
freja
France
25 juin 2006 à 10:06
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Je me suis déjà rendu en Lybie en 1997 (ça fait déjà presque 10 ans, bon sang !). Ce fut un voyage super que nous avons effectué avec ma compagne avec notre moto, non accompagnés. Nous sommes descendus jusqu'à Ghadames (extraordinaire !!), pas plus bas parce qu'il faisait trop chaud (en aout, une bonne 50aine de degrés) et pas assez de temps pour nous acclimater (Paris/Ghadames/Paris en 3 semaines en moto, un peu raide !) L'accueil a été vraiment super et dans l'ensemble tout s'est bien passé. Quelques rencontres super. Beaucoup de dignité et de chaleur dans l'accueil, mais savoir parler quelques mots arabes est recommandé, ne serait que pour la politesse qui est très importante. Apparement juste ce qui semble être une insulte marquée du doigt dans la poussière du garde-boue (on n'a pas voulu nous traduire ce que ça voulait dire) et quelques gestes obscènes aperçus par ma compagne alors que nous circulions. Pas plus. Nous projetons d'y retourner car nous transférons notre vie sur notre bateau qui est basé pour l'instant en Tunisie. Pourquoi pas en profiter pour retourner en Lybie (par la route) au printemps quand les températures sont clémentes, maintenant que nous avons le temps. Je suis un peu surpris des informations données. Mais les choses et surtout la politique change si vite ... Nous avions suivi la procédure notamment avec l'agence (J'avais contacté Mr Shibani à Besançon) comme décrit et nous avions passé la frontière (assez sinistre) en 1/2 H montre en main, y compris le temps à attacher la plaque avec du fil de fer, et nous filions à toute allure derrière la voiture de l'agence qui nous emmenait vers un restaurant. Un camping car belge qui s'était présenté angeliquement à la frontière avec seulement les visas était entrain de se faire litteralement désosser par la douane (les pauvres). Le retour en Tunisie a été plus problématique avec d'innombrables controles Tunisiens (on ne peut pas dire qu'ils s'adorent, ceux là) Argent: change à la "banque verte" sur la route avant de passer la frontière puis change (plus avantageux) de dollars avec un bijoutier à la médina de Tripoli. Le système était pratiqué largement à l'époque, je ne sais pas si c'est toujours de mise, et je ne sais pas si le sytème de change "punitive rate" officiel est toujours en vigueur. Hotel: quelques uns de bon niveau (à la Lybienne il s'entend) mais certains ne peuvent être payés qu'en dollars officiellement changés, du coup ça fait pas le même prix: 20 € au change marché noir, 200 € au change officiel) Est ce que ce sytème est toujours en vigueur ? Dès qu'on sort de Tripoli alors là ça devient rock'n roll et il faut parfois avec le coeur accroché ( un couple motard italien de rencontre avait même monté la tente sur le lit à cause des gros cafards, à Nalut :-D ) Carburant: aucune difficultée pour en trouver, au moins jusqu'à Ghadames, par la route. Il semblait de même en allant jusqu'à Ghat par la route. En fait, on a même trouvé plus de station service que prévu, sauf qu'une fois il a fallu attendre le ravitaillement (deux jours). Evidemment, c'est pas pareil si on projete de faire la piste Ghadames/Ghat par l'erg Oubari, là c'est du raid avec ses règles. 2 ou 3 FF à l'époque pour faire le plein des 40 L de la moto. Circulation: c'est là que je suis surpris, on ne nous a jamais imposé un guide. Pratique qui se faisait juste dans l'Akakus. C'est pour ça que je considère que pour qui est un peu aventurier, la Lybie se fait facilement en couple sans avoir de véhicule tout terrain: on rejoint les sites par la route puis on s'attache les servives des locaux pour la randonnée hors piste, c'est bien moins cher et plus sympa. Obligation de faire tamponner les papiers de la moto et le passeport de temps en temps en lachant 5 dinars. Ne jamais demander son chemin à un militaire. Prendre tous les controles avec le sourire, il nous est rendu en eau, en pain et en considération. Nombreux gamins qui nous cueillaient des dates à chaque fois que nous faisions halte sous un palmier. Attention, tous les panneaux sont en arabe, il faut prendre ses dispositions. Nous avions une boussole (aujourd'hui on aurait un gps) et une traduction des noms de nos destinations. Un souvenir: le mec en BMW qui voulait absolument que je lui écrive mon adresse et qui me tendait un petit carnet par la portière ..... alors que nous roulions à 120 km/h sur ce qu'on appelle "un autoroute" vers Tripoli. Assistance mécanique: ils ont aussi des bagnoles en Lybie et comme ils ne sont pas riches ils savent se débrouiller. Aucun soucis là dessus sauf pour l'électronique. Ne pas se soucier s'il n'y a pas la pièce, ils peuvent la fabriquer. Ca prend juste du temps ..... mais il ne faut surtout pas être pressé par là. Femme: c'est un voyage plus difficile pour les femmes il faut reconnaître: pas le droit de parler aux hommes et réciproquement, image de l'occidentale .... bref il ne faut pas non plus faire de l'angélisme non plus de ce coté là. Paysage et culture: époustouflant ! C'est toute la raison d'être d'un voyage en Lybie qui se mérite. Que d'images et de souvenirs, même 9 ans après ....... ! Voilà c'est comme ça que j'ai vécu mon voyage en Lybie. Dois je m'attendre à trouver la même chose aujourd'hui ? Si quelqu'un s'y étant rendu récemment pouvait "updater" mes infos ce serait sympa :-) PS: la photo, rencontre avec 2 chameliers Touareg, l’un Tchadien l’autre Nigerien (les hasards de la guerre !) dans l’hamada el Homra. Pendant qu’il versait le thé, la radio à manivelle annonçait le déclenchement du bombardement du Soudan par les américains …. Je n’étais pas très à l’aise !
Image attachée:

Image postée par le membre freja dans la discussion «Renseignements sur la Libye?».
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