
eliade
Nantes, France
Photo/image personnelle du membre eliade.
Description de la photo/image: cérémonie à Ubud Bali Indonésie
31 mai 2008 à 6:18
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Regards croisés sur la Birmanie, hier... aujourd'hui
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lorsque les Portugais s'élancèrent sur les océans .... Courrier international mars 2008 HISTOIRE
HISTOIRE • Aventuriers et mercenaires au service des rois birmans Les bayingyis sont les descendants de soldats portugais qui intégrèrent aux XVIe et XVIIe siècles les armées des seigneurs d’Ava, de Pegu, d’Arakan et d’autres principautés qui s’opposaient dans de constantes guerres civiles. Faria de Sousa, historien et poète portugais du XVIIe siècle, raconte dans son Asie portugaise qu’“aux environs de 1556 on trouve au service du roi Bayinnaung plus d’un millier de soldats et marins portugais”. Outre les mercenaires, il y avait également des commerçants. L’écrivain Duarte Barbosa (XVIe siècle) mentionne l’existence d’une terre “aux habitants à la peau sombre qui marchent nus de la taille jusqu’à la tête” où les marchands, installés à Malacca, cherchaient du bois, des céréales et des pièces précieuses. Ils jouissaient d’un accord établi en 1511 entre Afonso de Albuquerque (navigateur et explorateur portugais, gouverneur des Indes de 1509 à 1515, qui s’empara de Malacca en 1511) et les Mon, une ethnie du sud du pays. Aujourd’hui, quand on parle du Portugal au Myanmar, on pense aussitôt à Filipe de Brito, un aventurier qui fut seigneur, entre 1600 et 1613, d’un vaste domaine à Syriam (près de Rangoon), le port le plus important de l’époque. Brito sera finalement empalé. Sa principauté était une entrave au souhait du roi birman de l’époque de dominer toute la vallée de l’Irrawaddy. A Syriam, il reste les murs d’une église et quelques pierres tombales aux épitaphes écrites en portugais, en arménien et en latin. Les soldats de l’armée de Brito et leurs familles, prisonniers des forces ennemies, furent ensuite envoyés dans le royaume d’Ava, voisin de Mandalay. Craignant que ces guerriers – réputés pour leur courage et leur dextérité à manier les armes à feu – ne se liguent contre lui, le souverain local décida de les disperser dans plusieurs villages, où vivent encore leurs descendants, mais il continua à les réquisitionner à l’occasion. ps. je me suis permise d'aérer l'article, ajout de paragraphes, afin d'en faciliter la lecture  ------- La nature des hommes est identique ; ce sont leurs coutumes qui les séparent. Confucius 551-478 av. J-C
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