
Hervé
Lyon, France
19 mai 2006 à 11:58
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Mille fois merci Wanchan pour ces petites traductions. J'aime bien la première. Je ne suis pas trop visite de sites de guerres dans mes voyages mais voici tout de même une petit note explicative sur l'Opération Imphal. Hervé La campagne d'Imphal La campagne d'Imphal, incluant la bataille de Kohima -- la première ville importante prise par l'INA à l'intérieur de l'Inde -- restera peut-être comme l'une des plus audacieuses et désastreuses campagnes dans les annales de l'histoire militaire. Le général Mataguchi, commandant les forces japonaises en Birmanie du nord depuis 1943, avait accepté l'idée d'attaquer Imphal. Les objectifs d'une telle offensive étaient de prévenir toute invasion de la Birmanie en 1944 et d'établir les défenses japonaises sur les montagnes de la frontière. L'idée était d'abord de submerger les Britanniques à Arakan, attirant toutes leurs réserves dans la bataille pour Chittagong, porte d'entrée vers le Bengale. Ensuite, en avril, Kohima et Imphal pourraient être prises facilement, sans craindre qu'elles soient renforcées. La mousson, commençant en mai, interromprait les opérations, et après les pluies, en l'absence d'une nouvelle position défensive britannique à l'est de la rivière Brahmaputra, l'Assam tout entier et l'est du Bengale seraient à la merci de l'INA et des Japonais. Imphal, la capitale de l'Etat de Manipur, se trouve sur un plateau désolé, presque sans arbres, juste derrière la frontière indienne. Son altitude est d'environ 3 000 pieds, surmonté de toutes parts par des montagnes infranchissables. La chaîne de montagne à l'est avec des pics de 2 000 à 4 000 pieds au-dessus du plateau s'étend sur quelques 500 miles. A l'ouest et au sud se trouvent les collines de Chin de la chaîne d'Arakan, une formidable étendue de terrain inhospitalier. La jungle entourant le bassin est hostile à l'habitat humain. L'accès nord vers la plaine depuis l'Inde et l'Assam passe par Dimapur et par le chemin à pic de Kohima. Depuis Dimapur, une unique voie de chemin de fer serpente à travers l'Assam et le Bengale et était un important objectif militaire pour les deux armées. Pour l'INA l'importance de la campagne d'Imphal était que c'était la première bataille importante à laquelle elle participerait avec l'objectif de conquérir la liberté de l'Inde. Comme l'écrivent Salto et Hayashida: L'opération d'Imphal était l'offensive finale de la guerre en Asie de l'Est, menée par trois divisions japonaises basées en Birmanie, et une division de L'INA. La campagne dura du 15 mars au 9 juillet 1944. L'opération a souvent été comparée à l'opération Wacht am Rhein ou Bataille du Bulge [la bataille des Ardennes, NDT], qui fut la dernière offensive générale déclenchée par l'Allemagne dans les Ardennes sur le front de l'Ouest, de décembre 1944 à janvier 1945. Les deux opérations réussirent presque et toutes deux sont qualifiées de «coup de poker» par les historiens d'aujourd'hui. Si la poussée allemande vers les Ardennes s'appelait Wacht am Rhein, la ruée nippo-indienne sur Imphal pourrait être appelée «Wacht am Chindwin» bien que le nom de code japonais pour l'opération était plus prosaïque: «Opération U». [33] La rivière Chindwin se trouve à la frontière indo-birmane, et sa traversée à partir de l'est par une armée marquerait une invasion de l'Inde. Les ordres exécutifs pour l'Opération «U» devinrent effectifs le 7 janvier 1944, coïncidant avec le transfert du Q.G. du Gouvernement Provisoire à Rangoon. Dans la soirée du même jour, le général Masakazy Kawabe, commandant le Q.G. pour toute la Birmanie, donna une réception en l'honneur de Netaji et de son Etat-Major. Netaji parla, et conclut son discours par ces mots: «Ma seule prière au Tout-puissant en cet instant est qu'il nous donne au plus tôt l'occasion de payer notre liberté avec notre propre sang». [34]. Une division de l'INA, nommée Régiment Subhas en l'honneur de Netaji, était prête à monter au front avec les Japonais. Toye écrit: Il passa des journées entières ... avec le Régiment Subhas, révisant, le regardant à l'exercice et à la parade, parlant avec ses officiers, exerçant sa magie à un degré qu'il n'avait jamais atteint auparavant. C'étaient là ses camarades, les hommes par lesquels il voulait relever les droits et l'honneur de l'Inde. Tout dépendait de leur réussite dans la bataille; ils devaient sentir toute sa confiance, sentir toute sa force personnelle. Le 3 février, il leur dit adieu: «Le sang appelle le sang. Debout! Nous n'avons pas de temps à perdre. Prenez vos armes! La route est devant vous. Nos pionniers ont bâti. Nous suivrons ce chemin. Nous passerons à travers les rangs de nos ennemis, ou si Dieu le veut, nous aurons la mort des martyrs. Et dans notre dernier sommeil nous embrasserons la route qui conduire notre armée à Delhi. Le chemin vers Delhi est le chemin vers la liberté. A Delhi!» [35] Mataguchi fixa la date du 15 mars comme Jour J pour le début de la campagne d'Imphal. Le déploiement de plus de 120 000 hommes le long de la rivière Chindwin, un front de quelques 200 km, se fit sans incident et ne fut pas détecté par les espions britanniques implantés dans la région. Dans le même temps, Netaji reçut quelques bonnes nouvelles. L'offensive sur Arakan, déclenchée le 4 février, avait coupé la retraite de la 7ème division indienne de l'armée britannique dans la vallée de Mayu. La reconnaissance et l'intoxication d'un avant-poste indien par le major Misra, commandant de l'INA à Arakan, contribua à ce succès. En même temps, Netaji reçut des messages du réseau clandestin travaillant à l'intérieur de l'Inde sous sa direction, dont les espions spécialement entraînés avaient été introduits par sous-marins. Le Jour J, Mataguchi rassembla les correspondants de guerre dans son Q.G. en Birmanie centrale et déclara: «Je suis fermement convaincu que mes trois divisions s'empareront d'Imphal en un mois. Pour qu'elles puissent marcher plus rapidement, elles portent l'équipement le plus léger possible et de la nourriture pour trois semaines. Tous, ils trouveront tout le nécessaire dans les réserves et les entrepôts britanniques. Messieurs! Rendez-vous à Imphal pour la célébration de l'anniversaire de l'Empereur le 29 avril.» [36] L'offensive nippo-indienne prit les Britanniques complètement par surprise. Les troupes japonaises et celles de l'INA galopèrent à travers les montagnes et les jungles, mettant l'ennemi en déroute. Avant l'offensive d'Imphal, un détachement de l'INA sous le commandement du colonel Saligal avait créé une brèche dans les lignes britanniques dans le secteur d'Arakan. A présent le déploiement de l'INA était étendu au secteur d'Imphal. Pendant que l'INA sous le commandement de Netaji prenait pied sur le sol indien, la principale force japonaise vint à bout de la résistance obstinée de l'ennemi le 22 mars, passa la frontière indo-birmane et avança à partir du nord et de l'ouest pour encercler Imphal. Le succès initial de l'INA sur le front d'Arakan provoqua beaucoup d'enthousiasme. Dans un ordre du jour spécial, Netaji parla «des actions glorieuses et brillantes des braves forces de l'Azad Hind Fauj». [37] Le 8 avril, le Q.G. impérial japonais émit un communiqué qui disait: «Les troupes japonaises, combattant aux côtés de l'INA, se sont emparées de Kohima le 6 avril». [38] Un Netaji jubilant commença à discuter avec les Japonais de la manière d'administrer les territoire libérés et ceux qui seraient bientôt libérés en Inde. En réponse à une requête de Netaji, le Premier Ministre Tojo fit une annonce disant que les régions de l'Inde occupées après l'avance de l'armée japonaise seraient placées sous la juridiction du Gouvernement Provisoire Indien. Cela fut suivi par une annonce de Netaji disant qu'il nommait le Ministre des Finances de son Cabinet, le major-général A.C. Chatterjee, gouverneur des zones récemment libérées. Netaji décrivait la marche de l'INA en Inde comme l'événement du siècle. Il avait aussi déclaré que la Légion en Europe faisait partie de l'INA et avait nommé Nambiar ministre du Gouvernement Provisoire; son délégué avait été installé dans les Andamans, ses premiers héros du front d'Arakan avaient été décorés, et les troupes de l'INA avaient relevé le prestige national de l'Inde Libre à Kohima; et à présent, la chute d'Imphal semblait très proche. La campagne d'Imphal vint-elle presque deux ans trop tard? Que se serait-il passé si Netaji était arrivé en Asie de l'Est un an plus tôt? A la fin de 1942, l'Axe avait remporté des succès partout. Rommel était en Egypte, l'invasion de la Russie s'était passée sans incident, la Chine nationaliste était à genoux, et l'Inde et l'Australie s'attendaient à une invasion japonaise. Les perspectives étaient sombres pour les Alliés dans le Pacifique, et le Soleil Levant était à son zénith du Japon au golfe du Bengale ... La Grande-Bretagne était incapable de se mesurer à la flotte japonaise, et il n'y avait pas assez de troupes anglaises et indiennes en Inde pour assurer sa défense. Même la protection aérienne était insuffisante ... Les forces japonaises n'avaient pas poursuivi les troupes britanniques en retraite au-delà de la rivière Chindwin en Birmanie en mai 1942, soi-disant parce qu' «une invasion pouvait éveiller de mauvaises idées parmi les masses indiennes» ... Ainsi les Japonais restèrent à l'est de la rivière Chindwin, laissant les forces indiennes britanniques refaire leurs forces dans la plaine d'Imphal. [39] Mais surtout, à ce moment où se présentait une occasion en or, l'autorité incontestée de Netaji, le Gouvernement Provisoire, et une Armée Nationale Indienne digne de ce nom - tout cela était inexistant en Asie de l'Est. Le Japon par lui-même n'avait pas la motivation pour étendre la guerre en Inde, elle devait penser elle-même à son indépendance. Le fait demeure, cependant, que la campagne d'Imphal fut d'abord conçue en 1942, juste après la conquête de la Birmanie. Selon l'histoire officielle des Forces Armées Britanniques pendant la 2ème Guerre Mondiale: Juste après la fin de la conquête de la Birmanie par les Japonais en juin 1942, un certain Lt-Col. Hayashi avait évoqué une attaque sur Imphal. Il pensait que les Japonais devaient frapper en Inde sans donner le temps aux défenseurs de se remettre de leur désastreuse retraite, et la prise d'Imphal les priverait de la meilleure base pour débuter une contre-offensive contre la Birmanie ... La 18ème division objecta que les jungles de la Birmanie étaient impénétrables par des corps de troupes importants et que toute attaque contre le territoire de l'Inde provoquerait des sentiments anti-japonais en Inde. Par conséquent, vers décembre 1942, le plan fut abandonné. [40] Le lieutenant-général Kuroda Shigetoku, Chef d'Etat-major de l'Armée du Sud, affirma plus tard que si l'opération avait été menée en 1942 comme prévu, plutôt qu'en 1944, elle aurait réussi. Selon Lebra, «le général Tojo affirma au printemps 1945 qu'il regrettait que le Japon ait raté l'occasion en 1942.» [41] Pendant que l'INA et les forces japonaises continuaient à encercler Imphal, la supériorité aérienne alliée se renforça et l'ennemi se prépara à la contre-attaque. Shah Nawaz, commandant deux bataillons du Régiment Subhas dans les collines de Chin, dit que les épreuves supportées par ses hommes étaient la conséquence des maladies et des difficultés de ravitaillement et de transport. Cependant, en raison des problèmes de communications, les nouvelles des difficultés rencontrées par ses hommes au front n'étaient pas connues en détails de Netaji. Alors que le front s'était équilibré et que l'offensive était interrompue, il y avait des meetings et des réjouissances à Rangoon où Netaji recueillait de l'argent et des dons divers pour continuer sa campagne. Il proposa d'envoyer d'autres régiments de l'INA au front et d'autres troupes furent envoyées. Pendant environ un mois «l'opération U» se déroula selon le plan. Les forces ennemies furent encerclées dans la région d'Imphal. Soudain, au milieu du mois d'avril, l'équilibre militaire commença à pencher contre le Japon et l'INA. Les unités aéroportées de Wingate avaient déjà commencé à attaquer les voies de communications en Birmanie. Les forces britanniques étaient ravitaillées par avion dans Imphal assiégée, et des renforts commençaient à arriver. Les forces britanniques furent envoyées à Kohima au nord, par train et par air. Le Japon n'avait pas de force aérienne comparable pour empêcher les opérations aériennes de l'ennemi. A la fin d'avril la force de combat des Japonais et de l'INA avait diminué de 40%. Le temps d'un succès par une attaque surprise était déjà passé et progressivement l'offensive se transformait en bataille défensive. La mousson qui suivit apporta le désastre final. Comme les chemins devinrent impraticables, toutes les routes de ravitaillement furent coupées. Des flots de boue inondèrent les chemins et les vallées, et les rivières grossirent et emportèrent les tanks et les munitions. A la suite de la mousson, la maladie arriva. Le choléra, la malaria, la dysenterie, le béri-béri et la jungle commencèrent à prélever leur taxe. L'INA et les Japonais commencèrent à vivre sur leurs rations consistant en riz mélangé avec des herbes de la jungle. La 33ème division avait combattu désespérément pendant 40 jours sans parvenir à percer les lignes britanniques à Imphal. Et maintenant que de grandes quantités de ravitaillement parvenaient à la garnison d'Imphal, il n'y avait plus d'espoir de pouvoir poursuivre l'offensive. Le 8 juillet, sur la recommandation de généraux de haut rang incluant Kawabe et Mataguchi, le Premier Ministre Tojo donna l'ordre de stopper l'opération. L'histoire de la retraite d'Imphal est l'une des plus grandes tragédies de la 2ème Guerre Mondiale. C'est une histoire de misère, de faim et de mort. Les troupes japonaises et l'INA, comprimées dans la vallée de Kawab entre les collines de Chin à l'ouest et la rivière Chindwin à l'est, commencèrent leur long voyage de retour à travers les jungles et les montagnes, guidées par les commandants de divisions et des gardes en jeep et à cheval. Les officiers, le ravitaillement, les unités de transmission et les unités médicales suivaient. Derrière eux marchaient des milliers de traînards, trempés jusqu'aux os, émaciés par la fièvre et la malnutrition. Bientôt, les cadavres commencèrent à s'accumuler le long du chemin, on n'avait pas le temps de les enterrer. Sur les 220 000 japonais qui avaient commencé la campagne d'Imphal, seulement 130 000 survécurent, et parmi eux seulement 70 000 restèrent en ordre de combat. Les pertes de l'INA furent de plus de 50%. Ce fut un désastre d'une ampleur égale à Dunkerque ou Stalingrad. Lebra écrit: Lorsque Bose entendit parler de l'ordre de retraite, il fut abasourdi. Il se dressa et dit à Kawabe d'un ton strident: «Bien que l'armée japonaise ait arrêté l'opération, nous continuerons. Nous ne renoncerons pas, même si l'avance de notre armée de libération est complètement défaite. L'accroissement des pertes, l'interruption du ravitaillement et la famine ne sont pas des raisons pour arrêter la marche. Même si toute l'armée devenait un pur esprit, nous ne cesserons pas d'avancer vers notre patrie. C'est l'esprit de notre armée révolutionnaire». Dans un article paru dans Azad Hind le 6 décembre 1944, après la retraite d'Imphal, Bose déclarait avoir conservé «sa ferme conviction que la victoire finale dans cette guerre appartiendrait au Japon et à l'Allemagne, qu'une nouvelle phase de la guerre approchait, dans laquelle l'initiative reviendrait dans les mains des Japonais.» [42] Chaque commandant japonais donna sa propre analyse des causes de l'échec de l'opération U, telles que le problème de la chaîne de commandement, le manque d'appui aérien, la dispersion des forces plutôt que la concentration. Cependant, Netaji pensait que c'était la date choisie, en considération de la mousson. Il sentait que la seule chance de prendre Imphal était de le faire avant l'arrivée des pluies, et la plupart des stratèges sont d'accord sur ce point. Dans une perspective historique cependant, Fujiwara était le plus lucide. Selon lui, le désastre d'Imphal aurait pu être évité si l'opération avait été entreprise un an plus tôt, à une époque où les forces britanniques dans la région étaient faibles. Le délai apporté au déclenchement de l'offensive d'Imphal était dû sans aucun doute à l'arrivée tardive de Netaji, venant d'Europe. La campagne d'Imphal aurait pu être entreprise à un moment où les victoires de l'Axe avaient atteint leur zénith et où les forces alliées étaient en retraite partout. Pendant les trois derniers mois de 1944, les forces japonaises s'étaient retirées sur les berges de l'Irrawaddy en Birmanie, où elles avaient l'intention de s'établir en défense. Netaji enthousiaste proposa de réorganiser la 1ère division de l'INA, pendant que la 15ème division japonaise recevait l'ordre de contenir les Britanniques. En outre, la 2ème division fut aussi préparée à entrer en action. En février 1945, l'INA tenait quelques positions dans la région de Mandalay en Birmanie, livrant combat à l'ennemi en progression. Ce fut la seconde campagne de l'armée de Netaji, et elle tint bon à Nyaungu pendant quelques temps. Cependant, les troupes alliées traversèrent plus tard l'Irrawady en plusieurs points et les unités japonaises et celles de l'INA furent encerclées. Il y eut quelques désertions. En dépit d'exemples uniques d'héroïsme et de la présence de Netaji sur le front, risquant sa propre vie en face des attaques ennemies, la seconde campagne de l'INA (qui fut une campagne purement défensive) se termina finalement par la reconquête progressive de la Birmanie par les Britanniques. La fin de la campagne fut suivie par une série d'événements incluant la défaite finale du Japon, un accident d'avion à Formose dans lequel on dit que Netaji avait péri, la reddition de l'INA aux forces alliées et le procès de ses dirigeants au Fort Rouge à Delhi, organisé par les Britanniques. Cependant, tous ces événements décisifs, survenant pendant la phase finale de la 2ème Guerre Mondiale et ses suites, doivent être considérés comme des parties d'un épisode complètement différent concernant Subhas Chandra Bose et l'INA. Dans le présent épisode nous avons examiné les tâches historiques réalisées par Netaji et son armée en Europe et en Asie pendant la 2ème Guerre Mondiale, ainsi que leur signification. Reconnaissant le rôle historique important de Netaji en tant que chef de guerre, Guy Wint lui rend un hommage particulier en ces termes: «Il joua ... un rôle extraordinairement décisif. Par accident, et en saisissant une opportunité exceptionnelle, il put se faire une place éminente parmi le petit nombre d'hommes qui influencèrent le cours de la guerre par leurs qualités individuelles.» [43]
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