
soloparati
Montréal, Québec (Canada)
16 octobre 2008 à 1:58
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Information officielle sur les dommages occasionnés par les ouragans Gustav et Ike (données préliminaires) Les vents, les pluies et les inondations qui ont précédé et succédé au passage de deux ouragans, Gustav et Ike, sur pratiquement tout le territoire national, entre le 30 août et le 9 septembre, constituent sans aucun doute un des épisodes les plus dévastateurs de l’histoire de ces phénomènes météorologiques à Cuba, du point de vue de l’ampleur des dégâts matériels. Pour notre peuple, préparé depuis des années à affronter des désastres naturels grâce à l’organisation et à l’efficacité démontrées par sa solide Défense civile, énergique et prévoyante, comme l’a dit Fidel, les expériences vécues par des centaines de milliers de compatriotes sinistrés et les images transmises par les médias sur les localités les plus durement touchées ont été saisissantes. Si des provinces comme Pinar del Rio, Holguin, Las Tunas, Camagüey et la commune spéciale de l’île de la Jeunesse, pour ne citer que les zones les plus durement touchées, n’ont pas été déclarées zones de désastre suite aux perturbations significatives des activités de production et de services et de toute l’infastructure de la nation, si leurs habitants n’ont pas sombré dans le désespoir, c’est bien parce qu’il y a une Révolution. Le sentiment qui prévaut aujourd’hui dans ces territoires et dans tout le pays est la confiance, la certitude que toutes les difficultés seront surmontées : unis sous la direction de notre Parti, nous saurons mener à bien un processus de reconstruction et de reprise économique intense et efficace, même s’il doit se prolonger dans le temps. Sur leur passage, aussi bien Gustav que Ike ont mobilisé l’attention de tout le pays depuis le 25 août, où la Défense civile émettait sa première note dans laquelle elle instaurait la phase d’information dans les provinces de l’Oriente, jusqu’à la note N° 9 concernant Ike, émise le 11 septembre, qui instaurait l’étape de récupération dans la province de Pinar del Rio. Aucune parcelle de territoire n’a échappé aux menaces ni à l’impact de l’un ou de l’autre des deux ouragans. Avant de pénétrer par Pinar del Rio et d’en sortir, presque aux mêmes endroits, à quelques kilomètres près, que son prédécesseur, Ike a mis tout le pays en état d’alarme cyclonique. Mais cette histoire est suffisamment connue. Comme on le sait, dans ces circonstances, dès que le moindre risque est annoncé, la première priorité de ce pays consiste à sauvegarder les vies humaines. Plusieurs données illustrent l’envergure des efforts consentis à cette fin. Pour les deux ouragans, il a fallu protéger au total 3 179 846 personnes, dont 2 772 615 pendant le passage de Ike. Sur ces totaux, près d’un demi-million seulement ont été hébergés dans des centres d’évacuation. Les autres ont bénéficié de la solidarité de familles et de voisins. Plus de dix mille véhicules et des centaines de lieux d’hébergement ont été réquisitionnés au service de l’évacuation. En outre, 176 113 étudiants en régime d’internat ont été reconduits chez eux et 2 818 touristes ont été déplacés lors du passage de Ike. Plus de 87 000 camarades, hommes et femmes, mobilisés ou titulaires de postes de direction, de l’échelle nationale à celle des zones de défense, ont travaillé au service du Système de Défense civile. Gustav n’a occasionné aucun décès mais, comme cela a déjà été annoncé en son temps, sept citoyens ont trouvé la mort dans diverses provinces lors du passage de Ike, non seulement sous l’effet direct du cyclone, mais aussi faute d’avoir strictement respecté les mesures indiquées par la Défense civile. DES PERTES MATÉRIELLES CONSIDÉRABLES Des évaluations encore très provisoires des destructions occasionnées en moins de dix jours par les deux ouragans chiffrent les pertes à environ 5 milliards de dollars. C’est sans aucun doute dans l’habitat que Gustav et Ike ont fait le plus de dégâts : plus de 444 000 logements ont été endommagés, avec pour la plupart perte partielle ou totale de la toiture, entre autres dommages, et 63 249 effondrements totaux. Les chiffres pourraient encore augmenter sous l’effet conjugué des pluies intenses et du passage des jours. Les effets des ouragans se sont faits sentir dans tous les territoires, mais ils ont été particulièrement aigus dans les régions frappées par les pluies et les vents les plus intenses, et avant, pendant et après, par des inondations fluviales et côtières. Il s’agit de Pinar del Rio et de l’île de la Jeunesse, touchés surtout par Gustav (un ouragan de catégorie 4, proche de 5), et de Holguin, Las Tunas et Camagüey (catégorie 3). Ce problème est le plus complexe, non seulement parce que la destruction totale de logements en prive plus de deux cents mille personnes pour un temps, sans compter les centaines de millions d’habitants dont les logements requièrent des réparations, mais aussi parce que la construction et la réparation impliquent des investissements financiers et des ressources matérielles abondants, ainsi que, inévitablement, des années de travail intense. LES PRINCIPAUX EFFETS DE GUSTAV DANS D’AUTRES DOMAINES L’évaluation préliminaire des dégâts causés par Gustav situe la part la plus importante dans la commune spéciale de l’île de la Jeunesse et dans la province de Pinar del Rio, plus précisément dans les localités suivantes : San Cristobal, Los Palacios, Consolacion del Sur, Viñales, La Palma, Minas de Matahambre, Candelaria et Bahia Honda. Il faut préciser ici que les calculs des pertes en logements ont été effectués sur la base des prix historiques et conventionnels et non sur des valeurs réelles aux prix internationaux. Signalons que la construction d’un logement durable, capable de résister aux vents les plus puissants, requiert un élément indispensable et douloureusement rare : la force de travail. Une force qu’il faut aussi distribuer dans les centres de production et de services, dont certains ont subi des dommages considérables. Autrement dit, la valeur réelle d’un logement dans le monde et l’amortissement de l’investissement correspondant sont incomparablement supérieurs. . La situation est critique dans les 120 105 logements touchés par Gustav dans la province de Pinar del Rio, et en particulier à Los Palacios et à San Cristobal. . Ce ne sont pas seulement les foyers qui ont été détruits mais aussi les réservoirs d’eau des immeubles, au nombre de quatre mille. . La région occidentale du pays présente de sérieuses affectations dans l’infrastructure électrique : Sur la ligne de transmission de 220 kilowatts Mariel/Pinar del Rio, 137 tours ont été détruites, de même que 13 sur la ligne de110 kilowatts. 4 500 poteaux ont été arrachés; 530 transformateurs et 5 000 lampadaires de l’éclairage public ont été endommagés, entre autres éléments. Dans la commune spéciale de l’île de la Jeunesse, la totalité du système électrique a été détruit. . Dans l’agriculture, principalement les tubercules et la canne à sucre, plus de de 55 700 hectares ont été totalement ravagés ; 877 potagers de cultures organiques et 392 autres potagers en culture intensive ont été endommagés. . L’aviculture a été touchée à 80% dans l’île de la Jeunesse et à cent pour cent dans les huit communes concernées de Pinar del Rio. . 3 414 hangars de séchage du tabac ont été détruits et 1 590, endommagés, de même que plus de 800 tonnes de tabac. . Plus de 180 000 hectares de forêts ont été sévèrement affectés. . Dans la production alimentaire industrielle : 28 boulangeries, 8 pâtisseries et uen entreprise de conserves de fruits et de légumes ont perdu la totalité de leurs toitures, mas disposent de groupes électrogènes. . Plus de 4 355 tonnes de denrées alimentaires emmagasinées ont été avariées. . Dans le système de Radio Cuba : les deux tours de transmission d’ondes moyennes et la tour de télévision ont été totalement détruites dans l’île de la Jeunesse. Les tours des installations de San Cristobal, de La Palma et de Los Palacios ainsi que leurs trois centres de télévision sont dans le même état. Dans la province de La Havane rurale, les centres d’Artemisa et de Bauta sont hors fonctionnement. . Dans les télécommunications, 9 316 lignes sont hors service, dont la plupart à l’île de la Jeunesse (7 797) et à Pinar del Rio (1 021). . On continue de recenser les pertes d’ordinateurs, de téléviseurs et de magnétoscopes. Dans les secteurs de la santé et de l’éducation, 7945 ordinateurs sont hors d’usage. . Dans le secteur de la santé publique de la région occidentale, des dégâts importants ont été enregistrés dans 314 installations, dont 26 hôpitaux, 18 polycliniques, 191 services de consultations, 14 foyers pour personnes âgées et 42 pharmacies. C’est encore à l’île de la Jeunesse et dans les communes de San Cristobal, Los Palacios, La Palma et Consolacion del Sur (province de Pinar del Rio) que la situation est la plus critique. . Dans l’éducation, 1 160 centres scolaires ont été touchés, dont 599 à Pinar del Rio, 218 à La Havane rurale, 225 à La Havane-Ville et 87 à l’île de la Jeunesse. . Des installations importantes ont été détruites au port de Nueva Gerona de l’île de la Jeunesse, où l’aéroport a aussi été sérieusement endommagé, au point que pratiquement tout le transport de passagers est annulé. LES PRINCIPAUX DÉGÂTS CAUSÉS PAR IKE Le bilan des dégâts n’était pas encore complètement établi au moment de la mise sous presse de cette information le 12 septembre, mais on peut d’ores et déjà dresser une liste des provinces et des communes les plus sévèrement touchées : · Province de Guantanamo : les communes de Baracoa et Maisi. · Province d’Holguin : le chef-lieu du même nom, ainsi que les communes de Banes, Antilla, Moa, Rafael Freyre, Mayari et Gibara. · Province de Las Tunas le chef-lieu du même nom et les communes de Puerto Padre, Manati et Jesus Menendez. · Province de Camagüey, le chef-lieu du même nom et Nuevitas, Guaimaro, Najasa, Florida, Sibanicu, Minas et Santa Cruz del Sur. · Province de Ciego de Avila, le chef-lieu, Venezuela, Baragua et Majagua. · Province de Sancti Spiritus, le chef-lieu, Trinidad et La Sierpe. · Province de Villa Clara: Manicaragua, Encrucijada, Santo Domingo et Sagua la Grande. · Province de Cienfuegos : Cumanayagua et Aguada de Pasajeros. · Province de Matanzas, le chef-lieu, Union de Reyes, Calimete, Perico et Jagüey Grande. Toutes les communes de ces provinces ont subi des dommages. Il n’est question ici que des plus importants. Les pertes infligées par les cyclones aux autres communes ne seront pas oubliées. En ce qui concerne les dommages les plus lourds, signalons que des pertes importantes ont été enregistrées dans les provinces de La Havane rurale et La Havane-Ville, quoique dans une proportion inférieure à celle de l’ensemble du pays. Pinar del Rio et l’île de la Jeunesse ont encore une fois été frappés par les vents, mais les préjudices occasionnés par les eaux ont été beaucoup plus graves. Les effets de l’ouragan ont tardé à disparaître. · L’approvisionnement en électricité a été perturbé dans pratiquement tout le pays, qui a été plongé dans l’obscurité par l’action des vents violents et des pluies torrentielles, mais aussi par les mesures de protection qui s’imposent pour éviter des dommages majeurs. · D’autre part, les travaux de reconstruction se sont compliqués dans la quasi-totalité des régions 24 heures après que l’ouragan a gagné la mer, pour cause d’inondations côtières et fluviales. · Le service a été graduellement rétabli grâce à l’entrée en fonctionnement de microsystèmes électriques constitués de batteries de groupes électrogènes, qui ont été progressivement remplacées dans la mesure où le système électro-énergétique national a été activé, à l’exception des provinces de Santiago de Cuba, Granma et une partie de Guantanamo, qui ont pu être connectées à la centrale thermoélectrique Renté. La province de Pinar del Rio et la commune de l’Île de la Jeunesse continuent d’être approvisionnées par les microsystèmes, et ceci jusqu’à la réparation des lignes de transmission, solution définitive qui interviendra dans les plus brefs délais. Jusqu’au 12 septembre l’approvisionnement en électricité dans les provinces était assuré dans les proportions suivantes : Las Tunas, Camagüey et Holguin affichaient un taux inférieur à 30% en raison de l’ampleur des dommages infligés aux réseaux de base ; Granma et Santiago de Cuba dépassaient 99% et Guantanamo 94% , encore que les communes de Maisi et Baracoa, plus sévèrement touchées, enregistraient des taux de 53% et 79% ; Ciego de Avila dépassait 92% ; La Havane rurale avoisinait 92% ; Matanzas 90% ; Villa Clara 87,2% ; Cienfuegos 94,7%, et Sancti Spiritus 84%. Dans toutes ces provinces la plupart des chefs-lieux présentaient des pourcentages supérieurs. Les réseaux électriques de certaines communes défavorisées ont été sérieusement endommagés. La Havane-Ville dépassait 98%, même s’il restait certaines réparations ponctuelles à effectuer (transformateurs brûlés, connexions endommagées, etc.) localisées à Boyeros, La Havane de l’Est, Plaza de la Revolucion, Cerro et Playa. Les régions les plus gravement touchées et les plus complexes (Pinar del Rio et l’Île de la Jeunesse), enregistraient un peu plus de 55% et presque 67%, respectivement. · Les mini et micro hydroélectriques ont subi des dommages importants. · Les puits destinés à l’approvisionnement de la capitale en gaz manufacturé sont toujours en fonctionnement. Une seule turbine d’Energas est actuellement en service afin de maintenir la vitalité, si bien que certains puits ont été maintenus ouverts pour assurer l’alimentation du système. · Des interruptions généralisées du service des communications ont été provoquées par les chutes d’arbres, de poteaux téléphoniques et de tours de transmission, si bien que certaines stations de télévision communautaires ont été désactivées. · Dans l’agriculture, Ike a également occasionné des dégâts dans 205 cultures en serre et dans la plupart des pépinières. · Toutes les régions caféières de l’est du pays ont été frappées et la récolte est perdue dans certaines communes du fait de l’action des vents et des pluies, notamment à Mayari, Sagua de Tanamo, Maisi et dans la province de Granma. · Ike a provoqué la perte totale de plus de 32 305 hectares de bananiers et de plus de 10 00 hectares d’autres cultures dans les provinces de l’est du pays. · Au moment où nous mettions cette information sous presse, on rapportait la perte de plus d’un demi-million de volailles, dont environ 100 000 ont dû être sacrifiées et distribuées à la population. Les dommages causés au cheptel avicole ont été particulièrement sévères à Sancti Spiritus, Matanzas, Las Tunas et Camagüey. · Plus de 156 000 hectares de canne à sucre ont été couchés par les vents, 518 879 ont été inondés et 3 895 hectares de canne nouvelle sont perdus. Environ 40 000 tonnes de sucre mouillé par la pluie devront être soumises à un nouveau traitement industriel. · Des dégâts considérables ont été également infligés aux cultures variées du ministère du Sucre, qui fait état de plus de 10 000 hectares de bananiers, de riz, de haricots et autres endommagés, y compris dans l’agriculture urbaine. · Les ouragans n’ont pas épargné les installations industrielles. Toitures et cheminées arrachées, fenêtres et vitres brisées… Pour des raisons diverses, la production a été paralysée dans toutes les usines et n’a toujours pas redémarré dans bon nombre d’entre elles. · Le ministère du Commerce intérieur a rapporté des dommages dans ses entrepôts, d’un volume de 49 000 tonnes, les dégâts les plus sévères ayant été enregistrés aux entrepôts de Holguin où 12 750 tonnes de produits ont été avariés et 1 111 points de vente endommagés. · Il est fait état de la destruction partielle ou totale de 2 642 installations du ministère de l’Education (les toitures et les fenêtres, notamment), et de 186 jardins d’enfants, ainsi que de dommages sévères infligés aux Instituts pédagogiques de Holguin, Las Tunas et Camagüey. · Le ministère de l’Education supérieure a également enregistré des dégâts considérables dans les Universités de Cienfuegos, Sancti Spiritus, Matanzas, Villa Clara, Holguin, au siège municipal de Puerto Padre (Las Tunas) et à l’Institut des sciences agricoles de La Havane. · Par ailleurs 146 établissements culturels et 82 installations sportives, dont 6 Ecoles d’initiation sportive, 13 Ecoles supérieures de perfectionnement sportif et académies sportives, 2 Facultés de culture physique, 5 stades de baseball provinciaux et 32 municipaux, 8 salles omnisports, 13 écoles communautaires et 2 complexes de piscines ont été endommagés. · En ce qui concerne les établissements de santé, les plus grands dommages ont été causés aux services de néonatologie des hôpitaux Enrique Cabrera, Aballi, à l’hôpital gynéco-obstétrique Eusebio Hernandez, aux hôpitaux 10 de Octubre et William Soler, ainsi qu’à l’hôpital orthopédique Fructuoso Rodriguez. · Des chutes d'arbres, des éboulements et des crues sont signalés en de nombreux points du réseau routier. Tous les ponts de la route reliant Cayo Coco à l’île principale ont été touchés, de même que les canalisations d’eau potable. La Farola, dans la province de Guantanamo, a été dégagée mais cette route est encore dangereuse. Les tronçons Las Tunas-Holguin et Holguin-Moa font l’objet d’une inspection, et la circulation a été interrompue sur deux tronçons de l’autoroute nationale. Des milliers de kilomètres de routes et de chemins ont été endommagés tout le long du pays. · Sept ports ont été fermés et des dégâts importants ont été causés aux hangars de Vita, Carupano et Nuevitas, ainsi qu’aux systèmes de balisage et de signalisation à l’entrée des ports. En ce qui concerne les volumes d’eau accumulés dans les 239 retenues du pays placées sous la juridiction de l’Institut national des ressources hydrauliques, ils étaient estimés, au 12 septembre, à 7,8915 milliards de mètres cubes, soit 86% du total de la capacité utilisable, ce qui représente une hausse de 1,791 milliard de mètres cubes par rapport au vendredi 5 septembre. Par ailleurs, 128 barrages déversent actuellement leur trop-plein, soit 94 de plus qu’avant le passage de l’ouragan Ike. Pendant cette dernière semaine toutes les provinces, à l’exception de la commune spéciale de l’Île de la Jeunesse, ont vu augmenter leur volume d’eau retenue. Pinar del Rio, Villa Clara, Cienfuegos, Holguin, Granma et Guantanamo en sont à plus de 99% de leur capacité. Quatre provinces enregistrent plus de 80%. Bien d’autres informations et données pourraient compléter le panorama des dégâts provoqués dans le pays en moins d’un mois par quatre phénomènes météorologiques, et en particulier par les ouragans Gustav et Ike qui étaient d’une force destructrice peu commune. L’infrastructure économique et sociale et l’habitat ont été dévastés comme jamais auparavant. « Le moment viendra où il faudra procéder à l’analyse des facteurs objectifs, de l’utilisation rationnelle et optimale des ressources matérielles et humaines qui doit intervenir partout, concrètement, sur le terrain. Savoir où il faut investir, ou non. Savoir quoi faire de chaque centime. Répondre à chaque question sur ce qui doit être fait, dans l’urgence comme dans les circonstances normales où la vie reprend son cours, avec les eaux et les vents, où les enfants, les adolescents et les adultes vaquent à leurs activités quotidiennes, toujours prêts à lutter et à vaincre sans se décourager face à l’adversité, demain comme aujourd’hui », comme l’a écrit Fidel récemment. Le gouvernement n’a pas perdu une minute, et en quelques heures seulement il a commencé à envoyer de l’aide puisée dans ses réserves aux régions frappées, même s’il est impossible que toute l’aide parvienne simultanément à tous. La solidarité du peuple s’est faite sentir dès le premier moment, et nombreux sont les exemples qui le prouvent. Près d’un demi-siècle de Révolution nous y a préparés. La rigueur et la rationalité à laquelle Fidel nous exhorte et que le Parti nous demande seront notre mot d’ordre dans le réajustement des programmes et des plans économiques et sociaux auquel nous oblige notre priorité numéro un : la réparation des dommages. Le soutien de l’extérieur n’a pas manqué non plus. Nombreux sont les gouvernements, les organismes et les institutions dont les autorités nous ont contactés et ont envoyé leurs premières aides. La graine semée par notre internationalisme et notre solidarité commence à germer. Nous exprimons à tous notre reconnaissance. Les cadres et les militants de notre glorieux Parti, les combattants aguerris des Forces armées révolutionnaires, du ministère de l’Intérieur, de la Défense civile, les hommes et les femmes de notre classe ouvrière, de nos organisations de masse, de nos médias, nos journalistes et intellectuels et les autres citoyens de notre peuple héroïque, qui ont fait face avec courage et discipline à ce coup très dur que nous a infligé la nature, sont tous dignes d’admiration. Travaillons plus unis que jamais, sans oublier que « notre devoir est de vaincre ». 15 septembre 2008 15h14 IMPRIMER CET ARTICLE Directeur général: Lazaro Barredo Medina / Directeur éditorial: Gabriel Molina Franchossi HÔTE: Teledatos-ICCC. 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