Europe-Asie à moto sur douze mois
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MI
Bonjour à tous,

Nous partons avec ma copine fin juin 2011 pour un périple d'une année avec une BMW R65 de 1980 à travers l'europe et l'asie au départ depuis la suisse (puis allemagne, danemark, ..) , une idée de trajet par ici : http://goo.gl/maps/5UTE

Nous souhaitons partir sans trop organiser le trajet et écouter nos envies au fur et a mesure. Néanmoins il y a quelques points que je suis en train de vérifier et peut-être que vous pouvez m'aider :

- Pensez-vous qu'il est possible de prendre les visas directement aux frontières dans tout les pays? - Est-ce que certains pays interdisent la conduite en moto par des étrangers (sauf erreur la chine le fait ?) - Le passage Mongolie-Inde est marqué "en avion" pour l'instant car je n'ai pas encore trouvé de moyen de passer par la route.. des idées ? - Nous traverserons sans doute la Russie en Transsibérien (St-petersburg > Ulan Bator) car apparement routes trop mauvaise et risquée, pas de problème pour charger la moto à bord vous pensez? - Je ne suis pas pour les backchich et si faire un jour de tôle peut me faire éviter de payer ça ne me fait pas peur mais je sais que je ne pourrai pas y échapper dans de nombreux pays, pensez-vous qu'un budget de 500€ pour ça et sous-estimé ?

Merci d'avance pour votre aide, je vais continuer mes recherches de mon côté également et partager tout ça sur le forum..
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

Votre trajet vous fait passer de Turquie en Arménie ; c'est impossible.

Michel
MI Minisini ·
Merci pour ta réponse, comme mentionné le trajet n'est absolument pas fixé et justement ta réponse m'aide à l'ajuster :)
TA Tatra Globetrotter ·
Vous avez le carnet de passage en douane pour l'Iran ?

Michel
MI Minisini ·
Je suis en train de me faire faire un carnet de passage en douane pour l'Iran et éventuellement Pakistan (si on y passe)
TI Tinacoli Regular ·
Bonjour !

Pour ce qui est du budget "Bakchich", c'est vraiment n'importe quoi ! Tu pense à ceux qui passeront après ! Faut pas croire que tous les voyageurs sont des milliardaires, loin s'en faut. Alors s'il faut qu'ils commencent à larguer des bakchich à droite et à gauche, ben ils peuvent rester à la maison ! Dans les ex-républiques soviétiques, les flics essaient parfois de t'arnaquer quelques billets. Il faut simplement se montrer ferme et ne jamais céder. Surtout ne pas s'énerver, ne pas se montrer impatient mais discuter calmement. Ns avons payé un seul bakchich (5 US$) en Asie : à la frontière indienne. Arrivés vers 18 h, le fonctionnaire fermait sa porte à clé. Il a voulu "something", on lui a donné 5 US$ et il faisait la gueule. Il avait déjà rallumé son ordi et ça lui a fait faire 10 mn supplémentaires. Sinon on était obligés de passer la nuit au poste !

Nous avons toujours pris les visas dans le ou les pays d'avant et jamais aux frontières. Pour obtenir le visa pour le Turkmenistan tu devras joindre à ton dossier une copie du visa pour le pays suivant, dans ton cas l'Uzbekistan. Ns avions pris les visas Iran et Uzb. à Ankara et Turkm. (délai environ 2 sem.) à Téhéran.

Tu peux passer par la Chine pour rejoindre le Pakistan, tu as le droit de conduire ta moto. Le problème c'est toute la paperasse à prévoir : il faut s'y prendre env. 2 mois avant et passer par une agence. A cet effet, tu peux contacter le membre de VF "monalan84" qui est passée en Chine en 2010 avec un véhicule. Ns avons rencontré en 2007 deux australiens à moto qui y étaient passés en 7 jours(Pak., Chine, Kirgh.). Tous frais d'agence et frontière compris, ça leur avait coûté (en 2007) un peu plus de 100 US$ par jour et par moto.

Nous n'avons roulé (camion 4x4) en Russie que pous aller du Kazakhstan en Mongolie sur des routes tout à fait correctes.

Les Tinacoli
mieux vaut partir que subir http://www.tinacoli.com
MI Minisini ·
alors c'est tout à fait la réponse que j'avais souhaité avoir! En effet je suis contre les backchich mais beaucoup de monde ma dit que parfois tu ne passe tout simplement pas ou tu attends 3semaines.. Et quand j'ai vu que certains payaient 1000€ car ils n'avaient pas de carnet de passage en douane j'ai commencer a prendre peur!

Donc ta réponse me rassure!

Quand à la traversée de la chine, si je pouvais la réduire au maximum (quitte à charger la moto dans un camion).. en fait nous pension faire ce trajet http://goo.gl/maps/prmL mais pas facile de trouver informations.. Car 100$/jour ca va faire un peu cher, sachant que nous voulons juste "traverser"

Enfin à voir..
MA Max1987 ·
Bonjour je prépare moi aussi un voyage en moto.

Je pars début août en Mongolie. Normalement mon voyage devrait s'arrêter là, cependant je réfléchis aux possibilités de le poursuivre en Asie. Je me demandais s'il y avait un avion de Ulann Bator à l'Inde dans lequel mettre la moto?
L'Asie centrale à vélo:http://lebinome.wordpress.com/ Voyages en moto: http://vagabondagesautourdumonde.wordpress.com/
MI Minisini ·
Alors apparemment c'est TRÈS TRÈS compliqué de descendre avec un véhicule en Inde depuis la Mongolie (frontières fermées, difficulté administrative, ..) Nous allons sans doute prendre l'avion de Ulan Baator pour Kathmandu ou nous resterons quelques jours (le temps d'avoir obtenu un Visa Indien.

Je pense que c'est possible mais ça risque d’être très cher de charger une moto dans l'avion.. Je continue mes recherche, si tu as d'avantages d'informations n'hésite pas à me les communiquer.
MA Max1987 ·
Oui il faut le faire par les airs. C'est peut être possible en passant par la Corée sinon et en prenant des bateaux. je vais creuser de ce coté
L'Asie centrale à vélo:http://lebinome.wordpress.com/ Voyages en moto: http://vagabondagesautourdumonde.wordpress.com/
MI Minisini ·
Hello,

Est-ce que tu as pu trouver d'avantages d'informations ?

Moi je suis en recherche et c'est pas facile..
LU Lucq Globetrotter ·
plus de news???????????????????????
MI Minisini ·
Apparement il n'y a que China Airlines & Korean Airlines qui font le Trajet Ulan Baator -> Pekin -> Delhi . China Airlines étant le moins cher avec des billets dès 430euros.

Donc sans moto, facile, après, c'est plus compliqué car apparement une moto ne passe pas comme bagage car surdimentionné.. il faut soit la démonter soit l'envoyer en avion cargo.. Ca fait quelques jours que j'essaye d'atteindre l'aéroport d'Ulan Baator sans succès pour l'instant.

Une autre idée serait de prendre le train jusqu'à Hong Kong puis le bateau jusqu'en Inde.. le tout est de savoir si on peut obtenir un Visa transit en chine avec une moto (sans la rouler)

Enfin ma dernière idée c'est d'entrer en Inde par le Pakistan en passant par la Karakorum Highway soit en obtenant un permis chinois (apparement possible mais onéreux) ou en chargeant la moto dans un camion..

Je continue mes recherches, tout indice ou conseil sont les bienvenus!
LU Lucq Globetrotter ·
hello... ah les bonnes questions... j ai rencontré pas mal (pas trop quand même!c est pas la costa des sol) de gesn a poto ou en motor home au pakistan...certains venaient de la chine, via le KKH///d autre de l iran via quetta... pa traversee du pakistan ne pse pas de probls...et celle de la chine non plus, a condition d etre en ordre de papiers...bes besoin de passer un permis chinois(tu ne peux pas vu que tu n es pas resident)mais tu dois faire toutes les demarches pour pouvoir y aller avec ton propore vehicule par avance et te trouver au check post de la frontiere le jour dit et à l heure dite... voila pas plus dinfos....

si tu veux un petit apercu du pakistan...voici

Impressions pakistanaises...

Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.

D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:

Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !

Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !

Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...

Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...

Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.

Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.

Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.

Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.

Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus il n’y a rien à faire, tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.

Les trains sont bourrés comme en Inde (un peu moins quand même) et les bus et de certaines villes et particulièrement ceux de Peshawar font penser à l’Inde... mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit encore la route ?

La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...

Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.

Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...

L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...

Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !

L’histoire d’un voyageur espagnol.

La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.

Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.

Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.

Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.

Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...

Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...

De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.

L’histoire de Mohammed Hassan...

Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.

Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...

Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.

Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?

Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
MI Minisini ·
Hum. merci pour ta réponse. Glauque ton histoire... devrais-je comprendre que je ne serai pas le bienvenu labas ? Je part avec ma copine, en couple la situation est sans doute différente?

Et concernant la procédure pour obtenir les autorisations en Chine eh bien j'en ai entendu parler mais je n'ai pas d'informations.. aurais-tu une adresse ou un indice qui me permettrais d'entreprendre les démarches?

Merci et belle journée
LU Lucq Globetrotter ·
non pas d adresse!
MI Minisini ·
Je viens de trouver ça.. http://www.bjjtgl.gov.cn/publish/portal1/tab184/

apparemment difficile d'y aller de son propre chef il faudrait le faire via une agence !?
LU Lucq Globetrotter ·
c est difficille a dire...pour le moment je vis en chine...mais ma moto est restée dans mon garage en belgique...

en tout cas je pense que c est possible pqr agence...seul ...c est un peub casse geule

adresse toi ptet a un club suisse de motards????????????on ne sait jamais.lol

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