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"K.O." de Cizia Zyke?

10 juin 2006 à 16:50
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"Le muay thaï est un sport de fou. Je ne vais pas beaucoup au cinéma, mais j'ai été révolté un jour, lors d'un trajet en avion entre Hong Kong et Londres, en visionnant un Rocky. Pour une fois, j'avais oublié mes somnifères et il n'y avait rien de mieux à faire que regarder ces tristes images. Un danseur de claquettes gonflé aux haltères qui essayait de faire passer ses trémoussements pour des gestes de combattant. Je ne ferai pas comme ça. Si je combats à l'écran, ce ne sera qu'après une préparation véritable, dans les conditions du réel. La boxe anglaise ayant été trop souvent magnifiée, montrée ou souillée par les faiseurs de films, je me suis tourné vers la boxe thaï, plus dure, plus sauvage et plus cruelle. Si je n'ai aucun respect pour les arts martiaux, pour lesquels la technicité a remplacé l'envie de détruire, j'admire le muay thaï, un peu à part en Asie, et pour lequel le but ultime est de tuer s'il le faut et non la perfection abstraite d'un geste. Le muay thaï admet les coups de tibia et de genou, les coups de coude et le manque de fair-play. La deuxième raison est que j'ai claqué en plaisirs autour du monde l'argent de mes livres, en fêtant dignement leurs sorties et leurs succès. Quatorze mois de célébration me laissent avec les poches vides, des valises sous les yeux et un énorme surplus de graisse. J'ai, semble-t-il, définitivement perdu cette silhouette de jeune homme qui séduisait tant les dames. Mes 107 kilos me font maintenant ressembler à un placide bouddha. [..] " Ceci un passage extrait du site web de cizia zyke. ( www.ciziazyke.com dans Aventure puis Asie du Sud-Est) Quelqu'un connait ce roman intitulé " K.O " ? |  |  |  |  |  | Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent. |  |
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Bien le bonjours, juste un message pour vous retranscrire une interview realisée en decembre de l'année derniere ou Cizia m'avait offert le plus beau cadeau qu'on puisse me faire : 2 jours en sa compagnie.... L'interview : Stef Paris : Qu’est ce qui vous à amené a vivre une vie hors norme, de marginale ? Cizia Zyke : J’ai toujours su que la vie telle que la proposait notre société n’était pas faite pour moi…Je me suis rendue compte très jeune que j’étais un jouisseur. Puis je ne tenais pas en place. Dés l’age de 13 ans, il m’arrivait régulièrement de m’absenter plus d’un mois de la maison. Alors, pour ne pas causer trop de soucis a ma mère, j’ai décidé de quitté la France. J’avais 17 ans. Ce fut pour moi le début de la grande aventure… S.P : À aucun moment vous n’avez été tenté de « rentrer dans le rang » ? C.Z : Le seul rang dans lequel je suis rentré c’est celui de la légion étrangère. Mais je n’y suis resté que 3 mois, avant que mon contingent ne soit dissous : ils y avaient trop d’allumés dans mon genre ! Pour le reste, cette idée ne m’a jamais effleurée l’esprit. S.P : Apres votre trilogie autobiographique vous publiez « fièvres ». Peut on considérer se livre comme un ouvrage de transition entre l’aventure vécue et le romans ? C.Z : Tout a fait. J’ai écris « fièvres » en grande partie pour rendre hommage a un ami a moi, qui était chasseur d’éléphant en Afrique. Comme pour la série « Tuan charlie », je m’y inspire d’événements que j’ai vécue. Je laisse aux lecteurs le soin d’imaginer la part de fiction et de réalité… S.P : Entre 1987 et 1989 on vous retrouve tantôt en Indonésie, à Bornéo, au Triangle d’or, tantôt en Australie. Durant cette période vous publiez « Tuan Charlie ». L’Australie, rencontre avec les aborigènes et leur culture, rencontre avec le racisme aussi… C.Z : Quand on est un grand voyageur comme moi, un citoyen du monde, on ne peut pas comprendre ou accepter le racisme. Quel que soit sa couleur, un homme reste un homme. Cela m’aura d’ailleurs valu quelques soucis avec le gouvernement d’Australie, j’ai frisé l’incident diplomatique. Mais a la finalité, la vérité a triomphée d’elle-même et j’ai été blanchi, lavé de toutes accusations. S.P : L’Australie ou vous avez de nouveau exploité l’or : C.Z : Oui, mais cette fois dans des conditions climatique et un mode d’extraction différent de ma mine du Costa Rica… Puis surtout moins aurifère, donc moins intéressant financièrement parlant. Cela m’aura quand même permis de passer de bons moments au casino (rires) ! S.P : Est-ce que se sont les rencontres que vous faites lors de vos aventures qui nourrissent vos personnages ? C.Z : Cela ne fait aucun doute. D’ailleurs, je pense que tous les écrivains s’inspirent de la réalité pour créer leurs personnages. Lors d’un de mes voyages aux Pays-Bas, j’ai délaissé le confort de mon hôtel, pour passer une semaine avec des junky’s qui vivaient sous un pont du quartier rouge. J’ai vécue leur misère, leur course effrénée a la défonce, leur folie. De cette rencontre est né Amsterdam Zombie… S.P : Dans vos romans, vos personnages sont souvent violents, cruels, cyniques. Toujours rongés par la folie. Pensez vous que se soit le juste reflet de vos contemporains ? C.Z : Il n’y a aucun doute la dessus. Même si j’ai souvent fréquenté des milieux marginaux, ou la folie et la cruauté peuvent vous sauver la vie ; force est de constater que le confort de nos sociétés engendre aussi des psychotiques, pour ne pas dire des psychopathes. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte que chacun entretien une petite névrose. Ce n’est pas pour rien si la consommation d’anti-dépresseur et autre anxiolytique ne s’est jamais aussi bien portée dans notre pays. Tous ces gens sont des drogués en puissance, et ils ne s’en rendent pas compte… S.P : Vous avez été vous même un gros consommateur de stupéfiant ? C.Z : C’est vrai, et je ne m’en cache pas. Seulement, quand j’ai consommé de la cocaïne, de l’héroïne ou de l’opium, c’était uniquement dans un but festif. Je n’ai jamais fait l’apologie des drogues et je ne ferais jamais de prosélytisme pour toutes ces substances. Moi, j’ai cette force qui me permet de ne jamais m’accrocher à un produit. Car il faut vraiment être fort psychologiquement pour ne pas laisser la dope régenter sa vie. Le problème c’est que très peu de gens peuvent en dire autant. Aujourd’hui je me contente de fumer des joints, surtout quand je suis en phase d’écriture, et cela me convient très bien… S.P : En 1990, à la réouverture des frontières, vous serez un des premiers européens à aller en Albanie. Pourtant se n’est que dix ans après, en 2000, que vous publiez « les aigles ». Ce livre est il un roman d’investigation? C.Z : Oui, absolument. C’est un roman du réel. La trame politique sur laquelle est basé le récit, les activités mafieuses qui y sont décrites, tel que les filières kossovar, le prix de vente des jeunes femmes … tout cela est rigoureusement authentique. Je n’essaye pas d’excuser quoi que se soit, mais sa permet de mieux comprendre se qui a pu pousser un peuple tout entier dans les derniers retranchement de l’abomination. S.P : Comment c’est passé le retour sur la terre de vos ancêtres ? C.Z : L’Albanie a toujours fait partie de moi, a tel point qu’en 1988, je me suis fait tatouer un aigle bicéphale dans le dos, symbole du pays .En 1990, je n’ai pus y passer qu’une semaine. Affublé d’un chauffeur et d’un traducteur qui n’étaient en fait que des espions à la solde de l’état, je n’ai pus rencontrer ma famille que de manière « furtive » : on ne m’a présenté mes cousins que quelques heures avant mon départ. J’ai du attendre 1992, quand la démocratie a réellement émergée dans le pays, pour pouvoir m’y installer. J’y suis resté trois ans. Là, j’ai pu jouir des miens. Et j’ai appris l’horreur qu’était le quotidien des albanais sous la dictature d’Hodja. Un de mes cousins a fait 12 ans de travaux forcés, juste parce qu’il s’était plaint de trop faire la queue à se qu’on appelle ici la « soupe populaire ». Quatre autres sont devenues mafieux pour pouvoir assurer la subsistance de leur famille. Durant ces trois années, je me suis beaucoup investit en Albanie. J’y ai dépensé des sommes faramineuses pour préserver le patrimoine du pays. Alors quand j’ai été accusé de trafique d’œuvre d’art, j’ai pris un sacré coup… Mais peut être était-ce leur façon de me montrer leur reconnaissance…. S.P : Y’a-t-il des traits de votre personnalité que vous pouvez attribuer a vos origines Albanaises ? C.Z : Le sens de l’honneur et de la famille. Le respect de la parole donnée. La fierté aussi peut être… S.P : En Albanie, vous avez produit un reportage sur le « kanoun », le code coutumier qui a régit se pays pendant des décennies. Comment vous est venue cette envie de réaliser ? C.Z : J’y pensais depuis longtemps. Puis j’écris de manière très scénaristique. C’était donc une suite logique. Déjà, fin des années 80, lorsque j’étais au triangle d’or, j’avais l’idée de réaliser un film mettant en scène la boxe thaïlandaise. Mon scénario sous le bras, je suis partie aux USA afin de trouver des producteurs. J’y ai rencontré Menahem Golam et Yolan Globus. Mais l’affaire n’a pus aboutir. Quelques mois après est sortie le film « Blood Sport » avec Van damme : c’était mon scénario « K.O », adapté version karaté ! S.P : Qu’est ce qui a changé fondamentalement entre le Cizia chercheur d’or au Costa Rica et le Cizia d’aujourd’hui ? C.Z : Vingts ans se sont écoulés. Malgré tout je ne me suis jamais senti en aussi bonne forme qu’aujourd’hui… Puis je me suis marié, j’ai eu des enfants qui me comblent de bonheur. Mais fondamentalement, rien n’a changé … Je crois toujours aux valeurs qui sont les miennes ! S.P : Qu’est-ce qui vous rends le plus fier aujourd’hui ? C.Z : Ma famille, incontestablement. Littérairement parlant, je suis fier d’avoir crée un style. Avant Oro, la littérature obéissait à un schéma classique. J’ai été le premier a introduire la phrase courte: sujet, verbe, complément. Certain collèges de France utilise mes livres et je dois reconnaître que c’est assez plaisant. Puis d’autres anecdote aussi : tapez « Costa Rica » dans n’importe quel moteur de recherche sur Internet, on y parlera forcement de moi ! C’est un bon pied de nez à ces gens qui ont tout fait pour m’oublier… S.P : Quand on a vue autant de choses et de pays que vous, est on pessimiste pour les générations a venir ? C.Z : Non, au contraire. Je suis optimiste car les dernières dictatures du monde s’écroulent les une après les autres. La démocratie s’installe dans le monde, et je pense sincèrement que sa va continuer dans se sens ; c’est juste une question de temps. S.P : Puisque c’est de circonstance, allez vous prendre des résolutions pour cette nouvelle année qui s’annonce ? C.Z : Non, pas du tout. Je laisse les bonnes résolutions aux gens qui ne les tiennent jamais. S.P : Pour conclure, vous sortez d’un rendez vous chez un éditeur. Pouvez vous nous en dire plus a se sujet ? C.Z : Pour être honnête, je pensais quitter l’aventure éditoriale avec la trilogie « Au nom du père ». Puis mon amis Ludo m’a convaincu en me disant que j’avais commencé a écrire avec une aventure autobiographique ; et que je me devais, ainsi qu’a mes lecteurs, de finir de la même manière. La boucle serait ainsi bouclée. J’ai donc entrepris d’écrire mon dernier livre, souvenir de vingt années de baroud autour du monde. Et dans se contexte, j’ai repris contact avec des compagnons de route perdus de vue entre temps, pour savoir comment ils avaient vécue ces aventures a mes cotés. Cela a fait ressurgir des souvenirs tapis dans ma mémoire. Puis sa augure aussi de longues nuits de défonce créatrice (rires). J’ai bien sur d’autres projets, mais le secret professionnel m’interdit de vous en parler… Puis vous me connaissez, j’ai besoin de ma dose d’émotions fortes, j’ai donc quelques expéditions en préparations… Voila, désolé pour les fautes d'orthographe ( c pas mon fort hein...)... J'espere neamoin que cette interview saura contenter vos envies de "news" de MONSIEUR Zyké !!!! A tchao ;-)
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