tendance à préfèrer Air France , il y a plus de service à bord...
Là, rien n'est moins sûr. Après avoir longtemps dénigré les "low cost", Air France (comme la plupart des compagnies historiques d'ailleurs) s'aligne de plus en plus sur leur modèle de prix et de service. La distinction entre les deux catégories de compagnies tend à s'estomper.
Même si le transport aérien a été exclu de l'accord de la COP21, il ne fait aucun doute à mes yeux qu'à moyen terme voyager en avion va devenir de plus en plus cher, et/ou de moins en moins confortable (en densifiant les cabines pour augmenter les rendements et limiter la hausse des prix), et de plus en plus compliqué (mesures de sûreté, contraintes tarifaires). Et ceci jusqu'à ce que des moteurs à zéro émission (en pratique, électriques avec stockage de l'énergie soit dans une batterie, soit sous forme de pile à combustible) soient installés sur des avions de ligne, ce qui n'est pas demain la veille, même si le projet e-fan d'Airbus est un premier pas dans ce sens.
Je traverse régulièrement l'Atlantique depuis les années 80 et pour moi le "pic d'accessibilité" du transport aérien a été atteint juste avant les attentats de 2001 : c'est alors que les billets étaient les moins chers et les moins contraignants, et les procédures au sol les plus légères. Depuis, l'agrément moyen du voyage en avion ne fait que se dégrader au fil des ans, et de fait je l'évite maintenant chaque fois que je peux. Ce qui a au moins le mérite de limiter les émissions de CO2 !
La question que je me pose est : jusqu'à quel point les gens sont-ils prêts à consentir des sacrifices (financiers, de confort, de commodité) pour continuer à se déplacer en avion ? Pour chaque passager la réponse dépend évidemment de ce qui motive son déplacement : affaires, "friends & family", loisirs... En tout cas actuellement le trafic aérien continue d'augmenter, donc on n'a clairement pas atteint la limite.