
maia84
orgon, France
27 octobre 2007 à 13:52
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3ème épisode Mardi 9 octobre : Douz Journée de repos. Provisions achetées au marché pour la salade du midi, a.m. tranquille, balade photos, resto du camping le soir, trop copieux (spaghettis bolognaise à la tunisienne, filets de poulet/pommes de terre sautées/riz+légumes) dessert ils nous ont gâté, ils savaient qu'on partait le lendemain. Un camping à conseiller, l'accueil, des sanitaires propres, au milieu de la palmeraie, des tarifs plus qu'honnêtes, bref rien à redire. Mercredi 10 octobre : Douz - Tozeur 260 Kms goudron Nous prenons la route au sud du Chott El Jerid. Le début est superbe, nous traversons les palmeraies de Zaafrane, Es Sabria et El Fouar puis la route devient monotone; nous pensions passer l'a.m. et la nuit au "campement de la rose des sables" mais tout à brûlé suite à un incendie. Aloui Hassaâd y vivait avec sa famille. Il survit avec son gisement de roses des sables; nous attendons que les trentaines de touristes convoyés par les 4x4 des hôtels de Tozeur soient partis pour discuter tranquillement, nous faire expliquer la formation des roses des sables, boire un thé et puis continuer notre route. A Redjim Maatoug nous avons trouvé un bosquet d'eucalyptus pour pique niquer ( au camping on nous avait préparé des salades) mais bonjour les mouches !!!! Un paysan est passé, puis reparti chez lui, puis revenu....pour nous offrir un régime de dattes...nous ne pouvions même pas lui donner un verre d'eau ramadan oblige....les dattes sont un cadeau de bienvenue....jamais je n'oublierai ce vieil homme, nos regards qui se sont croisés, j'espère qu'il a compris ce que disait le nôtre. A quelques dizaines de kms un petit étang, signe que la nappe phréatique n'est pas profonde. Plus loin nous avons été intrigués par des immenses "champs" de pousses de palmiers protégées par des feuilles de palmiers séchées et irriguées par tout un système de pompes. Un contrôle de police nous fait comprendre qu'on va longer l'Algérie. Il prend nos passeports et la carte grise du véhicule, revient quelques minutes plus tard, nous rend le tout avec un large sourire. Depuis le départ les policiers sont omniprésents mais toujours très polis; ils font leur boulot mais n'abusent pas de leur pouvoir. Arrivée à Tozeur au camping "les beaux rêves". L'endroit est calme, ombragé, mais les sanitaires, outre l'aspect précaire, sont sales. Jeudi 11 octobre : Tozeur Gros orage à 4h du matin. Branle bas de combat: on a laissé les chaises et bien des choses à l'extérieur. Le matin le soleil a repris ses droits et une belle journée s'annonce. Les sanitaires étant toujours aussi sales, Dieter installe ses "w.c. maison" : une bâche en arc de cercle contre la voiture et nos w.c. chimiques à l'intérieur. En début d'a.m., balade calèche : -1- le Belvédère : un air de parc d'attractions américain sans les attractions, un moulage du portrait d'un grand poète natif de Tozeur version tunisienne du mont Rushmore, un escalier nous mène en haut de rochers pour admirer la palmeraie mais la vue se porte sur un golf incongru, entretenu à coups d'arrosage automatique : une aberration quand on connait les problèmes d'eau de la région liés en grosse partie à la demande galopante des grands hôtels touristiques. -2- la Briquetterie : il ne reste que douze familles à fabriquer ces briques qui font la beauté des maisons et des bâtiments de Tozeur, mélange d'argile blanche et d'argile rouge; l'argile blanche se trouve sur place mais l'argile rouge qui se récoltait avant sur l'emplacement du golf nécessite un long trajet en camion pour être ramassée dans le Chott; il est déjà question de déménager la briquetterie à l'extérieur de la ville car les fumées qui se dégagent des fours lors de la cuisson des briques dérangeraient ces chers golfeurs. Maudit golf!!!! -3- La Palmeraie, un bain de fraîcheur. Mais partout des ordures et des décharges sauvages. Un peu de ravitaillement et retour au camping. Nous déambulons dans les ruelles du vieux quartier de Tozeur, trouvons un resto ouvert; ramadan oblige beaucoup de restos étaient fermés. Remarque : contrairement à ce que j'ai lu ou entendu, nous sommes allés le soir à la terrasse d'un café où effectivement il n'y avait que des hommes, mais je ne me suis pas sentie gênée, bien au contraire j'ai discuté avec mon voisin de table qui était ravi d'évoquer ses années passées à Marseille.
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