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Retour de Tunisie: région de Tataouine

2 novembre 2009 à 11:13
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Bonjour, En vacances une semaine à Djerba, nous en avons profité pour visiter la région de Tataouine en louant une voiture. (location de voiture à l'hôtel Rym Beach, 80 dinars la journée). En partant de Djerba, nous avons emprunté la voie romaine qui permet de quitter Djerba par El Kantara. Une fois sur le continent, prendre la direction de Tataouine en passant par Neffatia puis Kerchaou (ne pas oublier de faire un arrêt au lac salé !). Un peu avant Tataouine, vers Oued El Ghar, on traverse une zone assez désertique avec quelques dunes de sables. Arrivé à Tataouine (environ 130 kms de Djerba par cette route), prendre la direction du Ksar Ouled Soltane en empruntant la route de El Matzouria. Arrêtez vous au Ksar Soultane et n'hésitez pas à demander des renseignements à Miloud et Mohamed, deux frères qui vivent de leur activité sur le site. Merci à eux de nous avoir si gentiment offert le thé. Vous pouvez ensuite repartir en direction de Ez-zahra pour finir la boucle qui retourne vers Tataouine. Ensuite, possibilité de se rendre à Chenini par Douiret ou d'autres Ksar et maisons troglodytes vous attendent. En fin de parcours, sur le retour vers Djerba, prendre la route de Ghomrassen, visiter le Ksar Hadada (où ont été tournés quelques scènes de la menace fantome (star wars). Personnellement, j'ai trouvé le ksar Soultane beaucoup plus beau et dans un endroit beaucoup plus authentique que le ksar Hadada. Retour vers Djerba en empruntant la très belle route qui mène à Bir Lahmar, puis Medenine et Djerba. Cette excursion d'une journée fait environ 400 kms et vous fera découvrir de superbes paysages. Les routes sont en bon état, pas nécessaire de louer un 4x4, une clio suffit amplement ;-) Je reste à la disposition de ceux qui le souhaitent pour apporter d'autres précisions. Pour ceux qui aiment les marchés, celui de Mouansa (juste à côté de Zarzis) est un des plus beau de la région, il a lieu tous les mercredis.
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Les "Bat'd'Af" "Fortes têtes ? Repris de justice ? Qui étaient-ils et d'où venaient-ils, ces hommes qui se surnommaient eux-mêmes ironiquement " les Joyeux " ? Pourquoi la société les avait-elle relégués dans ces corps disciplinaires ou ces bagnes militaires d'Afrique du Nord, au cœur des régions les plus arides et les plus hostiles de l'empire colonial ? A partir de la fin du XIXe et jusqu'aux années 1930, c'est à Tataouine, Biribi et autres lieux, au sein de ce que Mac Orlan appelait " les bataillons de la mauvaise chance ", que se retrouvait la fine fleur des bas-fonds, les vrais, les durs, les tatoués, tous ceux dont la culture populaire - à travers livres, films et chansons - a fait les héros de la légende noire des Bat' d'Af." Les Batsd'AF Il est sur la terre africaine Un bataillon dont les soldats, (bis) Sont tous des gars qu'ont pas eu de veine. C'est les bats d'af et nous voilà, (bis) Pour être « joyeux », chose spéciale, Il faut sortir de Biribi, (bis) Ou bien alors d'une centrale, C'est d'ailleurs là qu'on nous choisit (bis) Refrain Et après tout, qu'est-ce que ça fout ? Et l'on s'en fout ! Lalala En marchant sur la grand route, Souviens-toi, oui souviens-toi (bis) Les anciens l'ont fait sans doute Avant toi, oui avant toi, lalala De Gabès à Tataouine, De Gafsa à Medenine, lalala Sac au dos dans la poussière, Marchons bataillonnaires.
|  |  |  |  |  | Un voyage de 1000 lieues commence toujours par un pas ! (proverbe chinois) |  |
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Merci Marie Je suis rouge de confusion..... Et j'en remets une couche, alors !
| Les unités de répression pour les militaires de mauvaise conduite existaient déjà sous la Royauté, l’Empire et la Restauration, mais ce n’est qu’en 1832 qu’apparurent les unités de discipline, sous leur nom définitif En réalité il exista trois types de corps de discipline militaire. Il y avait les Bat’ d’Af’ dont les soldats appelés Zéphyrs puis Joyeux, avaient purgé une peine d’emprisonnement avant leur incorporation. Il y avait les Exclus qui, ayant subi une peine infamante et ayant été jugés indignes de porter les armes, effectuaient leur service sous la forme de travaux forcés : essentiellement terrassements et construction de routes. Et enfin il y avait les Camisards qui, pour avoir commis des fautes graves et répétées, étaient regroupés dans des compagnies spéciales de discipline ; ce sont à ces véritables pénitenciers, célèbres par leurs sévices, que l’on a donné le nom de Biribi, en référence sans doute au jeu de roulette italien : les Camisards avaient perdu à la roulette de la vie. Dans l’imagerie populaire, Biribi, lieu de souffrance, fut associé à l’ensemble des Bat’ d’Af’. Lorsque les bataillons restaient dans leurs garnisons d’Algérie ou de Tunisie, situées dans des régions très inhospitalières- dont la célèbre Tataouine- l’ambiance était toute différente, par suite du régime, parfois inhumain infligé aux Joyeux : on peut citer les sévices du tombeau où on enfouissait le puni dans le sable la tête seule sortant du trou sous un soleil ardent, ou celui de la crapaudière où le puni était attaché à plat ventre, pieds et mains fixés ensemble derrière le dos. Il s’ensuivit des décès dont la presse s’empara. Et c’est ainsi que des auteurs comme Albert Londres, Pierre Mac Orlan, Georges Darien ou Jean Genet firent paraître des récits hauts en couleur où l’imaginaire trouvait à satisfaire toutes les pulsions émotives, romanesques ou morbides. Le dernier bataillon, le 3° BILA, avait quitté Tataouine en 1956, après l’indépendance de la Tunisie, pour rejoindre Tindouf dans l’ouest saharien, puis Fort Flatters en 1960. Réduit à une compagnie, il fut en 1967 à la base de Mers el Kébir, puis à Obock en territoire de Djibouti où il sera dissous. 
| Je recommande la lecture du livre de FERIEL BEN MAHMOUD, une femme historienne tunisienne, très documenté.
 |  |  |  |  |  | Un voyage de 1000 lieues commence toujours par un pas ! (proverbe chinois) |  |
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