
nluzinski
France
25 octobre 2004 à 5:51
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Medicines for Malaria Venture a annoncé qu'un nouveau traitement contre le paludisme entrerait prochainement en phase d'essai clinique. Le peroxyde synthétique "OZ277/RBx11160" semble être aussi efficace que l'artémisinine, un remède provenant de l'artémise (armoise), une plante annuelle. Bien que ce soit le meilleur traitement contre les formes résistantes de malaria, son accès est très limité car l'extraction de l'artémisinine est un processus long et onéreux. La création d'un médicament anti-paludisme à faible coût comme OZ277/RBx11160 serait donc une avancée importante. Il faudra cependant encore passer les tests de sécurité et de tolérance chez les humains avant de pouvoir commencer la production du traitement. Depuis la fin des années 70, Plasmodium falciparum, le parasite du sang qui cause le paludisme, est devenu de plus en plus résistant aux traitements. Les médicaments bon marché comme la chloroquine sont devenus inefficaces en Afrique sub-saharienne. Chaque année, plus d'un million de personnes décèdent à cause de cette maladie. Ce nouveau traitement pourrait être un atout majeur pour la lutte contre le paludisme. Ces recherches sont soutenues par Medicines for Malaria Venture et menées en partenariat avec les laboratoires Ranbaxy et Roche. Un remède traditionnel chinois anti-paludéen révèle ses secrets Des scientifiques anglais sont parvenus à percer à jour les secrets d’un vieux remède chinois, particulièrement efficace dans la lutte contre le paludisme et qui pourrait constituer une arme efficace pour vaincre les résistances apparues dans le traitement de cette maladie.Les scientifiques se penchent en effet avec intérêt depuis des années sur les vertus de l’artemisine, un composant de Artemisia annua (qing hao), une herbe traditionnelle chinoise. L’artemisine est considérée comme un puissant anti-paludéen, alors que les résistances aux traitements classiques comme la chloroquine se développent de plus en plus, notamment en Afrique. Sanjeev Krishna, de la Faculté de médecine de l’hôpital Saint-George, à Londres, et ses collègues ont découvert le mécanisme qui permet à ce traitement traditionnel de faire face à un fléau qui fait près d’un million de morts par an dans le monde. L’histoire de ce traitement qui remonte à la nuit des temps commence en 340 (après JC), lorsqu’un scribe taoïste rédige un "Manuel de traitements d’urgence", donnant notamment la recette d’une infusion pour combattre la fièvre, à base d’artémise, une plante aromatique. Quelque douze siècles plus tard, un sage du nom de Li Shizen comprend que ce remède peut être utilisé contre les symptômes du paludisme et l’inclut dans un recueil qui fera date dans l’histoire de la médecine chinoise. Ce n’est qu’en 1972 que des scientifiques chinois commencent à s’intéresser à ce remède traditionnel. Ils en extraient le composant actif et le baptisent artemisine. Restait à comprendre le fonctionnement de ce composant. Jusqu’à présent, on pensait que lorsque cette substance entre en contact avec le parasite du paludisme, elle libère des radicaux libres qui vont à leur tour attaquer et briser la membrane cellulaire du parasite. Mais, selon les chercheurs britanniques, le mécanisme impliqué serait très différent et trés sophistiqué. L’artemisine agit en fait en bloquant l’action d’une enzyme (PfATP6) essentielle pour pomper le calcium de et vers les cellules du parasite. Toutes les cellules complexes ont besoin de ces pompes pour leur moteur moléculaire. L’équipe de Sanjeev Krishna a d’abord infecté des oeufs de grenouille qu’ils ont exposés ensuite parallèlement à l’artemisine, puis à une substance conventionnelle. Leur conclusion est que l’enzyme PfATP6 n’agit que sur le parasite du paludisme en bloquant sa pompe à calcium. Cette découverte, si elle est confirmée par des preuves biochimiques au-delà de la simple observation scientifique, ouvrirait de nouvelles pistes pour la lutte contre le paludisme, moins sensibles aux mutations du parasite qui sont à l’origine des résistances apparues dans de nombreuses régions. BBC : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/3168519.stm Si la science s'en mêle, c'est que le remède a fait ses preuves. Rien d'autres à dire
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