Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016 (page 1 de 10)

Discussion démarrée par Max68 le 25 décembre 2016 à 19:25
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Max68

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Hello tous,

Ca y est le carnet est prêt Sourire.... ici version blog avec photos

Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même Clin d'oeil

Notre itinéraire:
AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA

Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.


Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc,..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».


En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.

Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux.
Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux.
En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele.
Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ».
Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.

A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir.
Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !.
Ok ça commence bien !.
Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local.
Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse

L’AGENCE Naizgi Tours :
Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue.
Tout le reste du voyage sera de la même « veine ».
Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années.
Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil.
Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17.
Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT
Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule.
De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !.
En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …).
Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.

Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance ». Fou

Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça....

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Diamina

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Joyeux Noël Max!

Voilà une version soft du récit.... RireEn somme, vous êtes tombés sur une très mauvaises agences, pour ne pas dire autre chose.
Pourquoi ne peut-on pas conduire en Ethiopie?
La vraie question est, y en a-t-il une qui soit vraiment au point dans ce pays?
Max68

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Jeudi 20 octobre :
départ vers 14h de la maison. Route longue et difficile à cause des bouchons et des averses permanentes. Arrivée à l’aéroport à 18h30. Ouf !!
Nous volerons sur Ethiopan Airlines. Vol correct, mais les hôtesses passent une seul fois pour repas et boisson et il n’y a pas de serviettes « rince doigt » dans le kit couverts qu’on nous donne. Repas bof.

Vendredi 21 octobre :
Arrivée à Addis Abeba. On doit changer de Terminal et c’est mal indiqué. Premier contact avec la population, on prend un bus pour aller au Terminal 1. On achète notre visa auprès d’une dame derrière une vitre découpée « à l’arrache » et couverte de traces de doigts. Puis on dérange 2 femmes en train de petit-déjeuner, elles doivent mettre le tampon sur le visa. Attente assez courte et on embarque dans un avion à hélices de la marque Bombardier.


Paysages magnifiques : on survole un immense plateau entaillé de profondes vallées. C’est tantôt cultivé, tantôt aride.
Arrivée à AXUM.


On remarque que les gens ont l’habitude de se bousculer pour récupérer leur bagage. Rencontre avec notre 1er guide, il semble sympa, on devait avoir un guide francophone, celui baragouine 2 mots en français puis passe à l’anglais (explication : le guide prévu est malade : ça commence !!)
Quelques rues sont pavées, mais dans l’ensemble c’est de la terre battue en périphérie, seules les rues du centre sont goudronnées. Après avoir traversé les faubourgs de petites maisons, on arrive au centre avec de nombreux immeubles (surtout des hôtels) en construction. Les échafaudages sont en bois. On arrive à l’hotel (5 étages), on nous porte nos valises et c’est notre 1er « tips ».
La chambre n’est pas encore prête, on attend. Puis on se change rapidement et c’est la 1ère visite : les mégalithes d’Axum. Impressionnants.


Retour à l’hotel pour le 1er repas : injira + chiro (galette de tef et purée de pois cassés pimentée). Sieste. On repart vers 14h30 pour la visite des ruines du palais de la reine de Saba et de l’église Notre Dame de Tsion. L’église neuve est visitable par tous, la vieille église seulement par les hommes (ça commence bien).


Puis le chauffeur nous dépose à 2 km de l’hôtel et on rentre à pied en flânant dans les rues. C’es agréable, on s’arrête boire une bière (très bonne).
Retour à l’hôtel puis dîner dans un restaurant local (injira et légumes pour Valérie, injira et chèvre pour JF)


Samedi 22 octobre :
lever de bonne heure. Valérie descend à la réception pour voir si le petit déjeuner est servi et reste coincée dans l’ascenseur au retour, heureusement pas longtemps. Petit déjeuner anglais. Départ à 7h30 après avoir acheté une écharpe traditionnelle.
Paysage du Tigré avec des champs cultivés (céréales, tef, haricots, tomates, …) et des animaux sur le bord de la route.
On quitte la route pour une piste et on visite la 1ère église : Yéha Temple, une des plus ancienne du coin dont il ne reste que les murs principaux. Un petit musée est attenant à l’église.
La route est sinueuse, les points de vue vertigineux.


A un arrêt photo, Valérie distribue des crayons à des enfants, c’est rapidement la bagarre générale. Ça change du Zimbabwé où des enfants s’étaient équitablement partagés un pain. Arrêt repas dans un restaurant local, aujourd’hui ce sera riz et légumes. Puis nous nous arrêtons dans au Ghéralta Lodge. Magnifique avec une grande chambre en bois de santal et en pierre (déco minimaliste poussant la sobriété au maximum).


On dépose les bagages et on part pour Enda Aboune Yémata Guh. Route goudronnée rappelant les routes de l’Utah, puis piste et enfin chemin pédestre sinuant entre les éboulis. On est accompagné d’un guide local et de plusieurs hommes prêts à aider Valérie. Ils sont sympathiques. Et on arrive au pied de la falaise qu’il faut escalader pieds nus sur 10 m. Valérie s’équipera d’un baudrier car les « prises » sont difficiles à atteindre, l’escalade est plutôt réservée aux grands.


On se retrouve sur une corniche avec le vide de 100m à nos pieds, encore quelques mètres et nous voilà à l’entrée de l’église-crypte dont les murs sont recouverts de magnifiques peintures très lumineuses.


Après une descente aussi vertigineuse que la montée, on repart pour le lodge, non sans avoir laisser un substantifique pourboire à nos aides. Au lodge, point de vue sur toute la vallée entourée d’immenses montagnes semblant posées sur le sol. Ce soir repas italien avec lasagnes après un bon verre de vin rouge accompagné de nombreuses graines, on fera la connaissance de 2 françaises. Dodo dans la grande chambre sentant bon le santal.

Dimanche 23 octobre :
petit déjeuner correct avec marmelade de citron maison + 2 types de miels locaux. On peut partir pour Maryam Korkor et Aboune Daniel.. Départ avec ascension assez raide entre 2 falaises, puis on arrive sur un petit plateau et après on attaque directement par un raccourci à travers sur le rocher même, on a doublé les françaises qui étaient parties bien avant nous. Au sommet, on a un panorama impressionnant sur toute la plaine.


L’église semi-monolithique de Maryam Korkor nous laisse découvrir ses nombreuses peintures plus ou moins bien conservées (les prêtres font souvent brûler des bougies). Puis on contourne l’église et on longe de nouveau une corniche, on arrive à l’église troglodyte d’Aboune Daniel, la porte est minuscule (1,20m x 0,50m) ; De nouveau des peintures très éclatantes. En redescendant, on croise un groupe de français. Il est déjà midi.
En route pour la prochaine église par une « gravel road ». Avec le véhicule « pourri » qu’on a, cela va tenir de l’exploit. Paysage de campagne cultivée et de montagnes désertiques. On arrive à un pont un peu délabré : des jeunes ont démonté des planches. On se débrouille en inter-changeant les planches restantes. Les jeunes veulent être payés pour "fournir des planches", le chauffeur et le guide refusent.
Arrivée à l’église de Abrha Atsebaha, visite guidée, les peintures ont été réalisées sur de la toile de coton puis collées sur les murs, mais l’église a été en partie incendiée. C’est dommage.


On repart, On déjeune vers 15h en compagnie du guide très sympathique qui nous accompagne depuis la veille, on lui donne 2 sachets de vêtements et un de médicaments ainsi qu’un bon pourboire. Il est très content.

On arrive enfin à MEQELE vers 17h après avoir franchi plusieurs montagnes avec des panoramas vertigineux. On est hébergé à l’Axum Hotel, totalement impersonnel, le chauffeur nous laisse là après avoir fait le compte rendu de la journée à Naizgi, notre tour-operator. Il est convenu qu’on le voit demain matin à 8h30. Petit tour en ville, mais comme on est dimanche, tout est fermé sauf les écrans géants avec retransmission du championnat anglais de foot. Diner très moyen à l’hotel à côté d’un groupe d’allemands qui ne respire pas la joie de vivre. On prépare nos affaires : demain on part pour le Danakil.
Max68

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Lundi 24 octobre :
en tant que bons alsaciens, on nous a dit à 8h30 dans le hall de l’hôtel, on est à 8h30 dans le hall après un petit déjeuner sympa où s’allient nourritures locale et européenne.

Vers 9h ne voyant personne venir, on fait appeler Naizgi par la réceptionniste de l’hôtel, « il arrive » nous répond-elle. 9h30, arrive un homme jeune qui nous dit faire partie de ETT, la plus grosse agence de voyage du coin, Naizgi lui a téléphoné pour lui demander de nous prendre en charge. Naizgi ne peut pas venir suite à un accident de voiture avec des touristes, etc, etc, etc

Nous voilà partis au QG de ce Tour Operator. On y dépose nos gros sacs et on garde le petit, puis on part rejoindre le reste de la troupe qui a un peu d’avance sur nous. Paysage grandiose où on passe progressivement des cultures au désert. 1er arrêt dans un village où on boit un café, (le 1er vrai « buna » du voyage), 2ème arrêt dans un autre village où on retrouve les 6 autre 4x4 du convoi.


Nous étions 4 dans le Land Cruiser : nous 2, le chauffeur et l’organisateur en chef. Celui-ci est descendu et est remplacé par une néo-zélandaise très sympa qui s’installe à l’avant ainsi qu’un guide éthiopien qui nous rejoint à l’arrière. 1er constat : il n’y a pas de français dans le groupe, mais un important groupe de jeunes style faux baba-cools.
Nous voilà en pays Afar.


C’est désertique, ça ressemble à l’Islande en chaud. On longe des volcans en restant dans des terrains très sablonneux, les chauffeurs s’en donnent à cœur joie. On arrive dans une sorte de « village » fait de quelques cabanes. On nous installe dans l’une d’elles, nous sommes assis sur des planches le long des « murs » et on nous sert notre déjeuner : une assiette de riz avec quelques légumes et une tranche de pain, c’est tout. Il fait plus de 40°C. Après le repas, on repart pour le pied du Erta Ale. La piste se dirige droit sur le volcan et nous attaquons les champs de lave. Piste chaotique. On arrive vers 15h30 au « village étape » : ce sont quelque cabanes de pierres sèches avec toit de chaume. Les chauffeurs jettent quelques matelas de mousse parterre à l’ombre et on nous explique qu’on attendra que la nuit tombe avant de partir à l’assaut du volcan. Les groupes se forment par affinités, nous rejoignons un couple d’anglais (elle est originaire de Hong Kong), un jeune japonais qui visite l’Afrique pendant ses vacances (4 jours au Kenya, 4 jours en Ethiopie et 3 jours en Afrique du Sud) et Christine, la néozélandaise qui co-voiture avec nous. C’est sympa.


Vers 17h, on commence à s’équiper : pantalon, chaussures de marche, lampes, bâtons de marche, bouteilles d’eau qu’on nous distribue. Les hollandaises du groupe baba-cool restent en « petite tenue » : mini short, débardeur extra décolleté et bottines. La tenue adaptée pour escalader les parois d’un volcan de nuit et tous s’équipent de bracelets fluorescents. Puis c’est le diner : spaghettis sauce tomate super pimentée, salade de tomates et concombres, pain et oranges. Vers 18h, il fait déjà nuit noire, le top départ est donné. On commence par marché dans le sable, ça soulève beaucoup de poussière et le groupe marche vite. Puis on attaque une pente douce en marchant sur un chemin sillonnant à travers les pierres de laves. Certains nous envient nos bâtons. On voit au loin le rougeoiement de la lave.
1ère pause, on s’installe tous en cercle et on admire la voie lactée (perturbation lumineuse due aux bracelets fluos !!!) On manque de se faire écraser par les 2 dromadaires qui suivent le convoi et qui portent les matelas et l’eau. On repart, on est également accompagné de 4 militaires équipés de Kalachnikov (en 2012, 5 touristes ont été égorgés sur les pentes du volcan).
2ème pause, puis on arrive au bord de la caldeira. C’est un immense cratère et au milieu, il y a un petit cratère (lac) en hauteur dans lequel bouillonne la lave, ça bouillonne, mais ça ne déborde pas. Quelquefois ça gonfle, puis il y a des bulles et ça retombe. On descend dans la caldeira, on contourne la lave sèche du dernier débordement (janvier 2016), la lave est craquante et on ne peut pas marcher dessus, ça peut encore être chaud dessous. Puis on escalade un monticule et on a une vue plongeante sur la lave, on est à environ 100m de la lave. On reste là à admirer le spectacle et à prendre des photos.


C’est fascinant. Au bout d’une heure, on repart pour le bord de la caldeira pour dormir. Les matelas ont été installés dans des petites « alcôves » faites de pierres de laves sur 50 cm de haut, on dormira là à la belle étoile. Pour les guides et les militaires, des cabanes ont été construites. Il est 23h30.


Mardi 25 octobre :
Il est 4h10 quand on nous réveille, toilette plus que rapide, quelques petits biscuits avalés histoire de se donner des forces e c’est reparti. On part déjà à droite de la caldeira pour voir le lac de lave au lever du jour. On aperçoit à gauche un nouveau cratère, on essaie de s’en approcher, a priori, ce dernier a des éruptions plus spectaculaires que le cratère principal, mais pas ce matin. Après délibération, une partie du groupe (les pas sympas) redescend de suite et l’autre (les sympas) reste jusqu’au lever du soleil. C’est magnifique.


Mais il ne faut pas tarder pour éviter la chaleur. Descente au pas de course : 3h pour monter, 2 pour descendre. Pas le temps de prendre des photos ou de faire pipi. Les militaires sont là pour nous faire avancer. Retour au camp de base, on se change, on petit-déjeuner et on reprend la piste défoncée à travers la lave. On s’arrête au bord d’un lac salé (type Mer Morte) pour se baigner et profiter des « hot springs » tout à côté. On est quelques uns à ne pas profiter du bain par manque d’envie. Pour déjeuner, on s’arrêtera dans une gargote de village, même repas que la veille servi par le ETT, la gargote sert seulement de support et on y consomme des boissons et un bon « buna ». le groupe se sépare, certains repartent directement sur Mekele, les autres (dont nous) restent. Après quelques kilomètres, on se retrouve dans une guest-house.


Sont restés Christine, le couple d’anglais, le jeune japonais, 3 jeunes anglais et la petite amie de l’un d’eux qui est tchèque. C’est super, juste les gens avec qui on a des affinités. La conversation s’engage à l’ombre, assis dans une cour, autour d’un buna. C’est sommaire, on dormira dans des chambres par terre, il y a 1 douche (pocket shower) et 2 WC. On passera un agréable après midi qui s’achèvera par un bon repas local (injira + légumes + viandes et pastèques) arrosé d’une bonne bière fraîche. Encore un dernier « buna » et au lit.


Mercredi 26 octobre :
Déjeuner à 8h30, départ à 10h30. On a le temps de regarder dans la cuisine la préparation du repas de midi. On récupère 2 voitures, l’une avec des chinois, l’autre avec des japonais et un couple d’argentins. Paysage très aride, on descend dans la dépression du Danakil. A midi on s’arrête à une sorte de frontière pour manger dans une gargote locale où s’arrête tous les touristes.


On doit attendre l’autorisation des militaires Afar pour partir. Repas : pommes de terre, courgettes, oignons et pain avec un bon buna. Dès que les militaires sont prêts, on part. On descendra à l’altitude -100m. Après 2h on arrive au bord du lac de sel sur le salar. On s’arrête dans le « village étape » fait de cabane en grosses branches recouvertes de paille. C’est plat à perte de vue et pas de toilette (c’est un peu dommage, car on se retrouve entouré de papier WC, de bouteilles plastiques et autres détritus qui entourent le « village ». En fin d’après midi, on part en direction de l’eau pour le coucher de soleil. On croise une caravane de dromadaires chargées de plaques de sel : impressionnant ! On s’arrête au bord de l’eau, c’est agréable de mettre les pieds dans l’eau salée. Au coucher du soleil, on nous propose un verre de vin blanc éthiopien (sa couleur est ambrée), pas mauvais. On apprécie le geste.


Après le coucher du soleil, on repart vers le village installé sur le toit des 4x4, l’air est encore très chaud. On s’installe pour la nuit dans des supers lits en corde tressée. On est tous alignés les uns à côté des autres. Dîner : soupe aux choux, pâtes sauce tomates avec concombres et tomates, pain. Après, on discute, on s’installe à la belle étoile, les lits sont comme des hamacs. Il fait encore chaud et le vent s’est levé Au loin on entend de la musique et à côté de nous, le chinois ronfle. En pleine nuit JF est réveillé par un âne qui vient se frotter contre son lit. A plusieurs reprises on entendra des renards glapir tout autour du camp.


Jeudi 27 octobre :
Aujourd’hui programme chargé : 5h30 réveil, 6h petit déjeuner (pastèque, pain perdu, œufs brouillés et thé) puis on part vers le lac. A peine 10min après notre départ, on croise l’immense caravane qui se dirige vers le lac. Des dromadaires en file indienne sur au moins 1 km. La caravane met 4 jours pour faire l’aller retour entre lamine de sel et le dépôt.


Après de nombreuses photos, départ pour le Dallol, zone volcanique d’eau chaude. Après une petite montée, on se retrouve dans le champ volcanique avec ses concrétions de sel multicolores (plus ou moins toxiques). Les militaires ne nous quittent pas, la frontière avec l’Erythrée est à moins de 5km et on voit un poste frontière.


Après 1h de déambulation et de nombreuses photos, on repart pour la mine de sel. L’eau du lac se déplace avec le vent et on est obligé de faire un grand détour car les chauffeurs évitent de rouler dans l’eau salée profonde. En fait de mine, c’est plutôt une exploitation de la croûte de sel. Les travailleurs de force cassent le sel à la pioche, puis à l’aide d’une sorte de hache retaillent les morceaux pour les « calibrer » et ensuite les installent sur la dos des dromadaires. Il fait 40°C et le sel corrode tout. C’est un travail très difficile. Cela nous gêne un peu d’assister à ce travail car après, on regagnera nos voitures climatisées et eux resteront là.
On repart en direction de la frontière du pays Afar, dans la même gargote qu’à l’aller.


Encore 2h de route après le repas, on retrouve les paysages du Tigray avec toutes les plantations et l’hôtel à Mekele. Le groupe se donne rendez-vous à 18h30 pour un dernier diner (4 jours de promiscuité ça crée des liens). Au « Axum Hôtel », on hérite d’une chambre au 6ème étage, minuscule, où des travaux de réfection ont été faits, mais ils ont oublié de faire le ménage après et sans eau chaude. A peine douché, on est contacté par la réception, Naizgi nous attend. On fonce, non, c’est son frère. On a une explication fumante sur l’absence de Naizgi au rendez-vous précédent. Le frère est venu réclamé le dernier acompte, on hésite à le donner de suite, mais on se laisse convaincre. Il promet, demain ce sera super avec un super lodge puis camping dans une famille. Devant nos réclamations, on nous propose aussi de changer de chambre, ce qu’on accepte. Il est déjà 18h, on n’a pas envie d’aller à notre dîner à pied, on ira en tuk-tuk local. Super expérience. On retrouve le groupe pour dîner, ce soir pizza et bière pour changer un peu. Soirée très agréable, on a l’impression d’être dans une soirée étudiante. On se sépare sans avoir oublié d’échanger nos adresses mails. Retour à l’hôtel en tuk-tuk et dodo.
Max68

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Vendredi 28 octobre :

à 8h30 comme prévu nous sommes dans le hall et le frère de Naizgi aussi. Il nous présente notre nouveau chauffeur (un petit jeune avec un T-shirt déchiré accompagné de son « frère ») et notre nouveau véhicule, le même que le 1er en plus délabré.
A l’intérieur du véhicule se mélange des odeurs de chèvre ou mouton et d’urine (glurps !!!).
1 er arrêt pour faire le plein, 2ème arrêt pour acheter de quoi manger pour le chauffeur et son frère. Très belle roule bitumée, paysages magnifiques.


On s’arrête dans un village acheter du miel (c’est pas tout à fait comme ça que nous avions compris pour l’achat du miel), mais enfin, on repart avec 1kg du précieux produit. On arrive à My Lomin Garden Botanic Lodge vers midi, nous sommes les seuls clients. Grande chambre toute neuve dans un pavillon tout béton (c’est le summum pour eux), mais pas d’eau (on "devrait" en avoir dans l’après midi quand on aura fini d’arroser les plantes). Effectivement, nous sommes au milieu d’un magnifique jardin.


Nous sommes seuls dans la salle de restaurant, beaucoup de plats à la carte, mais très peu de disponible et le serveur parle très peu anglais. Ce sera injira chiro pour Valérie, injira bozena pour JF. Après le repas, un petit repos. On doit réveiller le chauffeur et son frère qui sont en train de dormir dans l’herbe à côté de leur véhicule et s’est parti pour la visite de 2 églises. La 1ère est accrochée au milieu de la falaise, on grimpe, on grimpe,


ce que Valérie ne verra pas Clin d'oeil

on passe une porte et on attend le prêtre. Quand celui-ci arrive, on paie les entrées et on apprend que l’église est interdite aux femmes !!!. JF ira seul pendant que Valérie sera surveillée de près par 2 gamins d’une dizaine d’années. 2ème église, idem, mais cette fois, Valérie ne franchit pas la porte et refuse de payer l’entrée, elle sera de nouveau surveillée de près par un gamin (c’est assez désagréable).


Retour au lodge et toujours pas d’eau. L’eau pour 4 chambres doit arriver par le tuyau d’arrosage (bonjour la pression). Au bout d’un moment, un mince filet d’eau froide coule par la pomme de douche, il ont prévu une grande poubelle à mettre dessous avec un broc pour se laver. Ce soir au diner : injira poulet pour Valérie et injira chèvre pour JF, heureusement que la bière est bonne. Retour dans notre pavillon suivis de près par un garde armé qui dormira dehors à côté de notre porte. Cette nuit ce sera « combat contre les moustiques ».

Samedi 29 octobre :
Lever 6h15, petit déjeuner bof, personnel peu avenant et parlant très mal anglais. On part pour Bilbila. La 1ère partie de route est correcte, on est même obligé de dire à notre chauffeur d’aller un peu plus vite sur la « gravel road ». Arrêt déjeuner (injira chiro pour changer) très correct. Il nous reste 95 km et il est 13h30 quand on repart. On pourra visiter le monastère.


Malheureusement, dès que nous sortons de la ville, fini la gravel road, on est sur un énorme chantier, on va mettre 6h pour ces 95 km et de nombreuses réprimandes au chauffeur qui maintenant conduit n’importe comment, en particulier au bord des précipices. Il roule très vite dans les villages (70km/h) et fonce sur les gens en klaxonnant (il conduit des blancs). Cela nous empêche un peu d’admirer des paysages magnifiques, le Grand Canyon entièrement cultivé !!!! Enfin nous arrivons au village, on nous avait annoncé un hébergement en camping dans une famille. On se retrouvera sur le parking d’un hôtel local entre les bus et les camions de chantier. Petite engueulade au téléphone avec Naizgi 1- pour nous avoir envoyé sur cette route (il ne pouvait pas ignorer les travaux) et 2- les tentes qui nous sont proposées n’ont pas de double toit, les chauffeurs ne savent pas les monter et nous n’avons ni couverture, ni sac de couchage, juste des mini-matelas (contrairement à ce qui était prévu dans le programme). Un petit injira à la chèvre dans le resto local et au lit.

Dimanche 30 octobre :
Lever 5h45 : la literie n’était pas très confortable et JF s’est fait dévoré par « on ne sait quoi », il est couvert de boutons pustuleux. Il nous reste 30km jusqu’à Lalibela. Le chauffeur décide de laver entièrement le véhicule, y compris le moteur. On poireautera 1h. Aujourd’hui que la route est correcte, le chauffeur se traine. On mettra 1h30 pour les 30 km.
Enfin on arrive et on est pris en charge par un homme de Naizgi, celui-ci a l’air compétent. Il nous conduit à la terrasse d’un restaurant « les 7 olives » pour le petit déjeuner. Ce sera pancakes au miel pour JF et pain perdu au miel pour Valérie. Ça nous redonne le moral. Puis on rencontre notre guide francophone (un vrai cette fois-ci), il a l’allure d’un étudiant avec ses petits mocassins en daim. Il parle un français très correct alors qu’il n’étudie notre langue que depuis un an et demi. On commence par la partie nord des églises. On est dimanche et un grand office se termine, la place principale est envahie de croyants qui viennent écouter les sermons.


Tous sont habillés en blanc. Les églises creusées dans le rocher sont impressionnantes. On peut aller sur le toit de certaines, il ne faut pas avoir le vertige. Les intérieurs sont assez sombres mais décorés de tableaux aux couleurs vives. Les murs sont parfois sculptés.


A midi, repas dans le meilleur restaurant de la ville, celui-ci ressemble à un immeuble de Gaudi, c’est impressionnant. Repas tout à fait correct.


On repart pour la 2ème partie du circuit et on visite la partie sud des Lalibela jusque vers 15h. On reprend la voiture et à ce moment le correspondant local de Naizgi nous demande de laisser nos bagages et de ne prendre qu’un petit sac car le lodge où nous allons se trouve à 1h30 de marche en montagne. Voilà, une fois de plus, Naizgi n’a pas organisé correctement le voyage. On est pris de court, alors on insiste pour garder nos sacs. (Sur le programme, il était noté : « des mules porteront vos bagages »). Seulement il n’y a qu’une mule et nos bagages sont soit disant trop lourds (l'un 13kg et l'autre 17). Un porteur se chargera donc de porter le sac de JF. Après ½ h de route pour sortir de Lalibela, on arrive en forêt. Là commence l’escalade en suivant le cours d’un torrent à sec. Puis on arrive sur un 1er plateau cultivé (haricots et seigle). Ensuite c’est la falaise proprement dite. On débouche enfin sur une mésa où se trouvent plusieurs constructions. Il commence à faire froid, la nuit tombe et nous sommes à 3000m d’altitude. Le guide, Thomas, nous conduit à notre chambre : une vaste grange avec une grande porte en bois. Un énorme lit trône au milieu de la pièce, une barre de LED nous permet d’y voir clair. Pas d’électricité, pas d’eau. Les toilettes sont dans une maisonnette à côté.


On s’habille chaudement et on retourne au bâtiment principal pour diner. Il y a environ 10 min de marche entre les 2 maisons, dans le noir au bord de la falaise : il ne faut pas se perdre !!!
Le repas est servi dans une grande salle au milieu de laquelle trône un ½ fût métallique dans lequel brûle du bois. Pas de cheminée, on est souvent enfumé. On mangera sur nos genoux. Nous sommes 10 : 3 français, 2 américains (1homme jeune et 1 femme plus âgée), 1 couple d’américains âgés et une irlandaise travaillant à l’UNICEF. Après le repas, bon nombre des gens de la communauté vivant sur place arrivent pour se réchauffer. Un bidon en plastique comme tam-tam et c’est parti pour des chants et danses en particulier la « chicken dance » comme ils disent. C’est très agréable et on nous demande même de faire à tour de rôle une démonstration. Ce n’est pas évident. Il fait vraiment froid et on arrive à notre chambre un peu frigorifié. On a la bonne surprise de découvrir que des bouteilles d’eau chaude ont été glissées dans notre lit. Cette nuit ce sera écharpe, bonnet, chaussettes, jogging et 4 couvertures.


Lundi 31 octobre :
On se lève avec le soleil, c’est à dire entre 6h et 6h30, tout est blanc, il a gelé. On a du mal à sortir du lit, surtout pour aller aux toilettes. Dès que le soleil se montre, la température devient agréable.


Petit déjeuner en terrasse avec vue sur le canyon. Puis on part pour une grande ballade avec Thomas ; On montera à 3600m sue une autre mésa. En chemin on croise un brancard avec un malade et de nombreuses personnes qui descendent à la ville, elles sont souvent accompagnées d’ânes. Le plateau sur lequel on arrive est tout cultivé et on découvre 2 villages. Une petite fille qui revient d’aller chercher de l’eau nous invite chez elle. Sa mère nous reçoit dans sa hutte ronde au toit de chaume, elle est en train de préparer des galettes. A l’intérieur, on a du mal à s’habituer à la fumée âcre. Une seule pièce avec une mezzanine pour le couchage et en bas un espace pour les animaux. Valérie est juste à côté d’un très jeune veau. Tout de suite on nous propose à boire et à manger. On goute une première galette, puis un seconde différente et avec du piment ainsi que de la bière locale (on trempera juste les lèvres dans le verre) et enfin un buna maison.


Rassasié et après avoir pris de nombreuses photos, nous repartons pour le lodge. On arrivera vers 14h, on déjeunera d’une seule assiette de pâtes pour 2. Puis ce sera la douche tant attendue depuis 2 jours. Dans la maisonnette réservée à la douche, on trouvera des tongs, un fauteuil, une grande poubelle pleine d’eau chaude et un broc. Que c’est agréable !!! Hormis le vent qui passe à travers le mur de pierres non jointives. Puis repos et rangement de nos valise car demain c’est le grand départ. En fin d’après midi nous pourrons admirer et prendre en photos des Geladas, singes endémiques d’Ethiopie.


Ce soir de nouveau le repas en commun, mais nous ne sommes plus que 3 avec l’irlandaise. Soirée très agréable rythmée par des chants en amharique. Un dernier dodo dans ce lit immense. Ce soir il fait moins froid qu’hier ou peut être sommes-nous en train de nous habituer.


Mardi 1er novembre :
Ce matin debout à 5h30. Nous devons partir de bonne heure car nous avons 3h de marche pour rejoindre la voiture. Nous commençons par le même chemin que nous avions pris pour arriver au lodge, puis nous obliquons sur la gauche. Les paysages sont magnifiques, on se croirait dans les Alpes avec des aloès en plus et des plantations de seigle.


On arrive à la dernière église troglodyte. La visite est rapide. Encore ¼ d’heure pour aller jusqu’à la voiture. Là on découvre un superbe 4x4 climatisé (en somme le véhicule qu’il nous aurait fallu pour notre pérégrination). On se change, on ferme définitivement les valises et c’est le départ vers l’aéroport. On arrive vers 10h30 et notre vol est à midi. On attend. Soudain on nous demande de passer dans la salle d’embarquement puis tout de suite dans l’avion. On décolle, nous ne sommes qu’une dizaine dans l’avion et il est 11h30. La vue par le hublot est magnifique. Mais on a pas mal de turbulences et l’avion est tout petit. On atterrit pour ce qu’on croit être notre escale prévue, en réalité nous sommes déjà à Addis Abeba. Il est 12h15 alors que nous devions arrivés à 14h30. On récupère les bagages et on sort de l’aéroport. On essaie d’envoyer et de téléphoner à Naizgi pour savoir ce que l’on doit faire. Pas de réponse. Au bout d’1/4 d’heure, on voit apparaitre un éthiopien muni d’une pancarte avec nos prénoms.
C’est lui le correspondant local de Naizgi. Il nous demande de le suivre car une voiture avec chauffeur nous attend (chouette !!!). C’est une Toyota Yaris et le chauffeur mesure 1,80m, et bien tout tiendra dans la voiture. Arrêt dans un restaurant soit disant typique (bof). Après le buna, on part visiter la ville. 1er arrêt au musée national. On verra Lucie. C’est un musée fait de bric et de broc, les seules pancartes explicatives sont « don’t touch ». Puis le Mercato, plus grand marché d’Afrique. On pensait à un marché avec légumes, épices, animaux et bien non, on se croirait à Barbès. On ne s’attardera pas malgré l’incompréhension du guide. Nouvel arrêt dans des boutiques souvenirs. On finit par acheter 2, 3 babioles. On demande à visiter une église (elles sont très nombreuses), le guide nous arrêtera vers soit disant la plus belle, mais elle est fermée, on en fera le tour. Le guide est pressé de nous déposer à l’aéroport. C’est fait : il est 16h30, notre vol est à 23h. On déambulera dans l’aéroport qui n’est pas très grand, on dinera puis ce sera le grand départ.

Max68

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En conclusion, pour nous:

Les nuits: c’est rustique et vaut mieux avoir un bon sommeil. Pour moi ce fut un peu difficile car il y a au final eu que peu de nuits où j’ai bien pu récupérer et à accumuler les nuits de 4h on s’épuise

L'assiette : chouette ils ont des spécialités … euh pardon UNE spécialité … l’Injira (galette à base de tef) sur laquelle tu peux avoir du Shero (soupe / purée de pois cassés) ou Bozena (petit morceau de viande, bien souvent de la chèvre). Tu peux aussi avoir des petits « tas » de légumes sur la galette. Et puis … ben c’est tout. Eux mangent ça 2 ou 3x par jour.


Sinon ils peuvent te servir des pâtes ou du riz.
Attention les Ethiopiens mangent très épicé, donc même « no spicy » pour eux ça l’est déjà pas mal pour nous.
Pour maigrir c’est un assez bon programme.
Niveau boissons ils ont plusieurs sortes de bières, type pilz, en général très bonnes. Nous avons particulièrement apprécié la Walia.


On a aussi goûté du vin Ethiopien tout à fait bien.

Les Ethiopiens (du Tigray et Afar), c’est tout de même l’essentiel.
Nous avons trouvé à mi-chemin entre les Arabes et les Africains du Sud que nous connaissons (Namibiens, Botswanais, Zimbabwéens, etc, …) aussi bien physiquement que de tempérament.
Ils n’ont pas le côté bienveillant et bon-enfant de leurs cousins du sud. Ils sont plus belliqueux, voir violents (avec les animaux par exemple).
Ils sont beaux et les femmes très belles, ça n’est pas une légende ;
Ils sont fiers et distants. Lorsqu’on en parlait, avec d’autres voyageurs, on disait qu’ils étaient très peu « smiley ».
Une fois qu’on passe plus de temps avec eux (on l’a vu à l’Hudad Lodge) ça passe mieux, mais c’est tout de même pas très agréable lorsque dans les commerces ou dans les rapports de tous les jours ils ne sourient pas et te jettent un regard arrogant.
Par exemple s’il y a des animaux sur la route, le berger se mettra de côté et ne guidera pas ses animaux pour leurs faire quitter la route mais il te regardera avec un air de dire « à toi de te démerder pour passer à travers mon troupeau » !.
Les premiers mots qu’on doit leur apprendre ça doit être « give me », « pen » et « money », tellement tous réclament à ton passage.
Et bien souvent ça n’est pas une demande faite avec le sourire mais plutôt une « exigence ».
Le tips (pourboire) y est généralisé, même entre eux ils ne se font pas de cadeau, tout service (voir réponse à une simple question) entraîne la réclamation d’une contrepartie sonnante et trébuchante.
Le simple fait de marcher à côté de toi lorsque tu te rends à un monument ou site touristique entraîne une demande de tips.
Le plus flagrant a été aux églises rupestres : tu as ton guide que tu payes, mais pour les églises il faut prendre un guide local en plus, puis il faut rémunérer le prêtre qui t’accompagne, puis le gars qui accompagne le prêtre, puis les 4 ou 5 gars qui t’accompagnent également pendant la montée (sans que tu es rien demandé), bref tu « arroses » facilement une bonne dizaine de personnes pour une visite de 2h. Honnêtement on le fait de bon cœur, ils en ont besoin … faut juste pas que ça devienne un racket et que ce soit demandé gentiment.
Car si tu ne donnes pas assez, ils ne manqueront pas de te le faire remarquer.
Dans le même genre, si dans une occasion particulière (par exemple au restaurant) il y a un enfant qui vient essayer de parler avec toi et qu’ensuite il te réclame un stylo, tu lui donnes … mais en fait... en plus d’avoir tout le village qui débarque … il te réclameras un peigne, puis un coca, puis, puis … c’est sans fin.
Nous n’avions pas du tout l’habitude de cela en Afrique Australe.


La vue: les paysages sont époustouflants, immenses et pourtant modelé par l'homme, presque tout est planté (sauf le Danakil bien sûr). Les églises du Tigray sont un gros coup de coeur, magnifiques, le Danakil hors norme.


La culture et la religion: omniprésente. Croiser le Roi Salomon et une multitude de saints qui sont aussi ceux de nos pays est pour très intéressant


L'intendance: on en a déjà largement parlé, on ne peut que conseiller aux personnes qui voyage comme nous de bien choisir son agence ou guide ou chauffeur Clin d'oeil

Naturellement ces avis ne sont qu’une transcription de notre ressenti et n’engage que nous. Apparemment le sud de l’Ethiopie et la vallée de l’Omo est très différent et ressemble plus à l’Afrique tel que nous l’imaginions … sous réserve de s’éloigner un peu des gros points touristiques.
Muriel18

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Hello JF

Bon, et bien, ton récit ne me donne pas vraiment l'envie d'aller en Ethiopie (déjà que je suis pas fan de l'injira Fou)....malgré les magnifiques paysages.
Je sais que d'autres ont un avis différent (un meilleur guide peut-être?) mais je crois (du moins pour l'instant) que le monde est assez vaste pour que je prévoie mes prochains voyages ailleurs....
Muriel
Attila

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Tu vas réussir l exploit de publier tous tes carnets en retard avant la nouvelle année ! Rire

Comme Muriel, je ne suis pas sûre à la lecture de ton récit d avoir envie d'aller en Éthiopie (visites toujours accompagnées, pas de possibilité d être transparent par rapport à la population, mendicité, conditions d hébergement, régime obligatoire...) mêmes si les photos peuvent faire rêver. Dubitatif

Et puis en tant que femme, il y a l air d avoir pas mal de visites interdites.Fou
Max68

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Hello Attila Sourire,

Mon carnet n'a pas pour but de rebuter, ce serait dommage car le pays est magnifique et allie idéalement les paysages, la culture et la possibilité de marcher.Sourire Cool

Je voulais juste souligner que le pays commence seulement à s'ouvrir aux voyageurs tel que nous (indépendant mais pas routard) et que compte tenu de ces éléments faire attention au réceptif.Clin d'oeil

Pour les visites interdites aux femmes, ça n'a concerné que 2 églises Angélique
Chris06

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Salut Max,

Je ne peux m’empercher de réagir à la lecture très agréable comme toujours, de ton carnet "éthiopien ", ayant bien connu ce pays et ses habitants.... et je ne suis pas du tout surpris de ton analyse Clin d'oeil
Juste dommage que je n ai été au courant de ton projet, car j'aurai pu mieux t'orienter sur les agences et cela aurait surement changé une certaine perception du pays !
J' y ai voyagé deux fois 24 jours avec agence et 4x4 chauffeur et 2 fois en solo, souvent en septembre /octobre une fois en Février.
En fait tout dépend énormément du chauffeur guide et de l agence : ils sont là pour te préserver de tous ces mauvais coups et dans le sud c est encore plus important dans la vallée de l'Omo au contact des tribus. J'ai eu de la chance car en 2006 pour mon premier voyage nous avions eu une agence super pro et un chauffeur de qualité et de cœur
En 2007 j'y suis retourné avec des potes pompiers qui voulaient absolument découvrir le nord et l est et une fois de plus nous n'avions pas été déçus de la même agence.
Les deux voyages en solo par les moyens locaux ont été beaucoup plus durs mais j 'y allais surtout pour des raisons personnelles et j'y ai joint l 'utile à l'agréable en découvrant aussi d'autres parties du pays de cette façon.
Je n'y suis plus retourné depuis 2009 mais je garderai de ce pays un souvenir incroyable : j'y ai vécu les expériences les plus inédites de ma vie de voyageur du meilleur au pire !
Te connaissant au travers de tes carnets de voyages sur l Afrique l'Islande... etc... je ne suis pas surpris de ton expérience éthiopienne
Ceci dit nous avons raté le volcan ERTA ALE programmé lors du second voyage car un collègue n'a pas pu s'exposer à la fournaise qui y régnait lors de notre passage en octobre 2007 pour raisons médicales...

bien amicalement

CHRIS, l 'Alsacien émigré à Nice depuis longtemps Clin d'oeil
Chris06

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une photo qui résume le pays, du moins ce que j'en ai gardé : le sourire de ce petit berger dans les monts Agaumeder... aux sources du Nil Bleu

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C'est dommage que vous ayez eu des péripéties. J'ai visité l'Ethiopie il y a 2 ans et j'en garde un parfait souvenir. N’hésitez pas à y retourner afin de pouvoir avoir une meilleure opinion globale du pays. Les mauvaises aventures, malheureusement, arrivent et arriveront toujours, mais il ne faut pas se rebuter a retenter.
Max68

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Bonjour Christian "l'exilé" Clin d'oeil,

Oui, oui, le but des forums c'est la réaction des uns et des autres... du moment que ça reste dans le respect Sourire.

Juste dommage que je n ai été au courant de ton projet

j'avais lancé deux discussions sur VF, certes centrée sur le Danakil, l'une a eu 1 réponse, l'autre 3 intervenants... ceci dit ça n'est pas ma plus triste discussion, l'Iran a fait pire 2 intervenants express...
Je suis d'ailleurs bien déçu, à l'origine j'avais énormément participé sur la section Amérique du Nord où l'ambiance est vraiment top avec de nombreux participants, ensuite l'Afrique Australe où les passionnés aime échanger... en revanche le reste du monde Incertain (Vietnam, Birmanie, Indonésie, Ethiopie, Iran, Costa Rica, Bolivie,...)

En fait tout dépend énormément du chauffeur guide et de l agence : ils sont là pour te préserver de tous ces mauvais coups

tout à fait d'accord Clin d'oeil
J'avais quelques noms d'agences avec de bons retours, malheureusement toutes partaient d'Addis Abeba alors que notre circuit était exclusivement dans le nord, ce qui impliquait pour eux de gros frais pour faire venir le chauffeur et la voiture. Surpris

Les deux voyages en solo par les moyens locaux ont été beaucoup plus durs mais j 'y allais surtout pour des raisons personnelles et j'y ai joint l 'utile à l'agréable en découvrant aussi d'autres parties du pays de cette façon.
Je n'y suis plus retourné depuis 2009 mais je garderai de ce pays un souvenir incroyable : j'y ai vécu les expériences les plus inédites de ma vie de voyageur du meilleur au pire !

Je pense également qu'un voyage ne peut devenir "magique" qui si on est seul, sans guide.
En revanche lorsqu'on veut échanger ça devient compliqué à cause de la langue et nous ne sommes pas routards. Du coup nos voyages magiques l'ont été dans des endroits où on peut voyager en self drive (Afrique Australe, Bolivie,..)

Ceci dit nous avons raté le volcan ERTA ALE

raison de plus pour y retourner Sourire

Belle photo... j'espère que tu n'as pas dû payer Clin d'oeil
Parce que là où nous étions les enfants n'attendaient que ça pour te réclamer de l'argent Surpris
Max68

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Merci Paul,

N’hésitez pas à y retourner afin de pouvoir avoir une meilleure opinion globale du pays

j'ai de beaux espoirs dans des coins perdus de la vallée de l'Omo et plus généralement dans le sud ouest Clin d'oeil
Rjulie95

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Merci Max pour le partage, je relance une question, pourquoi ne peut on pas y aller en louant une voiture ?
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Bonjour Jean-François,

Merci pour ce retour riche de renseignements et de photos à faire rêver.
Ton carnet me conforte dans la vision que j'avais de ce pays : sublime mais avec une certaine dose de désagréments, d'où, comme tu le dis, l'importance du réceptif...
C'est vraiment sympa d'avoir pris le temps de décrire tes péripéties avec Naigzi Tours : les futurs voyageurs seront en tirer les leçons sur ce à quoi ils peuvent s'attendre.
Max68

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Salut Régis Sourire

voici ce que dit le Lonely Planet: "Aucune agence n’accepte actuellement de louer des 4x4 sans chauffeur pour des circuits en dehors d’Addis-Abeba. Le chauffeur peut vous être très utile car il sert à la fois de guide, d’interprète et de mécanicien..."

Je trouve ça dommage, sans prétention aucune, on pense conduire nettement mieux que tous les chauffeurs que nous avons eu !.Malin
Peut-être faut-il juste attendre quelques années pour que ça devienne possible.

En revanche même si ça avait été possible note tour ne s'y prêtait pas. En effet quoi qu'il arrive on n'a pas le droit d'aller seul dans le Danakil, donc payer une voiture sans l'utiliser pendant 4 jours reviendrait très cher. De plus lorsqu'on pourra louer ce sera certainement uniquement à partir d'Addis Abeba mais certainement pas des petites villes comme celle où nous avons atterri Clin d'oeil
Max68

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Merci Bluequark Sourire

Maintenant je vais m'atteler au blog qui lui, contiendra beaucoup plus de photos Clin d'oeil
Muriel18

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Et tu vas rajouter aussi la Zambie dans ton blog Angélique?
Max68

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Oui quand j'aurais fini le blog ethiopie j'attaquerais celui de la Zambie
Les photos sont prêtes, reste à finir l'écriture. Sourire
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