
Anàssa
Italie
Photo/image personnelle du membre Anàssa.
Description de la photo/image: Crépuscule dans les Rhodopes. Instants sereins....
12 juin 2007 à 6:57
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Bonjour Khaldoun, Toujours ces textes en béton armé, aux aretes tranchantes. Sans une trace d’ombre. Sans un frémissement. Rien moins que soyeux comme pensée... Des "grincheux", dont tu ne nous précises pas le pseudo nous réduisant par là aux conjectures, feraient passer... quoi ? ... le "monde occidental" ? ... la France puisqu’il semble que la discussion se réduise ( ) de nouveau à ce pays, pour une dictature ? A part peut-être Danube qui l’affirme nettement, Oublieuse aussi qui présente un lourd témoignage à charge et les premiers messages, non dépourvus d’ambiguité, de Tatra, je n’ai pas le sentiment que qui que ce soit ici qualifie ainsi la France. "Oser le moindre rapprochement" entre le comportement de "quelques flics zélés" (ici le lecteur ne peut s’empêcher de noter ta conception du « zèle ») et le comportement identique de "flics zélés" d’une dictature ne me semble pas en soi de l’ "inconscience". La différence est une différence d’échelle, pas de nature (tabasser un supposé déviant pour le contraindre à rentrer dans le rang). Nous savons tous qu’une démocratie n’est jamais définitive et qu’il est donc souhaitable d’en mettre en évidence les "imperfections et ratés" en espérant que ce ne soient que cela et qu’il ne s’agisse pas de dérives (mais ça, il me semble que personne ne le sait avec assurance, aujourd’hui). Ensuite est-ce "cracher dans la soupe" que de reconnaître pour ce qu’il est le conditionnement consummériste, sans pour autant le qualifier de dictature mais je l’ai dejà dit, dont nous faisons l’objet ? Il suffit d’écouter tant d’enfants dont l’univers se résume aux magasins, piètres copies d’une factice caverne d’Ali Baba, et à la télé pour s’en rendre compte. Il suffit de s’être retrouvé dans un supermarché quelconque tenant un truc et de s’interroger brusquement, dans un éclair de lucidité, sur l’intéret réel de ce que nos mains aggrippent pour s’apercevoir que nous sommes sous pression. Il suffit de s’entendre une fois, avec stupéfaction et dégoût, prononcer certaines phrases pour se rendre compte que nous ne sommes pas seuls dans notre boite cranienne. Ta réflexion sur la frustration, née de l’absence de reconnaissance, qui serait à l’origine de ces déversements de bile est finalement assez amusante : la reconnaissance publique, sociale, comme condition nécessaire de l’épanouissement. La reconnaissance qui braque sur toi les regards qui t’éclairent en t’épinglant comme ces sublimes papillons sur velours. Morts. Vive les vies secrètes, vive les libres divagations ! Une requête au passage puisque tu sembles versé dans les explications de nature psychologique : Aurais-tu l’obligeance de nous éclairer sur l’origine de l’avidité absolue de pouvoir d’un tout petit monsieur ? (vu d’au-delà des Alpes, le régime français actuel ressemble surtout à un théatre de Guignol : le Grand Ordonnateur cautionné par la majorité du peuple s’agite frénétiquement pour manipuler les ficelles et donner un semblant de vie aux marionnettes dont il s’entoure.)
(Ce message a été modifié par Anàssa le 12 juin 2007 à 6:58.)
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