pour moi, ils n'apportent que leur arrogance et leur argent, ils en savent moins en repartant qu'en arrivant. Les français ne supportent pas de voir un étranger venir pour travailler sans connaître la culture ni le mode de vie chez nous mais on trouve normal de venir chez eux pour se reposer, pomper l'eau pour les piscines, créer une inflation galopante.... sans s'intéresser à eux. L'esprit colonial existe toujours. On ne peut pas allé à st domingue, en tunisie à cuba ou en thailande en club sans ignorer les problèmes locaux. Les vacanciers du club med vont à cuba en ignorant les problèmes de liberté de presse et autres, ignorant les gens, la cultures, le mode de vie, ils sont restés dans leur hotel d'occidentaux entre occidentaux avec des guides de touristes voir de faux folklore, dans des magasins de touriste sur des plages privé fermé gardé. On squatte la plage du village d'à coté mais l'argent va à 80% au club med et 20% a l'état corrompu. Et partir la bas pour se reposer n’est pas une excuse, on reste complice de tous ça. Alors oui, vive le tourisme alternatif où loger chez l'habitant, manger dans des restau de cubain , des bar de cubain et vivre cubain avec les cubain est positif. Et même si le tourisme alternatif (j'entend dans le respect totale du pays, de la culture, du mode de vie, de l'environnement, de l'économie et des habitants) devient une mode, alors tant mieux, enfin une mode pas trop conne..... yoann
"Notre qualité de vie ne se resume pas à notre richesse, mais à notre liberté" Amartya Sen derviche
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