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Variations siamoises

1 juillet 2009 à 4:30
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Sanouk Sanouk Il parait que tout est sanouk ici... Une ville, grande la ville. Des autoroutes et des routes et des chemins qui se croisent, qui s'entrecroisent et s'enlacent. Des voitures qui surgissent de n'importe où. Des motos qui se faufilent, des quantités phénoménales de motos, des lentes, des rapides, des bruyantes, des pétaradantes, des casquées, des non-casquées. Eeeeeeeeeeeeeh fais gaffe ! Ouuiiiiiiiiii on est passés... Mais quel con celui-là (marmonne-je) ! Pffffft la trouille. Sanouk Dolma, sanouk... Alors je chante à tue-tête, les cheveux fous de vent et de soleil. Petite route de campagne qui se termine en piste cabossée. Des trous, encore des trous et je décolle allègrement, comment faire autrement quand on est juste accrochée à un tshirt ? Sanouk Dolma, sanouk... Alors en silence je demande la protection de tous les Boudhas... Et puis je serre un peu plus fort mon pilote préféré en criant : Sanouk, sanouk ! Puisque tout est sanouk ici... Rencontres avec la chaleur, avec les senteurs, avec les saveurs, avec les sourires. Etonnements, surprises et puis cette impression étrange d'être là depuis longtemps. Etre à l'aise et me sentir bien. Mais être aussi parfois agacée, vouloir comprendre, sans toujours y parvenir. Au fil des jours et de mes vagabondages j'ai fait le plein d'images, d'émotions, de souvenirs... Matin de soleil. En pleine campagne entre rizières et végétation luxuriante. Une allée nous emmène vers un silence joyeux. Un homme sous un immense para-pluie-soleil vient vers nous et le plus naturellement du monde nous invite chez lui et nous offre un thé (un oolong n°11-huuuum). Il est professeur de botanique je crois, un peu artiste et surtout très serein... Nos mots se croisent entre anglais, thaï et sourires... Une rencontre inattendue, magnifique, au bout d'une allée perdue, un matin de soleil... A une autre fois ? Pour d'autres variations siamoises entre rires, silences et sourires, toujours... Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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"Sanouk Dolma, sanouk..." Comme je te comprends, j' en reviens juste. Ton délicieux récit est le meilleur moyen de m' évader très rapidement, en un " clic" sur tes mots, ... et j' y suis... Tes lignes chargées d' enthousiasme, d' émotions, engendrent un vrai plaisir de lecture. merci Dolma. """A une autre fois ? """ ouiiiiiiiii Dolma le Siam me manque déjà...je lirai sans modération. |  |  |  |  |  | ""Le voyage pour moi, ce n' est pas arriver, c' est partir. C' est l' imprévu de la prochaine escale, c' est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c' est demain, éternellement demain"" Roland Dorgelès. A+++ Lisa |  |
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La route file tranquille sous un ciel de nuages ensoleillés. Un village aux maisons éparses, puis sur le bord d’un virage, un champ. Dans le champ des parasols de toutes les couleurs. Sous les parasols des hommes, des femmes et des enfants assis en tailleur qui parlent, rient et font... mais font quoi ? On s'approche, les regards sont étonnés et amusés, semblant dire "tiens on a de la visite !". Un vieux monsieur nous appelle et nous montre qu'ils sont entrain de récolter des espèces de haricots. Les branches auxquelles sont attachées les cosses forment des tas impressionnants, la tâche est longue assurément ! Tous les habitants du village semblent là, humeur joyeuse et festive. Des boissons sont distribuées pour rafraichir, les jeunes ont apporté leur musique, les plus vieux bavardent... Est-ce un jour ordinaire de travail ou bien un jour particulier d'entraide ? En tous cas c'est une belle image de partage d'un jour de travail... On épluche quelques haricots, on parle un peu et plus encore avec les yeux et avec les rires, puis on salue et on reprend notre balade. La route file tranquille sous un ciel de nuages ensoleillés... Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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Bangkok, China Town, images.. Des avenues ronronnantes de moteurs agressifs, pétéradants ou poussifs, des rues encombrées de tuks tuks fatigués ou bavards bordées de trottoirs qui servent de lit aux chiens endormis, des ruelles grouillantes de senteurs épicées et sucrées, des ruelles où tables et tabourets au plastique décoloré s’offrent à nous pour combler savoureusement une petite faim. Une marchande au T-shirt jaune a posé sa tête dans le creux de ses bras sur le bord de sa carriole de boissons glacées, elle somnole. Il fait si chaud. Une vieille dame aux cheveux gris et à la chemise bleue est accroupie devant une bassine fumante ; elle lave la vaisselle, lentement, méthodiquement puis s’arrête un instant. Il fait si chaud. Une jeune fille à l’élégant chapeau de paille qui l’abrite du soleil et des regards coupe des lamelles d’ananas et de mangues, elle les dispose dans des sachets en plastique. Elle passe sa main sur son front. Il fait si chaud. Des écoliers aux socquettes blanches, bermuda ou jupe bleu marine et polo blanc s’amusent comme tous les enfants en papillonnant d’une échoppe à une autre, entre éclats de rire et téléphones portables. L’école est finie, on peu soupirer. Il fait si chaud. Une équipe rouge vêtue sourit à tue-tête aux passants indifférents « venez manger nos nouilles, ce sont les meilleures » -enfin ce doit être à peu près ça. Les cuisiniers devant leurs marmites sont aussi rouges que leurs tabliers. Il fait si chaud. Les boutiques débordent de 1000 et 1 merveilles. Merveilles parce que je ne sais absolument pas de quel liquide sont remplies ces fioles aux étiquettes avenantes, ou bien ce que contiennent ces paquets aux formes multicolores. Que sont ces p’tits trucs ? A quoi ça sert ? Comment ça se mange ? Et est-ce que ça se mange ? Merveilles parce que 1000 et 1 questions qui restent sans réponse et ça n’a absolument pas la moindre importance… Je me laisse tout simplement griser et le plaisir que j’y prends est aussi démesuré que l’animation qui règne ici. Marcher, se faufiler, s’écarter, s’approcher, sentir, s’assoir, manger, sourire, saluer, avancer encore, souffler un instant puis continuer son chemin, dédales aux contours bruyants de bavardages et de rires, se poser et puis alors offrir à ses pieds endoloris un bienheureux massage… Que c’est bon quand il fait si chaud. C'était un après-midi parmi d'autres. Les lumières de la nuit envahiront bientôt la ville. La promenade que nous ferons alors sera toute autre. Et il fera toujours aussi chaud... Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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| J'ai été interpellée par ces personnages-là, c'est tout. 
| Ben, justement, c'est çà qui est "discutable" (à propos de quoi on peut discuter) ... Pour moi, la prostitution est pour les tordus, les boîteux etc ... ceux dont aucune femme "normale" ne veut jamais, non ? Ce sont tous les types "lambda" qui pourraient très bien "faire affaire" dans une relation "symétrique" et qui "consomment" qui -moi- m'interpellent ! Et, de plus, on sent très bien dans votre texte que le "vieux gros rouge" est dominé par celle qu'il paye ! En clair, ce qui pour vous est "pathétique", c'est que des "vieux gros rouges" aient accès à une sexualité -même si celle-ci est fortement dégradée ! Perso, ce qui me choque, c'est le "beauf de banlieue" qui a une épouse "normale" (qui répond si on la maltraite et divorce si on la trompe) et "consomme" ce qu'il croît être de la "sous-femme" avec laquelle sa "beaufitude" peut s'exprimer sans retenue
 |  |  |  |  |  | Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais |  |
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Une route le long de la Kok river, la moto se balade joyeusement cet après-midi là Et puis cette montée si raide qu’il me semble que je vais me retrouver assise par terre tant ça penche dangereusement. Sanouk, sanouk… Oui bon... Et puis un temple. Chaleur étouffante. Couleurs vives qui éclaboussent le regard. Des arbres aux feuilles qui font de l’ombre. Des vasques aux eaux tranquilles. Les portes du Shedi sont closes. Et puis le silence. Le silence. Et puis un mouvement qu’on devine Il vient vers nous Un large sourire sur ses lèvres. Quelques chaises en plastique bleu autour d’une grande table. Sur la table des livres, une paire de lunettes d’un autre âge, un flacon rose d’antimoustique. Et puis 3 verres de café au lait Et puis 3 tasses de thé. Il nous parle de son enfance, de ses parents, de sa région de naissance et de sa présence en ce lieu. Il nous ouvre ses albums de photos Il est joyeux Il est drôle, très en verve, curieux de tout et de nous. Il nous demande quel âge on lui donne : 45 ans ? Rire : il a 61 ans… Saperlipopette ! Il s'absente un instant et revient avec un appareil photo Pour un souvenir dit-il. Les poses se succèdent Devant le Bouddha Assis Debout près des arbres Et puis Je lui tend mon appareil Oups Re-oups Rires Je pose l’appareil sur le sol Il le prend Encore des poses On arrête quand ? Il est gourmand !! Pour une ultime photo qu’il souhaite que JE prenne il prend LA pose Mains croisées retenant les plis de sa robe brun safran Sourire léger Et un je ne sais quoi dans le clair regard qui pourrait faire penser : Ne seriez-vous pas un p’tit peu coquin monsieur le Moine ? Il est temps de partir. Nous lui demandons où se trouve la box où l’on dépose quelques billets Faux départ : - « attendez, je vais vous ouvrir les portes du Shedi » dit-il goguenard. Vous êtes bien un p’tit peu coquin monsieur le Moine… Ou peut-être est-ce tout simplement... sanouk... Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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Gare de Bangkok, fin de journée. Les trottoirs alentours sont crades et certain(e)s qui rôdent par là ont des allures bien peu engageantes. Je n’aime pas cet endroit, j’y suis mal à l’aise. Eh oui c’est comme ça. Le hall de la gare est immense et clair. Des gens partout, y compris assis par terre. Ca me fait sourire. Notre train est à quai. Il est d’une longueur phénoménale ! Voilà notre wagon. Je découvre ce que sera notre nuit entre Bangkok et Chiang Mai. J’hésite entre curiosité et légère appréhension. Eh oui c'est comme ça. Une enfilade de sièges marron, des rideaux bleu foncé, ceux du bas sont attachés sur les côtés et ceux du haut sont tirés sur ce que je suppose être un lit et une quantité impressionnante de tiges métalliques qui s’entrelacent pour former des escaliers ou des garde-bagages. Au plafond des ventilateurs qui ne serviront à rien puisque nous sommes dans un wagon avec clim (pas terrible m’avait-on dit). Tout est nickel. Je ne connaissais pas ce genre de wagon-lit (sorry !) et je trouve ça plutôt sympa, même si je me pose quelques questions : - Tu crois que je vais réussir à grimper ces minuscules marches ? - Mais bien sûr voyons ! - Et si j’ai le vertige là-haut ? - Mais non, tu dormiras, voilà. - Tu crois que ce sera silencieux ? - Euh, ça dépend des voyageurs… - Mais on peut les faire taire ? - Ouh là ! Attention aux susceptibilités ! - Et les rideaux se tirent assez pour que je sois invisible ? - Bien sûr ! On ne va pas te faire dormir en « communauté » ! Bon, on verra bien le moment venu. Le train est parti, ô très très lentement : en 1h30 nous sommes à peine sortis de Bangkok ! - Tu crois que nous serons demain matin à Chiang Mai ? En fait ça m’est égal, je trouve ce voyage trop rigolo. Il y a les aventuriers sacs à dos tellement énooooormes qu’ils n’arrivent à les caser nulle part. Il y a les prévoyants : chaussettes et pull enfilés, ils s’installent sur le siège, guide de voyage et carte sur les genoux. Il y a les fêtards, ils sont plusieurs à rire et à se bousculer, bouteille de bière à la main. Bref, une société miniature en quelque sorte. Les policiers vont et viennent, sérieux dans leur bel uniforme qui sert à impressionner et la main sur le pistolet, prêts à dégainer. - On va aller au wagon-restaurant pendant qu’on nous prépare les lits. - Ah cool, j’ai un peu soif. Le wagon-restaurant… Oui oui oui… Une dizaine de tables de chaque côté d’une allée. Des fleurs en plastique dans un gobelet en plastique sur chaque table. Des loupiotes qui éclairent à peine, les fenêtres grandes ouvertes sur la nuit bruyante et fumante… J’adore ! Si si je vous assure, j’adore. Eh oui, c'est comme ça. A une table près de nous s’installent 2 policiers. L’un d’eux est « trop » !! Il porte des ray-ban genre « à moi on n’me la fait pas » et un béret (!!). Il se tourne et retourne pour voir si on le voit bien !! Oui, oui, on te voit et on se marre bien… Il est l’heure d’aller dormir, enfin c'est surtout le serveur qui nous montre la pendule... Je grimpe dans mon lit. Il y aura de la lumière toute la nuit juste près de ma tête et je caillerai à cause d’une horrible clim glaciale. Mais bon, c’est comme ça. Le jour se lève, moi aussi. Le train avance poussivement dans un paysage magnifique dont je profiterai avidement, depuis une fenêtre grande ouverte du wagon-restaurant, entre des fleurs en plastique et des toasts eux aussi... en plastique, enfin il me semble. Gare de Chiang Mai. Membres quelque peu endoloris et yeux pas très grands ouverts, j'ai peut-être une allure de zombie ? Pas grave, à peine descendus du train nous montons dans un bus... C'est que le voyage n'est pas terminé, encore quelques heures de route et ENFIN nous arriverons... Je n'aurai pas une allure de zombie, je serai une zombie... Mais une zombie ravie par cette nuit-là, dans un train ! C'est une histoire bien banale pour beaucoup probablement mais ce fut pour moi une petite aventure ! Eh oui, c'est comme ça... Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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Bangkok, China town, images.... Le crépuscule adoucit la lumière, ce qui vous incite à flâner encore plus, à décompresser, mais voilà-t-il pas qu'un thailandais vous aborde et, après quelques basiques échanges sur votre provenance et votre destination, vous conseille de regagner votre hôtel car la nuit va bientôt tomber sur Chinatown, et que ça pourrait se révéler dangereux pour vous. Ouh la ! Chinatown la nuit, le mystère, les guets-apens...qui sait? Chinatown, china town, syllabes magiques, promesses interlopes, ça y est, vous êtes en Asie ! Chinatown, ce mot, cette flamme rouge qui vous renvoit à vos souvenirs de lectures, à des films d'anthologie ! Remerciez donc votre cicerone, en Thailande il est recommandé de rester toujours poli, et revenez lorsque la nuit aura posé son empreinte sur ce fantasme affiché ! Vous voici de retour sur Yaowarat, la grande rue du Chinatown de Bangkok, loin des quartiers de Sukumvit, Silom, les grands centres commerciaux où se pressent les farangs - ici, vous en croiserez rarement ce qui, avec les grandes enseignes lumineuses aux caractères (idéogrammes) chinois, accentue ce dépaysement qui vous envahit insidieusement. Les trottoirs débordent d'activités commerciales, des cuisines ambulantes ont installé leurs tabourets et leurs tables pliantes : goûtez aux soupes, fruits de mer, nids d'hirondelles, ainsi que beaucoup d'autres possibilités de vous sustenter sans grever vos finances ! Des marchands ont posé leurs éventaires devant les bijouteries fermées ; parfois un mendiant vous fera un sourire radieux au dessus de sa sébile en fer blanc : il espère de vous une pièce parce que, vous voyez, ses jambes ne sont que des moignons, puis, plus tard, avec tout ce qu'il aura perçu, il traversera Yaowarat, la tête au ras des phares menacant des automobiles, à la force des ses bras et en balancant son bassin au rythme de son avancée, se traînera ensuite chez la marchande de billets de loterie pour acheter un bout de rêve. Au lever du jour, Yaowarat semble encore endormie, les magasins ne se pressent pas d'ouvrir. Petit à petit, la circulation se fera plus dense, plus bruyante, et à nouveau Chinatown entame sa partition de couleurs, d'odeurs, de foule. Déambulez dans les venelles, les ruelles étroites qui drainent une multitude de gens qui s'écarte devant les livreurs en scooter ou moto : ils portent derrière eux des colis qui dépassent facilement leurs têtes casquées dont la visière teintée les font ressembler à des ninjas modernes qui transpercent cette masse humaine sans pour autant toucher quelqu'un, renverser qui qui se soit, quoi que se soit. Avez vous remarqué que personne ne touche votre épaule, vous bouscule...sidérant ! Même sans entrer dans les bijouteries, on voit de la rue le scintillement de l'or à profusion. Il est loin le temps où il y avait toujours une à deux rangées de clients devant les comptoirs. Combien le bath d'or ? Plus de 15 000 baths ! Ah c'est pas le moment d'acheter de l'or! On dirait que de moins en moins de thailandais portent de l'or, peut être ont-ils vendu, car les bijouteries reprennent facilement vos bijous en or...thai, bien sûr. Devant ces bijouteries vides, vous vous demandez si vous ne constatez pas ici le résultat d'une crise financière qui dure depuis plusieurs années ?
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Le mistral souffle si fort qu’il est impossible pour le soleil de réchauffer les murs de la maison nichée entre Drôme et Ardèche Un bon feu de cheminée aux senteurs de châtaignes qui grillent Des amis qui se retrouvent après s’être quittés à Chiang Mai Les souvenirs défilent, sourires et rires en cascades, les images se bousculent, les yeux brillent Les balades en moto, les sources d’eau chaude, les chemins perdus, les soupes sur un coin de trottoir, les temples, les champs, les rues animées, les gens, la chaleur… - Vous repartez quand ? - De mi-février à mi- mars - De fin novembre à fin mars - Tout le mois de mars L’enfant dessine un peu plus loin - Où vas-tu cette fois petite nomade ? - Au Vietnam et en Thaïlande Elle dessine une sorcière, c’est bientôt Halloween Nous nous retrouverons là-bas pour partager encore quelques moments, c’est une évidence Et les heures passent, chaleureuses et précieuses Un kir à la liqueur de châtaigne Des tartines de fromage de chèvre Des châtaignes chaudes et moelleuses Et des amis qui tournent les pages de variations siamoises Le mistral souffle toujours aussi fort C’est l’automne entre Drôme et Ardèche… Dolma |  |  |  |  |  | un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage... |  |
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