
Loopkin
Lyon, France

25 août 2003 à 8:02
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Bonjour à tous, bonjour Alan. Merci d'avoir lancer cette discussion, elle fait réagir beaucoup de monde, les idées des uns et des autres sont très enrichissantes. Je viens tenter d'apporter mon grain de sel dans cette discussion, je ne peux pas rester indifférent, étant donné mon projet en cours. Je pense qu'on peut appréhender le voyage sous différentes formes. Pourquoi le voyage serait forcément vu comme seulement des vacances? On peut aussi le voir comme un travail, et faire son métier "sur la route". Ca passe par une recherche de revenus, c'est le choix fait de vivre en nomade, de gagner sa vie par le voyage. Je trouve moins scandaleux de 'profiter' du fric que certaines entreprises (personne morale dont le but est de vendre des biens ou des services en vue de faire des bénéfices, je le rappelle) veulent bien lâcher que de travailler pour GIATT industrie ou pour TOTAL. Parce que là, on ne voyage pas, et on donne sa vie à ces boîtes là. Mais revenons aux sponsors et autres moyens de financement de voyage. Lorsqu'on a un projet, qu'on a à coeur de réaliser, et qu'on ne peut pas le faire si on ne trouve pas de source de financement, le projet, on le met à la poubelle et on reste dans sa ville. C'est dommage. Pourquoi ne pas tout tenter? Un rêve, c'est criminel de ne pas le réaliser si il existe l'ombre d'une possibilité. De plus, même si un long voyage lointain peut ne pas être vu comme un travail, il doit au minimum comporter un fil directeur, une idée, un projet. Ce projet, on peut vraiment le développer, et apporter quelque chose aux autres, même si c'est un petit caillou. C'est une contribution qu'il n'est pas choquant de voir rétribuer, ou au moins encouragée. La recherche de financement passe aussi par des petits boulots sur place, de la vente d'artisanat de pays en pays, ou d'autres actions de ce genre. Ce n'est pas uniquement aller pleurer à la mairie pour avoir 20000 € pour partir un mois faire un sommet dans l'Himalaya, en prenant bien soin, surtout, de laisser les poubelles au camp de base, de ne pas les descendre... C'est aussi de la débrouille, et se dégotter quelques aides, c'est un sacré parcours du combattant, le mérite n'en est pas moins là. Bien sûr, tenter de partir totalement à l'arrache en faisant du stop (mais quid des traversées transocéaniques?) et en dormant chez l'habitant (incruste 'gonflée'), ca a aussi son charme, mais finalement, la démarche est la même: on sollicite une aide, sauf que là, l'aide provient des gens, alors que précédemment, elle provenait des entreprises, ou des gringos qui achetent l'artisanat local sur les plages à prix d'or avant de retourner dans leurs hotels climatisés avec piscine. Enfin, il y a sponsors et sponsors. C'est aussi le moyen de faire connaitre un conseil général ou une école d'ingénieurs qui se bouge les fesses. Evidemment, si Loréal ou Total (encore Total, mais je les ai vraiment dans le nez, eux) me filent du fric, je leur cracherai à la figure. J'attends d'éventuels commentaires, bons voyages à tous ------- Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
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