Bonjour,
Pouvez-vous me préciser dans quel contexte ou à quel sujet je mentionne cela ? Je dois bien vous avouer être souvent intervenu concernant les déplacements en Ethiopie (en transports en commun il s’entend) mais ce bout de phrase sortie de son contexte me laisse un peu perplexe.
Sinon, pour le nord, en transports en commun, vous n’avez pas de réels problèmes pour circuler hormis que vous devez être proactif, c'est-à-dire que vous devez vous renseigner à l’avance sur comment on quitte la ville/le village que vous avez atteint.
Certaines liaisons sont considérées comme « grandes distances » et nécessitent que l’on achète son billet la veille. Ces départs sont (très !) matinaux. Sur certains tronçons il n’y a qu’un (ou parfois deux, guère plus) bus sur la journée. Il convient dès lors d’anticiper.
Employer les transports collectifs signifie que vous dépendez des bus (et dérivés) et devez impérativement vous « pliez » aux contraintes : départs matinaux (pas tjrs le cas mais pratiquement la norme pour les liaisons grandes distances), billet à acheter à l’avance (si bus longues distances ou certains trajets), durée importante du trajet, trajets parfois fractionnés, confort spartiate, …
Les Hiace (minibus Toyota 12 places) que l’on voit aussi sont plus souples (départs plus fréquents, y compris en journée comme certains bus) mais si vous les utilisez tronçons par tronçons, il est également préférable de vous mettre en route tôt car il y a tjrs des impondérables et ils ne partent pas quand vous le souhaitez (mais quand ils le décident ou que cela a été programmé)
Lorsque vous souhaitez quitter les grands axes ou que vous faites des arrêts dans des coins peu fréquentés (bref, où il n’y a pas de « gares routières »), vous devrez envisager de rouler tout aussi bien en camion qu’en 4x4, pick-up ou avec tout ce qui roule sur 2, 3 ou 4 roues (et plus) …
Comme vous ne possédez pas votre propre véhicule (ce n’est absolument pas une nécessité), vous êtes « contraint » d’employer les transports collectifs et êtes donc dépendants de ceux-ci. Vous circulerez avec, la où ils circulent… et devrez trouver un plan bis pour certains coins (hors route historique (ou parfois sur le parcours mais dans des « bleds perdus »), pour des digressions et détours où ils sont inexistants ou présents à des doses homéopathiques et/ou pas tous les jours)
Partir dans l’instant ne peut se faire que si le véhicule s’apprêtait à partir. Sinon, vous devrez attendre… Et c’est là où l’anticipation va vous aider à « tout goupiller »
En réunissant mes quelques neurones et en me secouant frénétiquement la tête pour faire contact, pour moi, c’est comme cela que la restriction se doit d’être comprise.
Est-ce bien cela que vous attendiez de moi ?
J’y retourne pour un mois de la fin octobre à la fin novembre (mais pas dans le nord), toujours avec les transports publics et les plans bis pour certains chemin de traverse…
Bouquinez le Bradt, il est une véritable mine d’or pour l’indépendant.
Michel