J'ai un peu tardé à partager avec vous mon séjour au Ghana, l'été dernier... mais bon, je m'y colle ! Mon choix en voyage, découvrir le pays et les habitants. Je loge principalement chez l'habitant; et lors des déplacements, je loge dans une guest house. Mon arrivée : Départ de Bruxelles le 3 juillet et arrivée à Accra le 4 dans la nuit. Long transit à Casablanca, 6 heures ! Problème de moteurs, nous devons prendre un autre vol pour Accra avec une escale de 40 minutes à Cotonou. Bref j'arrive avec deux heures de retard sur l'horaire prévu. Le temps de récupérer mes bagages, de passer les contrôles de police, douane, remplir le formulaire d'immigration : il est 5 heures du matin et à la sortie de l'aéroport de Kotoka, derrière les barrières, pas de visages connus... mes hôtes ne sont pas là ! Un membre de la sécurité m'interpelle pour savoir à quel hôtel je me rends et si je souhaite un taxi. Je lui explique qu'un ami venait me chercher mais que mon avion devait atterir à 3 heures et que je suppose qu'il est rentré dormir ??? Très gentiment cet agent de la sécurité me propose son gsm pour appeler mon ami ghanéen... eh bien oui ! il dormait.... Première image de l'Afrique : pas de panique, ni de prise de tête... on prend la vie et les évènements comme ils viennent. AKWAABA Enfin, après une quarantaine de minutes, l'aube pointe le bout de son nez, je m'écroule sous la moustiquaire ! Il doit être 11 heures. Premier réveil au Ghana. Je réside dans le Great Accra, Dome, dans un quartier résidentiel, Parakuo Estates. La maison est en cours de construction, seul l'arrière du bâtiment est habitable et aménagé sommairement. Ils sont sept à se partager les pièces. Ils ont entre 28 et 40 ans. Célibataires, les copines de deux d'entre eux logent ici régulièrement. Nous serons donc 8 à nous côtoyer quotidiennement. La première surprise est de découvrir la washroom : un "vrai" wc. Pour la douche, un grand bac carrelé. Il faut aller remplir un grand seau dans les cuves de réserve d'eau; et avec un petit seau on se mouille, on se rince... à l'eau froide ! On s'habitue, même si pour laver mes longs cheveux, ce n'est pas la gloire ! Enfin, il y a 30°... ici, et puis ça réveille ! Vivre à l'africaine... une découverte de chaque instant, un rythme nouveau. Je suis très heureuse de faire connaissance avec mon hôte. Nana. Mon anglais n'est pas au top, mais on se comprend, c'est l'essentiel. Pas de café ! Ils n'en boivent pas. Pas de thé, non plus. Du Milo, un cacao ? qu'il prépare avec de l'eau chaude... j'aime pas vraiment. Ma première sortie sera donc dans le quartier pour trouver une échoppe et acheter du nescafé, du pain et du chocolat à tartiner. Le bon pain de chez nous va aussi me manquer, ici c'est un pain de mie tout mou. Je découvre donc qu'ils ne prennent pas de petit déjeûner, mais font deux repas complets par jour. Et, "oh bonheur", mangent du poisson, beaucoup de poisson. Là, je suis comblée. Je vous recommande le tilapia grillé, un délice ! La dorade fumée.... comme viande, du poulet essentiellement; ou des feuilletés farcis avec du hachis épicé, très bon ! Je découvre le quartier. Un très beau quartier. De grosses villas, pour les construire il faut compter certainement entre 600 et 750.000 euros chez nous. Selon le nombre de chambres, les commodités, avec garage, grand jardin les loyers sont de 450 à 75O euros par mois. Au Ghana, pour louer il faut payer cash pour deux ans voir trois. Ce qui explique que la population vit le plus souvent dans de petites maisons d'une ou deux pièces, ou des cabanons. On cuisine et on se douche à l'extérieur. Je suis donc dans un quartier que je qualifierais de luxueux. Habités par des ghanéens qui ont "réussis", qui ont travaillé en Allemagne ou aux Etats-Unis. C'est pour cette raison, qu'on voit beaucoup de ces maisons en cours de construction; ils achèvent leur habitation au fur et à mesure de leurs possibilités financières, de l'argent gagné à l'étranger. Une part de ce quartier est appelée le quartier libanais... Toutes ces résidences ont des murs d'enceinte, sur lesquels on peut voir du fil barbelé, des lames de couteaux, des tessons de bouteilles... Je vous donne rendez-vous pour ma première sortie vers la capitale en tro-tro... camionnette aménagé en min-bus, mode de transport le plus répandu au ghana, avec les taxis; il y a énormément de taxis : moyens de subsistance pour beaucoup de ghanéens. quelques photos sur mon blog : http://nanaabena.skyrock.com |