
lumpini
Phang-Nga, Thaïlande
13 mai 2007 à 10:44
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Le lendemain, grasse matinée jusqu'à 7 heures du matin, se laisser aller de temps en temps fait du bien moralement et physiquement. J’essaie de trouver un vrai marché avec café, fruits et légumes, pas un gigantesque bazar qu’est cette ville frontière très animé de Mae-Saï. Pour cela, je dois me renseigner auprès des autochtones, ces derniers me disent que c’est loin d’ici, il faut prendre la grande avenue sur 2 bon kilomètres, puis emprunter une petite ruelle à droite d’une banque. Je retourne à la guest-house pour prendre mon vélo, puis sans me presser, je trouve sans difficulté le marché tellement désiré. Une fois sur place, je bois tranquillement mon café, tous en discutant avec les Thaïs. Après avoir bien petit-déjeuner, je me dirige vers la frontière avec mon passeport en poche, mon visa arrive bientôt à expiration. Le passage de la frontière se fait sans souci, j’en profite pour me promener du côté Birman. Puis, je rentre en Thaïlande, je repasse la frontière et je remplis le formulaire de l’immigration Thaïlandaise, puis je me dirige vers une petite stalle ou un officier de l’immigration se charge de tamponner les passeports. Mais ce dernier, me demande si j’ai le nécessaire pour subvenir à mes besoins pendant un mois en Thaïlande, je dois lui présenter 10000 baths en liquide. Je suis contraint de sortir de ma pochette secrète une liasse de billet de 50 euros, sois 800 euros en liquide : quelle stupidité de prendre des risques de la sorte, mais je n’ai pas le choix. Ce dernier, après avoir vu cette somme me la rend expressément et me tamponne mon passeport sans émotions, et c’est reparti pour 1 mois de vélo. L’après-midi, j’en profite pour prendre des photos et d’acheter des lunettes de soleil. Photos : http://riton.travelblog.fr/31.php Demain, comme je me rends au triangle d’or, je dois vite rejoindre mon pieu, à 21 heures, le marchand de sable me rend visite afin d’être en grande forme pour le lendemain. Après une bonne nuit, pleine de beau rêve où je me vois pédaler sur Mars, je me lève à la Jacky-Chan qui consiste à se lever d’un seul coup en sollicitant ses abdominaux. C’est la grande forme, je suis over-motivé comme d’habitude, je suis impatient d’aller en découdre avec des montées qui n’en finissent pas. Mais chaque chose en son temps : je dois avant tous préparer mes affaires, je plie tous mes vêtements afin de ne rien oublier. À 5 heures 30, je file au marché sur la plaque (gros plateaux), mes jambes sont intenables, c'est sur, j'ai de la dynamite dans mes cannes, je sens que je vais tous éclater, surtout la chaîne dès la première ascension. Flûte, fichtre alors, tous mon dictionnaire de gros mot y passe pour exprimer ma déception : la marchande de café a eu une panne de réveil ainsi que la vendeuse de gâteaux. Aïe, la journée commence très mal !!! Pas bien graves, tans pis pour le café, en ce qui concerne les gâteaux, j’en achèterais sur la route. Quelques dizaines de kilomètres plus loin, chose pensée, chose faite et tous repars sur des roulettes. De Mae-Saï à Chiang-Saen, la route est peu vallonnée, je manque de m’endormir sur mon vélo malgré le beau paysage, pour me maintenir en éveil, je chantonne une chanson de U2, le dernier album de ce fameux groupe est une merveille, « how to dismantle an atomic bomb » je l’écoute tous les jours mais jamais sur le vélo, car je dois rester vigilant sur les éléments extérieurs à chaque instant. Un manque de vigilance et c’est le drame. Je ne m’attarde pas trop à Chiang-Saen, je préfère continuer tranquillement sur mon vélo, puis j’arrive enfin au triangle d’or, avec une vue imprenable sur les toitures rouges des casinos Birmans et les rives désertes du Laos. Photos : http://riton.travelblog.fr/31.php (en bas de la page). Je repars avec un sourire jusqu’aux oreilles, le temps est superbe et je suis pratiquement tout seul sur cette route. Puis viens la première montée, expédiée en deux coups de pédales, pauvre vélo. Après cette courte montée, la route donne l’impression de tomber dans le paysage comme une piste de ski au sommet d’une montagne. La descente est vertigineuse, le panorama est extraordinaire avec le Mékhong et Le Laos en toile de fond. Photos : http://riton.travelblog.fr/32.php Après quelques kilomètres de plats, la route remonte de plus belles sur une poignée de bornes, je m’arrête à un « view-point » afin d’immortaliser le paysage. Je finis par arriver à Chiang-Khram pas trop épuisé. Je descends dans la première guest-house venue avec vu sur la Laos, s’il vous plait !!! L’après-midi, j’en profite pour me promener en ville, et de retour à ma G-H, je croise d’autres cyclistes itinérants avec des sacoches à l’arrière, j’en profite pour discuter avec eux. Ce groupe d’amis viennent de la province de Tak et projettent de se rendre à Phuu-Chii-Faa, demain matin. Intrigué, je pars vite regarder ma carte afin de savoir où se trouve « Phuu-Chii-Faa », ce n’est pas très loin de Chiang Khong et de plus, ça m’a l’air très sympathique. C’est décidé, demain, je m’envole pour Phuu-Chii-Faa, euh non ! je pédale jusqu'à Phuu-Chii-Faa. ------- On ne désire pas ce qu'on ne connaît pas. On écrit pour raconter, non pour prouver. Ceux qui vont souvent sur internet pendant leur voyage doivent serieusement s'ennuyer.
(Ce message a été modifié par lumpini le 13 mai 2007 à 15:08.)
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