
LeDragon
Québec (Canada)
26 avril 2008 à 9:39
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Bon, du fin fond de ma Beauce, j’eursous en mescouant les pleumas ! Revenons-en à la question. Je n’ai jamais entendu « zinger ring ». Cela dit, le verbe « zigner » a un sens plus général que ce qui a déjà été indiqué. Cela veut dire « secouer, agiter ou donner des mouvements de va et vient ». Aller savoir pourquoi certains lui donnent une connotation sexuelle ! N’étant pas linguiste, je ne sait pas comment on désigne ces mots qui découlent du son qu’on peut leur associer. Dans le cas de « zigner », on entend bien ce qu’on veut dire, ou comme dises nos ados : « T’entends veut dire ? ». Je l’ai déjà dit : je ne suis pas linguiste. Mon âge aidant, j’ai pourtant connu plusieurs expressions, détournements de sens et jeux de mots qui ne durent que quelques années et se limitent à un petit groupe. En quelque sorte, un sous-régionalisme éphémère ! C’est peut-être cela que vous cherchez. A moins que ce ne soit tout simplement un individu qui a déparlé. Mais, voilà que je m’interroge sur le mot « ring ». Alors qu’en anglais il peut désigner toutes sortes d’objets, les québécois francophones l’utilisent rarement hors des applications mécaniques. Il se pourrait même que ce soit la contraction de « bearing » ( roulement à bille ). Alors, je me demande s’il ne vous manque pas une syllabe pour donner : « zigner un ring ». Ca pourrait alors faire penser à "limer un roulement à bille, ou un anneau de fixation". Je ne parirai pas, mais ça pourrait être une piste. Sur la persistance du vieux français au Québec, mais plus généralement sur le grand différend de nos accents différents, j’ai lu récemment un article du Devoir. Les détails m’en échappe, mais on y relevait deux écoles de pensées en matière de prononciation dans l’aristocratie française du XVIIIème siècle. J’ai en mémoire le nom de Vauvenargue comme étant l’un des propagandistes, mais je ne trouve rien à son sujet, alors je me trompe peut-être. Quoiqu’il en soit, c’est la révolution française qui aurait fait tourner le vent et favorisé la prononciation d’aujourd’hui en hexagone, alors que le Québec aurait gardé les vieux usages. Je regrette vraiment de ne pas pouvoir être plus précis. Yvon LeD
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