
EXP
France
4 avril 2007 à 15:00
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Bonsoir :) j'ai tout de suite été accroché par le titre du sujet... et oui, je pense aussi à cette vie où je pourrais flanner de pays en pays, m'imprègner d'une culture pour ensuite laisser place à une autre. Ce qui me gène dans le voyage, c'est le principe de partir pour revenir au même point de départ, partir vers l'inconnu ( avec toutes les illusions que cela comporte ) pour revenir dans le monde " réel " A force, cela tue le voyage car qu'on le veuille ou non, il se transforme en routine. Je ne me vois pas travailler un temps pour avoir les moyens de partir et rebelotte tous les deux ans. Non finalement ça revient à transformer le voyage en un échapatoir alors qu'il doit être un des éléments constructeur de notre vie. Tout d'abord il faut se laisser le temps, ne pas survoler un pays et donc sa culture, ses coutumes, ses habitants. Alors comment faire? Je me posé la question et j'ai trouvé plusieurs solutions ( toutes nulles au final :) ) - travailler dans le tourisme ( ahah, le bon truc déchante quand il se retrouve dans une agence de voyage, condamner à faire rêver les autres ) - faire des reportages animaliers ( je me suis rendu compte que c'est impossible de monter un projet potable sans $$$ derrière ) - j'ai aussi imaginé faire ce qu'a fait Antoine de Maximy avec J'irai dormir chez vous, dommage l'idée à été prise sans que je sache que ca existait déjà... - tout plaquer, bien matériels, relations etc.... Je ne me sens pas l'âme d'un " routard " à l'année Que me reste t-il comme solution? Travailler dans un secteur qui emploie partout, à savoir la restauration. ( attention, je ne suis pas encore la dedans, j'y entre bientôt :) ) Ca me permet de connaitre chaque culture dans laquelle j'évolue, de tisser des liens plus ou moins durables avec des gens tous différents. Je pense que l'esprit prend plus le temps de s'ouvrir de cette façon qu'en rester quelques semaines dans un pays, puis de revenir au bercail. Le voyage doit vraiment être vécu comme une ouverture sur le monde, sur sa comprehension, comme une ouverture sur sa propre existence. Je vais au Danemark fin juin, et vous ne pouvez pas imaginer comme je suis frustré de n'y rester qu'une semaine. Pour moi le dernier bon moment sera le trajet du retour, car ca sera encore un bout de mon voyage, je déteste dire ca car ça signifie également le retour au bercail... et voilà, on se retrouve au point de départ, au point de vouloir repartir tout de suite. Voilà pourquoi travailler à l'étranger est pour moi une des meilleures solutions... car si on veut s'en aller, rien ne nous empèche de vivre dans le pays voisin, ou le pays voisin du pays voisin :) etc etc Enfin bref, ce genre de vision s'adresse au gens qui aiment avoir leur petit confort je pense, enfin, quand je dis petit confort, je parle de ne pas dormir dans la rue :)
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