
scalpa Paris, France

17 novembre 2003 à 5:15
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Bonjour, hop un Figaro qui traine sur une table chez un pote, un scan et voilà le graphique en pièce jointe et l'article ci-dessous source: Figaro du 7/11/03 titre: Le Palmarès mondial de la mort violente bonne lecture "Le Palmarès Mondial de la mort violente Article 1 : Cyrille Louis Russie, Colombie, Lettonie: tel est le macabre « tiercé » des pays dont les habitants sont, en ce début de siècle, les plus susceptibles de succomber à une mort violente, selon une étude rendue publique aujourd'hui (1) par l'Institut national d'études démographiques (Ined). Basé sur des statistiques communiquées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et compilées par le démographe JeanClaude Chesnais, ce travail dénombre les homicides, suicides et accidents de la route survenus, courant 2000, dans une cinquantaine de pays. Et esquisse ainsi une saisissante géographie de la violence qui, en creux, épouse bien souvent celle du développement. Toutes causes de décès confondues, le palmarès est largement dominé par les États de l'ancienne Union soviétique. La Russie - qui recense 221 morts violentes pour 100 000 habitants - est ainsi talonnée par l'Ukraine, le Kazakhstan ou encore la Biélorussie. Prééminence qui, selon l'auteur de l'étude, s'explique par la conjonction dans cette région « du démantèlement de l'Etat, de la corruption généralisée, de l'explosion des tra fics et de l'alcoolisme de masse» depuis le début des années 90. Mais aussi par le fait que de nombreux pays d'Afrique noire et d'Asie, concurrents potentiels par leur taux de criminalité ou d'accidents de la circulation, n'ont pu être intégrés au classement faute de statistiques fiables. La Colombie - déchirée par une guerre civile permanente - et, dans une moindre mesure, le Brésil, qui affichent de très forts taux de criminalité, pointent également dans le haut du classement. Ces pays déplorent respectivement 60,8 et 23,3 homicides pour 100 000 habitants, soit jusqu'à cent fois plus que des pays comme la France ou le Japon. Il faut dire que les nations développées ont enregistré, au cours des dernières décennies, une large décrue puis une stabilisation de la criminalité. y compris les États-Unis où la politique dite de tolérance zéro et « l'incarcération de deux millions de personnes» ont, analyse Jean-Claude Chesnais, fini par faire reculer le crime depuis la fin des années 70. Le démographe, qui planche sur l'étude de la violence depuis une vingtaine d'années, croit d'ailleurs pouvoir affirmer que la « modernisation »d'un pays entraîne systématiquement un croisement entre la courbe de la criminalité, décroissante, et celle des suicides, qui tend à augmenter - les liens de solidarité traditionnelle devenant soudain plus lâches. Tandis que l'installation de l'anomie, telle qu'on peut actuellement l'observer dans l'ancien bloc de l'Est européen, se traduirait plutôt par une explosion tous azimuts du nombre de morts violentes. En 2000, la Russie a par exemple décompté plus 8 000 accidents du travail, record du monde vraisemblablement imputable dans une large mesure à l'abus d'alcool et aux conditions de sécurité dans les entreprises. (1) Population et sociétés, novembre 2003. Article 2 : Taux de suicides élevé en France Incontestable bonne élève en matière de lutte contre la criminalité - avec un taux stabilisé de 1,7 homicide pour 100 000 habitants, comparable à celui de l'Allemagne ou du RoyaumeUni -, la France a en revanche des progrès à faire en matière de sécurité routière et de prévention du suicide. Parmi la trentaine de pays étudiés par l'Ined, elle stagne en effet en milieu de classement : 19' au palmarès des accident., de la route et 14' dans la liste des pays où l'on se tue le plus. Triste spécialité hexagonale, le taux de suicides, principalement chez les jeunes et les personnes très âgées ou gravement malades, est en effet assez élevémalgré une tendance globale à la baisse depuis une quinzaine d'années. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'estime actuellement à 17,5 pour 100 000 habitants. Avec plus de la 000 suicidés par an, la France devance ainsi sur ce terrain la plupart des pays européens à l'exception de. la Belgique, de l'Autriche et de la Suisse. Maigre consolation, d'après l'auteur de cette étude démographique: «La récente hausse du nombre de tentatives chez les jeunes ne se traduit pas par une forte augmentation du nombre de décès, car les services d'urgence sont devenus très efficaces pour prendre en charge ce type de public. » En matière de sécurité routière, les progrès enregistrés ces dernières années ne suffisent pas non plus à faire oublier le mauvais rang de la France au sein de l'Union européenne. Seule la Grèce (qui écope d'une étonnante 4' place mondiale sur la liste des pays les plus meurtriers pour les conducteurs) et l'Espagne, en effet, la devancent. Tandis que dans l'Hexagone, qui en 2000 comptait 12,9 morts de la circulation routière pour 100 000 habitants, la conduite se révélerait encore autrement plus dangereuse qu'en Hongrie, en Australie ou au Chili. A noter: la forte baisse de la mortalité (de l'ordre de 40 % environ) enregistrée cette année n'apparaît pas dans ce palmarès. Au total, on meurt donc relativement moins de mort violente en France que dans les foyers du crime d'ex-Union soviétique ou d'Amérique du Sud. Mais toujours un peu plus qu'au Mexique, en Macédoine ou encore au Kirghizistan. C. L. "
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