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opai
France

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Description de la photo/image: Sur les hauteurs de Khorog, dans les Pamirs au Tadjikistan... été 2007.


24 mars 2007 à 17:57

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Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres Répondre

Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!


PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU




Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts , dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.

Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...

C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.

Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.

Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.

Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!

Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.

L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.

Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?

Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!

Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.




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Khaldoun
Strasbourg, France



24 mars 2007 à 19:43

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

Un petit bémol concernant ces jeunes qui "aiment leur Président". J’ai le souvenir d’un étudiant avec lequel j’ai mené une conversation à bâtons rompus dans un train circulant entre Lattaquié et Tartous (été 2005). Comme l’immense majorité de ses camarades d’université, il ne recevait pas un centime de l’Etat, et la discussion a inévitablement dévié vers la dictature en place. Mon interlocuteur a oublié un moment où il était, fustigeant à voix haute ce gouvernement de corrompus et de voleurs. Lorsque je lui ai désigné du regard un type qui nous tournait le dos un peu plus loin et qui semblait tendre les radars, il a blêmi et changé de sujet brusquement.

A Alep, c’est un jeune archéologue engagé dans la restauration d’un édifice historique qui m’a dépeint avec un humour cynique la dictature orwellienne en place.

Autre réflexion : ton texte se termine sur une note plaisante concernant les rapports amoureux en Syrie. Témoignages en tête, je garde le souvenir d’un pays (comme de bien d’autres) où les frustrations sexuelles sont dramatiques.

Khaldoun


Aristomakos
Retour de Provence, départ pou, France



24 mars 2007 à 20:36

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

"Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas. "

Oui, la propagande existe aussi chez nous. Mais elle est plus insidieuse. Ce n'est pas le cas dans les dictatures du proche orient où la propagande est parfois grotesque :l'opération de suez de 1956 ou le passage du canal en 1973 sont considérées comme des victoires arabes. Alors qu'il s'agissait de défaites militaires.

Les attentats sunnites font des dizaines de morts chaque jours. C'est du jamais vu dans l'histoire du terrorisme. Donc oui, les Américains font beaucoup moins de victimes que les terroristes sunnites (et que la police et l'armée irakienne !). Dire le contraire est du révisionnisme historique. De la propagande pure. Par contre en 1991, les américains ont massacré de nombreux civils irakiens par leurs bombardements, sans que cela ne suscite le moindre rappel de la part du monde arabe aujourd'hui ! C'est incroyable !

"Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!!"

Comment se mettre à dos son meilleur ami arabe ou musulman, cultivé ? Parlez-lui d'Israel. Et s'il est inculte ou bête, parlez-lui du génocide des juifs de 1941/45. Vous serez effaré.

Puis-je me tromper ! Dubitatif

Ben


opai
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25 mars 2007 à 2:47

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Re: [Khaldoun] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

C'était ironique, je ne suis pas aveugle non plus!
A bosra, par exemple, un gars m'a dit, en substance, que les gens de tous pays pouvaient s'entendre. Américains, français, syriens etc... Mais que il faudrait pour arriver à ça trancher la gorge des Chirac, Bush, Blair et.... " our President". Il parlait très fort, dans la rue, assis devant son magasin. Et bien aussitôt, son ami a crié "Mahmoud", comme pour lui rappeler qu'il se mettait en danger! Et puis, cet ami m'a regardé et m'a dit, en artciulant bien : " Tout le monde ici aime notre président". Il l'a dit deux fois en me demandant si j'avais bien compris. Dans ces yeux et dans son ton, j'ai entendu plutôt : "tout le monde ici est obligé de dire cela!".
C'est évident que les syriens n'adorent pas les Assad. Mais ils ne peuvent pas le dire trop fort quand ils sont dans leur pays...

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(Ce message a été modifié par opai le 25 mars 2007 à 3:02.)


opai
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25 mars 2007 à 3:00

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Re: [Aristomakos] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

 Abdhu me disait que tous les musulmans étaient frères. Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil...Lorsque je lui ai signalé les attentats en Irak dont tu parles, il m' a répondu que c'était l'oeuvre des américains. Par manipulation etc...

En fait j'ai remarqué que dès que quelque chose n'allait pas dans la région, il y avait selon lui, les méchants israëliens ou américains derrière. A chaque fois. C'en était agaçant de mauvaise fois. Les disfonctionnenements ne sont en rien liés à leurs gouvernants! J'imagine que la propagnade a aussi cette effet de victimisation du monde arabe.

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nitya
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31 mars 2007 à 12:42

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

La Syrie supporte le poids des réfugiés des conflits de la région..... Dans son éditorial du 19 février, le quotidien Al Quds soulève la question peu traitée du sort des réfugiés irakiens actuels et de leur devenir.

Plus d’un million de personnes, selon les statistiques des Nations Unies, ont quitté l’Irak de la démocratie américaine et ce chiffre augmente d’une moyenne de cinquante mille personnes par mois à destination des pays limitrophes comme la Jordanie et la Syrie.
(...)
Ces pays, notamment la Syrie et la Jordanie, ont eu à faire face à une crise identique quand en 1948 ils ont vu arriver des milliers de réfugiés palestiniens. Deux éléments avaient amorti l’impact. Le premier était une solidarité arabe très forte entre les peuples et les gouvernants étaient déterminés à libérer la Palestine considérée comme une obligation nationale. Le second était l’existence du Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés qui a assuré le gîte, la nourriture, les soins et la scolarité gratuite.
Dans le cas des nouveaux réfugiés irakiens, la situation est toute autre.
Ces réfugiés sont sans aucune quelconque protection. Les pays occidentaux qui ont approuvé l’invasion et l’occupation de l’Irak se détournent d’eux et, à l’exception de quelques privilégiés, leur ferment leur porte.
(...)
Un haut responsable syrien a fait part à notre journal de l’amertume du gouvernement syrien face au comportement occidental et onusien vis à vis de ce million et demi d’irakiens qui se trouvent actuellement sur le territoire syrien dans des conditions très difficiles. Il nous a révélé que l’ONU a proposé une aide de l’ordre de 12 dollars par réfugié et par an, soit un dollar par mois ! Le gouvernement syrien a rejeté l’offre qu’il a jugé insultante pour lui et offensante pour les réfugiés.
Les Etats Unis, qui ont dépensé 500 milliards de dollars pour la guerre de l’Irak sous prétexte de le libérer de la dictature et préserver la dignité et les droits de l’irakien n’offrent rien à ces réfugiés qui sont, en principe, sous sa protection, conformément à la Quatrième Convention de Genève traitant du statut des citoyens dans les pays occupés.
Cette hémorragie humaine ininterrompue de l’Irak fuyant les voitures piégées, les escadrons de la mort, les milices ethniques et les épurations auxquelles elles se livrent pèsera lourdement sur les générations futures durant plusieurs décennies......


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nitya
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31 mars 2007 à 13:01

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. (...) C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ?


il ne s'agit pas de croyances mais d'analyses différentes....il est évident que l'intervention américaine et les guerres que les usa ont menées en Irak depuis 91 ...ne vont pas dans l'interêt des arabes de la région ...à part une poignée marionnettes qui se partage le puillage des richesses aujourd hui et bien sûr les marchands d'armes ....par contre ça sert tout à fait la strategie à court terme d'Israel ...le premier pays à s'opposer à un retrait américain de l'Irak ...? c'est Israel ...comme il a été le premier à soutenir une intervention des usa ....il est question d'interêts....pas de sentiment et de belles paroles ....


opai
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1 avril 2007 à 13:22

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Re: [nitya] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

Très intéressant cet article. Mais je ne comprends pas. Est-ce là une copie de l'article ou juste une phrase suivie de ton commentaire??

Je ne parle absolument pas de sentiments ou de belles paroles. Au contraire, je parle de convictions et d'avis. Et je rajoute que plusieurs avis, plusieurs vérités, même divergentes peuvent coexister. Celle-ci étant le fruit d'information différentes ou plutôt manipulation de la vérité différente, ici ou là. En effet, en choisissant de focaliser l'attention sur certains faits et non d'autres, en analysant les choses d'une certaine manière, en transformant parfois tout simplement la vérité, on forge des convictions totalement opposés à partir des mêmes faits.

Là où je parle de croyance pour ne pas dire d'ignorance c'est quand j'entends des idioties du type "les juifs sont responsables des attentats du 11 Septembre" ou encore "la disparition d'Israel est écrite dans le Coran...". Ca a la même valeur pour moi que les horoscopes dans TV Magazine sauf que dans ce contexte, ces énormités, cette propagande, deviennent une arme. Et le fait que des personnes très éduquées croient à ces bêtises montrent bien à quel point la propagande est forte.

Pour ce qui est des états arabes, je suis convaincu que les gouvernements du type ASSAD s'arrangent bien de la situation. Une résolution de la crise serait sans doute la pire chose qui pourrait leur arriver. Car le pays s'unit derrière eux et accepte beaucoup uniquement car ils exploitent à fond le spectre de la menace des USA et d'Israel.

J'ai rencontré un réfugié palestinien à Damas. Quand ils manifestent pour réclamer un meilleur sort face au gouvernement Assad, ils se font embarquer, cogner, torturer. Les Palestiniens sont utilisés par ces gouvernements, je suis sûr qu'au fond, ils s'en foutent. Les pays arabes ne se sont pas toujours bien comporter envers ce peuple. Les palestiniens sont les premier à le dire. J'ai déjà entendu de la bouche d'un réfugié palestinien en Jordanie que Chirac vaut mieux que tous les présidents arabes.

Pour les réfugiés irakiens, c'est un immense problème. A Damas, les prix de loyer ont augmenté. Plus à l'est, Deir-er-zor, Qamishle, il y a dans la rue, des irakiens qui tentent de survivre en faisant les pires travaux. Des adolescents seuls, parfois. Dans leur bouche une parole : "Fuck Bush". Les victimes, ce sont eux. Et tout ceux qui veulent récupérer cela pour accroître leurs pouvoirs et durcir leur politique, n'ont aucun intérêt à ce que tout cela s'arrange.

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nitya
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1 avril 2007 à 16:19

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre


 En réponse à 
"" je suis convaincu que les gouvernements du type ASSAD s'arrangent bien de la situation. Une résolution de la crise serait sans doute la pire chose qui pourrait leur arriver. Car le pays s'unit derrière eux et accepte beaucoup uniquement car ils exploitent à fond le spectre de la menace des USA et d'Israel.""



Je te signale que c'est Israel qui refuse tout règlement de la crise !! et pour preuve le dernier refus de la proposition du sommet de Riyad : tous les etats arabes proposent la reconnaissance d'israel , l'établissements de relations diplomatiques contre le retrait des teritoires occupés , y compris le Golan syrien ...mais israel continue de construire des colonies sur les territoires occupés ; affame un peuple entier et le maintient dans la misère ...israel a instrumentalisé le Hamas pendant 20 ans pour détruire Arafat et l'OLP ....la vérité c'est que c'est ce pays qui fait du problème de sa sécurité son fond de commerce ....


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1 avril 2007 à 16:36

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Re: [nitya] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

Ouiouiouioui....

Israël est le grand méchant loup et Assad, le Hamas et le Hezbollah le petit chaperon rouge.

Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que les fautes et les souffrances sont partagées??

A la frontière syrienne, à Qamishle, il est écrit en grand : "WELCOME TO ASSAD'S SYRIA". La syrie des Assad, pas des syriens. Et quoi je vois ça, je me dis que à l'heure actuelle, les syriens souffrent plus directement de leur dictateur que d'Israël.
On pourrait aussi parlé du Liban où les éléments étrangers (Syrie et Israël) se font la guerre en se foutant royalement des libanais et même des réfugiés palestiniens. Mais je le ferai dans la suite du carnet de voyage en rapportant ce que j'ai pu entendre.


 Citation 
israel continue de construire des colonies sur les territoires occupés ; affame un peuple entier et le maintient dans la misère


Je suis absolument d'accord avec ça mais ne vois pas en quoi cela fait des ASSAD des gens corrects! Il y a des pourris, des dangereux des deux côtés.

Ta pensée est binaire : Israël fait des erreurs donc ses ennemis ont toujours raison. C'est très limité. Très politique...





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nitya
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1 avril 2007 à 16:48

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

je n'ai jamais dis que les assad étaient un modèle de démocratie !


opai
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1 avril 2007 à 16:49

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Re: [nitya] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

D'accord!!! Moi non plus...Clin d'oeil

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nitya
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1 avril 2007 à 17:00

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

ça ne sert à rien de relativiser l'occupation des territoires arabes et la souffrance des peuples qui en résulte les guerres , spoliaitons , misère etc....drôle de "retournement" la souffrance des réfugiés c'est la faute de la syrie !!pas d'israel qui a volé les terres , qui refuse tout réglement , qui vole l'eau aujour dhui ...en rejetant les eaux polluées en Jordanie ....qui refuse tout accord de paix , et tout droit au palestiniens ...autre remarque : avant de prétendre faire une analyse et de parler de la situation de cette région : il faut lire , lire lire , des ouvrages sérieux ... pas se limiter à la propagande israelienne via les clichés du journal de 20 h ....et ce n'est pas en 15 jours que tu peux tirer des conclusions ....


nitya
France

1 avril 2007 à 17:03

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

à lire sur lemonde.fr
L'intégralité du débat avec Dans un chat au Monde.fr, jeudi 29 mars, Robert Fisk, correspondant de "The Independant" au Proche-Orient et auteur de "Liban, nation martyre", A&R - Panama, annonce qu'il a reçu du "plus grand parti de l'insurrection en Irak" un plan de paix en cinq points., jeudi 29 mars 2007
atia : Quelles leçons tirez-vous du sommet de Riyad où les pays arabes ont essayé de relancer l'initiative de paix avec Israël qu'ils avaient adoptée en 2002 à Beyrouth ?

Robert Fisk : C'est une bonne idée. Mais vraiment, comme toujours, je suis désolé de dire qu'Israël n'a pas accepté. C'est un mystère pour moi de comprendre pourquoi Israël n'a pas accepté l'initiative en 2002. Vraiment, cela donne à Israël la sécurité et la reconnaissance de la plupart des pays arabes. Mais le roi Abdallah d'Arabie saoudite est très angoissé car il pense que l'occupation américaine en Irak perturbe toute la région, et je pense que les Saoudiens veulent une résolution entre les Palestiniens et les Israéliens maintenant, avant que la grande tempête n'arrive de Mésopotamie.la suite sur lemonde.fr

(Ce message a été modifié par nitya le 1 avril 2007 à 17:26.)


nitya
France

1 avril 2007 à 17:24

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre


Uri Avnery
Comment peut-on indiquer sur la carte un Etat qui, depuis son premier jour, refuse, consciemment et catégoriquement, de définir ses frontières ?
INCROYABLE ! Dans les livres scolaires palestiniens, il n’y a aucune trace de la Ligne verte ! Ils ne reconnaissent pas l’existence d’Israël, même pas dans les frontières de 1967 ! Ils disent que les « gangs sionistes » ont volé le pays aux Arabes ! C’est ainsi qu’ils empoisonnent l’esprit de leurs enfants !
Ces révélations à vous glacer le sang ont été publiées cette semaine en Israël et à travers le monde. La conclusion va de soi : l’Autorité palestinienne, qui est responsable des livres scolaires, ne peut pas être un partenaire dans des négociations de paix.
Quel choc !
La vérité est qu’il n’y a rien de nouveau là-dedans. Toutes les quelques années, quand tous les autres arguments pour refuser de parler avec la direction palestinienne sont épuisés, on ressort l’arme ultime : les livres scolaires palestiniens appellent à la destruction d’Israël !(...)
Ainsi, aujourd’hui c’est parfaitement clair : les livres scolaires palestiniens prêchent la haine d’Israël ! Ils nourrissent une nouvelle génération de terroristes ! Par conséquent, il ne peut bien sûr pas être question qu’Israël et le monde mettent fin au blocus de l’Autorité palestinienne.
BON. ALORS QU’EN est-il de notre côté ? A quoi ressemblent nos livres scolaires ?
La Ligne verte y apparaît-elle ? Reconnaissent-ils le droit des Palestiniens à établir un Etat de l’autre côté de nos frontières de 1967 ? Enseignent-ils l’amour des Palestiniens (ou même l’existence du peuple palestinien), ou le respect des Arabes en général, ou une approche de l’Islam ?
Réponse à toutes ces questions : absolument pas !
Du jardin d’enfants jusqu’au dernier jour du lycée, l’élève israélien n’apprend pas que les Arabes ont quelque droit que ce soit sur quelque partie que ce soit de cette terre. Au contraire, il est clair que la terre n’appartient qu’à nous, que Dieu nous l’a personnellement donnée, que nous avons certes été chassés par les Romains après la destruction de notre Temple en l’an 70 (un mythe) mais que nous y sommes revenus au début du mouvement sioniste. Depuis lors, les Arabes ont sans cesse essayé de nous exterminer, comme les Goys l’ont fait à chaque génération. En 1936, les « gangs » (terme israélien officiel pour désigner les combattants de la révolte arabe) nous ont attaqués et assassinés. Et ainsi de suite, jusqu’à aujourd’hui.
Quand il sort du moule pédagogique, l’élève juif israélien « sait » que les Arabes sont un peuple primitif avec une religion meurtrière et une culture très pauvre. Il porte cette conception en lui quand il (ou elle) rejoint l’armée quelques semaines plus tard. Là cette façon de voir est presque automatiquement confortée. L’humiliation quotidienne aux barrages des vieillards et des femmes - pour ne pas parler de tous les autres - ne serait pas possible autrement.
LA QUESTION est bien sûr de savoir si les livres scolaires ont réellement une telle influence sur les élèves.
Dès leur plus jeune âge, les enfants sont imprégnés par l’atmosphère de leur environnement. Les conversations à la maison, les images à la télévision, ce qui se passe dans la rue, les opinions des camarades à l’école - tout les influence beaucoup plus que les textes écrits des livres, qui de toute façon sont commentés par les professeurs qui eux-mêmes ont été soumis à ces influences.
Un enfant arabe voit à la télévision une vieille femme pleurant la démolition de sa maison. Il voit sur les murs dans la rue les photos des martyrs héroïques, fils de son quartier, qui ont sacrifié leur vie pour leur peuple et leur pays. Il apprend ce qui est arrivé à son cousin assassiné par les méchants Juifs. Il entend dire par son père qu’il ne peut pas acheter de la viande ou des œufs parce que les Juifs ne lui permettent pas de travailler pour apporter de la nourriture à la famille. A la maison, la plus grande partie de la journée, il n’y a pas d’eau. La mère parle du grand-père et de la grand-mère qui, depuis 60 ans, croupissent dans un misérable camp de réfugiés au Liban. Il sait que les membres de sa famille ont été chassés de leur village de ce qui est devenu Israël et où les Juifs vivent maintenant. Le héros de sa classe est le garçon qui sauta sur un tank israélien, ou qui osa jeter une pierre d’une distance de 10 mètres contre un soldat qui pointait son arme sur lui.
Un jour nous sommes allés dans un village palestinien pour aider les habitants à reconstruire une maison qui avait été détruite la veille par l’armée. Alors que les adultes travaillaient à terminer le toit, les enfants du coin s’étaient rassemblés autour de Rachel, mon épouse, montrant un vif intérêt pour son appareil photo. La conversation s’engagea ainsi : D’où êtes-vous ? D’Amérique ? Non, d’ici. Êtes-vous messihiin (chrétiens ?) Non, Israéliens. Israéliens ? (Rire général) Les Israéliens sont comme ça : Boum, boum, boum ! (les gamins prennent la pause de soldats en train de tirer.) Non, d’où êtes-vous pour de vrai ? D’Israël, nous sommes Juifs. (Ils échangent des regards.) Pourquoi venez-vous ici ? Pour aider. (Soupirs et rires.) Un des garçons court vers son père : cette femme dit qu’ils sont juifs. C’est vrai, confirme le père embarrassé, ce sont des Juifs, mais de bons Juifs. Les enfants partent. Ils ne semblent pas convaincus.
Que peuvent changer à cela les livres scolaires ?
Et côté juif israélien ? Dès son plus jeune âge, l’enfant voit à la télévision les images d’attaques-suicide, de cadavres déchiquetés, les blessés emmenés dans des ambulances avec leurs sirènes hurlantes. Il apprend que les nazis ont assassiné toute la famille de sa mère en Pologne, et, dans son esprit, les nazis et les Arabes ne font plus qu’un. Aux informations de chaque jour, il entend de mauvaises choses sur ce que font les Arabes, qu’ils veulent détruire l’Etat et nous jeter à la mer. Il sait que les Arabes veulent tuer son frère soldat, sans aucune raison, simplement parce que ce sont des assassins. Rien sur la vie dans « les territoires », souvent à peine quelques kilomètres plus loin, ne parvient jusqu’à lui. Jusqu’à ce qu’il soit mobilisé, les seuls Arabes qu’il rencontre sont des travailleurs arabes israéliens faisant un travail subalterne. Quand il rejoint l’armée, il ne les voit qu’au travers des viseurs de fusil, chacun d’eux étant un « terroriste » en puissance.
Pour qu’un changement dans les livres scolaires ait une quelconque valeur, c’est la réalité sur le terrain qui doit d’abord changer.
EST-CE À DIRE que les livres scolaires n’ont aucune importance ? Non, il ne faut pas les sous-estimer.
Je me souviens avoir donné une conférence dans un kibboutz à la fin des années 60. Après avoir expliqué la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien à côté d’Israël (idée vraiment révolutionnaire à l’époque), un des membres du kibboutz s’est levé et a demandé : « Je ne comprends pas ! Vous voulez que nous rendions tous les territoires que nous avons conquis. Les territoires sont quelque chose de concret, de la terre, de l’eau. Qu’aurons-nous en échange ? Des mots abstraits comme « paix » ? Qu’obtiendrons-nous comme tachles (mot yiddish pour désigner des choses pratiques) ? »
J’ai répondu que, du Maroc à l’Irak, il y a des dizaines de milliers de salles de classe, et que dans chacune d’elles, une carte est suspendue au mur. Sur toutes ces cartes, le territoire d’Israël est appelé « Palestine occupée » ou tout simplement rive gauche. Tout ce dont nous avons besoin, c’est que le nom d’Israël apparaisse sur ces milliers de cartes.
Quarante ans ont passé, et le nom « Israël » n’apparaît pas sur les livres de classe palestiniens, ni, je le suppose, sur aucune carte scolaire du Maroc à l’Irak. Et le nom « Palestine » n’apparaît bien sûr sur aucune carte dans les écoles israéliennes. Ce n’est que quand le jeune Israélien rejoint l’armée qu’il voit une carte des « territoires », avec un puzzle dément de zones A, B et C, de blocs de colonies et de routes d’apartheid.
NON, je ne prends pas les cartes à la légère. Surtout pas les cartes dans les écoles.
Je répète ce que j’ai dit alors : le but doit être que l’enfant à Ramallah voie devant ses yeux, sur le mur de sa salle de classe, une carte sur laquelle l’Etat d’Israël soit indiqué. Et que l’enfant à Rishon-le-Sion voie devant ses yeux, sur le mur de sa salle de classe, une carte sur laquelle l’Etat de Palestine soit indiqué. Pas par contrainte, mais volontairement.
Cela est bien sûr impossible tant qu’Israël n’a pas de frontières. Comment peut-on indiquer sur la carte un Etat qui, depuis son premier jour, refuse, consciemment et catégoriquement, de définir ses frontières ? Peut-on vraiment demander que le ministère palestinien de l’Education publie une carte sur laquelle tout le territoire de la Palestine se trouve à l’intérieur d’Israël ?
Et, par ailleurs, comment peut-on marquer sur la carte le mot « Palestine » s’il n’y a pas d’Etat palestinien ? En fait, même la plupart de ces hommes politiques israéliens qui prétendent - au moins formellement - soutenir la « solution des deux Etats » feront tout pour éviter de dire où se trouverait la frontière entre les deux Etats. Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, est totalement opposée à l’intention annoncée par sa collègue, la ministre de l’Education Yuli Tamir, de marquer la Ligne verte de peur que celle-ci soit considérée comme une frontière.
Paix veut dire une frontière. Une frontière fixée d’un commun accord. Sans une frontière, il ne peut pas y avoir de paix. Et sans paix, c’est le comble de la chutzpa de demander à l’autre côté quelque chose que nous refusons totalement de faire nous-mêmes.
Article publié le 25 mars 2006, en hébreu et en anglais, sur le site de Gush Shalom - Traduit de l’anglais « Without Borders » : RM/SW


opai
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Description de la photo/image: Sur les hauteurs de Khorog, dans les Pamirs au Tadjikistan... été 2007.


1 avril 2007 à 17:49

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Re: [nitya] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

Je ne tire aucune conclusion, je ne relativise aucune soufrance, je ne dis pas que la soufrance des syriens est dû à leur gouvernement exclusivement mais juste que celui-ci y participe aussi.
Je lis beaucoup et n'ai plus regarder le journal des 20h depuis au moins 3 ans!!

J'ai l'impression que tu es sourde! Pourquoi doit on obligatoirement être pro ou anti-quelque chose?
Dire "les gouvernements arabes ne sont pas irréprochable" ne signifie pas "Israël est irréprochable". Mais c'est ce que tu sembles vouloir entendre à tout pris! Pourquoi? Ne peut-on pas discuter, simplement, sereinement, sans sur-interpréter? Je ne suis en guerre contre personne, moi! Je pense que dans tous conflits, les torts sont partagés.

Et je ne tire aucune conclusion sur quoi que ce soit, je n'ai aucune compétence ou légitimité pour cela. Qu'ais-je dis de tel dans mon carnet de voyage?

1) Qu'il est intéressant d'entendre des vérités différentes de celles qu'on a l'habitude d'entendre (tu sais, remettre ses certitudes en questions, DOUTER. Ca ne fait pas de mal et évite le fanatisme)

2) Que les peuples arabes qouffrent AUSSI de leurs gouvernements. Et il semblerait qu'on soit d'accord là dessus!

Alors, s'il te plaît, ne me fais dire ce que j' n'ai pas dit. Relis plusieurs fois ce que j'écris! Tes réactions sont complètement passionnelles alors que j'ai l'impression que nos pensées convergent sur bien des points!

Dans ces conditions, je pense que c'est inutile de continuer cette discussion...

Plutôt, effectivement, lire des bons livres, commes celui de Robert Fisk sur le Liban : "Liban, nation martyre"

"Même au plus haut des trônes du monde, on est jamais assis que sur son cul!" (Montaigne)
http://perso.wanadoo.fr/nomadismes
http://notesvagabondes.club.fr


nitya
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1 avril 2007 à 18:34

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Re: [opai] Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres [En réponse à] Répondre

 
""Dire "les gouvernements arabes ne sont pas irréprochable" ne signifie pas "Israël est irréprochable". Mais c'est ce que tu sembles vouloir entendre à tout pris! Pourquoi?""

je suis heureuse de te l'entendre dire ....car depuis toujours l'argument d'Israel qui lui sert de couverture c'est : je suis le seul etat démocratique dans la région ...la syrie est une dictature etc...mais les exemples récents " "d'interventions militaires pour démocratiser la région "" nous ont appris qu'on n'importe pas la démocratie dans une pochette surprise ....

"" Ne peut-on pas discuter, simplement, sereinement, sans sur-interpréter? Je ne suis en guerre contre personne, moi! Je pense que dans tous conflits, les torts sont partagés.""

bien sûr... on peut discuter ....m^m si on n'est pas d'accord ? Non dans ce conflit les torts ne sont pas partagés ! excuse-moi si je me suis énervée ? mais j'en ai assez de la tarte à la crème " les arabes sont antisémites etc....."m^me si je reconnais qu'il ya une phobie des juifs dans les pays arabes ...mais balancer ça dans ce forum sans analyse ne fait qu'alimenter un cliché qui renforce alors de son coté une haine des arabes ...assez forte déjà dans notre pays ....il faut savoir que dans ces pays les gens sont très peu éduqués ( niveau d'études cf le rapport de l'onu récent ) l'acès à l'information , à la culture au débat inexistant , la notion d'antisémitisme est dérisoire pour eux qui vivent les juifs comme de puissants oppresseurs ....mais heureusement tous ne pensent pas que les juifs ont qlq chose à avoir avec le 11 septembre !!






opai
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Description de la photo/image: Sur les hauteurs de Khorog, dans les Pamirs au Tadjikistan... été 2007.


30 avril 2007 à 16:57

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Deuxièmement : Ibrahim et Baalbeck (liban) [En réponse à] Répondre

Ibrahim et Baalbeck :



Rue principale de Baalbeck


J'ai quitté Homs pour rejoindre Baalbeck. Il pleut. Je me suis sans doute trompé de terminal de bus. Rien ne part d'ici vers Baalbeck. Finalement, je trouve un vieux bus qui m'emmènera près de la frontière.
Plus on se rapproche de la frontière, plus c'est boueux. Le bus traverse quelques villages. Des tiges d'aciers sortent de piliers en béton. Je pense que ces maisons, sont en perpétuelle construction. Il y a aussi des champs de tentes. Des gamins courent dans la boue. Il y a du brouillard, il pleut, il fait froid. Le bus est presque vide.

Mon entrée au Liban se fait plus longue que prévu. Le policier, dans son bel uniforme veut pratiquer son français. Il me pose plein de questions sur ma famille, mon boulot, le but de ma visite. Il y a peu de passage par ici, il s'occupe! Après une quinzaine de minutes de discussion, il me rend mon passeport. Direction Baalbeck, la pluie a cessé. Dans le minibus, les fenêtres sont fermés et les hommes fument. C'est étouffant. J'ai faim et me gave de graines de tournesol.

Sur la route, pas mal de check-point. Des blindés, des militaires, des sacs de sables. Je descends du bus avec le fils du fleuriste de Baalbeck. Il me conduit jusqu'à mon hôtel. Je prends un lit dans un dortoir. Au centre de la pièce, un poêle à essence. Cinq vieux lits très hauts au matelas moelleux et profond. Par la fenêtre, j'ai une belle vue sur le temple de Venus.

Je rencontre Ibrahim chez un marchand de falafels. Il parle allemand car il a vécu onze années en Allemagne. dans la ville où j'ai moi même étudié deux pendant deux ans. Il ponctue toutes ses phrases par merde : "scheise".
Il a fui la guerre civil en passant par la Syrie, la Pologne, la DDR puis la RFA. Il a erré un bon moment d'un centre d'accueil à l'autre. Puis il a rencontré un femme avec qui il a fait deux enfants. Il est parti vers dix huit ans et a senti une grande sensation de liberté. Ses frères ont combattu, été emprisonnés en Syrie et au Liban. Il a multiplié les expériences, encore jeune, loin de sa famille. Il a essayé toutes sortes de drogues, a fait parfois un peu de prison. Finalement, il est rentré au Liban en 1997. Il m'a dit qu'il s'est fait renvoyer chez lui car il s'était séparé de sa compagne. La situation dans son pays avait aussi changé.

Il me propose de venir chez lui. Je le suis dans les rues. Partout, des urnes bleues et jaunes pour recueillir les dons au Hezbollah. Sur les murs, dans les boutiques, des portraits de Nassrala, souriant. Beaucoup de policiers dans cette ville, fief du Hezbollah. Une petite rue en travaux nous conduit chez Ibrahim. Nous contournons deux carcasses de mercedes et un ruisseau qui dévale la rue de terre. Il occupe un étage dans la maison de ses parents. Ceux-ci vivent en dessous, la famille de frère vit au dessus. Les deux pièces de l'appartement d'Ibrahim sont meublées de vieux tapis usés et de longs canapés. Les plafonds sont très hauts, avec des moulures. Il fait sombre, l'électricité est coupée jusqu'à 18 heure.

Il me fait du pop corn et du thé. Il s'excuse de la simplicité de l'accueil . On le sent peu à l'aise pour s'occuper des tâches ménagères. Dis plus clairement, c'est vraiment sale chez lui! Sur une étagère se tient la photo du père. Il me montre des images du temps pas si lointain où il vivait en Allemagne. Il est très nostalgique, je le sens même complètement déprimé.
Ibrahim a un peu moins de quarante ans. Il ne trouve pas de boulot. Il a d'ailleurs arrêté de chercher depuis longtemps. Il n'a pas d'argent. Cela entraîne une