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Forum > Entre deux voyages > Carnets de voyage, textes de voyageurs > Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007)
 

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spurius
Paris, France

24 octobre 2007 à 8:34

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Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) Répondre

Mon voyage a duré une quinzaine de jours, du 5 octobre au 21.

La découverte de Bombay a été particulièrement rude le premier jour. On a beau s’y attendre la vue des plus pauvres vivant au milieu des immondices est saisissante. D’autre part comme je ne savais pas m’y prendre avec les rickshaws (j’avais payé pas moins de 1000 roupies pour une course de 10min la première fois), j’avais décidé de commencer par tout faire à pieds mon mode de déplacement urbain favori en général. Mais la chaleur, les odeurs et surtout le trafic sur les routes indiennes m’ont épuisé en quelques heures. Je renverse un cycliste qui n’a pas jugé bon de détourner sa route d’un cheveu quand je me suis arrêté pour me frotter les yeux. Exposition aussi aux coutumes indiennes choquantes pour un occidental : cracher en se raclant la gorge jusqu’à l’estomac, roter sans trop de gêne non plus, se gratter les parties en public… Ne sachant pas où prendre mon billet j’ai pris le train de banlieue de Bombay sans payer et dans le wagon pour femmes sur la première station. Cela dit je n’ai jamais croisé un contrôleur dans les trains indiens. Le train de banlieue où l’on peut se pendre aux portes pour se pencher à l’extérieur, c’est assez dépaysant.
Le soir dans le quartier touristique je croise de nombreux « want a city tour ? » Alors que je discute de choses et d’autres avec l’un d’entre eux en poursuivant ma promenade dans la ville, je réalise qu’il ne sait pas lire. En deux heures j’ai tenté de lui apprendre les rudiments en alphabet latin et devanagari (mais là les compétences du professeur sont assez limitées) avec un journal. Je ne sais pas ce qui lui en est resté mais j’espère qu’il fera l’effort de poursuivre. Une procession de mariage passe devant nous mais étrangement personne ne semble revêtir ses habits du dimanche.

Le lendemain les choses ont failli très mal tourner. Comme les Indiens qui vous abordent sont systématiquement intéressés je prends le parti de ne pas donner suite en général et de tenter moi-même le contact. Mais cela ne s’est pas avéré forcément plus sûr. Un instituteur m’a ainsi proposé de mieux connaître l’hindouisme en allant visiter un temple ou une cérémonie spéciale devait avoir lieu… De cérémonie point, en revanche je me suis retrouvé coincé au fond d’un crématorium par trois filous qui voulaient me délester de mon or pour leur « association » de bienfaisance. Comme ils menaçaient de me laisser moisir jusqu’au soir dans cet endroit sinistre et que je n’avais guère envie d’y créer de scandale, je me suis séparé de 60 euros. Suite de quoi mon guide m’a réclamé à son tour paiement pour la visite ! Et de commencer à me frapper comme un gamin capricieux (reste de respect envers l’occidental que j’étais ?) jusqu’à ce que je hèle un rickshaw salvateur. Cela dit je me demande si j’avais réellement dû me battre comment aurait réagi la foule ? Enfin toujours est-il que pour me consoler mon chauffeur n’a rien trouver de mieux à me proposer que d’aller voir des filles… A ce que j’ai vu la majorité de ces chauffeurs viennent des bidonvilles, ils sont dans toutes les combines pour gagner de l’argent : pendant mon voyage ils m’ont proposé x fois « pétard » (en français) alcool héroïne et autres…

Comme au bout de deux jours de mésaventures à Bombay j’avais envie de respirer, j’ai pris le bus de nuit vers Ahmedabad. Un petit souci de santé m’y a également contraint : la pollution de la ville me brûlait les yeux. Les gouttes vendues dans une « pharmacie » locale n’avaient guère d’effet pour me soulager.

Sur la route j’engageais la conversation avec les autres occupants , qui venaient du Gujarat pour travailler à Bombay. Dans un mélange approximatif d’anglais et de mon peu de hindi, j’ai pu collecter des cartes de nombeux petits businessmen très curieux. En Inde la première question qu’on vous pose dans 99% des cas c’est d’où vous venez. Puis si on s’intéresse plus à vous c’est si vous êtes marié. Et quand vous ne l’êtes pas avec une situation à 28 ans, qui plus est sans girlfriend vous devez expliquer pourquoi cette anomalie. On m’a prédit dans la lecture des lignes de ma main que j’aurais un garçon une fille, l’idéal actuel de toutes les familles indiennes.

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spurius
Paris, France

24 octobre 2007 à 13:21

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suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

Ahmedabad l’industrieuse est nettement plus pauvre que Mumbay mais le touriste y étant plus rare, on le laisse tranquille. Au coucher du soleil découverte avec mon chauffeur de rickshaw (qui en ignorait l’existence) d’un baogi mentionné par le guide. J’adore ces puits qui sont quasiment invisibles en surface mais ont toute une architecture au fur et à mesure qu’on y descend.
De mon parcours la ville est aussi celle où la présence féminine dans les rues m’a paru la plus réduite. Ville la plus traditionnelle. Toutes les filles hindous sont en saris les musulmanes on ne les voit pas. Cela dit la rue indienne est occupée à 80% par des hommes. Ici ce qui surprend c’est que contrairement aux autres villes on peut lire la confession de chacun par son costume et son activité. Les musulmans occupent certains quartiers et s’occupent beaucoup du textile. Les Hindous se méfient d’eux qu’ils accusent de préférer le Pakistan à leur patrie.

Après Ahmedabad je reprends le bus pour Udaipur. A la gare, un policier frappe la tête d’un individu à coups de bambou. Il s’agit d’un pickpocket m’explique t’on. 5min plus tard j’entends par les cris du malheureux que la scène se poursuite à l’intérieur. Ici cela n’attire même pas la curiosité des passants. Dans le rickshaw j’en rappelle néanmoins le souvenir à mon voisin qui semble s’intéresser d’un peu trop près à mes poches. Il m’a dit qu’il en avait tâté lui aussi à Bombay. C’est un Patan du Cachemire avec le bonnet qu’ils affectionnent et cultivant le genre mauvais garçon. En chemin il tente une autre combine pour me rouler et casse mes lunettes de soleil. Comme personne n’en porte ici de toute façon je ferai sans.

A Udaipur l’air est de nouveau pur. Comme la ville est petite flotte une atmosphère de campagne, avec les petits ânes blancs indiens. Quand je dis que je les trouve mignons ici je surprends les gens qui les considèrent comme des punching-balls sur pattes. Les palais sont magnifiques. Les maharajas ont toute une compagnie de serviteurs pour les entretenir. Et le chef a un 4x4 symbole de la réussite sociale actuelle en Inde. Je passe la nuit pour pas grand-chose dans une Haveli du centre-ville. Elle ferme a 23h seulement et je dois tirer du lit le patron quand je me pointe après minuit. La ville ancienne est occupée par le tourisme (tenu par les hautes castes rajputes et brahmines) avec ses arnaques ciblant particulièrement les français. J’ai bien aimé le gars au visage marqué par une acné sans doute virulente à son adolescence m’affirmant qu’il avait fait mannequin en France.
Le reste de la ville est tranquille. Quand je pénètre dans un daba pour manger un délicieux thali (à 25 roupies) je fais l’attraction. Avec les gens en turban, j’ai l’impression d’entrer dans une auberge d’il ya deux siècles. Je discute avec un étudiant simplement désireux de parler un peu son petit niveau d’anglais qui tente de m’expliquer les différentes sortes de prêtres hindous. Je n’y ait toujours rien compris à part les swamis (et encore…). Le sanscrit en Inde semble en perte de vitesse aussi rapide que le latin chez nous. Ce n’est pas la langue du business.

Un coin particulier à Udaipur, le Tibetan Market où des réfugiés descendent du nord pour vendre des habits un peu plus chaud contre le froid. Rien à voir avec l’ambiance indienne. Pas de client, pourtant personne ne vous dit bonjour ou ne tente de vous attirer vers son étal, des jeunes femmes tiennent certaines échoppes. Le tout donne une impression de tristesse générale.

D’Udaipur j’ai pris le bus Tata pour Chittorgah. Le bus Tata en Inde c’est le transport tout inconfort dans un bruit de moteur monstre. En qualité d’étranger on me fait assoir devant où j’engage la conversation avec un jeune homme sympathique mais qui parle très difficilement anglais. Il me propose de rester chez lui. Moi devenu méfiant par mes quelques précédentes mésaventures, j’accepte me demandant ce qui va m’arriver. En fait je suis invité dans la maison de ses parents et sa mère nous fait à manger. Elle ne dine pas avec nous en bonne indienne. Le lendemain il me fait visiter avec un de ses amis à moto la citadelle. Le soir nous allons voir un spectacle en Hindi où il fait un scandale pour que j’ai une chaise comme les autres et comme guest star. Moi j’aurais souhaité disparaître sous terre… Je n’ai rien compris au spectacle mais c’était une ambiance familiale sympa. Nous rentrons avec deux heures de retard pour le dîner ; mes parents m’auraient fait fusiller mais là à peine le père est-il fâché. On dîne sur le tard suite à une coupure de courant comme à peu près un soir sur deux depuis mon arrivée en Inde.


spurius
Paris, France

25 octobre 2007 à 4:21

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Re: [spurius] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

Mon hôte, Manoj, appartient au club volontaire des bachelors for life rare en Inde mais rêve d’une indienne timide et réservée l’idéal ici. Le Rajasthan étant un pays où l’alcool est strictement règlementé, nous avons bu (beaucoup) dans un dépôt semi-clandestin. Ses parents ne sont pas au courant qu’il boit mais il souhaite le leur cacher le plus longtemps possible. Boire en Inde c’est comme fumer chez nous, c’est socialement mal vu : les membres des castes bien nées ne le font pas. Enfin il tente de me convertir au communisme version indienne. Il ya les sociaux traitres soutenus par les Américains : les révolutionnaires du Nagaland qui veulent leur indépendance pour déstabiliser le gouvernement communiste du Bengale. La famille possède des photos souvenir avec tous les grands noms de la lutte des classes en Inde. Le maître mot est le gouvernement de lutte pour l’égalité. Enfin pas entre hommes et femmes mais pour le reste… Au Rajasthan j’ai vu des femmes faire les travaux les plus difficiles : élaguer à la hache le bord des routes, porter des charges impressionnantes. Le communisme pour changer l’économie pas la société. Mon ami me fait gouter au bétel que je finis par apprécier.

Il me laisse ensuite à la gare pour aller vers Bundi où je prends à minuit le 2ème classe et me procure un ticket avant tout le monde (comment ?) A Bombay j’avais renoncé à attendre une heure, à Ahmedabad je ne comprenais rien au planning (office du tourisme « sur le point d’ouvrir, diverses files d’attente avant de savoir que les réservations sont closes), il s’agit de mon premier vrai voyage en train. Il fut éprouvant : je trouvais difficilement le sommeil assis sur un siège de bois sous la lumière crue des néons, contrairement à mes voisins qui dormaient tous profondément. Je suis pourtant réveillé par un voisin sympathique pour descendre à Bundi où je débarque à 4h30 et je finis ma nuit à la belle étoile. Au petit matin je suis sous le charme de Bundi : les artisans avec leurs échoppes sur la rue, les femmes qui se réunissent autour de la fontaine pour puiser de l’eau, le bazar coloré. L’adresse donnée par le guide pour dormir est effectivement remarquable. En revanche il suggérait de prendre un guide pour visiter le palais mais j’ai dû renvoyer le mien pour être tranquille et visiter ce qu’il ne voulait pas me montrer. Cela a fait rire les gardiens mais j’aurais dû rester fidèle à ma règle qui est de ne pas en prendre. Le soir je monte vers la forteresse avec les singes. Des gens que je prends pour des touristes sont en fait des flics en civil. En bon policiers de province ils ne parlent pas anglais du tout et parlent très fort mais j’apprends à reconnaître une plante contre la fièvre. Cela dit je n’en ai pas usé quand j’en aurais eu besoin… Le soir je discute avec des locaux en leur offrant le thé. Hindous et musulmans sont mélangés. Comme tous les indiens fument il est presque anti-social de ne pas le faire. Je me retrouve donc presque de force avec une clope au bec. Pour me venger, je demande aux uns et aux autres ce qu’ils pensent du Shiv Sena le parti extrémiste hindou espérant déclencher un bon débat politique. Or pas du tout. Les Hindous disent que c’est un bon parti et les musulmans la même chose en n’osant pas les contredire…

Le lendemain je me fais faire une chemise indienne sur mesure (pas de prêt-à-porter à Bundi) et je fais un saut à Cotta. Comme d’habitude un accident ralentit la circulation. Le code de la route indien c’est en effet la loi du plus fort : malheur au cycliste face aux camions. La ville n’a pas le charme de Bundi, et si elle a tout un quartier consacré aux écoles supérieures, je n’y ait pas ressenti d’ambiance étudiante particulière. Le musée comme d’habitude est sans grand intérêt entre le tableau de chasse devenu répugnant avec l’âge du rajah et ses armes habituelles

Le soir bus de nuit vers Jodhpur où j’arrive à l’aube le lendemain. Oasis dans le désert la vieille ville est absolument superbe. Je m’y promène toute la journée et reçoit un bracelet en cadeau qui me permet d’améliorer mon look indien. Sur les étales se vent une sorte de noix comme partout sans véritable saveur. Parmi les légumes le chou-fleur tient une importance énorme avec la courgette. Même si c’est un légume de pauvre, les indiens savent le préparer de façon délicieuse avec curry oignions et tomates. Le soir je croise un ex professionnel de l’arnaque à touriste (un repenti ?) qui m’affirme que 99% des contacts avec les touristes sont forcément intéressés. Mes statistiques personnelles sont plus basses (80%), je peux donc penser être sur la bonne voie. Les gestes désintéressés l’ont été un peu plus cependant par les musulmans que par les hindous mais cela reste tout relatif.

Après Jodhpur je reprends le bus de nuit pour arriver à la capitale du Rajasthan, Jaipur. Je fais une excursion au fort d’Ambert impressionnant par sa taille. En chemin je découvre le vrai lassi, celui servi avec des morceaux dans des poteries. Auparavant je n’en avais eu que la version aseptisée en bouteille et qui n’était qu’un lait sucré. Je ne résiste pas à faire l’attraction en montant sur un éléphant. Plus qu’ailleurs, les gens veulent émigrer à l’étranger dans cette ville. En tout cas les filles ne sont pas plus accessibles : deux adolescentes à qui je demande ma route se mettent à glousser et à s’enfuir comme si je leur avais fait une proposition indécente. De toute façon les femmes indiennes soient vous ignorent quand vous tentez le contact soit se couvrent le visage à votre approche.

De Jaipur bus vers Fatehpur Sikri. Comme je m’endors je débarque à Agra de méchante humeur. Assailli par la foule des rickshaws je lâche prise et me retrouve dans un hotel minable même aux standards indiens. Je suis dérangé de grand matin par le préposé genre pot de colle pour remplir les formalités trois fois de suite. J’avais bien demandé la veille si j’avais tout rempli et il ne pouvait pas attendre que je prenne ma douche. Quand le garçon m’a dérangé une quatrième fois pour le thé j’aurais souhaité avoir une arme…. L’hotel du guide où j’ai passé la nuit suivante est lui très bien. A Agra je n’ai pas pu m’empêcher de voir le Taj. Entrée très chère (24€) mais vraiment monument magnifique. Si la ville moderne est sans grâce le bazar est sympathique dans la partie ancienne. Des businessmen locaux tentent de me montrer qu’ils ont plus d’économie que moi avec mon salaire. Je ne fais rien pour les détromper. Ce la dit un vendeur touche 40€ par mois ici donc c’est vrai chaque fois la comparaison est indécente L. Le soir je visite une ancienne mosquée livrée à des squatteurs. Les monuments abandonnés en Inde sont terriblement romantiques je trouve. Pour trois francs six sous laissés aux uns et aux autres pour qu’ils vous conduisent on se retrouve avec des airs d’explorateur. Je tente de goûter aux papayes le long des routes mais les indiens les salent avant de les manger. Pour mon palais c’est insupportable. Enfin le retour à l’hotel est particulièrement éprouvant : je fais l’erreur de le confier à un cyclo-pousse. Le malheureux ignore totalement le chemin bien qu’il m’ait affirmé le contraire et se retrouve vite en nage dans un air soufré irrespirable. Je paye sans discuter et même un peu plus la hausse de prix demandé à l’arrivée.
Le lendemain visite éprouvante de Fatehpur Sikri. Je n’ai pas bu que de l’eau minérale sur le trajet… Donc tourista monstre avec fièvre tout à coup. A l’aller un groupe de jeunes désoeuvrés tente de me vendre le concept : je te donne un stylo et tu gardes mon souvenir pour la vie… mais nous ne trouvons guère de centres d’intérêts communs. En revanche je rencontre une touriste japonaise retraitée que j’accompagne dans sa visite. La mosquée est bizarrement occupée par tout un bazar d’échoppes en ce jour d’aïd. Comme chaque fois des pauvres viennent également y dormir, cela donne plus à l’ensemble une touche de joyeux caravansérail que de lieu de culte. Mon accompagnatrice liera ensuite conversation dans le bus avec deux adolescentes ce qui me permettra enfin et presque pour la seule fois de communiquer avec des jeunes filles indiennes. Pour émancipées qu’elles soient (après un temps d’hésitation elles m’ont aussi serré la main), ces deux panjabis étaient loin de la culture des adolescentes occidentales (mangas , musique…). Dans le bus de retour autre animation : une famille a maille a partir avec le contrôleur. Et bien ce sont les femmes de la famille qui défendent le plus haut et le plus fort l’honneur bafoué en criant comme des mégères. Finalement tout cela se règle je ne sais trop comment et le contrôleur intimidé cède. La femme indienne est timide jusqu’à 40 ans ?


spurius
Paris, France

25 octobre 2007 à 10:17

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Re: [spurius] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

Le soir je prends le bus pour Gwalior, vu mon état je suis de toute façon incapable de faire autre chose que de rester assis ou couché. Mais pendant que je m’endors une heure dans le bus mon voisin en profite pour me soulager de mon porte-monnaie. Arrivé à Gwalior, je trouve que c’est un bon prétexte pour visiter un commissariat local. La visite valait effectivement le détour. Accueil fort sympathique. On ne parle pas anglais donc j’explique que 1- je me suis fait voler 2-je ne suis pas ivre. Comme le désœuvrement règne (la ville a pourtant un million d’habitants) je constitue l’attraction et on me laisse écrire ma plainte puis la taper à nouveau sur le logiciel de la police. Personne ne savait se servir d’un clavier anglais. On m’offre le thé et une eau minérale.

Le lendemain je me sens de plus en plus mal je tente d’aller chez un « pharmacien » ou je n’obtiens que des sels réhydratants. Je visite quand même la citadelle en rickshaw en faisant mine de vouloir le faire à pieds pour baisser les prix (ils m’ont cru !). Reconvertie un temps en prison, la forteresse est sinistre à souhait à l’intérieur avec son absence de fenêtre et ses chauve-souris. Après cela visite au toubib. La salle d’attente est remplie mais l’air est frais. Cela dit je passe devant tout le monde. Dans le cabinet le docteur notabilité, officie avec 5 ou 6 disciples. J’explique donc mon mal sans aucune gêne. On me demande si j’aime l’Inde- réponse obligatoire oui les Indiens sont fiers de leur pays. De toute façon aventures ou mésaventures j’aime le dépaysement et le charme de l’Inde. Quoiqu’il en soit l’anglais du toubib est parfait, il m’indique une pharmacie et des médocs. Comme j’ai perdu les comprimés par la suite ça m’a surtout été une aide psy. A midi épuisé, je m’affale en attendant le bus au milieu de quelques miséreux. Pour la première fois je ne suis pas déranger par un rickshaw à proximité d’une gare. Le bus me ramène à Agra puis de là je gagne New Delhi en train. Sur la route de New Delhi, je vais mieux. Je croise un étudiant en hôtellerie 5 étoiles qui me montre son manuel. Le 5 étoiles à a priori la même cuisine quelle que soit le pays avec le vocabulaire français. La touche indienne c’est l’art d’écorcher même dans le manuel la langue de Molière. Je débarque à Delhi après minuit et je trouve un hôtel pas cher moyennant quoi je suis colocataire avec des souris. Le patron manque de me jeter dehors d’abord pensant que je suis ivre : je m’engueule un peu fort devant sa porte avec des parasites qui me collent de trop prêt.

New Delhi c’est la ville riche par rapport au reste. Comme je dois ramener des souvenirs j’accepte de me faire entraîner dans un emporium par un combinard. J’ai ramené toute la panoplie pour pas trop cher finalement.
Le lendemain je visite old Delhi et fait réparer mes lunettes par un opticien local dans le quartier spécifique. Je change de couleur en le voyant les tordre à mains nues et je finis de les rerégler moi-même. Trois heures plus tard perte de ma carte de crédit. J’ai fait l’animal en utilisant ma réserve de sécurité lorsque je me suis fait détrousser, me voilà sans un rond à moins de deux jours de mon retour. Alors que paniqué je cherche partout une jolie fille me dit qu’elle est astrologue et que je ne la retrouverais pas. En revanche je peux passer la voir si j’ai des problèmes. Mais je suis à ce moment là avec une touriste américaine qui aura la générosité de m’avancer 100 dollars. Je n’ai malheureusement pas pu donner suite pour voir comment ma généreuse astrologue allait me venir en aide.

De Delhi j’ai ensuite pris un vol réservé le jour de mon arrivée vers Bombay. Le retour dans la ville a été tranquille. Après Quinze jours, je n’avais plus ce sentiment d’agression permanente qui m’avait saisi à mon arrivée. N’ayant plus beaucoup de roupies j’ai partagé mon repas avec les pêcheurs du port. Ici le culte à Shey Baba est roi on lui rend hommage dans toutes les ruelles. Le riz avec poisson aux métaux lourds ça allait encore mais le poisson frit vraiment était trop misérable pour que j’ose y toucher. Le port est le seul coin que j'ai visité où des habitants m’ont présenté « leur » chat contre les souris. Ailleurs ceux-ci n’ont pas de place. Je partage également un sandwich avec un gosse des rues qui préfère céder sa part à un camarade plus misérable.

Après une nuit perdue à livrer bataille contre les moustiques, je suis rentré tranquillement au pays en ignorant que j’avais ramené avec moi un autre souvenir guéri depuis Delhi. Au premier gueuleton à Paris, je me suis écroulé avec retour de fièvre et arrêt maladie pour cinq jours…


fatihette
metz, France



25 octobre 2007 à 17:24

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Re: [spurius] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

waouhhhhhhhhhhhh!!

Que de misère tu as vécu dans ce pays....c'était kamême la course au bus et au train ton voyage non?
et puis tous ces vols....c grave!
Moi qui dois partir d'ici trois semaines pour le même trajet (enfin si je recois mon visa....c un appel que je lance!),j'ai interêt à m'accrocher à mes affaires!

Est ce que ahmedabad merite que je m'y arrete ou pas?
Me pose la question....

Sont si collant que ça les indiens?
Encore une raison de flipper!
Je sens que je vais m'armer d'un bouclier.....

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il y a ceux qui rêvent de partir et ceux qui partent!


spurius
Paris, France

25 octobre 2007 à 19:19

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Re: [fatihette] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

C'étaient de petites misères quand même sauf de devoir prendre le lit en rentrant chez soi... Et puis certaines je les ai un peu cherchées juste pour voir où ça me conduirait.

Comme je ne réserve rien à l'avance ni bus ni hotel ni train, je choisis un peu le soir selon mon humeur entre les trois mais je ne cours pas après un itinéraire. Je cherche à éviter de prendre le bus ou le train de jour sur de longs trajets surtout. Maintenant c'est vrai que je n'avais pas envie de me reposer:-)


Pour les vieilles pierres je crois qu'on peut se passer d'aller à Ahmedabad, maintenant je voulais faire un arrêt au Gujarat en venant de Bombay. Et l'ambiance y est différente du Rajasthan.

Tous les Indiens ne sont pas collants (heureusement qu'on n'a pas un milliard de personnes sur le dos), il ne s'agit que d'une minorité mais dans les coins à touristes d'Udaipur, Delhi (Connaught place) Mumbay (Connaba) et Agra (Taj et environ) j'ai trouvé les combines des rickshaws et autres rabatteurs très très lourdes. Le fait de vouloir marcher seul ou de débarquer d'un bus (Delhi ou Agra pour moi) à minuit dans une ville sans idée de là où on va dormir les attirent forcément sans qu'on puisse s'en débarasser. Je dirais -mais ce n'est que mon point de vue- qu'il vaut mieux éviter tout contact dans ces quelques coins, avoir son bouclier. Après on peut toujours lier conversation ailleurs dans la ville. Et puis ils se conduisent peut-être différemment avec les hommes et les femmes.


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fatihette
metz, France



26 octobre 2007 à 3:41

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Re: [spurius] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

c'est bon à savoir!

Que veux tu dire par ils se comportent de façon différente si on est un homme ou une femme?
Du genre, que je me ferais moins harceler?

Moi aussi ca va etre hotel à la dernière minute, sauf à l'aller...mais ensuite je me casse la tête sur place!
ca ne sert à rien que je programme tout mon voyage...
il se fera au fur et à mesure!

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spurius
Paris, France

26 octobre 2007 à 5:47

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Re: [fatihette] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

ou pas harcelé de la même manière vu que les Indiens sont supposés garder une certaine réserve avec les femmmes... mais l'experience me manque. Mais surtout le contact avec l'élément féminin beaucoup plus désinteressé est plus facile.

Les hotels pas chers se trouvent très facilement du moment qu'on n'écoute pas les rickshaws. A Delhi tout le monde descend au Namaskar mais s'il est plein ceux d'à côté font aussi bien l'affaire. On a souvent l'embarras du choix. En prenant le confort minimum, j'ai trouvé entre 250 et 500 roupies partout. Il n'y a qu'à Bombay où c'est beaucoup plus dur, paraît-il à cause de la vie nocturne et où j'en ai un peu sué pour trouver.


ameerane
Paris, France



7 janvier 2008 à 15:51

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Re: [fatihette] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

NAMASTÉ!!! Bonjour
j'aimerais partir en Inde pour cela je souhaite établir un budjet avant
de partir et aimerais savoir les prix d'entrée au Palais d'Amber,Le
Fort d'Amber,
le City Palace,Hawamahal Jaïpur (palais des vents),L'Observatoire de
Jaï Singh II merci

Nul n'est parfait ici-bas ; le soleil lui-même a ses taches.
Proverbe indien


fatihette
metz, France



8 janvier 2008 à 3:27

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Re: [ameerane] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

achete toi le guide du routard ou le lonely planete!!!!!
tu auras tous les prix!!!!

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il y a ceux qui rêvent de partir et ceux qui partent!


ameerane
Paris, France



8 janvier 2008 à 6:15

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Re: [fatihette] suite Voyage en Inde du Nord (5 au 21 octobre 2007) [En réponse à] Répondre

Clin d'oeilmerci

Nul n'est parfait ici-bas ; le soleil lui-même a ses taches.
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Question en vrac : Inde de nos jours 0 PaulPaulPaul Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 10:43
Hôtel à Bombay 1 jocelyneaude Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 9:21
Rencontre sur Chennai le 26 juillet (Inde) 0 vanakkam123 Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 8:52
Hôtel pas cher à Bombay 1 Crom Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 8:03
India! 1 gilloug Carnets de voyage, textes de voyageurs 9 jui. 2008 à 7:11
Trajet Trichy ou Tanjore vers Chettinad puis Rameswaram (Inde) 6 gertjeky Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 6:57
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Délai de l'obtention du visa pour l'Inde? 2 Mel1977 Formalités administratives 9 jui. 2008 à 5:28
Recherche chauffeur/guide pour la vallée du Gange (Inde) 1 vfb Asie du Sud (sous-continent indien) 9 jui. 2008 à 3:53
Formation en massage ayurvédique au Kerala 0 annesomex Travailler, étudier et vivre à l'étranger 8 jui. 2008 à 17:54
Vol vers le Népal par Delhi: économique? 0 Melajoy Voyager à petits prix 8 jui. 2008 à 17:10
Itinéraire Delhi-Paonta-Sahib en bus: trajet et horaires? 0 indidoll Asie du Sud (sous-continent indien) 8 jui. 2008 à 16:39
Recherche adresses de guest houses sur Leh 0 zaitsev1979 Asie du Sud (sous-continent indien) 8 jui. 2008 à 14:50
Déplacements pour une balade de quinze jours en Inde du Sud? 6 KLUMO Asie du Sud (sous-continent indien) 8 jui. 2008 à 14:26
Réserve naturelle "Wetlands" de Calcutta 0 alouatta Asie du Sud (sous-continent indien) 8 jui. 2008 à 13:32
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