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Thaïlande
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Thaïlande
 Voyages en Thaïlande 

 


MIRAKL
France

18 avril 2008 à 6:44

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Thaïlande... Répondre

"Nous sommes toujours, pour une part, responsable de ce que l'on est" Alexandra D Néel

Chaque voyage crée une émotion qui lui est propre et qu'on ne verra jamais renaître. A mesure que l'homme se développe et s'achève, le cercle des propriétés qu'il apprend à reconnaître aux êtres et aux choses s'agrandit. Puis vient la nécessité, cris silencieux et continu du mécanisme destructeur de cette part de nous qui refuse le nouveau. Etres et choses prennent une signification qui se résout finalement en résonance intérieure. Ici devient ailleurs.


BANGKOK, Samedi.
Un voyage commence à l'ouverture des portes de la zone internationale. Ce moment suspendu ou s'entrechoquent dans un flux syncopé, les voyageurs, les amis impatients, les émotions, les étreintes, les rabatteurs… Cet instant si particulier des premiers regards, sourires, paroles, rencontres… Notre premier contact est une femme d'une quarantaine d'année au large sourire, son habit est élégant et ses manières raffinées. Après nous avoir salué, elle nous remet une carte de Bangkok tout en nous demandant dans un anglais impeccable si nous avons réservé un hôtel. Nous lui répondons que c'est le cas. Alors avec la même prestance, elle écrit sur le dos de notre carte l'adresse de notre hôtel en Thaïlandais, puis d'un ton calme et serein nous explique comment nous y rendre par le service de taxis public tout en nous indiquant le prix maximum de la course.

A l'extérieur tout est organisé, dans une petite file, des gens attendent leur tour. Arrivée à hauteur du comptoir nous tendons notre carte et immédiatement la préposé nous renseigne sur le temps de trajet et nous tend un reçu sur lequel est inscrit le montant de la course, celui-ci va passer de mains en mains jusqu'à notre chauffeur qui l'air débonnaire va nous conduire à sa voiture. Son rose est éclatant, sortie tout droit d'un carton de poupée barbie.

Tandis que la route défile, j'observe de part et d'autre des statues représentant des guerriers vêtus d'armures. Au loin se profile la "cité des anges".

Dans l'habitacle, la climatisation nous fait presque oublier la lourde chaleur. Nous entamons une brève conversation avec le chauffeur, mais nous nous apercevons vite qu'il ne connaît que quelques mots d'anglais. Les sourires que nous échangeons au travers de son rétroviseur deviennent notre unique moyen de communiquer.
La ville devient plus présente, les immenses panneaux publicitaires vantant salons, projets immobiliers, compagnies aériennes, matériels informatiques, opérateurs de téléphonie et les building se succèdent puis se concentrent pour former l'écran opaque d'une mégalopole. Les échangeurs se multiplient, la circulation se densifie, le ciel se drape du voile pollué d'une capitale en mouvement.
Premier feux, un décompte égraine les secondes séparant le passage au vert. Le chauffeur tourne à gauche, une sensation étrange nous saisit. L'impression fugace que nous roulons à contre sens.

Après quelques minutes dans cette ville effervescente nous traversons un petit pont pour arriver à l'hôtel.

Là, deux gardiens inspectent le dessous de la voiture à l'aide de miroirs. Puis une petite rampe nous mène à la desserte de l'hôtel où trois bagagistes nous ouvrent les portes et nous saluent, ce salut nous le leur rendons sans en connaître vraiment la subtilité. Après avoir payer et remercier le chauffeur, celui-ci nous salue puis part. Pendant que deux bagagistes s'affairent à extraire nos effets, un troisième nous conduit au comptoir d'accueil.

Dans l'immense hall, face à l'entrée, une femme en tenue traditionnelle, les jambes repliées, joue d'un instrument traditionnel, le Khim Thaï ( harpe papillon ). Près d'elle, une autre femme confectionne des colliers de fleurs. Un peu plus loin, une cascade composée d'une superposition de petites barques en bois alimente un bassin de nénuphars. Tous les objets sont simples, ruraux et donne à l'ensemble une atmosphère propice à la méditation. Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.

La première attention est une serviette fraîche parfumée à la citronnelle, suivis d'un jus de fruit pressé au goût d'orient.

Que dire de tous ces sourires…

Et déjà nous arrivons à la chambre. Rien d'ostentatoire, ligne pure, objets simples et raffinés, lit immense et la vue…
De la baie vitrée se dessine la frondaison des cocotiers, en dessous un jardin luxuriant cachant une piscine. Au-delà de la cime des arbres, en contre bas, à quelques mètres, Mae Nam Chao Phraya.
Encore quelques civilités avec notre hôtesse, une douche rapide, juste le temps de pousser une porte, l'extérieur. Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit, ce qui signifie : "Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l'énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn."


Nous voilà sur un petit quai, l'hôtel propose un service de navette fluviale tous les quarts d'heure. A peine le temps de nous asseoir sur un petit banc de bois ornementé de jardinières suspendues d'où débordent fleurs fuchsia et orchidées qu'un homme en livrai blanche remonte une petite passerelle pour sonner une cloche. Il nous salut et nous invite à rejoindre le quai d'appontement. A l'approche, un bateau en teck de taille moyen, manœuvre pour accoster. Son architecture est simple et fonctionnelle, son toit aux formes épurées reprend le style des pagodes. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'une ancienne barge à riz transformée pour l'occasion. La liaison ne dure que quelques minutes, quinze tout au plus, durant le trajet qui nous amène de l'hôtel au Saphan Taksin (central pier) le spectacle est au rendez-vous.

Des convois de trois ou quatre grandes barges amarrées solidement l'une à l'autre, comparable à nos péniches, certaines vides, d'autres pleines à ras bord, reliées par deux filins au crochet d'un minuscule remorqueur se déplacent à très faible allure. Quelques bateaux aux couleurs vives et à la carène profilée passent à toute vitesse. Les pilotes sont assis nonchalamment sur un promontoire en bois et tiennent d'une main la barre reliée à un moteur disproportionné d'où un ventilateur de refroidissement tourne à quelques centimètres d'eux. Ce moteur se poursuit par un très long arbre de transmission terminé par l'hélice. Celle-ci lâchant des gerbes d'écumes dans une fumée noirâtre et un bruit assourdissant, les Long-tails. Sur les rives, des maisons sur pilotis au toit de tôle ondulée jouxtent des gratte-ciel eux même mitoyens de temples le tout dans un urbanisme anarchique. Ici et là des panneaux publicitaires nous indiquent l'activité de certaine de ces bâtisses.


A l'embarcadère (central pier), quelques mètres nous séparent du quai des express boat. Une femme assise derrière une petite table bordée de cartes postales suspendues, le plateau recouvert d'une carte représentant le parcours du bateau, nous demande de choisir notre arrêt. Marylène pointe son doigt sur l'arrêt n°8 Tha Tien. La femme nous délivre alors deux petits billets en papier bleu sortis d'une machine rotative à manivelle. Un bateau se présente nous allons embarquer, mais gentiment on nous refuse l'accès. D'emblée nous ne l'avons pas remarqué, mais les lignes portent des couleurs distinctes. Pendant l'attente, alors que la foule se fait plus dense, l'odeur de nourriture attire notre attention, nous découvrons qu' un très grand nombre de marchands ambulants sont installés sous ce grand pont en béton. Leurs échoppes sont de formes aussi variées que les mets qu'ils proposent. Pas le temps d'approfondir, le bateau arrive, en un temps record les gens montent et descendent.

Comme nous sommes en début de ligne, nous nous installons à bâbord sur des places assises, au milieu du bateau. Accoudé au bastingage, mon amour à mes cotés, le jeu des sourires reprend. Devant moi, un jeune homme tient fermement d'une main un appareil hi-fi emballé dans un sac de plastique blanc de l'autre un livre. Comme cette population est belle !!! Des femmes, des enfants, des hommes nous dévisagent. Nous faisons de même avec la pudeur nécessaire pour ne pas être déplacé. Il émane de ces visage une douceur, une harmonie des traits, quelques chose d'envoûtant Les arrêts se succèdent, ponctué par des coups de sifflets strident signalant au capitaine la fin d'embarquement. Sur la rivière, les convois, les express, les long-tail, les bateaux restaurant, et tous ce qui peut naviguer se croisent dans un ballet virtuose.


Premier bonze, Marylène et moi nous regardons comme deux enfants ayant trouvé la cachette à bonbon. Sa tunique est d'un orange éclatant, il porte en bandoulière une besace jaune apparemment vide. Soudain, alors que le bateau quitte son arrêt une vague nous prend par le travers. Elle submerge notre partie et arrose copieusement le jeune homme, ma femme et moi. Sans doute un baptême. Les protections supplémentaires apposées de part et d'autre du bateau n'y auront rien changé, nous sommes belle et bien trempés. S'ensuit un discussion entre le jeune homme et une femme. Le ton ne monte pas, mais l'homme signale sa désapprobation en montrant son appareil et le livre mouillés. En regardant la couverture je compris immédiatement qu'il s'agissait du manuel d'utilisation. Elle se tourne vers nous, de nouveau un sourire, mais celui-ci mêlés de gênes et d'un brin d'amusement. Sur les rives nous constatons le patriotisme et le profond respect pour la famille royale, tant il y a de drapeaux et de portraits. Quelques arrêts plus loin la femme revient, l'air empruntée. Elle nous demande alors nos tickets que nous lui donnons volontiers, les deux imbibés d'eau. Elle souris de nouveau et machinalement les composte.


Arrêt N°8 Tha Tien Pier, Sur l'autre berge, le Wat Arun déploie sa majesté. Notre guide à la main nous sortons de l'embarcadère. Le passage couvert nous mène à une petite place et nous laisse envisager un dédale de ruelles (trok). Puis le soleil. Il est là, mais nous ne l'avions pas encore senti sur notre peau. Nous mesurons à cette instant les bien fait de cet astre. Sur la place, les boutiques sont pour la plupart destinée à la nourriture. Les poissons séchés rivalisent avec les fruits, plats préparés, épices et autres denrées. Tout a l'air si appétissant, par quoi commencer ?


Puis les bruits de la rue nous sortent de la torpeur. Quelques Tuk-Tuk, nom, paraît-il, donné à ces engins pour le bruit que fait leur moteur au ralentit, attendent au coin de la rue. Tour à tour, chacun nous invite à monter dans son véhicule. Nous déclinons les offres, la marche nous fera le plus grand bien. Nous sommes au croisement des avenues (Thanon) Maharat et Thai Wang. Sans raisons particulière nous tournons à gauche. L'avenue est large et dégagée, d'un coté un mur d'enceinte, immaculé éclaboussant de soleil de l'autre un large trottoir délimité par une ranger d'arbre et un muret surmonté d'une grille. Le quartier de Ko Rattanakosin est le centre historique de Bangkok. et renferme un grand nombre de temples. L'après midi touche à sa fin, alors nous décidons de remettre au lendemain les visites. Nous commencerons par nous imprégner de cette ville d'orient.

Sur le trottoir, les marchands se succèdent, certain étalés à même le sol. Les sourires guident nos pas. Quelques gestes de la main nous proposent de nous attarder sur les marchandises. Il y a de tout, bien sur de la nourriture, mais aussi des vêtements, des livres, des ustensiles divers. Souvent en petite quantité, parfois juste à l'unité.

A peine avons nous fait quelques mètres, qu'un homme nous arrête. Dans un anglais basique il nous propose de nous faire visiter un temple inconnu des touristes, prétextant que le Wat Pra Kaeo est fermé. Pour preuve il nous montre une grille fermée du mur d'enceinte. Il nous fait comprendre qu'un Tuk-Tuk est nécessaire pour s'y rendre. Pour être plus précis il saisit notre guide et comme si cette action lui est familière l'ouvre et rapidement trouve le plan du centre de bangkok. De son stylo entoure deux temples puis crée un pictogramme près duquel il écrit un nom. Enfin il écrit 2O B qu'il entoure pour nous signifier le prix de la course. Nous lui expliquons que cela ne nous intéresse pas, nous reprenons notre guide définitivement marqué et poursuivons notre route.

Plus loin, une autre petite place où de petites terrasses bordées de guirlandes lumineuses sont installées. Un guitariste joue des airs pop. Nous déambulons parmi les étales. Des rangées de brochettes aux couleurs et aux odeurs subtiles nous ouvrent l'appétit. Etonnement des fraises… Les visages sont bonhommes. Il y en même plongés dans un profond sommeil derrière leurs marchandises. Les enfants aussi font partie de cette indolente effervescence.

Nous continuons notre chemin. L'avenue à changé de nom et est plus étroite. Nous sommes désormais dans l'avenue Mahathat. Le trottoir est encombré par les marchands et ne laisse qu'un très petit passage. Souvent la route est notre seule échappatoire. Ce qui produit un embouteillage du aux Tuk-Tuk qui ralentissent à notre hauteur pour nous proposer une course et repartent dans un vrombissement jusqu'au prochain touriste.

L'avenue s'arrête à l'université de Thammasat. Nous remontons l'avenue Phra Chan en direction du parc Sanam Luang. Adosser au mur du Wat Mahathat, abritant le centre national de la secte monastique Mahanikai, les vendeurs de reliques religieuses, amulettes, plantes médicinales traditionnelles et remèdes s'affairent. Il y a même quelques salons de massages improvisés. Les transactions vont bon train.

Le jour touche à sa fin. Dans le parc Sanam Luang des familles gouttent aux dernières lueurs du soleil et nous laissent entrevoir les restes d'un pique-nique. Ici et là des cerfs-volants sont posés sur l'herbe. Nous décidons de nous asseoir sur un banc au abord du parc pour profiter de ce spectacle. Notre guide ouvert nous cherchons un restaurant. Soudain une cruelle sensation nous ramène à la réalité. Les moustiques.

Alors que nous cherchons un endroit moins exposé, un agent de la circulation nous fait signe de nous arrêter. Nous ne comprenons pas ces injonctions, nous continuons à avancer. Ce même policier vient à notre rencontre et par des gestes autoritaires mais sympathiques nous contraint à l'immobilité. Quelques minutes plus tard un cortège composé de trois limousines blanches traversent la place pour s'engouffrer dans le Grand palais. Des gens se prosternent devant le convoi, puis la vie reprend son court. Nous comprendrons plus tard qu'il s'agissait d'une Altesse Royale. Enfin, nous sommes d'accord sur le choix d'un restaurant. Le Ban Chiang.


Je me repère sur une carte et considère la distance. Maintenant il nous faut trouver un moyen de s'y rendre. Nous optons pour le Tuk-Tuk. Quelques secondes suffisent pour qu'un de ces engins s'arrête. Là, commence une négociation ubuesque. Tout d'abord le prix. La logique voudrait qu'il soit indexé sur la distance ou le temps de trajet, mais comme dans beaucoup d'autres pays la somme est une valeur absolue négociable avant et définitive. Je présente ma carte au chauffeur qu'il tourne dans tous les sens. Je lui indique l'endroit ou nous devons nous rendre, il sourit et nous invite à monter dans son véhicule. Nous tombons d'accord sur un prix et nous montons.

Quelques mètres suffisent pour comprendre que nous ne prenons pas la bonne direction. Je ne connais pas Bangkok, mais j'ai un bon sens de l'orientation. Je fais part de mon inquiétude au chauffeur qui accélère de plus belle.

Premier arrêt. Une station service, dans laquelle notre chauffeur va demander son chemin à ces collègues. De nouveau, nous nous éloignons de notre point de chute. Nous ne somme pas pressé. Alors nous profitons de cette balade improvisée. Seule l'impression de vitesse et la conduite agressive du chauffeur nous laissent sur nos gardes.

Les rues (soi) se succèdent et s'enchaînent. A présent j'ai perdu tout sens de l'orientation. Soudain nous traversons un pont. De nouveau je me repère et fais arrêter le chauffeur. Par des gestes simulant la forme de la rivière je lui fais comprendre que nous n'allons pas du bon coté. Par un dodelinement de la tête que je prend pour un oui il continue sa route.

Deuxième arrêt. Un passant sur le bord de la route. Je sors ma carte mais d'un air dubitatif parle au chauffeur qui reprend sa route. La circulation dans ce quartier est plus dense. Plantés derrière un camion en plein embouteillage, l'air devient irrespirable. Ce qui devait être un trajet d'une dizaine de minutes se transforme peu à peu en périple interminable. Nous retraversons la Chao Phraya.

Troisième arrêt. Encore un passant dubitatif. Et comme par miracle un panneau de signalisation indique à un carrefour Surasak. Je sais que nous ne sommes pas loin du but, mais comment le faire comprendre à notre chauffeur. Quatrième arrêt. Ce sera le dernier. Marylène et moi décidons d'en finir.

Pendant que nous redescendons Thanon Silom jusqu'au panneau salvateur, le chauffeur nous suit à faible allure. Arrivé par on ne sait quel miracle au restaurant, le chauffeur nous salue et disparaît dans un vrombissement.

Le Ban Chiang est un restaurant installé dans une maison de bois restaurée, sa cuisine est traditionnelle. L'accueille, une bière, les goûts et les saveurs nous font oublier cette visite impromptue de la circulation de Bangkok. A la sortie du restaurant quelques Tuk-Tuk nous font signe. La rivière n'est pas loin, nous finirons à pieds.

Au central pier la navette n'est pas longue à attendre et nous conduit à l'hôtel. Déjà se forment en nous des souvenirs et des envies.. Une dernière serviette fraîche à la citronnelle et la nuit douce de la cité des anges referme ces ailes sur notre sommeil..




Prendre le temps qu'il faut pour le perdre
(Ce message a été modifié par MIRAKL le 25 avril 2008 à 5:48.)

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MarionR
France

18 avril 2008 à 8:44

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

J'adore les récits ! Je fini de travailler, et je lis ça, merci ! Clin d'oeil

Pour tout savoir sur Wii Fit : http://www.blogwiifit.com


Boumbastic
Ici quand pas la-bas, France



18 avril 2008 à 10:33

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

Salut Mirakl, joli récit, aussi joli que le sont tes photos Clin d'oeil mais aussi très bien écrit. Je l'ai lu d'une traite et cela m'a rappelé de nombreux souvenirs, je pensais même ressentir les odeurs de la ville Sourire Tu as bien fait pour le coup du temple fermé (voir rubrique: arnaques, etc...) Tire la langue

Une petite question pourtant, de quel hôtel s'agit-il? Un bel hôtel luxueux au bord du Chao Praya OK, mais lequel? Merci.

Khun maa jak nai krap?


voyageurasi
au bord du Mekong, Issan, Thaïlande



18 avril 2008 à 10:53

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

Mille merci pour ce texte au ton juste et délicat,
pas de nom d'hotels, pas de prix, ouf !
Comme on aimerait en lire plus souvent,
Comme dit Boum tes textes rejoignent tes photos

Je te met ce lien:
http://asiateq.canalblog.com/...914282.html#comments
Si tu ne connais déjà,
Tu devrais aimer

Cordialement

Robert



maruette
france, France

18 avril 2008 à 12:20

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

bonjour
merci pour ce recit ! un vrai plaisir Sourire

Le tout agrémenter d'une symphonie de Sàwàt-dii khâ ( bonjour au féminin ) dont le Khâ final vous frôle comme une caresse et suspend le temps.

jolie description !!RireRire


tintin4233
liège, Belgique

19 avril 2008 à 10:47

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

ahh nostalgie... quel beau récit et en plus du coté vivant, le côté belle littérature. A quand la suite du voyage..... Vraiment un récit de qualité..

manu de liège
http://picasaweb.google.fr/manuliege/Thailande02


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rogerbarthas
entre france et cambodge, France



19 avril 2008 à 15:59

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

Merci ,pour ce tres beau texte digne des grands ecrivains du voyage, comme un regard du nouveau né sur le monde..emotion de notre "arrivée" que nos enfouissons ,bien que l'ayant connue, hors du champ de la memoire et que la "connaissance" ulterieure pervetie...Ainsi va la vie...Merci de ce partage qui me permets de mieux comprendre aussi le sens de ta signature..de renouer avec un morceau de ma memoire oubliée...et surtout de ce moment de plaisir!...Dans l'attente de tes autres regards...Cordialement.

Roger


MIRAKL
France

22 avril 2008 à 5:50

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Re: [rogerbarthas] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

Merci pour vos encouragements...

J'en remet un couche...

Prendre le temps qu'il faut pour le perdre


rogerbarthas
entre france et cambodge, France



22 avril 2008 à 13:24

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

Et hop, je mets un peu de chronologie !Clin d'oeil

Roger


MIRAKL
France

23 avril 2008 à 7:36

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

"Le poids d'un oiseau qui s'y pose suffit à déplacer la terre"
Leonard de Vinci

BANGKOK, Dimanche.

L'impermanence nous enseigne, l'apparition, la transformation, la disparition des choses qui commencent à être ou apparaissent. Elle nous guide vers un changement perpétuel où la contemplation saisit l'instant et le bouscule dans son prisme. Hier et demain s'effacent et aussi insaisissable que le point d'alliance entre la terre et le ciel, le présent s'avance.

De notre fenêtre, l'écrin de la ville nous est présenté dans des doigts de rosé. Une brume imperceptible voile le soleil. Les halos concentriques hypnotisent nos sens. Le cœur de la cité bat et d'un même battement, le nôtre.

L'hôtel se réveil doucement. Déjà dans les couloirs les saluts, les sourires, ouvrent notre perception à l'humanité. La terrasse inondée de lumière s'anime des clapots de la rivière. Des grappes de jacinthes d'eau glissent imperturbablement sur les flots au grès de la marée. Certaine se sont amassées près des berges et forment l'écheveau d'un tapis vert où s'impressionnent des touches de couleur bleue, violacé ou rose. La chaleur, elle aussi, c'est invitée à notre table. Le monde, dans tous ces aspects culinaires, est au buffet. Un grand désordre Rabelaisien aux lueurs matinales, indécent mais si bon…

Durant le parcourt qui nous ramène à Tha Thien, les scènes de la vie quotidienne se succèdent. Des chargements invraisemblables s'entassent sur de minuscules barques. Des femmes et des hommes se lavent dans la rivière. Sur un remorqueur, une femme fait sa vaisselle avec l'évacuation d'eau de l'embarcation. Des enfants en uniforme scolaire attendent sur le quai un bateau qui les emmène vers le savoir.

A Tha Thien, pour quelques Baths, un bac effectue la traversé vers la rive ouest. Thonburi ou Ban Kok(village de la prune sauvage) est la capitale historique de ce que nous appelons Bangkok où s'élève le Wat Arun (temple de l'aube). De style khmer, ce temple est le parangon du syncrétisme asiatique. Bouddhisme, dieux Hindous et mythologies se côtoient.

L'intelligence, paraît-il, est l'outil servant à mesurer notre ignorance. Alors ce mètre étalon sonde l'abîme vertigineux de l'inculte. Comprendre c'est vouloir donner un sens aux choses, Marylène et moi sans un mot décidons que l'impermanence sera le héraut de notre voyage. Ainsi la complexité des symboles nous révèle l'évidente nature de cet édifice.

Si nos yeux sont les miroirs de l'âme, alors l'ascension est fulgurante vers les niveaux supérieurs de l'existence. Mais l'Asie mystérieuse nous conduit à plus d'humilité, il nous faudra gravir l'escalier abrupt du prang central figurant l'univers et en son centre le Mont Meru. Les mondes se multiplient vers des paradis affranchis du désir. Des rangées de démons multicolores nous accompagnent et repousse le mal. Des fleurs en céramique évoquant la végétation de la montagne sacrée, don des habitants de Krung Thep, poussent sur une mosaïque de porcelaine provenant du lest de bateaux chinois. A la descente de ce voyage initiatique des bas-reliefs d'animaux suivent nos interrogations. Quatre mondop nous indiquent les points cardinaux. Tout ici semble fait pour nous perdre, pourtant cet égarement de la pensée nous ramène à l'essentiel.

Dans l'enceinte du Wat, l'œil céleste pare les bâtiments du feu de sa puissance. Il flotte dans l'air des chants religieux. Des bols d'aumône tracent une ligne d'infinies prières. Des cloches tintent à de nouvelles fois. Un tambour sur un châssis de bois attend. Des arbres, des plantes, des fleurs entourent notre regard. Une porte est ouverte, passage d'un univers symbolique à un monde réel. Tous nos sens sont en éveille, refuges de notre propre conscience. La sérénité transgresse du débordement de la vie. Nous n'osons pas entrée à l'intérieur du Bot. Pas que nos chaussures soit le bien le plus précieux, moins encore qu'un trou dans nos chaussettes nous couvre de honte. Mais une pudeur, une timidité, le sentiment d'une intrusion et cette voix intérieure qui vous dit : pas le premier, un autre, plus tard…

Devant l'huisserie nous contemplons l'objet de nos hésitations. Figés, empruntés, il nous suffit d'un pas pour nous libérer, comme beaucoup d'autres le font. Alors raidis d'envies nous nous laissons traverser par le calme du lieu. Dans le clair-obscur animé de bougies et lumières indirectes, des Bouddha dorés dans diverses postures occupent l'autel. L'ornementation des murs est semblable à l'extérieur. Soudain ce que nous prenons pour une richesse excessive nous apparaît avec plus de clarté. Le feu de notre apparence voué au pouvoir des autres est le même que celui instruit par notre force intérieure.

Du foudre aux gardiens chinois en passant par les colosses au rictus inquiétant, le premier contact spirituel est riche. Même les silhouettes en bois de danseurs thaïlandais attendant les visages d'hypothétiques danseurs ne peuvent nous éloigner de nos songes.

Sur la Chao Phraya le trafic est dense.

Sur la petite place à la sortie de Tha Thien les étales nous invitent à un retour matériel. Quelques noix de coco nous appellent à une soif plus naturelle. Deux d'entre elles nous accompagnent jusqu'au Wat Pho.

Depuis longtemps Marylène avait repéré ce temple comme l'institut national de massage. Nous pénétrons dans le plus ancien et le plus important temple de Bangkok autrement appelé Wat Phra Chetuphon. La première chose remarquable, bien avant que nous ayons vu l'ensemble du temple, c'est l'extrême ferveur et dévotion du peuple thaïlandais. Peut-être absorbés par d'autres considérations, nous ne l'avions pas remarqué au Wat Arun. Dans un petit temple jouxtant le Bouddha couché des femmes et des hommes se livrent à différentes manifestations de leur foi. Certain recouvrent des statuettes du Bouddha avec des feuilles d'or honorant ainsi son enseignement. D'autres, boutons de lotus à la main représentent la pureté de ses pensées. Ici trois bâtonnets d'encens évoquent le Bouddha, le Dharma(enseignement), la Sangha(communauté monastique) le tout entouré de bougies symbolisant la lumière de la compréhension. Un gong nous transporte vers les vibrations intérieures.

Tous ces visages se fardent d'une profondeur presque extatique. La lumière de ces yeux, l'intensité incarné par cette foi rend presque palpable les prières. Nous nous surprenons à invoquer des êtres cher et profitant de cet écho d'espoir, comme en rebond de cette ferveur, leur envoyer nos pensées les meilleurs. Atteint par une grâce nouvelle, la petite voix du premier temple s'éteint.

Une brocante de chaussure en tout genre est installée devant les marches du temple. Il y a même des casiers pour ceux dont la confiance est altérée. Le premier pas, lui-même conditionné par une subtilité. En effet le seuil est relevé de quelques centimètres. Cette marche interdit l'entrée aux démons et plonge le visiteur dans une attention particulière. C'est près de ce Bouddha couché représentant l'accession au parinirvâna que Marylène et moi faisons notre premier don(dana). En échange d'un billet nous héritons d'une soucoupe de pièces que nous distribuons dans des bols d'aumône. Spirituel et matériel unis en un seul son, multiplié par le nombre de bol.

Nous parcourons ce vaste temple jusqu'à l'institut de massage. Pas de chance pour nous son bâtiment est en rénovation. Une tente provisoire est dressée pour accueillir les gens. Maryléne se renseigne sur les tarifs et opte pour une heure. Comme il y a un peu d'attente, je laisse ma femme et ses désirs charnel pour aller explorer les ruelles longeant la rivière.

Je décide de sortir du temple et de le contourner par l'extérieur pour redescendre jusqu'à Tha Thien. Un bon expresso… En voilà une envie simple. J'inspecte les lieux, élimine les marchands ambulants, que reste t'il ? Un café fréquenté uniquement par des touristes. Je tourne, je vire, soit ce sera lui !!! J'entre ! Un pictogramme signalisant l'interdiction de prendre des photos me fait accueil. Que peut-il y avoir à prendre en photo ici ??? La patronne derrière son comptoir… Le comptoir… Je m'interroge, commande un café, très bon, puis je sors. Je file dans la première ruelle.

Un homme en tailleur sur son étalage discute avec une vielle femme assise sur une petite chaise en plastique.

Je continue et me retrouve dans un marché couvert. Pas âmes qui vivent. Des rangés de bidons en fer au sigle inflammable dans lesquels des sacs en plastiques sont enfouis narguent d'ennuis des cartons débordant d'épices. Des tas de poissons séchés posés sur une bâche s'engueulent avec des seaux multicolores remplis de crevettes. Des plats cuisinés mijotent près de vêtements suspendus. Dans un coin un vieux tambour de laverie dégorge son trop plein d'eau. Une vie sans vie comme déserté par la faim. Dans un autre coin des rires, des fragments de phrases, des bruissements de mots. Je m'évade de ce désert marchand par une autre ruelle. Un souffle puissant se fait sentir, pas après pas plus encore. Au fond, là-bas, un attroupement. Des hommes libèrent une marmite fumante en aluminium. Ils me regardent et sourient tout en continuant leur travail. Des chats et des chiens errants vont et viennent. Le profane et le sacrée face à face séparé d'une rue.

De retour à l'institut de massage un homme me barre l'accès. Il me demande mon billet d'entrée. L'explication est brève. Je montre mon alliance, masse le vent, pointe la direction du doigt. Il sourit et me laisse enter. A l'ombre d'un arbre Marylène est plongée dans sa rêverie. Elle entreprend une conversation sur mes nouveaux devoirs de masseur, sur un contrat imaginaire me rendant redevable d'une éternité d'heure de massage. Je la laisse divaguer tout en lui proposant de revenir à une nourriture plus terrestre. J'ai repéré lors de ma petite excursion, une restauration de rue à l'odeur alléchante. Promptement nous nous y rendons.

Deux femmes aux larges sourires nous accueillent. Installé à l'angle d'une rue ce petit commerce d'aspect sommaire est propre. Les tables en plastique bleues ou rouges s'accompagnent de tabourets de la même couleur. La mère et la fille ont installé une vingtaine de gamelles émaillées sur des tréteaux et nous laissent imaginer des trésors culinaires. Il y a des soupes, des plats cuisinés, des grillades. La fille connaît quelques mots essentiels en anglais. Fish, beef, porc, chicken et surtout spicy ou no spicy.

La commande s'effectue debout dans un concert de sourires. Sans connaître le nom des plats notre instinct guide nos choix. Comme nous sommes curieux et affamé Maryléne et moi prenons deux plats chacun plus un bol de riz. Rapidement la fille nous installe à une table puis une singha et un coca light accompagnés d'une boite de serviette nous fait patienter. Autour de nous des Thaïlandais finissent leur repas.

La rue fait défilé son flot d'humanité. Des jeunes thaïlandais fashion victim ont le portable greffé à l'oreille. Des touristes cherchent le restaurant idéal en s'interrogeant sur les différents marchands ambulants. Des routards croulent sous le poids de la chaleur et de leur sac à dos. Un rasta égaré. Des moines de retour au temple. Autant de destins croisés et offerts en spectacle. Le repas est délicieux.

Notre prochaine visite est le Grand Palais et le Wat Phra Kaeo. Le palais est à quelques mètres, mais comme nous l'avons constaté hier son entrée principale est de l'autre coté. La flemme, le repas, la matinée chargée nous incite à prendre un Tuk-Tuk. A peine le temps de poser un pas sur le bitume et déjà un engin s'arrête. La négociation est plus âpre, en effet nous connaissons la distance mais le chauffeur ignore ce fait. Finalement tout s'arrange au prix convenu. Le chauffeur part en remontant l'avenue Thaï Wang puis tourne à gauche à l'angle du grand palais. Nous longeons l'édifice soudain changement de direction, à la hauteur d'une entrée du mur d'enceinte il tourne à droite. Quelques mètres plus loin il stoppe son véhicule et nous propose d'entrée dans un temple. Pas d'inquiétude le grand palais est tout proche.

A l'intérieur du temple un gardien nous reçoit. Cet homme à la chevelure grisonnante inspire la confiance. Il nous propose de nous asseoir et entame une conversation en anglais. Peu après il nous demande d'où nous venons, nous lui répondons volontiers. Il change de langue et nous parle dans un français très correct. Il nous explique que le Grand Palais est fermé pour cause d'anniversaire de la mort de la sœur du roi et nous invite à faire un tour du temple. Il nous glisse aussi que nous sommes chanceux car ce temple n'est pas ouvert au public. Comme nous sommes les seuls visiteurs ! Ensuite la conversation devient confuse. Il nous demande si nous désirons voir une fabrique artisanale de bois qui appartiendrait au cousin du frère d'une tante dont sa cousine est l'ami de son neveu, etc…Marylène et moi nous regardons en souriant. Nous déclinons l'offre poliment et sortons du temple. Là le chauffeur nous propose de continuer le tour de la famille, il comprendra vite qu'il ne faut pas insister.

De nouveau nous sommes devant le grand palais. Plus incroyable à l'entrée un garde nous raconte la même histoire d'anniversaire posthume. Quelle naïveté ??? Le temple grouille de monde. Nous avançons et entrons. C'est très rapidement que nous faisons le tour de ce Palais, trop de monde.

Nous décidons de partir à la recherche d'un cahier d'écolier et d'un stylo pour écrire nos impressions de voyage. Nous redescendons l'avenue Phra Chan. Le trottoir est toujours encombré des vendeurs d'amulettes. Demander une papeterie un dimanche à Bangkok n'est pas chose aisé.

Nous entrons au hasard dans une boutique. Sa vitrine expose des livres. Le ballet de nos mains simulant les phrases du vent, accompagné d'ouverture imaginaire de feuille de cahier, laisse perplexe notre interlocutrice. Entraîné par notre délire gestuel, nous passons à la pratique. Nous prenons un livre dans l'étagère et faisons mine d'écrire dessus. Pas plus de compréhension. Finalement nous sortons un bout de papier et avec son stylo nous écrivons. Puis toujours armée de notre volonté de nous faire comprendre, nous délimitons autour de ce papier un périmètre plus grand, suivis d'ouverture et fermeture. Pictionnary à Bangkok. Gagné, elle nous accompagne sur le pas de la porte et nous indique le chemin. Chacun son tour. Encore gagné.

Effectivement à quelques pas une librairie papeterie est ouverte. Les porte coulissantes en aluminium s'ouvrent. A l'intérieur la climatisation est surpuissante. Des moines se baladent dans les rayons. Pas de papeterie. Nous nous dirigeons vers un homme à la caisse et re-pictionnary. Gagné de nouveau, il nous indique l'étage supérieur. Nous choisissons notre cahier puis un stylo, nous payons et sortons.

Un bref retour à l'hôtel, le choix d'un restaurant, ce soir indien, une autre négociation avec les chauffeurs de Tuk-Tuk, et les rêvent nous envahissent dans des fragrances d'encens.


Prendre le temps qu'il faut pour le perdre
(Ce message a été modifié par MIRAKL le 1 mai 2008 à 17:45.)


sandralyon
lyon, France

5 mai 2008 à 11:42

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Re: [MIRAKL] Thaïlande... [En réponse à] Répondre

vous venez de me faire vibree avec vos recits je viens de revivre mon voyage en thailande dont j ai tant de nostalagie

merci encore

 
 

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