
Dolma (en ligne!) Paris et ailleurs.., France

31 mars 2008 à 8:40
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Ce n’est ni un guide ni un compte rendu de voyage mais une suite d’instants, d’images et d’émotions qui n’a d’autre but que de vous emmener pour une simple promenade vers ce petit bout de monde que cajole le St Laurent. Gaspésie la belle lointaine au fil d’un été. De l’est entre mornes et anses à l’ouest aux doux rivages, en passant par la pointe et ses falaises, des villes et villages défilent le long de la 132 : Ste Flavie, c’est là que tout commence ; Métis et ses somptueux jardins ; Matane et son Café des Délices (les célèbres crevettes y sont savoureuses) ; Ste Anne des Monts -porte d’entrée vers les Monts Chic Chocs pour ne citer qu’eux ; la Martre et ses toits rouges ; Cap des Rosiers, son charmant phare et la divine cuisine du resto de Mona ; Gaspé la trop touristique à mon goût ; Percé, son rocher et son ile Bonaventure où 120 000 fous de Bassan trouvent refuge pour se rencontrer, se connaitre, former des couples et s’aimer… Ste Thérèse et son usine unique au monde où l’on fume et sèche la morue en extérieur sur des vigneaux ; l’Anse à Beaufils, minuscule et ravissant port assoupi dans l’éclat du soleil ; Carleton l’élégante de la baie des Chaleurs -hum, le St Laurent est juste un peu moins froid qu’ailleurs.. ; on quitte alors le fleuve pour aller vers Ste Florence, le long de la Matapédia, on continue vers Amqui entre forêts, vallons et rivières… Voici quelques autres souvenirs, dispersés le long d’autres routes, d’autres sentiers, où l’on prend un plaisir infini à se perdre… Pause solitaire et contemplative sur un vieux tronc desséché sur la plage de la Penouille, drôle de nom pour étrange endroit de solitude, de rochers abrupts et d’oiseaux joueurs. Et puis le Saint Laurent, fleuve immense, démesuré qui se prend pour un océan... Et puis les phares qui teintent de rouge la côte nord, escarpée et sauvage. Et puis les villages aux maisons colorées qui s’étendent, qui s’étalent à n’en plus finir par monts et vallées. Et puis le Forillon -où il est possible de croiser un ours- aux sentiers qui mènent… qui mènent si loin qu’on ne sait ni où ni quand on arrive… Et puis les armées de maringuoins et autres black flies, dards batailleurs, qui obligent à une retraite précipitée. Et puis le geste élégant du pêcheur à la mouche sur la rivière Matapédia. Rester là, dans le silence et admirer, tout simplement. Et puis ces regards rieurs, ces mots aux accents irrésistibles, cette tendresse qui vous accueille à grands bras, cette complicité à fleur de cœur…. Gaspésie la belle et inoubliable enchanteresse… Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
(Ce message a été modifié par Dolma le 3 avril 2008 à 3:42.)
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