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Forum > Entre deux voyages > Pensées, réflexions de voyageurs > Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays
 

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BoriBana
France

5 mars 2007 à 14:36

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Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays Répondre

Routard, Lonely Planet, Petit Futé,… Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays. Par Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet* Cusco, Pérou, Février 2007. Assis sur les marches de la cathédrale dominant la place centrale de la ville, nous profitons de l’air frais et des premiers rayons du soleil. En cette heure matinale, la place est encore calme. Nos regards, curieux, se fixent sur un couple de touristes qui l’air un peu perdus et désemparés, semblent chercher leur itinéraire dans un guide de voyage. Visiblement agacés de ne pas se retrouver et en désaccord l’un avec l‘autre, ils s’arrachent le guide des mains et tentent de le tourner dans toutes les directions pour se repérer. N’y arrivant toujours pas, ils se lèvent, balayent la place du regard et se dirigent vers nous. - « Sorry, could you please help us, we’re a little lost ? » - « Euh… yes what can we do for you ? » - « Would you happen to know how to go from here to the Monumento Pachacuteq ? We’ve desperately been looking on the map that’s in our Lonely Planet, but we’re unable to see where we should go… » Fin de l’épisode. L’histoire se termine bien : grâce aux précieux renseignements que nous leur avons donné, ces deux touristes ont pus se rendre là où ils voulaient. Cependant après avoir vu cette scène se répéter maintes et maintes fois dans chaque lieu où nous avons voyagé, nous sommes amenés à nous poser quelques questions : - Pourquoi chercher dans un guide muet une information que tous les habitants de la ville connaissent ? Ne vaut-il pas mieux poser directement la question à quelqu’un ? - Quand ce couple – ou d’autres – se décide enfin à poser la question, pourquoi décident-ils de la poser à nous – des français – alors qu’il y a sur la place au moins une vingtaine de péruviens qui connaissent beaucoup mieux la ville, puisque c’est la leur ? En observant ce phénomène de plus près, nous nous apercevons que les guides de voyage ont pris une telle importance que bien souvent, ils remplacent le contact avec les êtres humains. Puisque la vérité sort de la bouche des guides de voyage, tout ce qui n’est pas écrit dans ces guides ne vaut pas la peine d’être vu ou vécu. Quand nous voulons connaître l’histoire ou la culture d’un pays, nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir où manger, où dormir, où sortir,… nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir quel quartier visiter, quelles rues arpenter,… nous ouvrons notre guide. Pourtant les premiers spécialistes d’une ville, d’un pays, ne sont-ils pas ses habitants ? Ne serait-ce pas plus enrichissant et envoûtant de découvrir l’histoire du Pérou en écoutant parler le vieux péruvien assis sur le banc à coté de nous ? Ne serait-ce pas plus savoureux et excitant de sortir manger et danser avec des habitants de Cusco qui connaissent parfaitement les lieux sympas pour sortir ? Ne serait-ce pas plus agréable et intéressant de se balader dans les rues d’un quartier avec un de ses habitants qui nous explique l’histoire et les spécificités de ce quartier, plutôt que de cheminer le nez dans notre guide ? Quand nous voyageons, chaque question, chaque problème que nous avons pourrait être l’occasion d’aller à la rencontre des habitants du pays que nous voulons découvrir. Cela pourrait être un prétexte pour entrer en conversation avec eux et vivre des moments d’échange et d’enrichissement mutuels. Malheureusement, bien trop souvent, en cherchant les réponses dans notre guide, nous tombons dans un mutisme triste et stérile. Il ne s’agit pas de dire que les guides de voyages sont mauvais en soi ou qu’il n’y a pas des moments où ils peuvent peut-être être utiles, mais juste de constater qu’ils finissent trop souvent par être des prétextes à la non-rencontre avec les habitants du pays. Or si nous ne voyageons pas pour rencontrer d’autres êtres humains, alors pourquoi voyageons-nous ? Pour voir des paysages, la nature, un petit village de montagne, les ruelles d’une vielle ville ? Tout cela est très beau bien sûr, mais après ? Au final, il semble bien que ce que nous retiendrons de nos voyages ce sont bien les Autres. Les autres qui nous donnent de leur temps, de leurs sourires, de leurs connaissances,… Dès que nous prenons le temps de s’écouter, de partager et de se laisser un peu bousculer par l’autre, nous nous apercevons que nous avons tant à apprendre les uns des autres. Finalement, c’est pour cela que nous voyageons, pour grandir. Les guides de voyages sont parfois perçus comme les « clés » du voyage. Espérons qu’ils ne soient pas des clés qui ferment les portes de notre rencontre avec les habitants des pays que nous prétendons découvrir… * Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet sont actuellement plongés dans une rencontre avec les habitants du continent Américain en voyageant de Montréal au Canada jusqu’à Buenos Aires en Argentine. Pour plus d’informations sur leur voyage peu ordinaire voir leur blog : http://descentedesameriques.over-blog.com

"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. -
http://boribana.over-blog.com


Khaldoun
Strasbourg, France



5 mars 2007 à 17:45

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Un texte niais, convenu et donneur de leçons. Pourquoi toujours partir de cet inaliénable postulat que les contacts humains sont enrichissants ? Et si on n’a pas envie de causer ? Il n’arrive donc jamais à un voyageur de penser qu’il a perdu du temps avec des gens inintéressants ? De se maudire d’avoir ouvert le bec devant Untel ? De ne plus savoir comment se défaire d’un pot de colle à deux pattes ?

(Même réponse donc que dans un autre topic)

D’après tes humanistes en herbe, le voyageur doit chercher le contact et c’est ce qu’il a de mieux à faire. Allons allons… Il existe d’estimables voyageurs qui les fuient, ces "contacts", qui veillent à bien les minimiser, à les réduire au juste nécessaire. Ces voyageurs, vois-tu, sont de ceux qui ne nourrissent aucune illusion sur leurs contemporains, où qu’ils se situent. Ils les trouvent partout pareils : mesquins, superficiels, incultes, obsédés par l’argent, vilains curieux (autrui a surtout envie de savoir quand tu l’abordes d’où tu viens et combien tu gagnes) et de fieffés gredins derrière le masque de l’affabilité et de l’hospitalité. Ces voyageurs un brin misanthropes ne cherchent absolument pas "les contacts humains". Ils leur préfèrent le flirt avec la nature, l’histoire et l’art. Contempler les étoiles, gravir des montagnes, lire un roman à l’ombre d’un cocotier, piquer un somme au pied d’une citadelle endormie, aller au cinéma ou au théâtre local en se fondant dans la foule, voilà leur ambition. Ils se soucient de leurs semblables comme de leur dernière chaussette. Dans un pays donné, une population est là, par hasard, on fait avec…

Si un bouquin peut éviter bien des salamalecs, eh bien, pour ces voyageurs, c’est une excellente raison pour se le procurer.

Khaldoun


Aristomakos
Tatras slovaques, France



5 mars 2007 à 18:24

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Re: [Khaldoun] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

La vision du voyage que tu décris me paraît respectable. Je la partage parfois. Je visite les lieux plus que les gens.

Un bémol toutefois, lorsque tu dis "Ils leur préfèrent le flirt avec la nature, l’histoire et l’art. ", je signale que ceux qui ont édifié ces citadelles, ces temples ou ces églises étaient probablement aussi "mesquins, superficiels, incultes, obsédés par l’argent, vilains curieux " que leurs compatriotes contemporains ! Fou

Géniaux, les Romains, pour avoir édifié des amphitéâtres ou des aqueducs géants et magnifques. Géniaux, les Romains, pour encourager dans les tribunes deu Colisée les bêtes féroces à dévorer des prisonniers sans défense, ou bien pour crucifier la Spartacus et sa bande ?

J'ai pris cet exemple, j'aurais pu en prendre d'autres en tout lieu et en tout temps. C'est l'homme, pour le meilleur et pour le pire

C'est la remarque que je me fais régulièrement, et elle m'embête ! Elle est dérangeante.

Par le passé, les voyageurs ont très souvent regardé l'autochtone avec leur propre oeil, sans vouloir se mettre à la place de "l'indigène". Ces voyageurs entraient en contact avec l'autre uniquement par intérêt pratique (escorte, cheval, nouriture...), pas pour pouvoir sympathiser ou pour comprendre et devenir plus tolérant. Souvent, ils gardaient leurs préjugés initiaux en rentrant chez eux.

La majorité des autochtones n'en demandait probablement elle-même pas plus. Tant qu'on payait. Et aujourd'hui, qu'en est-il ?

Je signale que jusqu'au début du XXe siècle, dans de nombreuse contrées, le voyageur était souvent armé.

Ben


mlefevre
Nancy, France



6 mars 2007 à 6:42

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Ben.... p'têt qu'ils ne parlent pas espagnol?!
Marie


raoulx (en ligne!)
plus ou moins, France

Photo/image personnelle du membre raoulx.

Description de la photo/image: image honteusement pompée sur : http://acte-aravis.fr/index.php?page=parcours&ville=alex (m'en voulez pas !)


6 mars 2007 à 10:43

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Re: [Khaldoun] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

J'ai lu le texte,

Bon ! y'en a qui s'écoutent écrire !

J'ai lu aussi ta réponse, tu as réussi à mettre en forme , ce qui était en foutoir dans ma tete! elle m'évite un pensum.

On peut aller au devant des gens un guide à la main, et aucune éthique n'interdit d'échanger des impressions et des tuyaux de touristes avec d'autres touristes.

De plus, avec quelques heures de vol, sur un demi siècle de baroud, j'en ai soupé des plans locaux bidons !
Je vais au devant très souvent, mais pas sans plan B !
Et le plan B , c'est peut etre un guide , ou une rencontre avec un autre touriste (ou voyageur, puisqu'il semble y avoir une hiérarchie).


teamten
Au milieu des oliviers, France

Photo/image personnelle du membre teamten.

Description de la photo/image: Jeune femme réparant son bracelet, village du désert du Thar, Inde.


6 mars 2007 à 12:24

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Ouais.... Un peu marre d'entendre des propos d'extrémistes; d'un coté les angéliques qui pensent que "tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil", qui se balladent, de la charité plein les yeux mais qui te mettraient des coups de pieds si ils voyaient deux autres s'acharner sur toi, juste histoire de se mettre du coté des plus forts. Et de l'autre coté, les haineux, ceux qui sont partout chez eux, qui s'imposent et que des qu'un "local" leur adresse la parole c'est pour les escroquer; donc on parle à personne et on fait notre route comme des éléphants de mer...
Le juste milieu bordel! Partons avec notre guide de voyage et nos yeux ouverts et arrétons de se la jouer ou aux "oui-oui" ou aux "rambo" ! Cool et ferme à la fois ce n'est donc pas possible ?
di diou !

(Ce message a été modifié par teamten le 6 mars 2007 à 12:25.)


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CyrilleG
Montpellier, France

Photo/image personnelle du membre CyrilleG.

Description de la photo/image: lac Inle, Birmanie. L'élégante posture du pècheur, au petit matin, quand l'eau et le ciel ne font qu'un...


6 mars 2007 à 12:36

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Bonjour,

Bon, Khaldoun y va peut être un peu fort mais c'est clair que dans ce texte il y a une sorte d'idéalisation (ça se dit ça ?) du contact avec le local... la rencontre de l'autre, c'est très chouette quand ça se produit, mais dans 90% des cas l'habitant te voit arriver comme un gros portefeuille sur pattes, et te veulent beaucoup de choses mais pas nécessairement ton bien. Et à mon avis, partir à la découverte du peuple d'un pays, ça ne se fait en aucun cas en 3 semaines de vacances...
je vis dans une région assez touristique, et il ne m'est jamais passé par la tête de créer une relation privilégiée d'échange culturel avec les touristes que je croise en ville : pourquoi en serait-il autrement ailleurs quand c'est moi la touriste ?
Et puis raoux a raison, les plans locaux, c'est pas toujours le top. Un guide c'est bien pratique mais si on sait qu'il est plein d'erreurs, d'inexactitudes et que tout ne se trouve pas dedans. Et ça n'empêche aucune rencontre, ça permet juste de ne pas être totalement dépendant de la qualité de ta rencontre... Ce n'est pas la clé du voyage, c'est juste une aide. Et puis il faut quand même reconnaître que la communication avec les locaux n'est pas la chose la plus facile, je parle pourtant l'anglais et l'espagnol et il m'est déjà arrivé plusieurs fois de ne trouver personne qui me comprenne autour de moi.
Pour ce qui est de découvrir l'histoire péruvienne avec un papy sur un banc, tu m'indiqueras quels bancs tu fréquentes, parce que pour l'instant moi j'y ai surtout trouvé des rabatteurs, sur les bancs...

Cyrille


raoulx (en ligne!)
plus ou moins, France

Photo/image personnelle du membre raoulx.

Description de la photo/image: image honteusement pompée sur : http://acte-aravis.fr/index.php?page=parcours&ville=alex (m'en voulez pas !)


6 mars 2007 à 12:49

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Re: [CyrilleG] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

il y a une sorte d'idéalisation (ça se dit ça ?)

Essaye "" idéalitude"" on ne sait jamais ! en tout cas ça peut faire la une !


CyrilleG
Montpellier, France

Photo/image personnelle du membre CyrilleG.

Description de la photo/image: lac Inle, Birmanie. L'élégante posture du pècheur, au petit matin, quand l'eau et le ciel ne font qu'un...


6 mars 2007 à 12:57

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Re: [raoulx] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

RireRireRire

Cyrille


BoriBana
France

6 mars 2007 à 17:25

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Re: [Khaldoun] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Bon je reconnais que notre texte va un peu loin, mais c'est justement dans le but de chercher a provoquer le debat et les questions. Bien sur qu'un guide de voyage peut être un outil tres utile et qu'il n'empeche pas forcement de recontrer les gens. Seulement nous avons constaté que souvent c'est le cas.

Bien sur cela depends des gens et on ne peut en aucun cas faire de généralité...

Par contre je ne suis pas du tout d'accord avec votre vision de l'être humain. Ce n'est pas par idéalisme, que je trouve les etres humains intéressants mais parce qu’il me semble que des qu’on creuse un peu on s’aapercoit que chaque être humain a en son sein la capacité d’être “bons” et “méchants”…

Chaque être humain est unique et fascinant. Chacun a sa manière de vivre, ses certitudes, ses doutes, ses envies, ses peurs, ses rêves, ses regrets,... Plus je suis a l'écoute et plus je vois, je sens que chaque être humain – a commencer par moi – est pétri de contradictions, d'envies différentes, de complexité.

J'aime a regarder la vie. Pas la Vie avec un grand “V”, mais toutes ces vies qui gravitent autour de moi, que je rencontre parfois même de manière éphémère. Chaque rencontre me donne espoir et me fait peur en même temps.

Justement parce que je vois bien que nous, les êtres humains, nous sommes capables du pire comme du meilleur. J'ai ressentis cela de manière très forte au Rwanda. (http://tuzareba.over-blog.com) Dans un sens, nous ne valons pas mieux que les personnes qui ont participés au génocide. C’est dur a dire, mais c’est ce que je me suis rendu compte la bas. Chaque personne a en lui, la capacité du mal absolue, comme du bien. Il n'y a évidemment pas les “gentils” et les “méchants”, mais juste des individus qui sont la somme d'une histoire, d'une éducation, d'interactions avec d'autres. A chaque instant nous devons faire des choix qui oriente sans cesse nos vies. Mais sous couvert de liberté, ces choix sont a 95% définis par notre “environnement” au sens large.

Cela ne veut évidemment pas dire que l’on doit tout accepter mais on peut toujours essayer de comprendre chacun.


En tout cas, ma pensée et mes actions se nourrissent de tout cela. Chaque rencontre, chaque lecture, chaque chose que je vois, m'enrichit, me perds et me construit. Je suis fasciné par l'infini que revêt cette terre. Il y a tellement de mondes différents, tellement de vies différentes. Dans notre voyage actuel (http://descentedesameriques.over-blog.com) nous avons la chance de toucher du doigt nombre d'entre elles. Cela aiguise ma sensibilité, détruit toute possibilité de jugement des autres, et me donne le courage et l'énergie pour agir.

Je vais encore passer pour un idealiste niais, mais voila le rencontre avec les autres etres humains me parait primordiale si nous voulons garder un peu d’espoir de faire vuelque chose de ce monde…

Ignace

"Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi" Gandhi. -
http://boribana.over-blog.com


Zitoune
Cajamarca, Pérou

Photo/image personnelle du membre Zitoune.

Description de la photo/image: Voyageur au-dessus de la mer de nuages - Caspar David Friedrich


6 mars 2007 à 20:38

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Re: [CyrilleG] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

 la rencontre de l'autre, c'est très chouette quand ça se produit, mais dans 90% des cas l'habitant te voit arriver comme un gros portefeuille sur pattes, et te veulent beaucoup de choses mais pas nécessairement ton bien

Ce que tu dis est finalement une autre caricature qui signifie que nous representons un interet. C est un peu de l ethnocentrisme. Mais, en fait, dans 90% des cas, l autre, il se moque eperdument de toi ou de moi ou de l autre. Generalement, l autre, ne t a meme pas remarque. Ou bien, tellement le tourisme est present dans son coin qu il ne te remarque plus. Que se soit au Perou ou ailleurs.
Maintenant, pour ce qui est des touristes qui viennent demander leur direction a d autres touristes, cela s explique simplement. Dans un environement culturel ou les reperes classiques n existent plus, il n est pas surprenant qu un touriste s adresse a un autre touriste, cela le rattache a ses reperes d origine. Il s assimile.
En ce qui concerne l histoire d un pays, c est vrai que le quidam sur le banc c est pas vraiment l ideal. Il en est de meme dans les guides. Mais bon, pour avoir un balayage rapide de l histoire d un pays, c est parfois suffisant et beaucoup n en demandent pas plus ce qui est tout a fait comprehensible.

El Chachapoyano


CyrilleG
Montpellier, France

Photo/image personnelle du membre CyrilleG.

Description de la photo/image: lac Inle, Birmanie. L'élégante posture du pècheur, au petit matin, quand l'eau et le ciel ne font qu'un...


7 mars 2007 à 5:42

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Re: [Zitoune] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

OK je me suis mal exprimée : je voulais parler des 90% des locaux avec qui un contact se déclenche, la plupart du temps parce qu'il vient vers toi. C'est clair que la majorité de la population locale, en particulier dans les coins touristiques, n'en a pas plus à foutre de toi que toi même n'en a à faire des touristes dans ton propre pays. Nous représentons un intérêt, ils en représentent un pour nous, c'est une règle des rapports humains qui concerne un champ bien plus large que le tourisme : on rentre en général en contact avec l'autre parce qu'on attend quelque chose de lui.
Dans les endroits beaucoup moins touristique, c'est un peu différent, la curiosité est assurément plus grande de la part des locaux... Mais ce n'est pas pour autant qu'on peut parler de découverte de l'autre : ici ou ailleurs, connaître quelqu'un cela prend du temps. En quelques semaines dans un pays, au mieux, on se fait une idée des modes de vie, on comprend quelques petites choses, mais on ne peut pas prétendre découvrir une culture !
Je fais toujours de nombreuses rencontres au cours de mes voyages, la plupart du temps vraiment très cool, je ne suis pas méfiante de nature et ne suis pas obnubilée par la peur de l'arnaque, observer la vie autour de moi me fascine aussi. Mais je prend ces rencontres pour ce qu'elles sont : un petit moment partagé, un échange un peu superficiel, où je sais très bien que l'autre ne se livrera pas plus que moi. Et si j'ai le choix pour demander mon chemin, dans un pays non anglophone ni hispaniphone, je tenterai d'abord auprès d'autres touristes parce que je suis faignasse et que la communication est plus facile.
C'est teamten qui a raison : on peut être à mi chemin entre la naïveté absolue et la méfiance intégrale...

Cyrille


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gildadesiles
paris, France

7 mars 2007 à 9:32

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Re: [CyrilleG] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

je prend le fil des posts....


Comme beaucoup je me vois mal partir dans un pays inconnu sans un guide, d'une part parce que c'est rassurant, et d'autre part parce que c'est généralement assez bien fait. Même si les personnes rencontrées sont très bien intentionnées, nos notions de comfort ne sont pas tjrs les mêmes.

Ce guide n'empêche ni les contacts, ni les recours aux informations des habitants et s'enrichit de ces informations.

La barrière des langues ne permet pas toujours des contacts simples et de formuler les demandes et les réponses attendues.

Malgré les différents guides utilisés pendant les voyages, j'ai fait de belles rencontres.

A Paris, je ne trouve pas anormal que les touristes se déplacent avec des guides, difficiles d'appréhender tout ce qu'il y a à voir, ...en tant que parisienne, je ne connais par exemple aucun hôtel de bon rapport qualité/prix et pourrais difficilement aider un touriste. Je m'efforce par contre d'aider ceux qui viennent à ma rencontre et de leur donner le maximum de renseignements pouvant les aider.


bzhatao
bzh, France

13 mars 2007 à 11:58

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Re [En réponse à] Répondre

Je prends en cours aussi, assez d'accord sur le fond pour les réponses, mais je reste convaincu que l'on peut voyager sans guides sans pour autant faire copain-copain. Les guides commencent à m'énerver juste parce que les adresses sont toutes les mêmes ou proches pour beaucoup d'entre eux et que beaucoup de pensions n'y sont même pas indiquées (bien que deux fois voir plus moins cher à celles indiquées).
C'est comme le Guide Michelin, celui qui n'est pas dedans peut fermer car sa fréquentation va chuter, personellement je préfère un resto simple et modeste.

http://cart29.blogspot.com


milouenmai
PARIS, France



14 mars 2007 à 7:08

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Re: [bzhatao] Re [En réponse à] Répondre

Au niveau des hotels je suis d'accord, on trouve souvent un hotel ailleurs que dans le guide. Aussi parceque ceux qui sont dans les guides sont plus complets, ou n'ont rien à voir avec la description.

Le LP présente un gros problème de ce point de vue là, la globalisation des guides fait qu'aujourd'hui tous les touristes du monde ont les même adresses et bons plans...qui ne sont donc plus des bons plans par définition.

Par contre le guide quand on arrive à 2 heure du matin dans une ville est bien utile pour trouver un lieu ou dormir. Il est aussi très utile pour se tracer un itinéraire. Sachant que généralement ce qui est touristique est plus intéressant culturellement et artistiquement que ce qui ne l'est pas.

Vous en connaissez beaucoup des gens qui viennent à Paris et qui vont voir la bibliothèque de Clichy plutôt que la Tour eiffel...Et ils ont bien raison parceque la bibliothèque de Clichy c'est très moche et sans intérêt...

On a tous en nous quelque chose de Tenesse : Johnny Haliday


Lea25000
France

15 mars 2007 à 14:59

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Re: [Khaldoun] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre


 En réponse à 
Un texte niais, convenu et donneur de leçons. Pourquoi toujours partir de cet inaliénable postulat que les contacts humains sont enrichissants ? Et si on n’a pas envie de causer ? Il n’arrive donc jamais à un voyageur de penser qu’il a perdu du temps avec des gens inintéressants ? De se maudire d’avoir ouvert le bec devant Untel ? De ne plus savoir comment se défaire d’un pot de colle à deux pattes ?

(Même réponse donc que dans un autre topic)

D’après tes humanistes en herbe, le voyageur doit chercher le contact et c’est ce qu’il a de mieux à faire. Allons allons… Il existe d’estimables voyageurs qui les fuient, ces "contacts", qui veillent à bien les minimiser, à les réduire au juste nécessaire. Ces voyageurs, vois-tu, sont de ceux qui ne nourrissent aucune illusion sur leurs contemporains, où qu’ils se situent. Ils les trouvent partout pareils : mesquins, superficiels, incultes, obsédés par l’argent, vilains curieux (autrui a surtout envie de savoir quand tu l’abordes d’où tu viens et combien tu gagnes) et de fieffés gredins derrière le masque de l’affabilité et de l’hospitalité. Ces voyageurs un brin misanthropes ne cherchent absolument pas "les contacts humains". Ils leur préfèrent le flirt avec la nature, l’histoire et l’art. Contempler les étoiles, gravir des montagnes, lire un roman à l’ombre d’un cocotier, piquer un somme au pied d’une citadelle endormie, aller au cinéma ou au théâtre local en se fondant dans la foule, voilà leur ambition. Ils se soucient de leurs semblables comme de leur dernière chaussette. Dans un pays donné, une population est là, par hasard, on fait avec…

Si un bouquin peut éviter bien des salamalecs, eh bien, pour ces voyageurs, c’est une excellente raison pour se le procurer.

Khaldoun



Toutes les façons de voyager sont respectables...

Mais alors quelle pessimisme !

Rien que l'idée de penser que tous les gens que je pourrais rencontrer dans ces pays sont des idiots et des arnaqueurs me couperait l'envie d'y aller.. et je m'achèterais des DVD de Géo pour regarder le Machupiku chez moi à l'abri de tous les idiots ....

Tiens si j'allais au Pérou que ferais -je ?

Je crois que j'irais d'abord dire bonjour à la maman de mon ami Roberto, dans les montagnes, sinon il m'en voudrait..

Puis j'irais voir le Machupiku..

Et pour terminer ce premier voyage, j'irais faire une incursion dans un coin particulier de la forêt amazonienne... zut ce n'est pas dans le guide du routard.. je fais comment..?

Le nom ? j'ai oublié .; je devrais demander à de jeunes amis de mon fils qui en ont gardé un souvenir inoubliable... Seule , il n'y a pas de touristes dans ce coin là, je vais devoir prendre un guide local obligée..

Le nom devrait me servir de sauf conduit.. ce n'est pas Euro Disney

Léa


LORA24CARAT
France



3 avril 2007 à 15:15

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Ceci est exact dès lors que l'on comprend ce que signifie le but du voyage, mais pour en arriver à cette conclusion, c'est à dire cet état d'esprit, il faut savoir se lancer et prendre les devants.
Je ne remets pas en cause ta pensée, car je suis plutôt d'accord avec celle-ci, mais comme pour toute bonne arrivée il faut un bon départ, le voyage ne s'apprend pas mais apprend.

LAURA


petitpalais
vaucluse, France

3 avril 2007 à 16:07

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Re: [Lea25000] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

bonsoir. je prends en cours et je trouves les propos de certains tres durs. étant dans une region touristique, je me mets de l'autre coté. eh bien, je suis trés contente que des touristes français ou étrangers me demandent des renseignements de tout ordre. je n'ai rien à leur vendre, je sais que pour la grande majorité, ce ne sera que des échanges sans suite, mais quels plaisirs de discuter quelques minutes ou quelques heures pour faire partager ce que l'on aime ou ce que l'on connait. et il m'est arrivé de rester en contact avec plusieurs.
et quand je vais à l'étranger, je suis de l'autre coté et c'est toujours agréable de discuter de tout et de rien avec les gens du pays.
en conclusion, les guides sont bien utiles ( je m'en sers souvent ) mais parler est bien plus agréable et peut vous resever d'agréables surprises


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jfbrodin
QUIBERON, France

14 avril 2007 à 12:14

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

imagine un peu l'inverse : qu'un péruvien demande son chemin à un parisien pour aller par exemple visiter le Musée de l'Homme : combien de chances y a-t'il que celui-ci soit capable de le renseigner, et d'engager un dialogue chaleureux avec lui?

l'homme qui vient de loin a fait un long trajet


sch
Pérou

14 avril 2007 à 15:12

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Re: [bzhatao] Re [En réponse à] Répondre


 Citation 
Les guides commencent à m'énerver juste parce que les adresses sont toutes les mêmes ou proches pour beaucoup d'entre eux



Au contraire, au moins tu sais ou ne surtout pas aller Tire la langue
Une fois qu'il est dans un guide un hotel va immanquablement agmenter ses prix car il aura +/- l'assurance de faire le plein.


georgesOZ
Perth, Australie

Photo/image personnelle du membre georgesOZ.


15 avril 2007 à 5:11

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Re: [CyrilleG] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

Bonjour Cyrille,

Dans un moment de desoeuvrement, je saisis cette discussion en cours, et en gros je crois que le danger est de prendre une position extremiste. Que ce soit "jamais de guide" ou "jamais rencontrer les gens" etc... Les guides, pourquoi pas au debut? Il faut bien un debut a tout, non? Je ne voulais pas te repondre a toi, personnellement, mais je releve quand-meme ton point de vue sur "il faut beaucoup de temps pour faire la decouverte des autres". C' est vrai, mais ce n' est pas une raison pour se decourager. L' un des aspects les plus enchanteurs d' un voyage n' est-il pas d' avoir des contacts deroutants avec des gens qui vivent, pensent, parlent d' une facon toute autre que nous, meme si nous ne pouvons pas pretendre les comprendre vraiment? Il y a comme un brin de snobisme dans tes commentaires (sans vouloir te vexer, hein! Sourire).

En fait, je trouve les francais (VF = forum francais a 99%) un peu trop "intellectualises". Je dis ca en tant que francais moi-meme. Quel est vraiment le besoin de vouloir degager des regles sur la facon de voyager? A qui, a quoi cela sert-il?

Pour en revenir a l' usage un peu trop systematique des guides, j' y reconnais aussi la peur de l' inconnu. C' est securisant, d' etre parachute dans un pays dont on ne parle pas la langue, a 10,000 km de chez soi, d' avoir ce guide en main. C' est comme si quelqu' un de familier, qui nous connait, nous disait "ne t' en fais pas, je vais te dire comment survivre dans ce monde bizarre ou tu te trouves". Il n' y a pas fondamentalement de mal a ca. Ce qui m' interesse moins, c' est les gens qui une fois revenus de leurs voyages parlent de ces pays comme s' ils avaient tout vu, tout entendu, tout compris, alors qu' ils n' ont pratiquement jamais eu le moindre contact avec les gens du cru. Je ne leur en veux pas, mais cette facon de voyager ne m' interesse pas.

Georges


shinyfax
France

21 avril 2007 à 9:05

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Re: [BoriBana] Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays [En réponse à] Répondre

 
Je crois que si un guide de voyage parvient à remplacer la rencontre avec les habitants, cela signifie que l'on avait rien d'autre à leur demander que l'emplacement d'un lieu touristique.

En général, quand tu as l'intention d'entamer une conversation avec quelqu'un, tu n'es pas obligé de commencer ta phrase par: "Excusez-moi, pouvez-vous m'indiquer où se trouve la tour Eiffel?".

 
 

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