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Sud Vietnam en janvier

9 mai 2009 à 4:34
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Voici un petit récit sur quelques journées tranquilles passées dans le sud du Vietnam en janvier, à la période du Têt. Nous (moi et Y) avons bien sûr commencé par Saigon, autrement connue sous le nom compliqué de Ho Chi Minh Ville/City, d’ où l’ abbréviation HCMC. Il n’ y a pas trop à dire de la première journée. Nous avons simplement flâné, pris une glace et un café à l’ une des terrasses dans le centre du District 1, quelque part dans le coin de Dong Khoi. On se croirait dans une grande ville provinciale de la France, en été ! Ville agréable, dans le District 1 en tout cas, là où il y a une forte concentration d’ architecture coloniale. J’ ai oublié les noms des rues, des avenues, des places etc…, donc il y a un petit flou dans ce récit pour lequel je m’ excuse. Le soir, nous avons été boire quelques verres dans une boîte qui se trouve dans une petite rue de traverse, mais toujours dans le centre, probablement aussi dans le coin de la rue Dong Khoi et probablement pas loin de la rivière Saigon. Pas mal, un bar tout en rond au centre de la salle, assez sombre, bonne musique, bonne atmosphère. Il y a un étage qui surplombe cette salle, si je me rappelle bien. Quand on prend la porte du fond pour aller aux toilettes, on se retrouve à l’ extérieur, on voit quelques tables sur la droite, quelques personnes en train de manger, et un escalier qui mène à l’ étage. Je précise ça parce que nous n’ avons pas réussi à retrouver cet endroit quelques jours plus tard, de retour en ville, et peut-être quelqu’ un reconnaîtra les lieux que j’ essaie de décrire. Comme nous l’ avions remarqué à Hanoi déjà, la clientèle reste principalement locale, ce que nous préférons bien sûr. En Route Vers Vinh Long Le lendemain, nous prenons un bus pour aller à Vinh Long, dans le delta du Mékhong. J’ aime bien la petite musique quand les gens disent « Vinh Long », les tons me semblent plus marqués en vietnamien qu’ en thai. En fait, le taxi nous a déposé devant le bureau d’ une compagnie de bus locale, dans une grande rue quelque part vers l’ ouest de Saigon. Il y a foule à l’ intérieur, c’ est un peu la foire d’ empoigne et tout le monde parle à voix très haute. On n’ arrive pas à bien s’ entendre. Nous sommes les seuls étrangers et je me demande bien s’ il y aura quelqu’ un qui puisse parler un minimum d’ anglais. Inutile de dire que toutes les affiches aux murs qui expliquent les possibilités de transport ne me servent à strictement rien, ma maîtrise du Vietnamien étant limitée à … 4 ou 5 mots ? Pas très confortable comme situation, mais il y a quand-même une petite place où Y peut s’asseoir en attendant que je règle nos affaires, et heureusement la fille au comptoir dont j’ arrive à attirer l’ attention parle suffisamment l’ anglais. Nous nous retrouvons dans la rue et on nous fait vaguement (très vaguement) signe de monter dans l’ un des minibus qui s’ arrêtent. Pas trop sûrs que ce soit le bon bus, nous montons quand-même. Nous voici partis ! Mais quelques kilomètres plus loin, on nous débarque à une gare routière où nous devons changer de bus. Le nouveau minibus n’ a vraiment pas beaucoup de place pour mettre des bagages, et nous ne sommes pas les seuls voyageurs ! L’ intérieur n’ est pas spacieux non plus. En plus, la climatisation est poussive. Quelques heures plus tard (4?), nous débarquons à Vinh Long. Nous n’ avons rien mangé depuis le réveil et le ventre creuse sérieusement. Nous prenons donc un morceau dans une guinguette au bord de la route avant de nous inquiéter de l’ étape suivante. Les gens sont étonnés de voir un couple blanc – asiatique. Y est systématiquement prise pour une Vietnamienne. Je me dis parfois qu’ elle n’ a pourtant pas le physique des gens d’ ici, et que les gens nous entendant parler thai entre nous devraient bien se douter qu’ elle n’ est pas Vietnamienne. Mais peut-être y-a-t-il assez d’ ethnies différentes au Vietnam pour que les gens n’ aillent pas penser plus loin ? L’ étonnement des gens à voir un couple mixte, en Thailande (quand il y a étonnement), ne me paraît jamais être autre chose qu’ un étonnement amusé, alors qu’ ici j’ ai parfois l’ impression que les gens trouvent difficile d’ accepter l’ existence d’ un couple mixte, vu leurs expressions faciales ….. Mais les gens se dérident rapidement après quelques mots. La pauvre Y, elle aussi ne connaît que quelques mots de Vietnamien ! Mais souvent, c’ est elle qui se souvient des mots-clé, elle a une bonne mémoire pour ça. Quand il s’agit de demander des glaçons, par exemple, c’ est elle qui se souvient : « Da ! ». Nous voici assis à l’ arrière d’ une moto. À trois et avec nos quelques bagages, nous ne ferions pas long chemin ! Nous nous faisons déposer devant l’ hôtel Cuu Long B, au bord de la rivière Co Chien, l’ un des bras principaux du Mékhong. C’ est peut-être le moment de mentionner que les Vietnamiens appellent le Mékhong « Cuu Long », ce qui veut dire « neuf dragons », dénommant ainsi les branches majeures de la rivière qui forment le delta. « Mékhong » vient bien sûr de « Mae Nam Khong » comme on dit au Laos et en Thailande (Mae Nam = « la mère de l ‘ eau » = rivière). Je me demande comment on appelle le fleuve au Cambodge, et dans les autres pays où passe ce fleuve, l’ un des plus longs du monde…. L’ hôtel est très correct et pas très cher, et nous avons une belle vue sur le fleuve de notre chambre, propre et très spacieuse. Nous avons le départ du ferry pour l’ île d » An Binh, de l’ autre côté de la rivière, juste en bas et un peu à gauche de l’ hôtel. Si nous n’ avons rien d’ autre à faire, nous pouvons toujours tuer le temps à observer le traffic incessant sur la rivière. Je sais que certains voudraient avoir plus de détails sur ce que nous payons pour les diverses prestations, mais je ne m’ inquiète pas trop de toujours garder ces détails. Je préfère « marcher au pif », j’ en ai bien l’ habitude et je sens assez bien, à un moment donné, ce qui est cher, pas cher etc…. Y quant à elle, a cette façon amusante de compter en « bahts Hanoi », en « bahts Jakarta », et maintenant en « bahts Saigon » (je crois qu’ elle sait que ce sont les mêmes qu’à Hanoi !), et une fois qu’ elle a fait le rapport avec ses bahts à elle, je peux lui faire confiance, elle ne se laisse pas gruger ! Donc, pas d’ obsession sur les prix, tant que c’ est abordable et que « l’ intendance arrive à suivre » ! Le long du fleuve, et dans les rues adjacentes, il y a beaucoup d’ activité et ça grouille de scooters, mais c’ est un peu plus supportable qu´ à Saigon. Beaucoup de fleurs à la vente, à même le sol, et Y se fait un grand plaisir à se planter (façon de dire !) au milieu des étalages, de prendre des bouquets dans les bras et de poser pour mes photos. Elle a toujours un contact très facile avec les gens et n’ est jamais gênée. Les gens sentent tout de suite sa gentillesse et son charme, et nous avons toujours droit à leurs sourires. Mais quand nous marchons dans la rue (et en général nous ne marchons pas la main dans la main, par « modestie » comme diraient certains), nous remarquons encore, assez souvent, quelques froncements de sourcils, pour ne pas dire quelques faces renfrognées, à nous voir, couple occidental-asiatique. Parfois je me demande quels problèmes les gens peuvent bien y trouver ! Le soir, nous avons été prendre un verre sur la terrasse du café Hoa Nang qui fait l’ angle des rues Phan Boi Chau (celle qui borde le fleuve) et « 1 Thang 5 » (où se trouve un marché dans la rue), au débouché sur le Mékhong d’ un des canaux principaux qui traversent la ville. C’ est sympa, il fait bon, les gens sont relaxes, il y a de la musique (mais les chanteurs sont médiocres). Nous allons dans l’ un des bureaux de tourisme juste au coin de la rue et nous réservons une excursion pour le lendemain. Puis nous descendons la « rue du marché ». Quelques 500 mètres plus loin, un pont sur un canal à gauche, un pont sur un autre canal juste devant nous, nous tournons à droite dans la rue « 2 Thang 9 » à la recherche d’ un restaurant. Un peu plus loin, nous nous installons dans un restaurant de plein air (c’ est peut­-être le restaurant Phuong Nam indiqué sur la carte du Rough Guide ?) où il y a pas mal de gens attablés. La nuit est tombée mais il fait encore très chaud. Les gens sont légèrement vêtus, il y a même quelques hommes en maillot de corps. Pour la commande, nous arrivons vaguement à nous faire comprendre. Nous nous retrouvons devant un « hot pot » avec une variété de choses à y cuire, dont beaucoup de légumes verts et d’ herbes aromatiques fraîches, ce qui nous convient parfaitement. C’ est une formule très populaire en Thailande également, mais bien sûr il y a des variations locales. Y fait le service et j’ en profite pour faire quelques photos. La suite à plus tard ! |

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Image postée par Georges xxx (membre georgesOZ) dans la discussion «Sud Vietnam en janvier».
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Et voici la suite Le matin, après avoir maigrement mangé juste en bas de l’ hôtel, au bord de l’ eau, nous embarquons avec une guide. En route vers le marché flottant de Cai Be. Le trafic sur les diverses branches du fleuve que nous empruntons est intéressant. Il y a ce gros sampan ventru, par exemple, chargé au maximum de cosses de riz, on ne pourrait pas y mettre 1 gramme de plus ! C’ est utilisé comme combustible pour les fours à brique, paraît-il. Malin, ça, il n’ y a vraiment rien de perdu ! Nous finissons par déboucher de nouveau sur la rivière Co Chien, qui comme à Vinh Long doit faire bien plus d’ 1 kilomètre de large. En face, c’ est Cai Be, notre destination. Je ne sais rien de Cai Be, je n’ ai rien lu à son sujet, et donc je ne peux pas être certain de ce que je vois. Mais bon, voilà, nous entrons dans une rivière assez large où règne une activité intense. Après avoir vu toutes les fleurs étalées à la vente à Vinh Long, on aurait pu s’ attendre à un grand marché aux fleurs, mais il n’ y a pas tellement que ça, en fait. Ce n’ est pas Keukenhof (pour ceux qui connaissent) ! Mais ce n’ est pas grave, nous n’ avions aucune idée préconçue. Le monde végétal est pourtant bien représenté : en plus des fruits et des légumes transportés par des embarcations de toutes sortes qui vont, viennent ou stationnent, la rivière charrie une quantité de plantes, par brassées entières. Au fond, là où la rivière bifurque, une belle église projette son clocher par-dessus les bicoques sur pilotis, et nous prenons sur la droite pour accoster un peu plus loin. On nous fait entrer dans une grande maison où quelques activités ont été mises en scène pour la visite. Ici, une femme prépare des feuilles de papier de riz, ou galettes de riz pour faire des « chá giò » (on dit « nem rán » au nord, d’ où « nem », le « pâté impérial » des restaurants vietnamiens en France). La femme étale la pâte de riz, diluée à l’ extrême pour obtenir la finesse voulue, sur une plaque (une espèce de wok renversé), laisse sécher un peu (il y a peut-être un feu par en-dessous, je n’ en suis pas sûr) avant de retirer la feuille ainsi formée. Mais ce qui attire particulièrement notre attention, c’ est la préparation du riz soufflé. Un homme chauffe du sable, noirci par son usage répétitif, dans un wok, puis y verse du riz et couvre le tout. Il secoue un peu, le sable se mêle au riz et lui transmet sa chaleur. Ça pétarade quelques minutes, comme du pop-corn, puis l’ homme verse le contenu du wok dans un tamis qui laisse passer le sable et il ne reste plus qu’ à récolter le riz soufflé. Il faut bien sûr que le sable et le tamis soient bien calibrés. Très simple, mais très ingénieux, et on peut faire confiance à ces gens question minutie, le riz en sort tout beau, tout propre et tout blanc, sans le moindre grain de sable … qu’ on repérerait immédiatement par sa couleur noire, de toute façon. À la sortie, de l’ autre côté de la maison (on nous a fait faire un tour dans le sens des aiguilles d’ une montre), il y a des étalages de choses à acheter. Il fallait s’ en douter, la visite est organisée comme dans ces musées où on se trouve tenté à la sortie par le magasin de souvenirs, de publications sur les thèmes présentés dans le musée, etc…. Y est intéressée par quelques paquets de riz soufflé, naturel et au caramel. Pour le petit déjeuner de son fils, dit-elle. Je ne dis rien, mais je sais qu’ il n’ en restera pas une miette d’ ici à ce que nous quittions le Vietnam ! En fait, c’ est assez cher, je trouve : l’ équivalent de quelques euros pour un paquet relativement petit. Nous continuons à pied sur le petit chemin qui longe la rivière. Il y a quelques maisons assez espacées les unes des autres. Nous nous arrêtons pour bavarder avec un groupe de femmes assises devant une des maisons. Il y a un petit garçon aux cheveux blonds. Sa mère est mariée avec un canadien, et la discussion tourne autour des mariages mixtes, sujet qui plaît à Y, bien sûr. Nous les quittons presqu’à regret. Un peu plus loin, il y a de grandes claies de part et d’ autre du chemin, couvertes de feuilles de « nem » en train de sécher à l’ air libre. Puis nous ré-embarquons, et revenons à la rivière Co Chien que nous traversons, pour nous enfiler dans un réseau de petits chenaux où l’ eau est maintenant très, très basse. Nous sommes ici assez loin de la mer, mais l’ influence des marées est évidente. Nous changeons d’ embarcation. Maintenant, nous sommes dans une barque poussée par une femme, debout à l’ arrière, qui en fait rame dans la vase ! Encore une qui n’ a pas le sourire aux lèvres ! Malgré l’ effort, je lui trouve une mine plutôt renfrognée. Nous descendons, prenons un sentier entre des maisons, et arrivons à un restaurant assez grand, et nous attablons. Les ventilateurs suffisent à peine à faire supporter la chaleur. On nous recommande le poisson « oreilles d’ éléphant », une spécialité locale. Le poisson arrive, et effectivement c’ est assez curieux, c’ est un poisson rond et plat, frit et présenté verticalement sur son plat, soutenu par des petites piques de bois. Nous ne trouvons pas ça remarquable à manger. C’ est bon, sans plus. Le reste de la nourriture, de même. Il faut dire que depuis que nous sommes arrivés, plusieurs autres groupes de touristes nous ont rejoints et maintenant le restaurant est plein. La nourriture et les prix sont sans aucun doute adaptés à la visite étrangère. Je commence à me douter que tous ces gens et endroits que nous avons vus et visités font partie d’ une et même combine. À part les femmes avec l’ enfant blond, nous n’ avons pas eu l’ occasion de rentrer en contact avec qui que ce soit qui n’ aie pas quelque chose à vendre. On ne pousse pas trop à l’ achat, les gens sont assez agréables, et le paysage en général plaisant, il faut le dire, mais je ne suis pas vraiment emballé. Ça ne fait rien, c’ était quand-même une bonne sortie. L’ après-midi, de retour à Vinh Long, se déroule tranquillement. Le soir, nous retournons dans la rue « 2 Thang 9 », mais cette fois nous mangeons dans un restaurant chinois, sur le côté gauche de la rue et un peu avant le restaurant de la veille. C’ est une grande salle qui ne ressemble pas vraiment à un restaurant et comme il n’ y a pas beaucoup de clients, nous avons eu un moment d’ hésitation avant d’ entrer et de prendre place. Est-ce vraiment un restaurant ? La nourriture est excellente, chinoise mais il me semble avec un brin d’ influence vietnamienne, avec un soupçon d’ herbes parfumées. Sur le retour, dans la rue du marché, mais avant d’ arriver au marché-même, nous tombons sur une fête. C’ est bien sûr le Têt qui commence. Des groupes d’ acrobates donnent, l’ un après l’ autre, leurs versions respectives de « la danse du dragon ». Grosso-modo, en voici le schéma : deux personnes, juchées l’ une sur l’ autre, sont recouvertes d’ un costume de dragon. Les acolytes ont monté un parcours de pôles successivement plus hauts et le « dragon » monte dessus, saute d’ un niveau à l’ autre, virevolte, etc…. et se secoue sur roulements de tambours et fracas de cymbales. C’ est un spectacle de cirque, en quelque sorte, et la foule s’ en donne à cœur joie. Comme la soirée est encore jeune, nous nous asseyons au Hoa Nang. Il n’ y a pas d’ autres étrangers. D’ ailleurs, à part le restaurant de midi, nous n’ avons croisé que quelques rares étrangers. Enfin, notre curiosité nous pousse à aller dans une discothèque, à 2 pas du Hoa Nang, dans la rue du marché (sur le côté gauche en venant du Hoa Nang). La salle est petite et sombre, il n’ y a que des locaux en petit nombre. Comme boissons, on nous propose bières ou … bouteilles de whisky ! Il n’ y a rien d’ autre. Ah, si ! j’ oubliais, on peut aussi commander …. du thé !!! Nous avons bien envie de boire un petit coup pour nous mettre en forme (non pas que nous en ayons vraiment besoin, mais ça fait toujours du bien par là où ça passe, non ?), mais une bouteille entière ? Un peu déçus par le choix limité, nous (moi) nous rabattons sur une bière. La musique varie entre techno fadasse et parfois suffisamment stimulante pour nous conduire sur la piste, mais ce n’ est pas tout à fait ça…. Pourquoi tenter ce genre d’ expédition nocturne ? Je vais dire la vérité. En plus du plaisir que j’ ai à boire un bon petit verre de temps en temps sur fonds de bonne musique, et de la curiosité d’ observer les autres, j’ espère toujours que Y se mette vraiment à danser, auquel cas elle devient spectaculaire et c’ est un régal de la rejoindre. Il faut la voir lancée, surtout quand elle a un petit coup dans le nez ! Mais rien ne se passera ce soir, et, résignés, nous rentrons à l’ hôtel. |  | |

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Image postée par Georges xxx (membre georgesOZ) dans la discussion «Sud Vietnam en janvier».
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Le silence de mes lecteurs est assourdissant , mais je me suis lancé et donc je continue mon récit . Nous avons décidé de revenir à Saigon pour le week-end du Têt, ayant entendu dire qu’ il serait dommage de manquer l’ animation dans le centre de Saigon. Nous avons donc pris un minibus à partir de Vinh Long. Nous nous préparons à y passer quelques heures, car la circulation est intense. Heureusement, les milliers de scooters qui encombrent la route ont souvent une voie qui leur est réservée, séparée de la route par une barrière métallique. C’ est étroit et ça circule dans les deux sens. Pas évident qu’ ils aillent plus vite que les voitures ! Y sort de son sac des morceaux de mangue verte qu’ elle a achetés dans la rue le matin. On peut lui faire confiance pour les petits aspects pratiques du voyage ! C’ est délicieux et rafraîchissant. Nous en passons quelques morceaux au couple de français assis juste derrière nous, et qui eux ne semblent rien avoir à se mettre sous la dent. Nous nous rendons compte que le chauffeur a quitté la route principale pour, à ce que nous comprenons, mener à sa destination une femme qu’ il a prise en cours de route. Le problème, c’ est qu’ elle ne semble pas bien savoir où elle va. Le chauffeur roule sur ces petites routes à une allure qui m’ inquiète et je me dis, ayant parfois été chatouillé par l’ envie de faire un tour en moto au Vietnam un de ces jours, qu’ avec des gens pareils sur la route ce serait de la folie ! Nous nous retrouvons donc en pleine pampa, les amis ! Paysages agréables, rues encombrées de quelques petits villages, etc… Le détour a dû prendre au moins une heure, et le chauffeur a visiblement eu du mal à retrouver la route principale. Inutile de dire qu’ on ne nous a rien dit et qu’ on ne nous a pas demandé notre avis. C’ est simple, nous n’ avons pas trois mots en commun avec les gens (exception faite des français, bien sûr). Nous retournons à l’ hôtel où nous étions il y a quelques jours. Il est situé à 2 kms du quartier de De Tham, là où se retrouvent la majorité des touristes, backpackers de tout genre, etc…. ou de celui de Dong Khoi. C’ est une adresse qui nous avait été recommandée sur VF, dans une petite rue tranquille. Chambres propres, mais sans plus. La rue est tranquille, mais dès qu’ on se retrouve dans la rue principale, qui descend vers le centre ville (je crois que c’ est Nguyen Van Troi), c’ est l’ enfer . Le flot de scooters est absolument incessant, et nous sommes loin des feux qui de temps en temps l’ interrompent. Au niveau de notre petite rue, il n’ y a pratiquement jamais moyen de traverser, et il est même difficile de se mettre au bord de la rue pour arrêter un taxi. C’ est, comment dire ? comme ces torrents de boue catastrophiques qu’ on montre à la télévision, quand les pluies sont trop fortes en Colombie. Vraiment de la folie ! Comment les gens peuvent-ils accepter ça ? Le lendemain, dimanche, nous faisons Le Thanh Ton à pied, de De Tham jusqu’ à l’ Hôtel de Ville. Le Thanh Ton était pratiquement déserté. En chemin, une vitrine de bijouterie nous attire. C’ est le moment de faire un cadeau de Nouvel An à Y ! Nous entrons et demandons à voir quelques bracelets et colliers. Les trois femmes de la bijouterie sont à peine aimables. Froides, pas un sourire, et c’ est presque à contre-cœur qu’ elles nous sortent les pièces qui nous intéressent . Qu’ est-ce qu’ il y a ? Serions-nous mal habillés ? Aurions-nous mauvaise haleine ? Serions-nous impolis ? Aurions-nous un comportement douteux ? Je peux vous rassurer, rien de tout ça, et bien au contraire ! Y a un coup de cœur pour un collier en or. Vu l’ achat que nous faisons, on pourrait au moins faire preuve d’ un peu d’ amabilité ! Franchement, pas une expérience très agréable. Certains guides disent du mal de l’ Hôtel de Ville, mais nous le trouvons assez beau, représentant bien le style colonial. Il surplombe la statue de Ho Chi Minh, qui trône aujourd’ hui sur une marée de fleurs qui monte depuis la rivière, le long de l’ avenue Nguyen Hue. Tout en bas de l’avenue, il y a un petit effort d’ organisation de la foule. Des policiers guident la foule à entrer dans le parc à fleurs pour le parcourir dans un sens précis. C’ est un peu curieux, cette présence policière, tout le long de cette enfilade de parterres de fleurs assez impressionnants. Comme si la foule, débonnaire et décontractée en ce jour de fête et dans un lieu aussi plaisant pourrait avoir des intentions reprochables ! Mais peu importe, ce n’ est pas bien méchant et on peut facilement ignorer les quelques uniformes. Il n’ y a pas que des fleurs, il y a aussi des champs de riz et de maïs miniatures. Petite touche communiste, histoire de montrer la vie agricole du pays, « glorieuse contribution à l’ essor dynamique de la nation » ? Y se retrouve en terrain familier devant une rizière. Et il n’ y a pas que des fleurs végétales ! Il y a aussi ces petites filles superbement habillées de tuniques de soie, mignonnes à croquer et promenées par des parents tout fiers. Y, une jolie fleur elle-même, ne peut résister à la tentation de les « cueillir » pour faire quelques photos. Dans les rues adjacentes, nous avons l’ occasion une fois de plus de voir un ou deux groupes faire leurs préparatifs pour de nouvelles « danses du dragon ». Pendant que la fête bat son plein, des balayeurs s’ activent déjà à nettoyer les rues. Quelle efficacité ! En soirée, nous retournons vers Dong Khoi et Nguyen Hue, mais avons du mal à y arriver, tant il y a du monde dans les rues. Nous commençons à nous lasser du bain de foule, et cherchons où nous asseoir pour boire un verre. J’ avais repéré un lounge sympathique dans une rue de traverse mais nous somme déçus, c ‘ est fermé, comme beaucoup d’ autres bars, cafés et autres abreuvoirs. « Tutup ! » dit Y (c’ est le seul mot qui lui est resté de Jakarta, où nous étions quelques semaines plus tôt, mais j’ai dû lui répéter une dizaine de fois que ce n’ était pas « tuk-tuk » !). Nous nous rabattons sur un de ces petits restaurants de trois fois rien qui servent du « pho », cette fameuse soupe aux nouilles où on met plein d’ herbes fraîches et aromatiques, avec du jus de lime, du nuoc mam, du piment etc…. De retour dans notre petite rue, la nuit bien tombée, Y va se faire laver les cheveux et moi je m’ installe à la terrasse d’ un petit café, juste en face, devant une bière. Je vois Y papoter avec les gens du salon de coiffure. Je me demande bien ce qu’ elle peut leur raconter, surtout que les gens ici ne parlent presque jamais anglais, et que l’ anglais de Y est plutôt limité (mais elle fait des progrès). Dans le café, on joue des CD’s. Je saurais bien apprécier les voix ou les mélodies même si je ne comprenais pas les paroles, mais voilà, je trouve les chansons vietnamiennes, le peu que j’ aie pu en entendre, particulièrement fades. Mais il y en a une qui me saisit l’ oreille, peut-être parce qu’ il y a un accompagnement un peu plus réussi que d’ habitude de cet instrument à cordes dont le musicien fait vibrer les cordes en appuyant sur un levier (nous l’avions vu à Hanoi). Je vais demander à voir le CD. Le type du café insiste pour me le donner, et je finis par accepter. Vraiment très gentil ! Par la suite, je n’ ai rien trouvé sur le CD qui me plaise à part cette chanson. Je vous donne à tout hasard ce qu’ il y a d’ écrit au début du morceau: « Tuôi xuân con – Phi Nhung » (je ne peux pas écrire la « virgule » qui se trouve sur le « o » initial). En attendant que Y ait fini avec ses cheveux, je peux observer les gens sur le trottoir opposé, qui arrangent des petits autels à l’ entrée de leur maison, et font des salutations avec de l’ encens dans les mains etc. J’ avais aussi remarqué dans la journée des gens (le plus souvent des femmes ?) affairés à brûler des petits tas d’ affaires, surtout des papiers je crois, devant chez eux, au bord de la rue. Purification par le feu afin de bien démarrer la nouvelle année ? |

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Cher Abalone, Moi, de nouveau ! En gros, de quoi chante-t-elle sur ce morceau dont je parlais ? J’ ai eu l’ impression que c’ était un recueil de chansons pour le Nouvel An, je me trompe ? Et peux-tu commenter sur cette histoire d’ autels et d’ offrandes à l’ entrée de la maison, le soir du Têt ? Et pourquoi les gens brûlent-ils ces papiers au bord de la rue ? Autre chose, quand nous étions en « pleine pampa », entre Vinh Long et Saigon, j’ avais remarqué à plusieurs endroits des tombes au milieu des champs ou des rizières. Je ne peux pas bien en décrire la forme, mais disons qu’ elles étaient assez massives, plus élevées au-dessus du sol que les tombes en France, par exemple. Je ne sais pas pourquoi, et je me trompe sans aucun doute, mais il y a quelque chose qui me trotte dans la tête et qui me dit qu’ il y a là l’ influence d’ un style chinois. Peux-tu nous éclairer ? | |
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elle a un visage pas tres typique vietnamien. Elle a du se faire faire un "nose job" aux USA, et peit-etre meme se faire corriger le contour des yeux. Elle n'a eu aucune correction chirurgicale. L'histoire de Phi Nhung est très émouvante. Elle est née en 1971, pendant la guerre à Pleiku, d'un père probablement américain. En 1975, sa mère s'est remariée et s'établissait à Cam Ranh en 1980, et a eu 6 autres enfants, mais elle a décédé 2 ans plus tard, d'un accident de voiture, quand Phi Nhung avait 10 ans. Son beau-père s'est mis avec une autre femme et Phi Nhung devait chercher à vivre par elle-même pour nourrir ses 6 demi-frères et soeurs. Elle vivait de dons des villageois, elle cherchait à faire du commerce avec toute sorte de bibelots. C'est ainsi que malgré la gêne que cela peut provoquer chez les touristes, je ne blâmerai jamais ces enfants qui courent après ces dames en disant: "Madame, madame, buy me something...", car je sais de par ma culture que parmi ces enfants qui s'accrochent éperdument, il y en aura qui vont sortir de personnes très célèbres plus tard. A 17 ans, elle a bénéficié d'un rapatriement américain pour les enfants métis orphelins. Aux Etats-Unis, elle faisait toute sorte de métiers (serveuse, femme de ménage, etc...) et réunissait de l'argent pour renvoyer au ViêtNam et soutenir la subsistance de ses demi-frères et soeurs. Mais elle a un don dans la chanson et aime chanter toute sorte de chansons populaires. Elle chantait dans les chorales lors des campagnes d'oeuvres de charité. C'est ainsi petit à petit, qu'elle devient une chanteuse professionnelle, très appréciée par tous les viêtnamiens du monde entier et du ViêtNam en particulier. Elle a fait construire une maison à chacun de ses demi-frères et soeurs qui ont tous fondé une famille, sauf le petit dernier qui doit encore apprendre le métier de maquilleur. Elle a aussi fait construire une grande maison à Bình Phuóc, pour recueillir et élever 10 enfants orphelins. Elle vit principalement maintenant au ViêtNam, en allant chanter gratuitement là où l'on l'invite, pour les pauvres et fait de temps à autre des voyages aux Etats-Unis ou en France, des shows qui lui permettent d'avoir une vie de star. La chanson sur ton CD:"Tuôi Xuân Con Gái" peut se traduire: "L'âge d'or des jeunes filles" (je ne traduis pas textuellement, sinon, ce serait "l'âge de printemps des jeunes filles" | |
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En gros, de quoi chante-t-elle sur ce morceau dont je parlais ? Voici le texte de la chanson
En gros, c'est une jeune fille qui demande à son amoureux, qui est parti au loin, quand est-ce qu'il revient, malgré ses promesses d'antan. J'essaie de traduire du mieux que je peux, c'est une première version traduire à la volée. Un certain printemps, tu as fait adieu en quittant la route menant au village Quittant la jeune fille pauvre, quittant l'âge de la tendresse Une triste larme a coulé, accompagnant ton départ Tu as promis de revenir vers moi pour vivre un amour de village Combien de printemps ont passé, tu rêves toujours de route lointaine Tu as dû oublier le pauvre village, la plantation verte de bétaine Délaissant une personne qui n'oublie pas, dans l'attente pendant des mois de froide solitude Fini le premier rêve, que reste-il de l'âge d'or de jeune fille? Que reste-il des jours de présence, de promenade commune Que reste-il du temps de rêverie, tissant l'amour plein de couleurs Oh toi, faut-il oublier, la route du passé terriblement silencieuse Oh toi, faut-il oublier, tous les chemins anciens du souvenir L'arbre devant la maison a perdu toutes ses feuilles jaunes Ses fleurs flétris de tristesse comme notre ancien amour Une histoire d'amour mélancolique, difficile de fâner malgré le temps qui a coulé Combien de mois et de jours ayant passé, pourquoi l'amour est toujours là? | |
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j’ avais remarqué à plusieurs endroits des tombes au milieu des champs ou des rizières. Je ne peux pas bien en décrire la forme, mais disons qu’ elles étaient assez massives Au Viêtnam, les gens ont le droit d'enterrer un membre de leur famille sur leur terre, souvent dans leur jardin ou dans leur champ. il y a quelque chose qui me trotte dans la tête et qui me dit qu’ il y a là l’ influence d’ un style chinois. Cela dépend de leur origine ethnique et religieux et leur taille dépend des moyens de la famille. Sans parler de la mausolée de HoChiMinh à Hanoi, on connait bien les tombeaux royaux de Huê (ils occupent une surface de presque 3000 m2, sans compter les demeures où les rois venaient flâner au temps de leur vivant), on visite moins les tombeaux dans les pagodes et on regarde de loin les tombeaux dans les champs et on ne va qu'exceptionnellement rendre hommage aux anciens combattants. Les viêtnamiens ont un profond respect pour les tombes. Les autorités qui ont besoin des terres pour construire des projets administratifs ont du mal à faire déplacer les tombes et tant que la famille ne vienne pas le faire, l'Etat est obligé d'attendre longtemps avant de pouvoir acquérir les terrains. Photos 1, 2, 3, 4 : tombeaux du Roi fondateur de la dynastie de Huê, de la Reine, et de la Reine mère Photos 4, 5, 6 : tombeaux du Roi Thu Duc et de la Reine Photo 8: un tombeau à la pagode Thiên Mu Photos 9 et 10 : tombeau du Roi Khai Dinh Photos 11, 12, 13, 14 : tombeau du Roi Ming Mang Photos 15, 16, 17, 18: différents tombeaux dans les pagodes des environs de Huê |  | |

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Chapitre suivant pour mon audience « silencieuse mais respectueuse », comme dit Abalone. Je passe sur le trajet de Saigon à Mui Ne pour ne pas faire trop long. Mui Ne Les quelques jours que nous avons passés à Mui Ne sont un peu emmêlés dans ma mémoire, donc je vous donne ça un peu pêle-mêle. Nous avions réservé un chalet au Sea Breeze, qui est assez plaisant. J’ai lu quelque part que la côte, dans cette région en tout cas, est soumise à une érosion féroce par la mer, ce qui expliquerait pourquoi des tronçons importants du front de mer de Mui Ne sont bardés de lourds glacis de béton, ne laissant qu’une plage assez étroite. En marée haute, la mer monte jusqu’à cette fortification et les vagues la frappent avec une violence qui, la première nuit, nous a surpris et inquiétés. Notre chalet n’est pas au premier rang donnant sur la plage, mais les quelques 10 mètres qui nous séparent de la mer ne suffisent pas à amortir les coups de boutoir des vagues. Les fondations tout entières en tremblent ! Nous avons donc passé deux nuits au Sea Breeze, ayant trouvé un logement un peu plus simple, certes, mais propre et bien moins cher, de l’autre côté de la route qui longe la côte, mais toujours assez proche de tout. 17 dollars la nuit, et parce que nous avons une chambre climatisée. La climatisation est une fois de plus asthmatique. Nous aurions pu nous en passer et tomber en dessous de 15 dollars. C’est Philippe, un français sympathique que nous avons rencontré dans une petite guinguette au bord de la mer, qui nous a indiqué l’endroit. Il y loge aussi, mais lui reste plus longtemps à Mui Ne, pour apprendre le « kite-surfing » qui est très populaire ici. Ce n’est pas le vent qui manque ! Nous n’avons pas été particulièrement impressionnés par les restaurants et bars de Mui Ne. Il y a peut-être beaucoup trop de touristes et la qualité des prestations en souffre. Nous avons été au bar du Jibes (si je me rappelle bien) et nous y avons trouvé les cocktails infâmes. Philippe nous a recommandé un restaurant un peu plus authentique, bien fréquenté et authentique, qui s’est avéré correct. Mais notre coup de cœur, ça a été pour cette petite guinguette de trois fois rien, un peu isolée au milieu des cocotiers, au bord de la mer en allant vers le village de Mui Ne. Une petite bicoque de pas grand-chose et quelques tables de plastique sous un auvent de fortune. Mais les plats sont bons et authentiques, il y a du choix, et ce n’est pas cher. En plus, les gens de la maison sont sympathiques. Il y a toute une famille, du grand-père qui passe la journée à se la couler douce et à sourire, assis devant la maison, et de la grand-mère qui a dû être une très belle femme, grande, dynamique et avec un port de reine, aux enfants, deux filles dans leur vingtaine et deux garçons plus jeunes, en passant par le père qui s’occupe de la pêche et ne paraît jamais dans l’espace public, et par la mère qui doit rester toute la journée dans la cuisine car je crois ne jamais l’avoir vue. Les garçons ne semblent pas avoir autre chose à faire que bailler aux corneilles le plus beau de la journée, mais les filles, elles, sont actives. Elles font la cuisine et s’occupent des clients. Cette petite guinguette me plaît bien, je peux y passer des heures entières à poursuivre mes contacts sur mon blackberry, à bavarder avec Philippe ou d’autres clients (leur petite affaire marche assez bien). Philippe m’explique que l’une des raisons pour lesquelles les Asiatiques ont moins de cellulite que les occidentaux, c’est qu’ils ne mangent pratiquement pas de produits laitiers. Cette théorie me semble douteuse, mais il est kinésithérapeute et doit s’y connaître bien mieux que moi sur les questions de santé physique. Quand je n’ai rien d’autre à faire, je me contente d’observer les activités marines juste en dessous de la terrasse. Une méthode de pêche m’intrigue. Je vois des hommes s’éloigner à 100 ou 200 mètres de la plage tout en marchant jusqu’à ce qu’il ne leur reste plus que la tête hors de l’eau. Je ne peux pas voir leur équipement mais ils doivent avoir un filet. Quant à Y, elle s’y trouve comme chez elle-même. Ça ne pouvait pas rater, elle s’est vite liée d’amitié avec la famille, surtout avec les filles. Comme je l’ai dit plus d’une fois (mais il faut le répéter pour les lecteurs à la mémoire courte !), elle a un don pour lier avec les gens, qui sont séduits par son charme, sa gentillesse, son sens de l’humour, son côté un peu espiègle, et même par sa curiosité! Ma mignonne petite femme veut tout savoir et se faire expliquer. Comment on prépare les seiches fraîchement pêchées, par exemple, car elle semble avoir des vues précises sur ce qu’on peut ou doit faire des seiches (qui sont très communes en Thaïlande). Elle fait maintenant un peu partie de la famille, pour ainsi dire. Donc, je n’ai plus à m’inquiéter d’elle (« est-ce qu’elle s’ennuierait ? »), car elle passe une grande partie de la journée à bavarder avec les gens de cette famille, à jouer aux cartes avec les enfants, etc. C’est vraiment épatant à voir, sachant qu’ils ne parlent pas dix mots d’anglais ! Arrivent-ils à deviner ce que l’une veut dire en thaï, et ce que les autres veulent dire en vietnamien? Donc, les journées passent paisiblement. Repas pris le plus souvent dans cette petite guinguette. Je n’échangerais pour rien une bonne soupe aux nouilles au petit déjeuner. Souvent, c’est Y elle-même qui m’apporte les plats, car elle aide les femmes à la cuisine – mais c’est plus un plaisir ( papotages et éclats de rire fréquents) que du travail. Elle m’apporte aussi de temps en temps ses plats à elle, qui je dois le dire sont souvent délicieux, tels un plat aux crevettes séchées (elle les a achetées à Vinh Long et les a colportées jusqu’ici, et elles sont encore bonnes à manger !), ou un plat de seiches (ou de calmars ?) qui font mon régal (je ne peux m' empêcher de vous en donner les photos). Quant au riz, que ce soit Y ou les gens de la maison qui le préparent, peu importe, c’est toujours excellent. Nous avons loué un scooter à des gars que nous avons rencontrés au bord de la route. Ils auraient peut-être fait peur à d’autres, mais nous nous sommes fiés à notre instinct, et nous ne l’avons pas regretté. Notre première excursion, Phan Thiet. On nous avait dit qu’il y aurait des courses de pirogues. Nous en voyons quelques unes, sur la rivière, mais de trop loin pour vraiment apprécier, et en fait nous trouvons ça plutôt répétitif et ennuyeux. Le reste de Phan Thiet n’est guère plus excitant. Une autre fois, nous allons dans la direction opposée jusqu’au village de Mui Ne. La baie de Mui Ne est belle, avec tous ces petits bateaux de pêche qui se serrent les uns contre les autres. Nous poussons plus loin vers les fameuses dunes de sable, qui sont assez impressionnantes. Dommage qu’on ne puisse pas faire dix pas sans se faire harceler par des gens qui veulent nous vendre quelque chose. Mais le tourisme est ici tout autant vietnamien qu’étranger. Ça explique le nombre de cafés « karaoke » le long de la route. Ils ne paient pas de mine, il y a peu de fréquentation en pleine journée, et il n’y a ici ou là que quelques personnes qui font la sieste, malgré les cacophonies dans les salles au fond. Une autre fois encore, suivant les recommandations de Philippe, je fais quelques 30 kilomètres de plus vers le nord pour voir une grande lagune maintenant bien séparée de la mer. L’endroit a une beauté contrastée. Les bosquets au bord de l’eau sont bien verts. Les étendues de nénuphars, une curiosité pour être des rares spécimens de nénuphars en eau salée, sont parsemées de fleurs rouges légèrement violacées qui tranchent sur le vert sombre des feuilles. Tout ça semble bien reposant, mais les dunes qui s’étendent par derrière, avec une végétation plus clairsemée et sans la moindre habitation, apportent une touche sauvage, et subitement l’eau de la lagune semble être plus inquiétante. Nous avons fait une petite tentative dans une discothèque, vers les abords du village de Mui Ne. Ça nous a déçus, la musique était passable, mais les gens sur la piste n’étaient pas très engageants. Il y avait en particulier un ou deux groupes d’hommes, des vietnamiens, qui s’agitaient un peu trop, presque brutalement et sans finesse, et ça a suffi pour vite décourager Y qui n’avait pas envie de se faire bousculer. Une fois de plus, si j’espérais la voir se lancer sur la piste, je reste sur ma faim. Le dernier soir, nous allons avec les enfants de notre « famille adoptive » dans un « karaoke ». Philippe nous accompagne, je crois surtout parce qu’il a un faible pour l’une des filles. L’établissement est intéressant et j’aimerais bien le voir quand il fait le plein, il doit y avoir de l’ambiance et du spectacle ! Mais ce soir, les grandes salles et cours extérieures sont vides. Nous montons quelques escaliers, il y a des salles privées un peu partout, plus petites. On nous installe, et nous commandons de la bière. Bien sûr, nos amis vietnamiens ne doivent pas être les seuls à chanter. Bizarre, d’avoir à chanter en vietnamien (ce que nous arrivons à déchiffrer), on a un peu de mal à trouver des chansons non vietnamiennes au répertoire. En plus, chanter n’a jamais été mon fort et je serais parfaitement content de profiter de l’atmosphère en sirotant ma bière. Heureusement, Philippe a moins de complexes. Bref, soirée sympathique et bon enfant. Le lendemain, nous prenons le chemin du retour vers Saigon. Y fait un petit échange avec l’aînée de la famille, elle lui laisse une paire de bottines en cuir contre un bracelet. Nous avons un petit pincement de cœur en quittant ces gens si gentils. Nous nous retrouvons dans le minibus avec un groupe de jeunes scandinaves qui n’arrêtent pas de parler à voix très forte, sans se préoccuper le moins du monde des autres passagers. Je suis peut-être un vieux c%@ mais je déteste cette manière qu’ont bien trop souvent les occidentaux de parler pour se faire entendre par tout le monde. Je trouve ça grossier et vulgaire. Les cheveux de la fille assise juste devant moi me font penser à un plat de nouilles qu’on aurait laissées au réfrigérateur….
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Et voici mes dernières pages. Nous sommes descendus au Spring House Hotel, sur Pham Ngu Lao, pour changer de l’hôtel où nous étions les fois précédentes et qui était trop éloigné du centre. Le Spring House n’est pas mal du tout. Notre chambre est spacieuse, a une salle de bains correcte, et coûte un peu moins que 25 USD par jour. Ici, nous sommes dans le centre et il est bien plus facile de revenir se reposer et se rafraîchir en courant de journée. Nous avons aussi moins de dépenses en transports. Nous ne sommes qu’à 5 ou 10 minutes en taxi, ou 20-30 minutes à pied de Dong Khoi, par exemple. Le quartier de De Tham n’est pas désagréable, et il est très animé. Nous avons notre petit circuit autour du pâté de maisons, dans le sens des aiguilles d’une montre en sortant de l’hôtel. Le Allez Boo, au coin de Pham Ngu Lao et de De Tham, est le premier point de chute possible mais non celui que nous préférons. Une ou deux fois, quand Y préfère faire la grasse matinée, je m’y retrouve seul le matin. Le petit déjeuner est passable. Le garçon, un jeune homme assez maigre et porteur de lunettes, semble avoir un faible pour moi. Il passe et repasse pour échanger quelques mots, et dans un élan d’affection se met même à me faire un petit massage d’épaules (très bon, en fait !). Il soupire de regret quand je lui explique que j’ai une femme qui m’attend. Si Y voyait ce cinéma, elle en mourrait de rire ! En général, nous préférons plutôt manger, que ce soit le matin, à midi ou le soir, dans un de ces petits restaurants de trois fois rien où la cuisine est simple mais authentiquement vietnamienne (en tout cas la plus authentique que nous ayons eu la chance de goûter). Nous avons bien essayé des formules un peu plus « haut de gamme », mais nous trouvons qu’on mange mieux dans ces petites gargotes qui disposent leur mobilier en plastique sur le trottoir. On est assis sur des tabourets minuscules, à 20 centimètres du sol. On y mange pour 30 à 40, 000 Dong (+/- 1.5 euro) un « pho » absolument délicieux . Ne pas hésiter, plus c'est simple, moins c'est cher, meilleur c'est ! Ça a l'air un tant soit peu cradingue, mais après deux semaines à manger de la sorte à Saigon, dans le delta du Mékhong et sur la côte, nous n’avons eu aucun trouble gastrique. On en trouve 2 ou 3 dans la rue Bui Vien, parallèle à Pham Ngu Lao. Un soir, nous entamons une petite discussion avec nos voisins de table, un couple dont l’allure nous plait d’emblée et qui éveille notre curiosité : un Nigérian qui enseigne les maths quelque part à Saigon et sa fiancée Vietnamienne. Au coin de De Tham et de Bui Vien, il est impossible de manquer le Go2, avec sa terrasse occupant tout le trottoir et sa salle grande ouverte à la rue. Il est parfait pour prendre un bon petit café (excellent café au Vietnam!), ou pour boire une petite bière en fin d' après-midi en observant une clientèle assez baroque, surtout des étrangers, et plutôt mûre. J’entends par là qu’il n’y a pas ce genre de gringalets qu’on voit assez fréquemment en voyage, du genre de ceux qui se laissent pousser une piètre et miteuse barbichette pour montrer qu’ils ont « accédé à la cour des grands ». Les murs sont d’un rouge soutenu auquel le mobilier de rotin d’un rouge verni plus foncé fait écho, et sont décorés de quelques incontournables affiches rappelant au peuple, poing levé et mitraillette en bandoulière, qu’il faut chasser l’Envahisseur Impérialiste . On peut facilement se faire inviter pour faire une partie de pool avec les habitués du lieu, en faisant un effort pour s'adapter aux obstacles multiples, les piliers trop près de la table, les caisses de bière empilées au fond de la salle, au bas de l’escalier qui mène aux salles supérieures (dont il faudrait aussi que je parle, mais ce sera pour une autre fois), ou les autres clients. Il y a des joueurs Vietnamiens redoutables, tels cette femme qui garde un air tellement sérieux et concentré quand elle joue, le pool doit être un sacerdoce pour elle, mais qui a fini par nous sourire après quelques jours, ou l’homme qui pose sa béquille contre la table quand son tour vient, et dont la façon de « casser » le jeu est tellement violente et spectaculaire. On y joue souvent sous le regard froid d’un homme en uniforme, qui doit faire partie d’un service de police. Il est curieux de retrouver de temps à autre ce genre d’individu dans les lieux où les gens se divertissent. Nous avions remarqué ça à Vientiane, par exemple. Une manifestation du « visage radieux du communisme »… Après avoir descendu Bui Vien, si on tourne à droite pour retourner vers Pham Ngu Lao, et juste au coin de Pham Ngu Lao, il y a un autre petit restaurant d'aspect un peu plus classique (les tables et tabourets sont à hauteur normale) mais aussi très authentique. Pho au menu, bien sûr, mais il y a un peu plus de choix, et c’est toujours très bon marché. Il y a même des toilettes mais là, c'est plutôt cradingue, il faut le dire. Enfin, pour ceux qui veulent se dégourdir les jambes, il y a aussi le parc juste en face du Spring House, de l'autre côté de Pham Ngu Lao. Il n’est même pas trop difficile de traverser Pham Ngu Lao sans se faire embouteiller dans le trafic permanent. Il ne s’agit peut-être pas vraiment d’un parc au sens où l’entendraient certains (petits oiseaux pépiant dans les branchages, bancs invitant à la détente, promeneurs endimanchés etc…), mais il semble y avoir des activités à toute heure. Le soir du Têt, nous y avions acheté des marrons chauds, et ça avait tellement plu à Y que nous y sommes retournés, mais la colporteuse n’y était plus. Les marrons, c’était il semble une tradition curieusement adoptée des Français, et uniquement pour l’occasion du Nouvel An. Et le soir ? me direz-vous, où peut-on aller boire un petit godet ? Ne vous inquiétez pas, nous avons toujours quelques bonnes adresses en réserve ! Pour rester dans le quartier de De Tham, je me contenterai de mentionner l’Eden Bar, qui se trouve à quelques pas du Go2. On y passe de la très bonne musique hip-hop ou rock, les cocktails sont très bons et à prix abordables, et on peut se lancer à partir de 10 heures du soir sur la petite piste de danse au fond de la salle. Nous y avons passé quelques moments sympathiques au bar, à bavarder avec les serveurs ou d’autres clients. Un soir, Y lie avec une Australienne. Comme elle est toujours prête au bavardage et que son anglais s’améliore de jour en jour, la conversation s’anime rapidement. La musique conduit les deux femmes à faire quelques pas de danse ensemble. L’Australienne passe un bras dans le dos de Y et en avant pour quelques tours de valse. Ma petite femme, pétillante de fraîcheur, enlacée par l’Australienne, a le visage éclairé par un sourire joyeux. Toute émoustillée, elle colle un baiser sur la bouche de notre nouvelle amie ! Eh bé  ! On n’arrêtera pas d’être surpris par sa spontanéité! Je sais pourtant bien qu’elle ne donne pas du tout dans « ce genre ». De retour au bar, l‘Australienne, qui visiblement commence à s’enticher de Y, me confie « You are in trouble with this one! », voulant me dire par là qu’une fois tombé sous le charme de Y, il doit être difficile de s’en défaire. Elle me dit également qu’elle a vécu 8 ans à Bangkok et qu’elle est contente de pouvoir parler thaï. Nous parlons de choses et d’autres mais quand j’en arrive à l’abondance de fleurs qu’on peut admirer en ville pendant le Têt, elle bloque complètement sur le mot « dàwk maí » (fleur) que j’utilise. Ayant déjà bu quelques verres, je me dis que ma langue doit être devenue pâteuse, et je lui répète le mot plusieurs fois mais elle s’obstine à ne pas le reconnaître. « Jamais entendu ! », dit-elle, et elle enchaîne pour me déclarer que mon thaï est « de la m$Q#@ » (« Your thaï is crap ! »). Ça alors ! Et elle prétend parler thaï couramment ? Elle se fait de sacrées illusions sur ses connaissances ! Je le dis à Y qui pouffe de rire. « Mâï nâa cheûa ! », incroyable ! Pour en revenir à des occupations plus touristiques et culturelles, nous joignons une excursion pour les tunnels de Cu Chi et Tay Ninh, le haut lieu de la religion Cao Daï. Après quelques heures de bus, nous arrivons au complexe Cao Daï, près de la frontière avec le Cambodge. La cathédrale est impressionnante, non pas tellement par son architecture, mais plutôt par sa décoration bariolée. Il y a de toutes les couleurs ! Dans les allées qui y mènent, des adeptes sont en train d’arriver. Ils sont tout endimanchés, si on peut dire, car je crois que c’est aujourd’hui (nous sommes samedi) jour de grande messe. La plupart des gens sont simplement habillés de longues tuniques blanches. Les hommes portent un chapeau noir et les femmes sont tête nue ou portent un bandeau blanc autour des cheveux. Nous sommes frappés par les tuniques portées par certains hommes, et par leurs chapeaux aux formes bizarres. Je crois avoir lu quelque part qu’il y a des uniformes différents, bleus, rouges, jaunes etc…, pour marquer le rang auquel les adeptes ont accédé dans la hiérarchie Cao Daï. Il n’y a de nos jours pas de pontife suprême. Sur le porche d’entrée, quelques hommes nous invitent à entrer. Le service n’a pas encore commencé, et on circule librement dans la nef. C’est beau et propre. Les gens prient, avec des gestes qui rappellent tantôt le christianisme, agenouillés et les mains jointes sur la poitrine, tantôt le bouddhisme, portant les mains jointes devant leurs visages en salutations semblables au « waï » des Thaïs, tantôt même à l’Islam avec leurs prosternations. La religion Cao Daï, qui a été fondée au début du 20-ème siècle, est principalement inspirée par le Confucianisme, le Taoïsme, et le Bouddhisme, mais elle est aussi connue pour être très éclectique. Sur le fronton du porche principal figurent les trois « saints » qu’elle reconnaît, Sun Yat Sen, qui a mené la rébellion contre les Mandchous et qu’on peut considérer comme le père de la Chine moderne, Nguyen Binh Khiêm, un sage et prophète Vietnamien du 16-ème siècle, et ... Victor Hugo !!!! Je regrette de ne pas avoir pris ça en photo ! Mais c’est tellement saisissant, j’ai absolument voulu vous en donner un aperçu (autrement, je vous soupçonne de ne pas vouloir me croire !). D’où cette photo que j’ai trouvée sur le net, jointe à mes propres photos. On y voit cette inscription édifiante : « Dieu et Humanité, Amour Et Justice ». Le service commence et on guide les touristes, gentiment, à se poster sur les balcons qui surplombent la nef pour assister à la cérémonie. C’est très curieux, cette manière simple et calme qu’ont ces gens d’accepter d’être un spectacle pour la foule des curieux. Peut-être comptent-ils prêcher par l’exemple de leur gentillesse, de leurs bonnes manières, de leur dévotion ? Sur le balcon central, six femmes chantent, accompagnées par un ensemble de musiciens assis en cercle, qui jouent de divers instruments à cordes. Leur musique est un peu discordante, et comme les femmes scandent légèrement hors mesure (et pas exactement à contretemps, ce serait trop simple et trop prévisible), en frappant sur des claves en bois. Le tout est assez exotique mais pas désagréable, et aurait même un effet presque hypnotique. Ça m’a bien plu, cette visite. Certains visiteurs trouvent probablement cette religion un peu ridicule, mais j’en ai personnellement tiré une bonne impression. Notre groupe remonte dans le bus et nous faisons un petit bout de route pour arriver à un restaurant pour le déjeuner (il est midi bien passé !). Il y a du monde, d’autres groupes de touristes s’y sont arrêtés, la boutique tourne à plein. Mais cette fois, la cuisine n’est pas trop « falsifiée » pour « s’adapter » aux touristes et il y a beaucoup de choix. Nous sommes assis à côté d’un couple de Français dans leur vingtaine. De toute la matinée, la femme n’a pratiquement pas dit un mot et n’a pas craqué un seul sourire ! Elle tire une de ces mines ! Pourquoi cette tête d’enterrement ? On est en vacances, non ? Elle a l’air tellement pincé, je me dis que si on lui mettait une olive dans le c$&, on en tirerait un litre d’huile . En tout cas, je ne me sens pas le moins du monde motivé pour entamer une conversation. L’après-midi, la deuxième partie de l’excursion : la visite des tunnels de Cu Chi, une espèce de musée historique en plein air. Je vais abréger un peu, disons en gros que j’ai trouvé ça intéressant, bien sûr, comment ne pas être touché par ce qui s’est passé pendant la guerre du Vietnam, et impressionné par la pugnacité coriace et la ténacité des combattants communistes? Mais je regrette la mise en scène de l’affaire, qu’on a étoffée en collant au personnel des uniformes de guérilleros communistes. On a aussi ajouté en fin de parcours un stand de tir où les touristes les plus machos peuvent lâcher quelques rafales de kalachnikov sur des cibles. Ça fait un sacré raffut ! Nous préférons aller nous acheter une glace et une boisson. J’essaie de ramasser le fond de mes poches pour me débarrasser des petites pièces de monnaie qui s’y sont accumulées, ce qui me prend une petite minute. La femme au comptoir s’impatiente et me crie pratiquement aux oreilles, à deux ou trois reprises, pour me rappeler que je dois payer. Elle voit bien que je n’essaie pas de m’esquiver, non ? Ce n’est pas l’amabilité qui l’étouffe ! Je lui réplique sur un ton ferme, mais en restant correct. Peine perdue, l’anglais pour elle, ça doit être du chinois ! Voilà, nous touchons sur la fin de notre escapade dans le sud du Vietnam, mais je vais m’en tenir là. Merci à mon audience « silencieuse mais respectueuse », comme disait Abalone, et …. à la prochaine ! |

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Accueil - ca depend de l'endroit, des gens, et de soi-meme pour commencer. Donc il n'y a pas de reponse simple a ta question. De toute facon, ma reponse n'aurait qu'une valeur limitee, vu que j'ai une experience tres personnelle de la Thailande. Le nightlife, je dirais que ca ne vient probablement pas a la hauteur de la Thailande. Mui Ne, par exemple, une station de bord de mer tres frequentee, ce n'est probablement pas Koh Samui ou Koh Tao, et encore moins Pattaya. J'insiste sur "probablement", car chacun a ses propres experiences, et en ce qui concerne Koh Samui ou Pattaya, je ne connais ces endroits que des annees 1980's, et je les evite depuis. Je ne suis pas un specialiste des iles. J'ai trouve des endroits sympas a Hanoi ou a Saigon, mais question passer une super soiree, je prefere Bangkok et de tres loin. Mais je suis partial, je le repete. Ou aller a Saigon? Si tu me lis bien, tu auras quelques bonnes indications, je crois. | |
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| Le chauffeur roule sur ces petites routes, rues encombrées de quelques petits villages, C’ est une adresse qui nous avait été recommandée sur VF, dans une petite rue tranquille. prendre un bon petit café, ou pour boire une petite bière, nous entamons une petite discussion, il y a un autre petit restaurant, où peut-on aller boire un petit godet ? et on peut se lancer à partir de 10 heures du soir sur la petite piste de danse, Ma petite femme, On est assis sur des tabourets minuscules, à 20 centimètres du sol 
| C’est le voyage de Gulliver ?
| Le garçon, un jeune homme assez maigre et porteur de lunettes, semble avoir un faible pour moi. Il passe et repasse pour échanger quelques mots, et dans un élan d’affection se met même à me faire un petit massage d’épaules (très bon, en fait !). Il soupire de regret quand je lui explique que j’ai une femme qui m’attend. La musique conduit les deux femmes à faire quelques pas de danse ensemble. L’Australienne passe un bras dans le dos de Y et en avant pour quelques tours de valse. Ma petite femme, pétillante de fraîcheur, enlacée par l’Australienne, a le visage éclairé par un sourire joyeux. Toute émoustillée, elle colle un baiser sur la bouche de notre nouvelle amie ! 
| Je balance entre SAS Péril au VN et, Martine fait l’Asie
| J’entends par là qu’il n’y a pas ce genre de gringalets qu’on voit assez fréquemment en voyage, du genre de ceux qui se laissent pousser une piètre et miteuse barbichette pour montrer qu’ils ont « accédé à la cour des grands ». 
| Un seul mot : Suffisance
| Le silence de mes lecteurs est assourdissant 
| Comme on les comprend !!!
 
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