
Exposure Région parisienne, France

7 février 2008 à 17:30
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4 janvier 2008 - De Nyaung Shwe à Kyaiktiyo (le rocher d'or)
A 7 heures du matin, il y a déjà beaucoup d’animation dans l’hôtel. Tous le monde se presse à charger la petite jeep familiale noire qui va faire le trajet jusqu’à Taungyi avec un détour à l’aéroport d’Hého. Pendant ce temps, je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Toast, beurre, confiture, avocat, bananes, crêpe accompagné d’un vrai café. Il manque peut-être un verre de jus d’orange mais je suis tellement content de ces crêpes que ce jus ne me manque pas tant que ça puis je suis au paradis à coté du simple café que je bois habituellement. J’en profite pour regarder une dernière fois l’aumône des moines, la gymnastique des écoliers et le soleil se lever au loin dans la montagne avec un ciel assez chargé ce matin. Yangoon est une très grande ville en comparaison à Nyaung Shwe et il est plus difficile de capter ces petits instants qui me touchent au plus profond de moi. Je jette mon sac à dos sur le toit de la jeep ou il est attaché solidement par un employé de l’hôtel. Comme d’habitude, je garde avec moi mon sac photo puis je m’installe sur la place du passager à gauche. C’est une chose qui me surprend ici, les gens roulent à droite mais les volants sont aussi à droite, pas facile pour doubler. Au moment de partir, tous les employés de l’hôtel viennent me saluer en me demandant quand est-ce que je vais revenir et en me souhaitant un très bon voyage. Je me sens toujours idiot pour ce genre de question et je me dis que si j’avais le possibilité de rester, je le ferai. C’est étrange comme sensation et à cet instant, je suis très ému face à ces gens. A l’heure de notre départ, Nyaung Shwe est couvert d’une brume très épaisse qui couvre l’horizon à mesure que l’on quitte Nyaung Shwe. Le décor qu’il m’est donné de contempler à ce moment est plus que grandiose, je suis déçu de ne pas être venu là un matin avec mon appareil photo. N’étant pas bien réveillé à cette heure, je pose ma tête contre la fenêtre bien froide de la voiture et je me laisse bercer par les nombreux trous qui parsèment la piste. Avec une grande admiration pour le paysage qui défile sous mes yeux, j’ai une pensée pour la jeune femme de la boutique en bambou, la jeune femme de l’hôtel, le conducteur de notre bateau, notre guide de montagne et tous les gens que j’ai croisé ici à Nyaung Shwe près du lac Inlé. Sur le bord de la piste, comme essayant de sortir de la brume, apparait les murs blancs d’un monastère. Dans cette ambiance captivante, une centaine de moines sortent de la porte principale pour longer la piste et les grands murs blancs pour aller faire l’aumône quotidienne. Plus loin c’est un peu comme si le lac était de part et d’autre de la piste. Des pêcheurs apparaissent dans la brume debout à l’arrière de leur canoë. Tous ces pêcheurs debout avec leurs mouvements de pêche particulier, noyé dans la brume donne l’impression d’une danse d’ombre chinoise. Avec la montée du soleil sur l’horizon, la brume laisse doucement place à de la vapeur d’eau qui s’élève partout sur les étendues d’eau qui bordent la piste. L’aéroport d’Hého est tout petit. La salle d’enregistrement contient six comptoirs, un par compagnie plus un comptoir d’information. Mon vol n’est pas ouvert, d’ailleurs aucun n’est ouvert à 7h30 alors que trois vols sont prévus pour Yangoon autour de 9 heures. Les gens s’entassent avec leurs bagages dans la salle au point qu’elle devient vite impraticable. Je prends mon mal en patience devant le comptoir de ma compagnie et il semble que tous les autres passagers présent partent avec une autre compagnie. C’est sans doute des groupes, je suis probablement le seul avec un énorme sac à dos largement marqué par la poussière ambiante, dans la salle c’est plutôt valises lancel et trousse de maquillage en bagage à main. Il y a même un groupe de cyclistes avec leurs vélos rangés dans des housses. En me rappelant l’age et l’état des vélos d’ici qui fonctionnaient très bien, ça me fait sourire. Un birman interrompt mes rêveries en me demandant si j’ai un billet. Je lui remet le bout de papier écrit à la main qui fait office de billet pour mon vol. Il fouille dans ses listings et me remet un autocollant à poser sur mon tee-shirt, un autre pour mon bagage à main et un troisième pour mon sac à dos, puis il me montre l’autre bout de la salle ou je dois récupérer un tampon de la douane puis passer par le contrôle au rayon X. Sommaire mais très efficace comme enregistrement. Je remet mon sac à dos sur le dos, 20Kg, j’accroche mon sac photo devant, 10Kg, puis j’essaie tant bien que mal de traverser cet amoncellement de touristes répandus par terre. Le douanier est un très vieux monsieur avec des lunettes réparées à coup de scotch et porte un uniforme qui a du lui servir à réparer la chaine de son vélo ce matin. En ouvrant mon passeport et en voyant tous les tampons, il interpelle sa voisine pour lui montrer. Il tamponne mon billet et me le rend avec mon passeport en me souhaitant bon voyage en birman. Je lui répond en birman et ça le fait sourire et apparaitre ses dents tordues comme ses lunettes. Au passage au rayon X, ça devient un peu plus difficile. Il y a des sacs partout, plus ou moins alignés par des employés de l’aéroport. En essayant difficilement de me frayer un chemin entre tous ces sacs, un gars me dit que je peux tout poser sur le tapis et passer sur le coté. De l’autre coté, je ne récupère que mon sac à dos photo, l’autre sac partant directement pour la soute à la main d’un préposé de l’aéroport, c’est chouette les autocollants. La salle d’embarquement est plutôt de grande taille en comparaison avec la salle d’enregistrement. Au fond, il y a une sorte de café qui vend de tout, aussi bien de la nourriture ou des boissons que des livres ou des souvenirs ainsi que des médicaments. J’en profite pour acheter un ou deux trucs pour ma crève qui persiste puis je vais m’asseoir dans un coin pour continuer ma lecture de “à mots couverts” de Emma Larkin. Pendant cette lecture, je recharge mon ipod et mon appareil photo car les nombreuses coupures d’électricité en ville ne m’ont pas permis de le faire avant. Trois avions se posent en même temps, Yangoon Airways, Air Mandalay et Bagan Air. Il s’agit de trois ATR72, des avions à hélices de fabrication européenne. Les trois avions vont repartir en même temps vers Yangoon. Pour monter à bord, les gens sont appelés par compagnie devant l’unique porte qui donne sur la piste. Nous rejoignons notre petit avion à pied et, à l’intérieur, le placement est libre. Avec moins de 30 personnes à bord, l’embarquement se fait très vite, et nous décollons avec 30 minutes de retard. Le terminal domestique de Yangoon est bien différent du terminal international. A la sortie de l’avion, je rejoins à pied le terminal qui n’est rien d’autre qu’une grande pièce pleine de gens qui attendent les passagers. Je suis surpris de voir qu’il n’y a rien pour accueillir les bagages. Un birman me dis que les bagages vont arriver sur un charriot. Il s’avère que ce birman n’est autre que chauffeur de taxi, étonnant… Nous entamons une longue discussion sur le trajet entre Yangoon et Kyaiktiyo. Par moment je l’envoi promener lorsqu’il parle de prix lui disant que je vais utiliser le bus pour ne pas qu’il ai l’impression que je suis très intéressé. Je lui explique que je ne suis pas bien décidé entre aller uniquement à Bago ou aller jusqu’à Kyaiktiyo qui est plus loin. De plus, je ne suis pas sûr d’avoir vraiment le temps de pouvoir faire Bago et Kyaiktiyo. Bref, je passe mon temps à changer d’avis. Le charriot à bagages arrive et nous poursuivons notre discussions vers la sortie de l’aéroport. En voyant sa voiture qui est dans un état pitoyable, j’en profite pour revoir les prix à la baisse en lui disant que je ne souhaite pas éterniser cette discussion, tous les prétextes sont bons pour négocier. Nous tombons d’accord pour aller tout de suite jusqu’à Kyaiktiyo puis de revenir demain par Bago même si j’ai un doute sur la capacité de sa voiture à faire le trajet. Il en profite pour me dire que pour ce trajet il a besoin de passer chercher un ou deux trucs chez lui puis me demande s’il peux emmener sa femme et son fils pour ce trajet en ajoutant que pour un birman, Kyaiktiyo est un endroit ou tous le monde rêve d’aller un fois dans sa vie. Je trouve ça plutôt marrant. Nous voici en route pour sa maison et pendant le trajet nous échangeons quelques remarques sur notre négociation avec quelques sourires. En arrivant chez lui, nous traversons un marché ou je me demande encore comment on peux passer en voiture ici. Je suis présenté à toute la famille qui s’empresse d’aller plier quelques sacs et nous voici en route. Premier stop à une station service genre marché noir ou un gars sors une trentaine de bouteilles en plastiques pour remplir le réservoir. Pendant que le plein se fait, je discute avec le pompiste qui, très vite m’explique que le prix de l’essence est devenu inaccessible pour la population, que le marché noir permet de limiter les taxes mais que malgré tout, l’intégralité de ce que je vais donner au taxi ne fera que payer son essence en ajoutant que c’est bien d’avoir accepté sa famille car un tel voyage est rare ici. Je suis assez ému de ce qu’il me dit car il est difficile de se rendre compte de tout ça. Sur la route de Bago, moon taxi file à toute vitesse et slalome entre les trous, les bus et les autres voitures. Jusqu’à Bago le paysage m’est familier et je me plonge dans un livre. La femme du chauffeur ne dit rien et son fils est très calme à coté de moi. En discutant, j’apprends que mon chauffeur s’appelle Than que son fils se nomme Aung et sa femme Ma Hla May comme dans “une histoire Birmane” de George Orwells, je trouve ça marrant. Bago est une ville qui ressemble beaucoup à certains quartiers de Yangoon. de vieux immeubles défraichis, des rickshaws, des taxis un peu partout, des vendeurs ambulants et toujours les tea-shops. Pour manger, nous cherchons un endroit ou manger des nouilles. A force de riz, je commence à en avoir un peu marre. Cela semble presqu’impossible mais finalement, un peu à l’écart du centre ville, nous trouvons un restaurant. Dans ce restaurant, je suis le seul européen et, en arrivant en famille, les gens sont assez surpris. Nous choisissons plusieurs plats différents que nous partageons, c’est extra. C’est aussi la première fois que je mange du canard en Birmanie. Juste à la sortie de Bago, nous refaisons le plein de la voiture. Cette fois dans une station qui semble officielle. La différence avec l’autre station, c’est l’espèce de barrage de barbelé qui protège l’entrée, l’achat de billet nécessaire dans un espèce de kiosque militaire puis le camion à essence des années 40 qui rouille dans un coin. Le reste est identique, une succession de bouteilles en plastique à vider dans le réservoir. Par contre, l’ambiance est beaucoup plus stricte et je reste à patienter dans la voiture. Sur la route après Bago, je montre les photos de mon livre guide à Aung le fils du chauffeur qui est juste à coté de moi. Il trouve ça extra et, à chaque fois que je lui montre une photo, donne le nom à son père et à sa mère en souriant. Résultat, nous voici tous les quatre à refaire la géographie de la Birmanie et à parler des endroits les plus connus. Pendant cette discussion, le paysage est devenu très plat et maintenant couvert de rizière. La route semble être comme suspendue au dessus des rizières. Au bout de quelques kilomètres, c’est la pause technique, nous voici tous les trois dos à la route, face aux rizières, alignés par ordre de taille comme les daltons et Ma Hla May, la femme de Than dans la voiture à écouter nos éclats de rires. Ces rires étaient générés par une sorte de jeu super stérile initié par Aung et consistant en gros a viser le plus loin. Au moment de repartir avec un minimum de sérieux, Than ouvre le capot pour bricoler un ou deux trucs puis raccroche le par-choc arrière avec un cable pour éviter qu’il ne tombe par terre. Nous voici donc repartis dans cette voiture qui ne demande qu’à se répandre sur la route. Histoire de prendre des forces et ne pas s’endormir, nous faisons un stop pour acheter du bétel. A voir préparer c’est assez marrant, une noix de bétel recouverte par une feuille de bétel badigeonnée de crème de coco, le tout mis dans un petit sac en plastique. Ça devient moins marrant lorsque Than se met à en manger. Régulièrement, il ouvre la fenêtre pour cracher une grosse quantité de liquide rouge qui ne peuvent que faire penser à du sang. Partout au sol en Birmanie, il y a ces espèces de traces de sang, comme souvent sur les portières des conducteurs. Avec le temps, on se fait à tout, lorsqu’il m’en a proposé, j’ai gentillement refusé en imaginant ma bouche ressemblant à la sienne, trace de sang sur les lèvres et les dents. En bref, c’est ignoble mais tous les chauffeurs passent leurs temps à en manger pour rester en forme. En approchant de Kyaiktiyo, les rizières et les palmiers sont remplacés par des bosqués d’arbres et des petites collines. Puis cette plaine se vallonne, la montagne recouvre maintenant tous le paysage avec toujours ces nombreux stuppas blancs qui pointent le ciel. Un panneau de bienvenue en anglais, bordé d’or, sculpté dans le style birman, signal notre arrivée dans la région de Kyaiktiyo. Je suis parti à 7 heures de l’hôtel ce matin, puis à 11 heures de Yangoon et là il est 17 heures et le chemin le plus difficile reste à faire. A Kyaiktiyo, il nous faut laisser la voiture pour prendre un camion benne jusqu’au camp de base de Yatetaung. En fait de Kyaiktiyo, nous sommes au camp de base de Kinpum. Le départ des camions est hallucinant de désordre. Il y a des camions bennes partout, des gens de tous cotés et beaucoup se bousculent sur les estrades aménagées pour faciliter la montée dans les bennes placées à l’arrière des camions. Lorsqu’un camion se présente, les gens se jettent littéralement dessus sans se soucier des autres personnes qui souhaitent en faire de même, c’est l’anarchie totale. Une fois chargé de 30 personnes environs, ces camions partent dans un hurlement de klaxonne et laissent place à un autre camion qui roule sirêne hurlante pour écarter les passagers qui n’ont pas pu monter dans le camion précédent. Than trouve un moyen pour que l’on monte dans un camion avant qu’il ne rentre dans cette arène de birmans. Ça n’empêche pas la bousculade de l’embarquement mais c’est moins impressionnant que de devoir se frayer un chemin sur les estrades pour accéder à la benne. Notre camion benne, chargé avec ces 30 passagers part en direction du camp de base de Yatetaung. La route est tellement particulière qu’il est impossible de se croiser. Nous sommes bousculer par d’avant en arrière au rythme des descente au frein moteur et des accélérations lors des montées. Les descentes, les virages, tout est vertigineux et tous le monde s’accrochent à ce qu’il peut pour ne pas passer par dessus bord. Au bout de 45 minutes de montagnes russes, nous voici au camp de base de Yatetaung. Pour descendre, bien il suffit de sauter du camion et d’aider les gens qui sont derrière. Le camp de base de Yatetaung, c’est un peu le miroir de Kinpum au niveau du nombre de camion, de gens et de la désorganisation totale. A Yatetaung, en plus de Kinpum, il y a de nombreux porteurs avec des paniers plus grand qu’eux, signe que l’ascension n’est pas finie et sera encore bien difficile. A Yatetaung, il y a de quoi se restaurer un pe, mais avec l’heure déjà bien avancée et le soleil déjà couché, nous décidons de poursuivre et de manger pendant l’ascension. Certains camions pleins phares et klaxonnes hurlants, nous montrent le chemin raide de l’ascension. Nous décidons de nous passer de porteur car Than trouve les prix prohibitifs. J’enfile un pull car il commence à faire très froid, je troc mon short par un pantalon à l’abri d’un petit camion qui fait rire tous le monde tellement je n’étais pas très discret. Je range ma casquette que je remplace par une lampe frontale et je charge mes 30kg de bagages sur mon dos et sur mon ventre. Le procédé est rodé maintenant. Dès le départ, nous sommes dans l’ambiance, ça grimpe très fort. Aung s’éclate de rire en me voyant recouvert de mes sacs et court me chercher une canne en bambou pour nous faciliter l’ascension, c’est cool. En avançant avec Aung, je passe mon temps à lui dire “are you ok?” et lui de me retourner la question en s’éclatant de rire. Aung est en pleine forme et nous avons pris beaucoup d’avance sur ses parents. Nous nous arrêtons un peu pour les attendre et j’en profite pour nous acheter une bouteille d’eau à chacun. Lorsque ses parents nous rattrapent, Than me dit que l’on peux partir devant car Ma Hla May a besoin de monter plus lentement à cause d’un coeur fragile. Et nous voici reparti de plus belle avec Aung à l’ascension en échangeant quelques phrases en anglais qui se transforme en mini-cours ponctué par les habituels “are you Ok?” qui le font tant rire. Au bout de plus d’une demi-heure de marche, nous nous posons dans une sorte de tea shop pour attendre les parents d’Aung. Lorsqu’ils arrivent, nous décidons de manger ici dans le tea shop. La terrasse surplombe une vallée qui baigne dans une nuit noire avec quelques temples éclairés par-ci par-là. Pour manger, je choisi des instants noodles chinoise qui me coute 200kiats. A table Ma Hla May sort de son panier, les récipients de nourriture que l’on voit partout en Birmanie. Il s’agit d’un empilement de quatre petites gamelles rondes en fer maintenues par une poignée sur le dessus de l’ensemble. La gamelle du bas contient du riz déjà cuit, celle d’au dessus de l’huile et au dessus des condiments. Than mélange de l’huile au riz froid pour le rendre moins sec, il y ajoute un sachet de cacahouète et d’autres graines. Il fait le service à tous le monde en me disant que c’est la nourriture des voyageurs. Une fois passé l’impression de manger du riz froid avec des grains de sable qui baigne dans l’huile, c’est plutôt pas mal et bienvenue. Petit nettoyage, rangement et nous voici à nouveau en route pour le sommet. Avec le temps et le poids que j’ai sur le dos, la montée me semble bien longue, mon rythme baisse. La route qui grimpe de plus en plus fort en serpentant dans la montagne devient soudainement moins raide. Un escalier ouvre la porte d’un chemin bordé de petites boutiques de souvenirs. C’est l’entrée du site. Je suis toujours avec Aung et j’en profite pour me renseigner dans un des trois hôtels autorisés aux touristes ici. Le prix est de 60USD et cet hôtel est plein. C’est plus cher que mon trajet en taxi et je suis très loin de mon budget quotidien. En sortant, Than et Ma Hla May nous rejoignent. Que j’annonce à Than le prix de cet hôtel, malgré l’avoir divisé par deux, il tombe des nu et me dit que c’est nul car on peux très bien dormir dans le temple. D’ici, nous sommes à 500 mètres du rocher d’or et baignons dans une foule incroyable. On essai de se frayer un chemin comme on peux, comme tous le monde ici. Il y a aucun européen à cette heure et je suis régulièrement salué. Une fois sur place, dans le temple du rocher d’or, c’est extraordinaire. Il y a du monde strictement partout, un peu comme sur le quai d’un métro pendant une grève. Les gens se frayent un chemin parmi ceux qui prient, qui brulent de l’encens ou des bougies. Avant de faire un premier tour, on essai de trouver un endroit pour poser nos sacs. Pratiquement au milieu du temple, nous arrivons à nous poser à coté de gens qui se sont déjà installés pour la nuit. Allongé sur une simple natte de bambou, enroulé dans une couverture, certains dorment déjà. Je pars faire un tour avec Than et Aung. Ici tout est concentré autour du rocher couvert d’or surmonté par un tout petit stuppa. Les hommes peuvent s’en approcher pour y coller des feuilles d’or comme sur le bouddha Mahamuni de Mandalay. Les femmes restent à l’écart dans de petits sanctuaires ou brule toute la nuit encens et bougies. C’est surprenant le rapport entre les hommes et les femmes en Birmanie. Les hommes ont une très hautes estiment des femmes et vous diront qu’elles peuvent tout faire dans ce pays en ajoutant que pour atteindre le nirvana il faudra qu’elles se réincarnent en homme avant cela. Il fait nuit noire et j’ai l’impression d’être en pleine journée. Un peu à l’écart du rocher les moines récitent des mantras dans des micros tous plus fort les uns que les autres de tel sorte que cela crée un brouhaha, qui, ajouté au nombre de personne qui circulent et, à l’or qui brille partout participe à une ambiance exceptionnelle. En voyant le rocher, je ne peux m’empêcher de me demander comment il est arrivé là et comment se fait il qu’il ne tombe pas. Nous retournons auprès de Ma Hla May pour se préparer à une nuit qui risque de ne pas être reposante. En s’installant, nous nous couvrons tous avec une couverture sur la natte que nous avons loué pour la nuit à 500kiats. Than nous prépare à nouveau un diner à base de riz et de cacahuette. Je suis un peu fatigué de cette montée et j’en profite pour ne pas lutter contre le sommeil, j’enlève mes lentilles de contact et j’utilise mon krama cambodgien comme d’un chapeau pour me couvrir la tête et essayer de dormir quelques instants.
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... --> Ma galerie et mon blog <--
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