 |
 |
 |
Bienvenue sur VoyageForum.com!

|
 |
 |
Avec ses 370 114 membres, la communauté de VoyageForum.com est la plus grande et la plus active communauté de voyageurs francophones au monde. Son forum contient 2,5 millions de messages répartis dans 300 000 discussions sur tous les thèmes en lien avec les voyages. Pour participer aux discussions du forum et échanger avec les membres, vous devez être membre de la communauté. Cliquez ici pour devenir membre de la communauté (rapide, facile et gratuit).

133 membres et 1 291 visiteurs sont présentement en ligne sur le site!
4 323 membres se sont connectés au site lors des 24 dernières heures!

Note: Cet encadré n'apparaît pas aux membres de la communauté. Cliquez ici pour devenir membre.

| |
|

amesauvage
France
Photo/image personnelle du membre amesauvage.
Description de la photo/image: La porte Saint Pierre située à Pontarlier, pays de mes racines, de mes repères. Elle est encore plus magnifique enneigée avec les guirlandes dans la grande rue et le marché de noël juste derrière. Un petit brin de magie lorsque l'on ferme les yeux.
Message
1
de
9
Consulté
820
fois
Signaler ce message aux modérateurs
Adresse du message
Haut de la page
 |
|
 |
 |
Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?

5 mai 2009 à 13:52
 |
 |
Répondre
 |
Je suis partie 2 semaines avec 5 élèves de ma classe ainsi que 2 professeurs ds le cadre d'une association au Maroc. Nous sommes allés installés un système de pompage solaire dans un village de l'Atlas. Nous avons passé 1 jour à fez, 6 jours sur le chantier, 3 sud puis de nouveau 1 à Fez. Nous sommes partis du 5 au 17. Le retour était très dur. Dur à cause du décalage. Pas le décalage horaire (2 heures...) mais du décalage de vie. Parce que forcément, vivre une semaine dans un villlage, chez l'habitant, découvrir une culture, des traditions, le vrai pays (et pas le visage des villes qui deviennent européenne à cause du tourisme...) ça laisse des traces. Il m'a été très dur "d'atterir" lors du retour. Trop de futilit, de superficialité... Imaginer 12 jours sans entendre parler de crise, de grippe A, de manif, de grève, de blocus, d'accidents et j'en passe. 12 jours à vivre sans heure, quasi sans argent (sans argent sur le chantier), ds une culture acceuillante. 12 jours à tt voir d'un pays, ses montagnes, son désert, sa neige, son soleil, ses forets et le reste. C'est dur de rentrer en France. Pourtant dans mes envies d'ailleurs, jamais le Maroc ou quelques pays d'Afrique n'a été présent. Comme quoi... Et vous ? Comment ressentez vous vos retours ? ressentez vous une envie de repartir ? Ici ou ailleurs, partir 10 jours à l'aventure pr découvrir une culture ? Ou etes-vous content du voyage mais content de rentrer ? |  |  |  |  |  | "Parfois je rêve que je suis Jivago et qu'elle m'attend là bas, sous le vol du corbeau..." (SAEZ - Varsovie) |  |
|
|  |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

5 mai 2009 à 15:22
 |
 |
Répondre
 |
| Imaginer 12 jours sans entendre parler de crise, de grippe A, de manif, de grève, de blocus, d'accidents et j'en passe. 12 jours à vivre sans heure, quasi sans argent ... 
| Hou, le rêve !!! Tu me donnes envie de repartir bien loin, bien vite, tiens !
| Et vous ? Comment ressentez vous vos retours ? ressentez vous une envie de repartir ? Ici ou ailleurs, partir 10 jours à l'aventure pr découvrir une culture ? Ou etes-vous content du voyage mais content de rentrer ? 
| Toujours difficiles les retours de voyages courts et intenses, surtout en conditions de vie simplissimes... Finalement, les retours de voyages, même brefs, en zones "occidentalisées" ou les retours de "longs" séjours (4-5 semaines) m'ont toujours été plus faciles : ravie du voyage, contente de rentrer aussi. |  |  |  |  |  | "Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac |  |
|
|  |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

5 mai 2009 à 16:40
 |
 |
Répondre
 |
Oui, on est parfois surpris de ce qu'on découvre et de ce qu'on vit... et des joies qu'un rien peut apporter. Personnellement, je pars heureuse (avec les yeux qui pétillent, de bonheur, et un gd sourire sur le visage!), et je repars... heureuse aussi, mais un peu triste en même tps. Heureuse parce que si je repars, c'est que j'en ai envie, et je me dis que je rentre "chez moi", que je vais revoir mes proches, dc je le fais avec le sourire. Un peu triste, parce que je quitte souvent un pays que j'ai apprécié, et des gens aussi... et à chaque fois, je me dis que maybe je les reverrai un jour, ou pas. Je me dis que peut-être je reviendrai dans ce pays que j'ai tant apprécié. Au retour, parfois un peu agacé de voir la façon dont on vit, d'entendre tt le monde se plaindre pr si peu, de voir des gens en faire des tas, et tt ces trucs superficiels (et la consommation aussi). Quoique qd je suis ailleurs, c'est parfois pareil (ça dépend où je suis!). Néanmoins, pas de grosse déception, pas de "décalage", de temps nécessaire pr me réadapter: oui, je connais tt cela, je sais d'avance comment on fonctionne ici, dc pas de surprise. C'est attendu, alors je passe outre, je fais abstraction de ce qui me plais guère, et voilà, je profite ainsi de tt ce que j'aime retrouver en France! Envie de repartir... oui, toujours! Ailleurs... plein d'aventures, de rencontres, de découvertes; de vie simple aussi*... alors, oui, évidemment, l'Ailleurs m'appelle toujours, constamment. Chaque retour est en prévision d'un prochain départ (actuellement) pour moi ;-) Pour résumer: heureuse de partir, heureuse de m'en aller et de revenir, et heureuse de partir de nouveau! C'est bien, non?! *ms la vie simple, sans futilité, c'est à nous de la choisir. En France aussi on peut l'avoir. Crise, info à outrance bidouillée par les média (et la surmédiatisation), consommation à plein, vie citadine et ultra-urbaine... il est aussi possible de ne (presque) pas en entendre parler/en voir la couleur, même qd on vit en France. Tt dépend où tu vis, et surtout, comment. |  |  |  |  |  | Start each day with a smile. Don't worry; be happy! |  |
|
|  |
|  |
|
|
|
|
 |
|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

6 mai 2009 à 18:14
 |
 |
Répondre
 |
| Il m'a été très dur "d'atterir" lors du retour. Trop de futilit, de superficialité... Imaginer 12 jours sans entendre parler de crise, de grippe A, de manif, de grève, de blocus, d'accidents et j'en passe. 12 jours à vivre sans heure, quasi sans argent (sans argent sur le chantier), ds une culture acceuillante. 12 jours à tt voir d'un pays, ses montagnes, son désert, sa neige, son soleil, ses forets et le reste. C'est dur de rentrer en France. 
| C'est une évasion que tu décris. Une gentille évasion de 12 jours qui t'a appris qu'il existait autre chose que le 20h et le supermarché ouvert 36h/24h.
|  |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

7 mai 2009 à 5:57
 |
 |
Répondre
 |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

7 mai 2009 à 6:10
 |
 |
Répondre
 |
Bonjour Amesauvage, Prendre le temps de vivre autrement, sur place, penser autrement, agir autrement, est magnifiquement enrichissant !!!! Le retour est raide, oui. Même si on est heureux des retrouvailles, il faut un temps de digestion, d'adaptation, et surtout, de mâturation. Plus ou moins long selon chacun, selon le le voyage en question.... Il y a aussi la colère, voir et entendre la façon dont nous vivons, les questions "existentielles" qui n'en sont pas, les ornières de uns, les amalgames des autres....L'impression que l'on nous élève à "vivre pour acheter". Mais, surtout au de là de ces décalages violent, il y a peuà peu, après chaque voyage, notre esprit, notre coeur et nos paroles qui changent, et désirent ne choisir que le réel et bel échange. Quelque chose qui va droit au but, qui désire aller à l'essentiel de l'autre quand on le rencontre. Et l'on se met à bien choisir sa manière de vivre.... Que du bon ! Partir, revenir, repartir, revenir....... Bises à tous et bon soleil! |  |  |  |  |  | " Andûni Paalga, " association d'échange culturel et artistique, d'aide à l'enfance et au développement: anduni.paalga@free.fr Carnet: De retour du Burkina Faso |  |
|
|  |
|  |
|
|
|
|
 |
amesauvage
France
Photo/image personnelle du membre amesauvage.
Description de la photo/image: La porte Saint Pierre située à Pontarlier, pays de mes racines, de mes repères. Elle est encore plus magnifique enneigée avec les guirlandes dans la grande rue et le marché de noël juste derrière. Un petit brin de magie lorsque l'on ferme les yeux.
Message
7
de
9
Consulté
594
fois
Signaler ce message aux modérateurs
Adresse du message
Haut de la page
 |
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

7 mai 2009 à 15:59
 |
 |
Répondre
 |
Lors du séjour, une fille qui était en stage l'an dernier est revenu. Nous avons eu l'occasion de parler un peu avec elle. Elle est resté 3 mois l'an dernier à vivre comme ça. A aller de village en village (elle devait étudier les chantier et préparer celui de cette année). Elle ns a dit avoir eu une période dure. Les profs aussi ns ont dit que 12 jours c'est juste le temps qu'il faut partir, qu'après ça change. Et je pense aussi après avoir entendu ces choses qu'au début c'est tjs bien (la preuve avec mon ressenti), qu'en suite il y a un moment pas facile du tt puis qu'après on se plait de nouveau (la preuve elle était de retour). En fait je pense (après je peux me tromper, je n'ai fait qu'un voyage de 12 jours...) qu'au début c'est la découvert alors ça va, ensuite, mm si on se plait énormément, nos habitudes ne st qd mm pas là et mm si c'est pas un manque c'est un grd changement et ça perturbe pis après on en prend d'autres. C'est vrai que le retour je n'étais ni déçu ni heureuse de rentrer. On faisait un peu tous la tete, parce que mm entre nous tout était différent là bas, pis on vivait autrement. Donc oui pas sauter de joie de rentrer. D'un autre coté, là bas je vivais sans ma passion que je peux pas laisser 3 secondes en temps normal, dc jsavais que je retrouverais cela et quelques personnes dc pas à pleurer de rentrer. Ensuite pr le mode de vie, je sais bien qu'il est possible de vivre sans trop d'info et de supermarché ici. Jsuis à la campagne dc viande à la ferme, autre produit au merché dc les courses st assez limités. Quant aux infos je les regardes pas, je n'aime pas les mauvaises nouvelles. Pis la tele je la regarde pas bcp. Mais en meme temps on allume tele ou radio on tombe sur de pubs. Et la société de consommation ne vs lache pas, elle vs poursuit pire que la pire vermine dc mm en évitant tt cela, le décalage de vie était flagrant. |  |  |  |  |  | "Parfois je rêve que je suis Jivago et qu'elle m'attend là bas, sous le vol du corbeau..." (SAEZ - Varsovie) |  |
|
|  |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

7 mai 2009 à 16:05
 |
 |
Répondre
 |
|  |
|
|

|
|
 |
 |
Re: [amesauvage] Retour d'un voyage humanitaire: c'est comment pour vous?
(en réponse à...)

17 mai 2009 à 23:05
 |
 |
Répondre
 |
Mes "voyages" récents ont été longs, puisque il s'agissait de missions de développement assez longues, 2 ans et ensuite 1 an et demi. Je suis content de rentrer, car je suis né en France et j'y ai mes repères, mes habitudes et réflexes de vie. Évidemment c'est difficile sur le point matériel, car il faut se poser, recommencer à travailler, se loger et toutes ces choses. J'assume à 100% ces décalages: faire pour 150 euros de courses dans un supermarché deux jours après être revenu d'un pays dont le salaire mensuel moyen est de 25 euros. Pour mon équilibre mental, je ne rentre pas dans des considérations de comparaison. Lors de mon retour, en France par exemple, les modèles de fonctionnement qui ont cours ne sont plus les mêmes que de l'endroit d'où j'arrive. Mais puisque je suis rentré, j'y fait face, comme je faisais face là bas d'attendre un bus pendant plusieurs heures sans m'énerver, recevoir autre chose que ce que j'avais commandé, ou tout ce qui se rencontre durant un voyage. Mais ce qui à mes yeux semble le plus important, c'est de ne pas oublier que ailleurs, là où j'ai été, des gens vivent aussi, avec leurs coutumes, leurs religions, leurs habitudes et les difficultés. Alors je reviens avec mes souvenir, bien sur, mais surtout j'essaye de garder des valeurs, de découverte, d'humilité, de partage et de tolérance: si mon RER a du retard gare du Nord, et bien, il a du retard, je n'ai qu'à attendre. Les publicités à la télé: rien a cirer du shampoing X et de la voiture Y. Mes amis parlent de mode, du dernier album de Machin, de leur machine à laver en panne ... oui ça me dépasse, mais je serai capable d'en parler aussi. Je fais une sorte de compromis, entre ce que je ramène et ce que je peux vivre au quotidien. J'ai appris à relativiser sur énormément de choses, qui à mes yeux sont futiles: je dois me souvenir que j'ai de la chance de pouvoir manger ce que je souhaite, avoir mon confort minimum et disposer de loisirs. J'ai appris à savoir de quoi j'avais envie, et ce, selon mes moyens, pour ne pas être frustré du manque. A chaque fois j'étais content de rentrer, manger une baguette avec du fromage affiné, avoir de l'eau chaude dans ma douche, ne pas négocier le prix d'une curse dans un taxi (je dis ça mais je ne prends jamais le taxi). De même je suis soulagé de ne plus avoir à égocier tout ce que j'achète, mais j'aimerai pouvoir discuter une heure avec la caissière du Monoprix, croiser des anes et des chameaux dans les rues, alors que l'aspalte est nickel, sans trous et que les feux de circulation fonctionnent. Je peux me retrouver devant une émisison de télé montrant des images du Sahel, une boule au ventre, poireauter sur un parking dans ma voiture en attendant que l'émisison radio sur la musique malgache se termine alors que je suis arrivé chez moi. Moi c'est tout ça que je retiens, ces petits bouts de rêve, ces rencontres, même si à force je ne me souviens plus du nom des personnes avec lesquelles j'ai travaillé. Mais c'est aussi le prix à payer quand on décide de faire ce genre de choses. Le plus important c'est de ne pas oublier.
|  |
|  |
|
|

Ajouter VoyageForum.com à mes favoris · Haut de la page
VoyageForum.com, pour ceux qui ont le coeur aux voyages!
Aide - faq · Vie privée · Conditions d'utilisation · Contacts · Annoncer sur VoyageForum.com
VoyageForum.com est partenaire de l'association ABM.
Tous droits réservés © 2002-2009 Voyage Réseau Inc.

|
  |
Sur VoyageForum: |
 | 1 291 visiteurs en ligne!

|
 | 6 303 nouveaux membres inscrits lors des 30 derniers jours

|
 | 2,5 millions de messages publics

|
 | 300 000 discussions publiques

|
 | 3,2 millions de visites par mois*

|
 | 2,2 millions de visiteurs uniques par mois*

|
*Source: Google Analytics
|
|
|
|
 |
|