bonjour Matthieu, oui des bases de russe ça me parait indispensable. sinon, que je n'ai pas envie d'y retourner, c'est par définition du ressenti et du vécu pur et simple parce que j'ai trouvé le pays difficile, le contact aussi ( pas toujours), j'ai souvent du me battre pour dormir dans les hôtels des gares ( komnata otdyka, le moins cher) et pour acheter mes billets de transport; j'ai eu du mal à sortir du pays parce que les commerçantes qu empruntent les bus pour Vilnius ne voulaient pas de moi à bord à cause de mon passeport étranger qui ne passerait pas la frontière ( pass. français, en l'occurence).du coup mon visa n'était plus valable ! Galère. Et puis c'est un paysage monotone, plat, de culture cérélaière, très kolkhoze dans l'architecture des villages. Le seul point ou je me suis explosée, c'est les collections médiévales des musées qui sont extraordinaires. C'est aussi le seul pays sur 56 ou j'ai été obligée de m'acheter des chaussures à talon pour pouvoir marcher en ville sans que les filles se foutent de ma gueule à chaque instant ( j'étais partie pour 3 mois, pas trop d'escarpins avec moi) . L'enfer, les pieds en sang mais au moins j'étais tranquille. Du vécu de fille, exclusif ! Mes meilleurs moments ont été mes soirées bières sur un banc public avec les SDF du coin qui mettaient invariablement 20 min à se rendre compte que j'étais étrangère. Bien rigolé. Je me suis même fais virer par les flics de la gare d'Ufa parce que je squattais les lits des conducteurs de train (j'étais fatiguée) Ceci étant, je parlais mal le russe, je n'avais pas encore compris leur fonctionnement (il faut gueuler comme eux et leur rentrer dedans) et je n'avais sans doute à l'époque pas assez l'âme slave... De toute façon toit en tant que mec tu ne sera jamais seul, alors...............! |