
Anàssa Gascogne, Italie
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4 juin 2007 à 12:02
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Bonjour, est ce que ce n'est pas parce que le voyage est éphémère que l'on se sent bien pendant le voyage ? Non, je me sentais plutôt mal dans les voyages éphémères (je faisais des voyages qui duraient au maximum 6 semaines, plus souvent 3). Passé la moitié du temps, l'idée, presque l'angoisse, du retour s'insinuait en moi, m'obligeant à profiter boulimiquement de tout ce que je voyais, sentais, touchais, goûtais... une espèce de frénésie d'être poursuivi, rongé par le temps. est-ce que vous vous posez la question de savoir si vous pourriez vivre à cet endroit pendant des années ? Oui, je me suis posée cette question, j'y ai répondu "oui" et pris les dispositions pour émigrer (je n'ai strictement rien d'une aventurière et je ne suis partie que lorsque j'ai eu sur place (Chypre) des revenus assurés.) La période qui a précédé le départ était fabuleuse : je partais enfin sans date de retour (peut-être un jour, peut-être jamais), et je pense encore aujourd'hui que c'est l'une des meilleures décisions que j'ai prise dans ma vie. Ceci dit même si tu habites dans un pays tu restes un étranger (ou peut-être est-ce parce que je le souhaite n'étant guère amatrice de relations fusionelles avec un peuple quel qu'il soit), un étranger à demeure, ce qui est pour moi un statut très agréable, à la fois très présent et décalé.
Ce sont les rêveurs qui changent le monde, les autres n'en ont pas le temps. A. Camus
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