
rogerbarthas (en ligne!) entre france et cambodge, France

8 mai 2008 à 3:37
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Ce que je trouve bien dans l'AFP, c'est justement sa relative absence d'analyse...et effectivement ,c'est le support informatif principal des journalistes...mais aussi des autres... Au passage ,la question de l'inflation et du prix du riz a été abordée bien avant l'information mediatique (sur VF) ! Idem sur la situation en Birmanie post cyclone... Ce sont des exemples !... Ensuite il n'est pas utile de reprendre des analyses produites dans les grands medias lorsqu'elles sont trop ou trés generalistes MAIS il est difficile d'etre au courant de tout... Aussi ,pour ceux qui ne l'ont pas lu voici un article recent du MONDE sur la question de l'OPER ... Face à la crise alimentaire, les pays d'Asie tentent de garantir la stabilité des cours du riz LE MONDE | 05.05.08 | 14h44 • BANGKOK CORRESPONDANT [ Les pays du Sud-Est asiatique, qui assurent plus de la moitié des exportations de riz dans le monde, se sont entendus a minima pour prendre des mesures visant à "garantir la stabilité des cours" et s'abstenir de spéculer sur la flambée des prix qui ont plus que doublé depuis le début de l'année à l'échelle planétaire. Dans le même temps, la proposition du gouvernement du plus gros exportateur mondial, la Thaïlande, visant à former un cartel chargé de contrôler les prix du riz, à la manière dont l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) maîtrise le marché des hydrocarbures, se heurte aux réticences naturelles de ses plus proches partenaires. Son concurrent, le Vietnam, no 2 mondial, hésite ; les Philippines et l'Indonésie, à la limite de l'autosuffisance, sont opposés ; et les représentants du milieu producteur lui-même sont plus que réticents. Réunis à Bali, en Indonésie, les ministres du commerce de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) sont tombés d'accord, samedi 3 mai, sur l'idée de s'interdire d'exporter à l'échelle de chaque pays membre "tant que les besoins intérieurs ne sont pas satisfaits". Pour le moment, seuls le Vietnam, l'Inde, l'Egypte et le Brésil ont pris des mesures formelles de limitation des exportations afin de réguler leur marché intérieur en ébullition. Au Vietnam, l'alerte a été chaude pour un pays nominalement socialiste, quand des mouvements d'achats en panique ont eu lieu aux portes de supermarchés. Hanoï a abaissé à 3,5 millions de tonnes son plafond d'exportations annuelles contre près de 5 millions de tonnes en 2007. A Manille, l'armée philippine a été appelée en renfort lors de la mise en vente à prix réduits de sacs de riz sur les marchés de quartiers défavorisés. L'Indonésie, troisième producteur du monde, a adopté des mécanismes de contrôle des exportations tels qu'il lui est impossible d'y recourir tant que ses réserves nationales n'excèdent pas les 3 millions de tonnes. "AIDES BUDGÉTAIRES" Malgré ces urgences, l'idée thaïlandaise d'une "Oper" (Organisation des pays exportateurs de riz), ressuscitée par le premier ministre Samak Sunadaravej ces derniers jours, et qui rassemblerait son pays, le Vietnam et leurs trois voisins continentaux (Birmanie, Cambodge, Laos), fait long feu, même au plan intérieur. "Une très mauvaise idée", commentait, lundi 5 mai, le quotidien Bangkok Post. "M. Samak n'est peut-être pas inquiet de faire de la Thaïlande la cible des critiques ou de la colère du (reste du) monde, mais ses citoyens le sont", a souligné le journal en référence à l'image internationale des pays de l'OPEP. Le président de l'Association thaïlandaise des producteurs de riz, Chookiat Ophaswongse, a fait valoir que la proposition laisserait à l'écart les deux gros producteurs que sont l'Inde et le Pakistan, et que le riz ne s'apparentait pas à une ressource du même ordre que le pétrole, qui existe à l'état naturel. "On ne peut pas ordonner à des agriculteurs de cultiver ou de ne pas cultiver du riz", a-t-il rappelé. Seuls le Laos, le Cambodge et la Birmanie, qui ne sont pas des exportateurs, ont discrètement approuvé M. Samak. A Madrid, l'assemblée annuelle de la Banque asiatique de développement (BAD) a annoncé "des aides budgétaires d'urgence pour les pays les plus durement touchés" par la crise alimentaire, tout en se défendant d'imprévision face à un phénomène qui touche, par ricochet, une région hautement impliquée dans la production rizicole. "Personne, dans la communauté internationale, ne l'a vu venir", a affirmé le président de la BAD, Haruhiko Kuroda. Mais "l'ère de la nourriture bon marché est finie", a-t-il tranché. Francis Deron Article paru dans l'édition du 06.05.08 ] Inutile de revenir sur la phrase: Seuls le Laos, le Cambodge et la Birmanie, qui ne sont pas des exportateurs, ont discrètement approuvé M. Samak. La birmanie = cyclone (l'article devait etre dans un tiroir de la redaction)...Le cambodge= meconnaissance du point de vue Cambodgien sur la question et le classer dans les pays non exportateurs est d'une grande ignorance ...le laos: je ne suis pas au quotidien donc rien à dire de ma part...
Roger
(Ce message a été modifié par rogerbarthas le 8 mai 2008 à 3:41.)
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