Kayak au Groenland

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Avis aux amateurs de Terres préservées, de lieux inhabités, de voyages sportifs ainsi qu’aux amoureux de Nature Vierge. Récit de notre voyage en kayak au Groenland, en zigzaguant entre les icebergs, longeant des fjords sauvages, dormant sous tente et gravissant la calotte polaire.



Après avoir utilisé le forum en long et en large pour nos voyages à moto (Islande, Croatie, Bolivie, Chili, Paraguay, Argentine) et nos voyages « conventionnels », notamment la Namibie, c’est désormais à mon tour de partager l’une de nos aventures.

De retour d’un congé sabbatique de 6 mois à moto entièrement organisé par nos soins (www.nouslabas.com), nous avions envie de vacances « clés en main ».

Pour la toute première fois, le forum manquait d’informations et de précieux carnets sur notre destination : le Groenland. Pour résumer cette expédition : 12 jours de kayak (30 août au 10 septembre 2017), nuits sous tente, autonomie complète, groupe de 13 personnes dont la guide.

Je vais donc favoriser autant que possibles les aspects pratiques de cette aventure proposée par Grand Nord Grand Large, Terres d’aventure et organisée par Tasermiut. A ce propos, je recommande une réservation directement auprès de Tasermiut. Le prix est inférieur et il vous suffit d’organiser votre déplacement domicile-> Copenhague -> domicile ou domicile-> Reykjavik -> domicile selon la date du séjour. Vous trouverez une liste des choses emportées en fin de récit.

Mon compagnon (Adrien-32 ans) et moi (Estelle-29 ans) nous envolons de Genève le 28 août 2017 pour atteindre Copenhague après 2h de vol. Nous profitons de notre après-midi pour découvrir la capitale danoise.

Le lendemain, retour à l’aéroport pour un vol à destination de Narsarsuaq, Groenland ! Nous survolons l’Islande et après 5h de vol (et 4h en moins sur nos montres), nous atteignons le pays glacé. Le ciel est découvert, la vue sur l’interminable Inlandsis (calotte polaire) est splendide.

A destination, nous traversons à pied le tarmac du minuscule aéroport (la « ville » compte moins de 200 habitants) et récupérons nos valises. Le ciel est dégagé, il fait environ 10-15 degrés. Nous sommes accueillis par Andrea, le groupe se rencontre. Nous sommes douze : 2 Français, 1 Allemand, 1 Belge, 1 Anglais, 4 Espagnols et 3 Suisses. Le Fran-glais-gnol sera parlé durant tout le séjour. La moyenne d’âge est d’environ 35 ans, les aînés sont un couple d’espagnols de 54 ans et le cadet un Suisse de 27 ans. Nous sommes deux femmes. Le zodiac qui nous permettra de rejoindre Narsaq est prévu dans 3h. Selon le planning, nous aurions dû rejoindre sans attendre Narsaq. Qu’à cela ne tienne, nous abandonnons nos valises dans la remorque du véhicule de Tasermiut et partons en randonnée plus ou moins équipés pour atteindre un petit sommet surplombant le village. Cette première balade permet de faire connaissance.

Nous rejoignons ensuite le port, récupérons nos valises dans la remorque qui a été acheminée depuis l’aéroport et enfilons des vestes très épaisses. Nous formons une chaîne humaine pour transporter tous nos bagages jusqu’au zodiac puis nous embarquons ! Nous suivons l’Eriksfjord durant 1h pour rejoindre Narsaq. En chemin, nous admirons quelques icebergs qui dérivent lentement. Au port, nous sommes accueillis par Elo (Eloïsa), notre guide. Une Argentine de Patagonie qui, nous le remarquerons très rapidement, est en parfaite symbiose avec son environnement rigoureux. Nos valises sont chargées dans une nouvelle remorque puis nous rejoignons à pieds notre hébergement, une petite auberge en bordure de ville. De très nombreux icebergs flottent dans le fjord, la vue est magnifique. Avec plus de 1’500 habitants et 2 supermarchés, Narsaq possède bien le statut de ville. Nous profitons de la soirée pour faire connaissance, Elo répond à toutes nos questions plus ou moins saugrenues sur l’expédition à venir. En voici un échantillon dans le désordre :

- La durée de vie dans l’eau glaciale des fjords est de 10-15 minutes avec une combinaison étanche - Interdiction d’abandonner ou de brûler le papier toilette : on récupère tous les déchets non naturels. Que les plus sensibles se rassurent, cela a traumatisé quelques voyageurs… devoir récupérer son PQ, qui plus est dans un sac plastique transparent, ça éloigne très vite de sa zone de confort…. - Pas de liquide vaisselle ni de savon, la nature n’en veut pas - Pour la douche, la mer est à disposition (imaginez nos têtes !) - Chaque couple/duo dormira dans une tente mise à disposition - Les icebergs peuvent se fissurer, exploser ou se retourner à tout moment. Gardez vos distances et n'oubliez pas que 80% de l'iceberg se trouve SOUS le niveau de l'eau.

Nous passons une excellente soirée, tout le monde s’entraide pour la préparation du repas. Dernière nuit « dans du dur »….

Premier jour d’expédition (30 août 2017). Après le petit-déjeuner, Elo vérifie méticuleusement les bagages de chacun : -Combien de chaussettes ? - 12 paires, une par jour. - Non, tu n’en prends que 4. - Combien de T-shirts ? - 5 -Non, tu n’en prends que 2. - Dans ce sac ? - Mon rasoir… - Non, pas besoin

Pour le coup, on a l’impression de subir la version féminine de Mike Horn dans « Retour à l’état sauvage ». On ne fait pas les malins, on tente d’ajouter discrètement du matériel dans son dos. Peine perdue. Après 12 jours, nous avouerons tous qu’elle avait parfaitement raison. Le strict minimum suffit amplement (*voir liste des choses emportées en fin de carnet). Le but de ce contrôle est d’éviter de se surcharger mais également, et surtout, de vérifier la qualité du matériel emporté : température de confort du sac de couchage, qualité des habits chauds, possession d’équipement de pluie, etc….

Une personne mal équipée met sa vie en danger. Nous transportons ensuite 5 kayaks doubles et 3 kayaks simples jusqu’à la plage. Nous recevons des sacs étanches et commençons à charger les kayaks. Le compartiment avant est réservé à la nourriture. Chaque couple/duo reçoit également un énorme carton de vivres. A nous de nous débrouiller pour que tout passe. Après une partie de Tetris géant, nous parvenons à tout ranger. Les habits, les souliers de randonnée et la tente dans le compartiment étanche arrière, la nourriture dans le compartiment étanche avant. Les matelas et le matériel photo entre les jambes d’Adrien et le matériel pour la journée (gants de rechanges, pulls, gourde) entre mes jambes. Sur le pont arrière, la trousse de toilette, la pharmacie et les sacs à dos, sur le pont avant les sacs de couchages. Nous avons emporté nos propres sacs étanches (3 sacs de 25 litres et 3 de 20 litres), ce qui a été très pratique. Nous retournons ensuite au hangar où est stocké tout le matériel pour prendre possession de notre équipement. Chacun reçoit une combinaison étanche, une paire de bottes en caoutchouc, une jupe permettant de « fermer » le kayak, un gilet de sauvetage et une pagaie. Nous voilà enfin prêt ! L’après-midi est bien entamé et le ciel couvert lorsque nous recevons une formation accélérée du pagayage et des règles de sécurité avant de mettre les kayaks à l’eau. Les premiers coups de pagaies sont hésitants pour les débutants, les duos fraichement formés apprennent à se coordonner. (Nous avons participé à un cours privé de technique de pagayage avant notre départ, sur un lac suisse, ce qui n’est pas un luxe). Il nous faudra deux heures pour parcourir les 5 km nous séparant de la rive opposée du fjord. A destination, nous découvrons ce qui deviendra un rituel quotidien : nous portons les kayaks sur plusieurs mètres pour éviter de les voir emportés par la marée montante. Il faut être 6 pour porter un kayak double et 4 pour un simple. Nous unissons ensuite nos forces pour monter le tipi, qui sert de réfectoire et de tente pour Elo. Ensuite, chacun retire son équipement, vide son kayak, installe sa tente, se change et il est déjà l’heure du repas. Elo nous concoctera de délicieux menus tout au long du séjour. Jolie prouesse que de cuisiner par terre pour 13 personnes avec deux feux à gaz, une poêle et une casserole. Durant la nuit, la température descendra jusqu’à 6 degrés. Les icebergs à la dérive ne cesseront d’exploser, de se fissurer, de chuter et de se retourner. Le bruit est impressionnant. Le lendemain, le ciel est bleu, le paysage toujours aussi beau. Après le petit-déjeuner, une courte marche nous permet de découvrir des ruines d’habitations vikings.

Lorsque tout le matériel est rangé dans les kayaks, nous repartons en mer. Nous faisons une petite pause après une heure. Comme annoncé, Elo se « douche » dans la mer. Nue, elle fait quelques brasses avant de laisser sa peau sécher au soleil. D’abord interloqué, la moitié du groupe finira par l’imiter, avec quelques cris (l’eau est à 2-3 degrés) mais dans une ambiance bonne enfant. Nous voilà au sein d’un groupe de naturistes au Groenland !

Nous réembarquons et nous nous engageons dans la traversée du fjord d’Ikersuaq. La mer est calme, nous passons à proximité d’immenses icebergs en provenance du fjord de Sermilik (80% de l'iceberg est immergé - la taille de celui-ci est démente !). De nouveaux muscles font leur apparition, nous serrons les dents. Après 1h30, nous accostons sur une île pour la pause de midi. Il est déjà 16h…. Nous repartons ensuite pour atteindre notre camp. Il nous faudra 1h30 supplémentaires pour enfin accoster ! Journée très éprouvante, nous avons parcouru près de 25 km. Le ciel révélera quelques faibles aurores boréales blanchâtres. A part le craquement des icebergs, nous profitons d’un silence total. On adore !

Le 3ème jour, les courbatures font leur apparition dès notre installation dans le kayak. Aïe mes bras, aïe mon dos, aïe mes fesses. Tout le monde a souffert de la longue journée d’hier, nous espérons un itinéraire plus court pour aujourd’hui.

Après 15 km, nous atteignons un nouveau campement. Nous admirons deux aigles et profitons de la rivière toute proche pour une douche…. rapide, très rapide la douche ! Durant le repas du soir, nous mettons en place des tours de garde afin de surveiller le ciel. Nous espérons pouvoir admirer de belles aurores boréales. Grande dormeuse, je prends immédiatement le premier tour, de 23h30 à minuit. Après deux heures de sommeil, je me rhabille et sors péniblement dans le froid.

Drôle d’ambiance : le campement est parfaitement silencieux, seul un iceberg flotte dans la baie…. Le ciel est découvert, rempli d’innombrables étoiles. Malheureusement, aucune aurore boréale… je me balade durant 30 minutes, puis je vais réveiller mon compagnon, qui assure le tour de garde suivant. Il ne mettra que 5 petites minutes pour sortir de la tente, mais déjà le ciel commence à « bouger ». Je lui explique la situation : il y a quelques trainées blanches, mais rien d’exceptionnel. Il n’en fallait pas plus pour que Dame Nature nous prouve le contraire. C’est à grand cris que nous réveillons tout le campement : Aurora, aurora, Northern Light, wake up !!!

Nous sommes éblouis : le ciel danse sous nos yeux, les aurores ondulent avec grâce, moment inoubliable mais aussi intense que court : à peine 10 minutes ! Nous retournons nous coucher, des aurores pleins les yeux !

Le lendemain, nous pagayons durant 10 kilomètres. En début de matinée, la mer est d’huile, nous glissons sur l’eau en longeant le bord du fjord et apercevons un phoque. Mais bientôt le vent se lève, nous l’affrontons de face. Les vagues s’écrasent sur la proue du kayak, nous serrons les dents. Pas moyen de se reposer, au moindre arrêt le vent et les vagues nous font reculer.

Nous atteignons le bivouac en début d’après-midi et parvenons à monter le tipi et les tentes, malgré les fortes bourrasques de vents.

La suite de la journée est libre, chacun s’occupe ou se repose selon ses envies. Le cinquième jour, pas de kayak ! La journée est consacrée à une randonnée. 6h de marche et 700 mètres de dénivelés pour atteindre un sommet proche de l’Inlandsis. Les fortes rafales de vent de la nuit sont se calmées, nous profitons d’un soleil radieux. Aucun sentier, nous suivons tant bien que mal Elo. Nous débusquerons des perdrix avant de nous goinfrer de délicieuses myrtilles sauvages. A midi, nous atteignons le sommet et admirons la vue sur la calotte polaire, infinie. 3’000 kilomètres plus au Nord, c’est le Pôle Nord. La glace atteint en moyenne 2 kilomètres d’épaisseur. Tout est démesuré, nous nous sentons minuscules.

Nous pique-niquons à l’abri d’une barre rocheuse (le vent est assez fort sur les crêtes) avant d’entamer la descente.
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
ES Estelle805 Regular ·
Après une bonne nuit de sommeil, nous remettons les kayaks à l’eau. Nous parcourons 10 km avant la pause de midi puis 10 km supplémentaires durant l’après-midi pour atteindre le plus beau bivouac de l’aventure.

Nous sommes à proximité immédiate d’une langue de glacier de la calotte polaire, dans la baie de Qaleraliq. D’innombrables petits icebergs flottent et bloquent l’accès à la plage sur une distance d’une vingtaine de mètres. Nous prenons notre élan avant la zone difficile et pagayons comme des fous. A l’avant du kayak, je donne des instructions à mon compagnons (c’est lui qui dirige le kayak grâce aux pédales reliées à une dérive). Plus à gauche, maintenant à droite, moins à droite, tout droit, à fond, attention, un gros iceberg, à gauche, à GAUCHE, à GAUUUUUUCHE !!! Et bam ! C’est le choc, nous sommes arrêtés net. De part et d’autre de la zone glacée, tout le monde galère. Finalement, nous repoussons du bout de notre pagaie les gros icebergs, zigzaguons, reculons pour éviter certains blocs de glace échoués et parvenons finalement à atteindre la plage ! Sacré moment de rigolade ! Tout le monde crie des ordres à son partenaire, les kayaks et la glace s’entrechoquent, mais tout le monde rejoint finalement la plage. Nous plantons notre tente avec une vue inouïe sur une nature intacte et puissante. En permanence, le glacier craque, se fissure, des morceaux se fracassent en tombant dans la mer. Nous revivons les mêmes sensations que lors de notre découverte du fabuleux glacier Perito Moreno, en Patagonie Argentine. Au milieu de la nuit, une énorme explosion retentit, suivant d’un fracas terrifiant : un énorme bloc de glace s’est détaché du glacier. Quelques instants plus tard, une vague puissante s’écrase sur la rive, des milliers d’icebergs s’entrechoquent !

Le lendemain, la plage a radicalement changé de visage. De nombreux icebergs y sont échoués, déposés par le mini-tsunami de la nuit. Le froid est intense, la mer est gelée. Nous sommes tous impatients de nous attaquer à cet océan de glace pillée ! Après le petit-déjeuner sous le tipi, nous plions le campement et mettons les kayaks à l’eau. Pour la première fois, la mer « croustille ». Etrangement, la sensation d’isolement est renforcée par cette eau à l’état solide. Nous savourons l’instant, chacun crée sa propre trace, laissant un passage libre de glace dans son sillage. Le ciel est dégagé mais la température nous fait frissonner. Un vent glacial souffle en provenance de la calotte polaire. Nous nous approchons du glacier, les photos s’enchaînent. Après 2h et 5 km, nous atteignons le campement. Nous y resterons 2 nuits, ce qui réjouit le groupe. Demain, pas de portage de kayak (aujourd’hui sur près de 100 mètres, un calvaire). Pas besoin non plus de plier/déplier les tentes et le tipi. C’est les vacances !

Après un rapide repas à l’abri du tipi, nous partons en randonnée. Nous admirons 4 rennes, une rencontre rare et furtive.

Une longue montée nous permet d’atteindre un sommet, la vue sur le fjord et la calotte polaire est magnifique. Nous redescendons en prenant soin de récolter un maximum de myrtilles.



A 300 mètres de notre bivouac se trouve un campement saisonnier de Tasermiut. Des Igloos métalliques abritent des lits de camps et un réfectoire sommaire. Il permet aux voyageurs en zodiac de séjourner près du glacier. Comble du luxe, nous nous asseyons sur des bancs en bois pour admirer la vue. Un banc et de l’eau chaude, c’est ce qui nous manquera le plus durant ce séjour. Sortir de sa zone de confort permet de profiter des choses simples une fois de retour à la maison. En fin de journée, la pluie commence à tomber pour la première fois depuis notre arrivée en pays Inuit. La température descend à 3°C.

Le 8ème jour, il pleut toujours. Nous enfilons nos combinaisons étanches, des gants polaires, des manchons étanches sur nos pagaies (acheté en Suisse avant le départ, nous n’avons pas regretté), un bonnet, un chapeau étanche et nous mettons les kayaks à l’eau. La marée est montée, la distance de portage est réduite et les kayaks vides sont presque agréables à transporter (4 personnes suffisent pour un kayak double, contre 6 normalement). Un phoque observe la manœuvre.

Nous avançons sous une pluie fine, le froid nous saisit. Après 5 km, nous mettons pied à terre et pique-niquons sur de gros rochers, à cent mètres du glacier. Nous faisons ensuite la connaissance de Francesco, un guide italien spécialiste en glaciologie (le chanceux est arrivé en zodiac). Après une courte marche d’approche, nous enfilons des crampons et un casque. La pluie cesse alors que nous foulons le glacier. Nous avons fière allure : combinaisons étanches + crampons enfilés sur des bottes en caoutchouc !

Francesco ouvre la marche, évitant soigneusement d’énormes crevasses. Nous le suivons en file indienne. Après une heure de balade (un peu court à notre goût) et d’explications détaillées sur le fonctionnement de la calotte polaire, nous rejoignons les kayaks et longeons le glacier. Les variations de couleur de la glace sont spectaculaires, tout comme les silhouettes de glace déchiquetées. Nous arrivons à 20h au campement, un repas chaud et au lit ! Nous nous réveillons bercé par un soleil réparateur. Les étendages de fortune fleurissent autour de chaque tente, tout le monde tente de sécher un maximum de matériel. Un membre de Tasermiut a déposé hier des fûts en plastique remplis de nourriture. Nous rechargeons nos kayaks des précieuses provisions et déposons nos poubelles dans les fûts. Elles rejoindront Narsaq en zodiac. La marée est basse, un long portage sur la plage fait office d’échauffement. Tous les matins, une danse improvisée ou un jeu nous permettent de réactiver nos muscles endoloris avant de pagayer. Une bonne dose de rigolade est dispensée dans le même temps. Imaginez : 13 kayakistes, équipés de la tête aux pieds, dansant en ronde tout en braillant une chanson en anglais à la gloire d’un Big Fat Poney. L’ambiance est au rendez-vous. Nous entamons notre retour vers Narsaq. Il nous faudra encore 4 jours avant de rejoindre la civilisation. Nous suivons le fjord, laissant derrière nous la calotte polaire. Après 14 km, nous nous enfilons dans une minuscule crique, en file indienne. Pas de plage à l’horizon, juste un amas de gros rochers. Commence là un joyeux bordel. Un seul kayak peut débarquer à la fois. Il faut ensuite le hisser sur plusieurs mètres de hauteur (la marée va monter), sans glisser sur les blocs de pierre, sans se coincer un doigt ou un pied. Tout le monde s’agite, une chaine humaine se forme pour transporter le contenu des kayaks au sommet de la crique. Les sacs étanches passent de main en main et après de très longues minutes d’effort, tous le matériel est au sommet et tous les kayaks sont placés en hauteur. Cela ne suffira pas. Moins de 2 heures plus tard, petit moment de panique. L’eau est beaucoup montée, deux kayaks dérivent. Nous parvenons de justesse à les attraper puis à la hisser encore plus haut.
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
ES Estelle805 Regular ·
Le ciel nocturne récompensera nos efforts de façon spectaculaire. D’énormes aurores boréales, du vert au rouge, ondulent dans le ciel groenlandais. Malgré la pleine lune, le spectacle est magique. Le ciel tout entier se pare de couleurs, nous sommes éblouis. Malgré le froid, nous admirons les lignes dansantes durant plus de 30 minutes. De l’aveu même de notre guide, les couleurs sont rarement aussi intenses ! Le 10ème jour, nous traversons le fjord d’Ikersuaq, ce qui représente 5 km. Nous restons groupés, afin qu’Elo puisse intervenir rapidement en cas de chavirage. La combinaison étanche nous donne environ 10 à 15 minutes de survie dans l’eau gelée. Temps durant lequel il faut retourner le kayak, écoper l’eau qui s’y trouve puis agripper le kayak par l’avant, se glisser sur le ventre jusqu’au siège et s’asseoir à sa place. Le tout, bien évidemment, sans chavirer à nouveau. Mis à part quelques frayeurs (tentative pour rattraper un chapeau qui s’envole), personne ne tombera à l’eau. Nous remontons ensuite une rivière, le rythme est intense, aucune pause n’est permise sous peine de reculer immédiatement. Nous nous abritons dans une petite baie. La marée est en train de descendre, nous devons attendre la fin de celle-ci pour continuer à remonter la rivière, le courant est désormais bien trop fort.

Nous pique-niquons puis plusieurs groupes se forment. Je pars en balade dans les environs tandis que mon compagnon s’acharne à pêcher. Nous apercevons furtivement un grand groupe de rennes, le paysage est toujours aussi sublime.

De son côté, Adrien pêche enfin un poisson adapté à la taille du groupe. Lui qui n’a jamais tenu de canne à pêche avant son arrivé au Groenland refusait d’en repartir sans avoir pêché « tout seul comme en survie ». Il se livre à une bataille amicale et décalée avec Dan, un anglais plus expérimenté pour taquiner les ombles arctiques. La chance du débutant a profité à Adrien, qui a malheureusement attrapé de trop petits spécimens. S’en est suivi un combat de nombre de prises malheureuses. Les kanayoks (aucune idée de l’orthographe) pullulent, mais leur goût n’est pas top selon notre guide. Il s’agit là de l’équivalent marin des poissons lécheurs de vitres dans nos aquariums. Ils seront tous relâchés.

Après quelques heures de balade/pêche/détente, nous réembarquons pour remonter la rivière. Le courant est presque nul. Nous atteignons rapidement un lac, dont la taille varie fortement en fonction de la marée. Commence alors la traversée de l’île de Tuttutooq. Après le grand lac, ce sont deux minuscules lacs (ou grands étangs, c’est selon) qui se succèdent. De longs et pénibles portages s’enchaînent. Les pierres roulent sous nos bottes en caoutchouc, nous évitons les chutes et les glissades. Pour nous motiver, Elo nous met au défi de battre le temps de traversée de la zone : 38 minutes. Malgré tous nos efforts et une météo menaçante, il nous faudra 45 minutes pour atteindre le fond du fjord du côté opposé de l’île. Un dernier effort pour le traverser et nous atteignons une petite plage en bas d’une falaise. Nous vidons les kayaks et les attachons tous ensemble à la rive à l’aide d’une corde. Nous parvenons à monter les tentes juste avant le retour en force de la pluie. Par chance, nous avons un abri de luxe pour le repas du soir. Une maison appartenant à un pêcheur. Après son décès, sa famille a décidé de laisser la maison ouverte pour les kayakistes de passage. Pas d’électricité ni d’eau courante, mais de moelleux canapés ! Nous passons une excellente soirée avant de rejoindre nos tentes respectives. Le lendemain, la pluie s’est arrêtée. Sous l’effet de la marée, tous les kayaks flottent à plusieurs mètres de la rive. La corde a tenu bon, il nous faudra faire preuve de patience – 1 heure- pour que la marée redescende et que nous puissions atteindre nos kayaks. Avant de les charger, mission pompage. La pluie de la nuit a rempli tout le compartiment central. A l’aide de pompes manuelles, nous écopons plusieurs litres d’eau. Après avoir contourné l’île de Tuttutooq, nous bifurquons et suivons le fjord de Tunuaraq en direction de Narsaq. Le vent nous pousse, l’eau est limpide. Nous avons même la chance d’apercevoir quelques poissons.

Une pause de midi bien méritée et nous repartons. En milieu d’après-midi, nous devinons Narsaq, à l’horizon. Nous accostons à côté de la maison d’anciens guide de Tasermiut à la retraite. L’endroit est idyllique. Une petite montagne coupe la vue sur Narsaq et un défilé constant d’icebergs dérivant dans le fjord complète le tableau. Le soleil est de retour depuis ce matin, nous savourons la beauté et le calme des lieux.

Nous effectuons un court portage pour atteindre une baie protégée. A peine 100 mètres de pagayage supplémentaire et nous atteignons notre dernier campement. A nouveau une soirée à pleurer de rire. Nous jouons au jeu de rôle des loups-garous. Chaque équipe (villageois contre féroces loups-garous) essaie de démasquer son adversaire (chaque rôle est secret). De longs fou-rires et de nombreuses théories fumeuse pour tenter de sauver sa peau !

Etant des « sauvageons », nous avions une grande crainte avant notre départ quant à supporter la vie en groupe, avec 11 inconnus, durant 2 semaines. Au final, de superbes rencontres et beaucoup de rigolade. Il est important de noter que chaque personne présente ici est consciente de ce qui l’attend. Elle a choisi ce voyage, ces conditions. Donc tout le monde s’adapte, s’entraide et forme un groupe lié et solidaire. Chacun participe aux corvées (nettoyage de la vaisselle, marche jusqu’au point d’eau, aide pour le montage du tipi, portage des kayaks) ce qui renforce la cohésion du groupe.

Nous nous couchons pour notre dernière nuit sous tente avant de rejoindre Narsaq.

Le 10 septembre, l’impatience de rejoindre Narsaq se mêle à la mélancolie de fin de voyage. Nous profitons des derniers coups de pagaies, passons à proximité d’icebergs gigantesques et atteignons notre point de départ.

Après le tri/rangement/nettoyage de tout le matériel, nous rejoignons l’auberge de Tasermiut pour le repas de midi. Nous filons au supermarché pour trouver quelques souvenirs puis nous nous rendons au port. Le temps est très menaçant, une tempête approche. L’équipe logistique de l’agence décide de nous loger à Qassiarsuk, en face de l’aéroport de Narsarsuaq. Nous embarquons sur un zodiac en fin d’après-midi, il pleut et le vent est assez fort. Après une heure de navigation, nous atteignons un hostel bondé (auberge de jeunesse). Violent retour à la civilisation. Il fait horriblement chaud dans le réfectoire, le bruit des différents groupes est assourdissant. Nous mangeons en vitesse et partons nous réfugier dans notre chambre.

Le lendemain, Elo nous a volontairement donné rendez-vous tard pour le petit-déjeuner. La presque totalité des autres groupes est déjà parti. Nous profitons d’une ambiance plus tranquille pour un repas de luxe : œufs brouillés, lard grillé, toasts, pain, confiture ! Un régal ! Nous partons ensuite visiter des reconstitutions d’habitations inuit et viking. Visite très intéressante et enrichissante. En fin de matinée, retour au port pour un ultime transfert jusqu’à Narsarsuaq. La météo est déchainée, des trombes d’eau s’abattent sur nous, le vent souffle fort, le zodiac bondi de vagues en vagues. Une rapide traversée puis une marche jusqu’au village et nous déjeunons dans un autre hostel. L’après-midi est libre, une partie du groupe décide de gravir une montagne toute proche, d’autres font des emplettes au supermarché ou profitent d’un moment de repos.

Dernière soirée émouvante mais toujours remplie de rires. Demain, nous nous envolerons pour Kangerlussuaq puis Copenhague, où nous passerons la nuit. Un dernier vol à destination de Genève nous ramènera chez nous.

En résumé : On a adoré !! La météo a été très clémente, au final nous n’aurons subi qu’un jour et demi de pluie sur les 12 jours de parcours en kayak- une chance rare ! L’aventure est sportive (140 km au total), mais accessible à toute personne en bonne conditon physique. Avant notre départ, nous avions 3 rêves :

- pagayer à côté d’icebergs gigantesques - marcher sur la calotte polaire - admirer des aurores boréales

Ce voyage a comblé toutes nos attentes…. Après un séjour pareil au froid, nous avons décidé de choisir une destination « au chaud » pour nos prochaines vacances…… encore raté, un reportage sur la Sibérie en hiver et notre prochain périple est agendé : une longue semaine de mars à parcourir les étendues glacées du lac Baïkal !

A bientôt pour un prochain carnet…..

Estelle

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Liste des choses emportées par personne pour la durée de l’expédition en kayak – 12 jours : 2 pantalons de randonnée 1 pantalon étanche 2 pulls polaire 2 sous-pull thermique 2 sous-pantalons thermique 2 T-shirts 4 paires de chaussettes Sous-vêtements Bonnet Chapeau étanche Gants polaire Lunettes de soleil Écharpe Veste en plumes Veste coupe-vent Manchons étanches pour pagaie Chaussures de randonnée Sac à dos flexible (doit pouvoir rentrer facilement dans un sac étanche) Gamelle, tasse et couverts 1 gourde Trousse de toilette (produit de douche biodégradable) / médicaments Appareil photo / caméra GoPro (prévoir des batteries de réserve, le froid décharge rapidement les accus) Matelas (3.8 cm) et sacs de couchage (température de confort -1°C)

Tout le reste (kayak, combinaison étanche, jupe, bottes en caoutchouc, gilets de sauvetage, tentes, etc) est fourni par Tasermiut.
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
KO Kola Globetrotter ·
Au bout de quelques lignes j'ai fait une pause... Moufles, bonnet, grosses chaussettes, manchon étanche pour la souris, doudoune... j'ai un peu triché avec une tasse de thé bouillant... Puis bien calfeutrée, emmitouflée, j'ai poursuivi le récit. [:P]

Quelle belle aventure, exigeante, très physique, bien racontée et superbement illustrée...
ES Estelle805 Regular ·
Merci !

Ravie d'avoir réussi à vous faire voyager..... malgré le froid mordant ! [;)]
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
SH Sheepie Globetrotter ·
Bonjour, Merci beaucoup pour ce superbe carnet, qui me conforte dans l'idée d'aller au Groenland l'année prochaine - en mode beaucoup plus sédentaire... J'en suis à mes débuts pour l'organisation mais l'idée est d'y passer environ 15 jours - une semaine dans deux endroits différents pour bien apprécier la vie sur place. Pour l'instant, j'ai des difficultés à trouver des vols... On aimerait passer par l'Islande pour s'arrêter quelques jours aussi mais apparemment, il n'y a pas des vols tous les jours pour le Groënland. Grâce à toi, je viens de trouver une possibilité en partant un samedi vers Narsarsuaq, je vais creuser encore. J'envisageais le mois de juin mais l'éventualité de voir des aurores boréales fin août a tendance à me faire changer d'avis!
blog : https://www.blog-trotting.fr/voyage/1437-quatre-mamies-en-amerique-du-sud http://perou-patagonie.e-monsite.com/ Blogs : http://www.travelark.org/traveller/marie-claude.g
ES Estelle805 Regular ·
Je suggère de consulter le site d'Air Greenland, cela te permettra peut-être de trouver des vols !

Les aurores boréales valent effectivement le détour.

En juin, attention aux moustiques, très nombreux en début de saison. Fin août-début septembre, nous n'avons été dérangés qu'une seule fois. A noter que ce sont plus de petites mouches agaçantes (mais qui piquent) plutôt que des moustiques "standards".

Bon préparatifs, je reste volontiers à dispo si tu as des questions
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
SH Sheepie Globetrotter ·
Merci des conseils (Air Greenland et mouches/moustiques)Je suppose qu'ils s'agit des même midges (ou sand-flies) qu'en Nouvelle-Zélande. Ca pique dur!
blog : https://www.blog-trotting.fr/voyage/1437-quatre-mamies-en-amerique-du-sud http://perou-patagonie.e-monsite.com/ Blogs : http://www.travelark.org/traveller/marie-claude.g
LI Libed3 Veteran ·
Bonjour, J'ai eu grand plaisir à lire ce carnet. Merci
JA Jaunesoleil Veteran ·
Bonjour,

merci pour ce récit très vivant, haut en couleurs, d'un Voyage Nature à l'état brut.

En te lisant j'ai eu froid, mal aux épaules et je me suis émerveillé des paysages...

BRAVO.

Bons Voyages
Vis comme tu penses. Sinon tu finiras par penser comme tu vis. Paul Emile Victor. Carnet de Voyage : https://voyageforum.com/discussion/recit-notre-decouverte-v-t-chili-d6946997/ Site : NATURE et VOYAGES en FÊTE
LE Lecopyright ·
Bonjour Estelle, je n'avais pas vu le bouton "répondre", j'ai donc fais un autre message qui s'est inscrit au dessus du vôtre dans le forum. Merci pour le récit et les superbes photos
VI Virginie24jb Veteran ·
Bonsoir,

Merci beaucoup pour ce résumé. Quelle aventure fantastique ce doit être, autant pour les paysages, le calme et l'entraide dans le groupe. Ça me donne énormément envie mais je doute d'avoir le physique pour. Un peu d'entraînement serait nécessaire... ainsi que l'achat de matériel.

Je n'ose pas demander le prix de ce voyage (100% organisé il semble ?). Niveau repas, c'était quel genre ? Je me doute que ce n'est pas de la haute gastronomie mais à quel genre de repas avez-vous eu droit ?

Merci encore pour ce partage de cette très belle expérience qui donne vraiment envie !

Cordialement, Virginie
http://www.visiting-washington.com : Passionnée par Washington, DC je partage mes infos avec vous. http://www.virginie-bitterlin.com : Photographie et voyages (Washington DC, New York, Virginie, Chicago, Iowa, Ouest USA, Écosse, Stockholm...)
BI Bidul38 Regular ·
Merci pour ce beau CR et ces belles photos qui m'ont fait rêver. Je ne peux que rêver car pour des raisons de santé principalement je n'irai jamais là bas ou dans tous ces endroits froids et blancs. Mais que c'est beau
ES Estelle805 Regular ·
Bonjour Virgine,

Merci pour votre message.

Le prix, voilà le point qui fait mal. Nous avons payé 4008 euros par personne pour un voyage de 17 jours (voyage à 3930 euros + 60 euros de taxes + 18 euros d'inscription). Vol au départ de Genève (même prix qu'un départ de Paris), puis tout compris sauf 3 repas à Copenhague. Comme expliqué en début de carnet, il est préférable de réserver directement auprès de Tasermiut. Pour 2018, le prix affiché est de 2795 euros au départ de Copenhague, auquel il faut ajouter le vol domicile <-> Copenhague, soit nettement moins que l'offre de Grand Nord Grand Large. L'offre proposée par Tasermiut est ici, celle de Grand Nord Grand Large ici.

Concernant les repas, le sujet est bien plus réjouissant.[;)] Nous avons été impressionné par la diversité des repas offerts lors de l'expédition. Le matin : pain, thé, café, cacao, lait en poudre, céréales, biscottes, beurre, confiture, fruits frais, miel, pancakes... A midi : charcuterie, thon, salade verte, nouilles instantanées, viande séchée, avocat, fromage, pâté... Le soir : polenta, lentilles aux légumes, riz sauce indienne, purée de pomme de terre, saucisses, poissons pêché pendant la journée, spaghettis bolognese... En dessert : chocolat, fruits frais, barres de céréales, fruits secs... Et comme digestif : rhum on the rocks (alcool apporté par un voyageur, glace récupérée sur la plage)

Nous mangions chaud tous les soirs, des repas très consistants mais de loin pas insipides. Ce n'était bien évidemment pas de la haute gastronomie et nous ne sommes pas difficiles avec la nourriture. Cependant, le niveau était excellent pour les conditions de l'expédition : 1 seule casseroles et une seule poêle pour 13 personnes ! Une cuisine à même le sol, deux réchauds à gaz et un espace de stockage limité pour les provisions. Nous n'avons pas souvenir d'avoir mangé deux fois le même repas du soir en 13 jours.

Je reste volontiers à disposition pour toute autre question

Estelle
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
CA Caperam Veteran ·
Bonjour et merci pour ce beau carnet. Avec ton carnet j'y suis allé un peu. Un jour, peut être, moi aussi... Bons voyages !
Carnets : Namibie en camping car, l'Est de l'Afrique du Sud, du KTP au Kaokoland en 4x4, la Norvège en hiver 2x, l'Ecosse en hiver, la Namibie avec remorque, l'Islande en camping car en juin, le tout avec 4 enfants, dans le profil https://voyageforum.com/v.f?membre=Caperam;
ME Messi57 Regular ·
Bonjour Estelle,

Merci pour ce carnet qui me conforte comme d'autres personnes à aller au Groenland. Ça fait plusieurs années que j'ai cette idée en tête avec une escale à Reykjavik et un jour sans aucun doute ça se réalisera [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
ES Estelle805 Regular ·
Bonjour Jérémy,

C'est un plaisir de partager nos aventures !

Je ne peux que vous conseiller de réaliser vos rêves ! Je vous souhaite de beaux voyages !
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
VI Vin1000 ·
Bonjour Estelle,

Merci pour ce beau retour d’expérience. Mon amie et moi partons en Juillet pour faire la même chose que vous, mais en autonomie (sans guide) et pendant 20 jours.

L'une de choses que nous avons du mal a planifier est l’itinéraire. Pourriez-vous partager celui que vous avez emprunté?

Je vous remercie Cordialement, Vincent
ES Estelle805 Regular ·
Bonjour Vincent,

Voici un plan de notre itinéraire. Comme il n'est pas de très bonne qualité, j'ai refait plus clairement l'itinéraire sur Google Map. Le trajet débute en noir et finit en vert.

A dispo pour d'autres questions...

Estelle
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
VI Vin1000 ·
Bonjour Estelle,

Merci beaucoup pour le trajet, cela va nous être hyper utile.

Ducoup, j'ai une 2eme question: Ou puis-je trouver ta carte du Sud Groenland?

J'ai fouillé un peu partout mais je n'en ai pas trouvé d'aussi précise.

je te remercie

Vincent
ES Estelle805 Regular ·
Ce n'est malheureusement pas ma carte. Elle a été achetée à Narsaq (supermarché) par une participante à l'expédition, la guide a ensuite dessiné le tracé au stylo et j'ai fait une photo !
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
LA Lanena Regular ·
J'ai voyagé avec vous en lisant ce carnet, je m'y croyais presque, le froid en moins ;) Merci pour ce beau partage!
"La terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent."
VO Voyageur1606 Regular ·
Bonjour,

Quelqu'un aurait les noms de prestataires/agences locaux pour faire 2 semaines de kayak au Groenland? Je trouve les tarifs des agences étrangères prohibitifs pour 2 semaines de kayak. Est ce que les prix sont plus intéressants que de passer par une agence étrangère ? Avez vous des prestataires locaux bon marché à me conseiller pour 15-20 jours de kayak ?
"When I saw the Hoggar Mountains, my jaw dropped. If you think of Bryce, or Canyonlands National Park, you're close, but the Hoggar Mountains are more spectacular." David Ball, Empire of sands
ES Estelle805 Regular ·
Bonjour,

Comme cité plus haut, nous avons réservé via Grand Nord Grand Large, qui propose des tours organisés par Tasermiut. Les prix sont plus abordables sans intermédiaire, même si le Groenland reste une destination chère.

Bon voyage

Estelle
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -
SH Sheepie Globetrotter ·
Bonsoir, J'ai demandé un devis à Evaneos, qui travaille avec des agences locales.
blog : https://www.blog-trotting.fr/voyage/1437-quatre-mamies-en-amerique-du-sud http://perou-patagonie.e-monsite.com/ Blogs : http://www.travelark.org/traveller/marie-claude.g
AN Anemro ·
Super aventure !!!!!!
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour, Tu peux aussi te débrouiller seul en louant des kayaks sur place. C'est ce que nous avons fait il y a qq années avec nos enfants : https://sites.google.com/site/sibellelaterre/ j'indique le budget à la dernière page du récit.... Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
PA PapJ59 Globetrotter ·
Hello,

Superbe récit que je découvre un peu tard...

Et si tu veux le revivre mais au Svalbard ! regarde ici, c'est le trip de ma fille et de mon bof en 2010 dans les mêmes très sportives conditions.

http://blogs.crespel.me/texasbar/

à + Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
VI Vin1000 ·
Merci Estelle pour ce beau récit. Merci aussi Marie pour votre blog. C’est grace a vous et toutes les infos que vous partagez que ma copine et moi sommes partis faire 3 semaines de kayak en juillet du coté de Narsaq. Pour voyageur1606, nous avons loué un kayak chez BlueIce explorer, envoyé de la nourriture lyophilisée par la poste, bien pris connaissance des regles de securité relative aux icebergs et tout s’est bien passé. (Malgré quelques frayeurs!!) Vous pouvez lire notre voyage ici: https://gropojane.wordpress.com

C’est un voyage inoubliable, seul face a la nature!

Continuez a partager vos experiences, ca permet a d’autres de se lancer!
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Vincent, Très sympa votre récit, je l'ai lu le sourire aux lèvres! Seul face à la nature mais ...avec les moustiques donc! C'était à quelles dates? Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
VI Vin1000 ·
Merci Marie. Nous y étions du 5 au 30 juillet 2018. Je me rappelle avoir lu que vous n’en aviez pas eu beaucoup. Eh bien nous c’etait terrible, des nuages entier et la moustiquaire de tete etait obligatoire. Mais plus rien une fois sur l’eau.

Ca n’a rien enlevé a la magie du lieu. Encore merci!

Vincent
ML Mlefevre Globetrotter ·
On y était en août et l'été avait été très sec, du coup moins de moustiques que chez nous à Nancy!
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
YE Yemen Veteran ·
bonjour Estelle,

Nous avons fait ce même voyage, aussi avec Grand Nord, en 2002. Dur, mais de superbes images encore dans la tête après tant d'années. cela a été très difficile pour ma fille qui avait 13 ans à l'époque ! Laurence
On est la somme de nos rencontres
EL Elgazou ·
Merci Estelle pour ce passionnant carnet de voyage, grâce à vos récits nous avons réservé 15j de kayak l’été prochain 🥶. Je me demandais si vous aviez pris qqch pour recharger les batteries de l’appareil photo par exemple ? Ou s’il y avait qqch de proposé ? Je compte prends mon appareil photo mais même si j’ai plusieurs batteries cela ne suffira pas ^^
ES Estelle805 Regular ·
Bonjour Julien

Très bon choix, je vous souhaite d'avance une belle aventure !

Nous avions pris notre appareil photo Reflex avec nous, ainsi que 3 batteries. Nous n'avions aucun moyen pour les recharger, ce qui permet de vivre le voyage autrement. On profite plus avec ses yeux et on sort de ce "trend" actuel qui pousse les gens à photographier à toute vitesse sans prendre le temps d'apprécier le moment.

Avec trois batteries, en prenant le temps de réfléchir avant de faire une photo, nous avons tenu les 12 jours sans problème.

L'un des voyageurs avait emporté un chargeur solaire. Il est important de noter qu'il est très difficile (voir impossible) de l'utiliser pendant les traversées en kayak. Les projections d'eau de mer ne font pas bon ménage avec l'électronique. Il reste donc la pause de midi (moins d'une heure) et la fin de journée. Tout cela, bien évidemment, ne fonctionne que si la météo s'y prête.

Nous n'avons jamais campé à un endroit équipé d'électricité.

Je vous conseille de prendre votre appareil, plusieurs batteries (à stocker dans un endroit très bien isolé du froid) et de profiter avec vos yeux !

A dispo pour toute autre question,

Bon voyage

Estelle
Estelle - 6 mois à moto en Amérique du Sud - Groenland en kayak - - Namibie et Botswana en 4x4 - - Islande à moto -

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