Népal: libération de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent
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😎😎Népal: libération de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent 1 avril 2005 16:40

Les autorités népalaises ont annoncé vendredi la libération de plus de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent, qui étaient emprisonnés ou assignés à résidence depuis le coup de force, il y a deux mois, du roi du Népal soumis depuis à une forte pression internationale.

"Dans l'ensemble du Népal, un peu plus de 200 personnes ont été libérées", a dit un haut responsable de la police.

Parmi elles se trouvent Girija Prasad Koirala, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition, le Congrès népalais.

M. Koirala, 82 ans, premier chef de gouvernement népalais issu d'une chambre élue, était assigné à résidence depuis que le roi Gyanendra a limogé son gouvernement le 1er février, pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence.

"Je suis content, je me sens bien", a-t-il dit à l'AFP peu après sa libération en fin d'après-midi.

Les membres de son parti ont estimé que sa libération allait donner un coup de fouet au mouvement d'opposition contre le roi, pour le moment ténu, en raison de l'état d'urgence et de l'arrestation de nombreux dirigeants politiques, syndicaux ou étudiants.

L'état d'urgence suspend toutes les libertés fondamentales, notamment les droits d'expression, de rassemblement et de la presse.

"Désormais nous allons renforcer notre mouvement contre le coup du roi", a déclaré une dirigeante étudiante du Congrès Népalais, Shrijana Karki. "Nous attendons qu'il (M. Koirala) nous guide pour les plans à venir", a-t-elle ajouté.

Sa libération va donner "une nouvelle dynamique et apporter de l'énergie" au mouvement anti-monarchique, a également estimé Harihar Dahal, avocat de M. Koirala. Le roi a été forcer d'agir ainsi "en raison de la pression maintenue du public", a-t-il ajouté.

Ces libérations font suite à d'intenses pressions de la communauté internationale, et notamment des pays et organismes donateurs, pour un retour à la démocratie au Népal, un des pays les plus pauvres du monde.



Après l'Inde et la Grande-Bretagne, qui ont cessé leur aide militaire vitale pour le royaume, la Banque mondiale a gelé le déblocage de fonds, des gestes considérés comme un moyen de pression sur Katmandou.

L'Inde a immédiatement "salué" la libération de l'ancien Premier ministre.

Le gouvernement indien espère que cette libération sera suivie par celle "d'autres responsables et cadres politiques, militants des droits de l'Homme, dirigeants étudiants, membres des media et représentants de la société civile actuellement détenus en vertu de l'état d'urgence", a ajouté le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis le coup de force royal, selon les partis politiques et les organisations de défense des droits de l'Homme.

Depuis, certaines ont été libérées. Vingt-quatre, dont Sher Bahadur Deuba qui dirigeait le gouvernement de coalition limogé, ont ainsi été relâchées en mars. D'autres l'avaient été plus tôt en février.

Mais dans le même temps, les autorités ont poursuivi les arrestations d'opposants au roi.

Ainsi, près de 190 militants qui manifestaient contre le souverain ont été arrêtés lundi et mardi. La semaine dernière, au moins 149 militants avaient subi le même sort pour avoir protesté publiquement contre le monarque.

Le roi Gyanendra avait expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait, selon lui, échoué à entamer des négociations avec les maoïstes et à organiser des élections législatives. Il a promis de rétablir la démocratie d'ici trois ans une fois matée l'insurrection maoïste lancée en 1996.

L'armée népalaise, mal équipée, dépend largement de l'assistance extérieure pour mener ses opérations.

L'annonce de ces libérations a été faite alors que les maoïstes ont appelé à une nouvelle grève générale de onze jours à compter de samedi.AFP
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
😠Genève - S’appuyant sur la dynamique créée par la réforme visant à revitaliser la Commission des droits de l’homme en tant que principal organe de défense des droits humains aux Nations unies, la secrétaire générale d’Amnesty International a lancé un appel à tous les États membres de la Commission pour qu’ils s’élèvent au-dessus de leurs intérêts nationaux ou régionaux et restaurent la crédibilité et la légitimité des Nations unies dans le domaine de la protection des victimes d’atteintes aux droits humains.

« Il revient à chacun des membres de rejeter la partialité et la duplicité. Chaque membre qui demande à la Commission de réagir à une crise des droits humains, mais traite d’autres crises comme quantité négligeable, ou qui refuse de réagir en approuvant une “motion de non-action”, ou en s’abstenant, contribue à saper la crédibilité de la Commission et manque à son devoir qui consiste à relever les défis actuels en matière de droits humains » a déclaré Irene Khan. Son déplacement à Genève coïncide avec la discussion par la Commission de la situation de différents pays et vise à souligner la nécessité pour l’organe de défense des droits de l’homme des Nations unies de réagir efficacement aux situations de crise.

Selon Irene Khan, « l’existence de factions politiques a nui à la mise en œuvre d’actions efficaces face aux graves crises des droits humains qu’ont connues la Chine, l’Irak, le Soudan, la Tchétchénie et le Zimbabwe. D’autres crises, comme celle de Guantanamo, ne figurent même pas à l’ordre du jour de la Commission ».

« La Commission des droits de l’homme doit prendre des mesures énergiques et décisives pour empêcher le désastre qui se prépare au Népal en matière de droits humains », a déclaré Irene Khan, qui a demandé à la Commission d’adopter une résolution d’une grande fermeté, créant un poste de rapporteur spécial sur le Népal et instaurant dans le pays une forte présence internationale pour surveiller la situation des droits humains.

« Le Népal constituera un test de la volonté et de la capacité de la Commission à réagir aux crises des droits humains. Si elle ne réagissait pas de manière décisive, la preuve serait faite non seulement que les rapports de force politiques lui interdisent de s’intéresser aux graves violations des droits humains perpétrées dans les grands pays, mais aussi que ses membres sont incapables d’empêcher un désastre de se produire dans quelque pays que ce soit. »

En février 2005, la délégation conduite par Irene Khan a été la première délégation d’une ONG internationale à rencontrer le gouvernement népalais après la proclamation de l’état d’urgence. Selon les informations recueillies par Amnesty International, les droits fondamentaux ont été suspendus par l’état d’urgence, des centaines de personnes ont été arrêtées ou ont « disparu », et l’armée a renforcé son emprise sur le pays, ce qui accroît les risques d’intensification de la violence et d’atteintes aux droits humains dans le conflit qui oppose depuis une décennie les forces de sécurité aux rebelles maoïstes.

Irene Khan s’est également élevée contre la remise en cause des normes relatives aux droits humains que représentent les mesures prises par les gouvernements engagés dans la « guerre contre le terrorisme ».

« La Commission a joué un rôle important dans la fixation de normes relatives aux droits humains. À présent que des pays – petits ou grands – sapent ces normes au nom de la sécurité, la Commission doit agir de toute urgence afin de préserver son propre héritage », a ajouté Irene Khan. Amnesty International demande à la Commission de nommer un rapporteur spécial sur les droits humains et la lutte contre le terrorisme, afin de poursuivre le travail de l’expert indépendant nommé l’année dernière.

« La sécurité ne doit pas être recherchée au détriment de la justice et du respect des droits humains. Le rôle du rapporteur spécial sur les droits humains et la lutte contre le terrorisme est essentiel, pour que le respect des droits humains et des libertés fondamentales soit considéré comme la pierre angulaire de tout progrès en matière de sécurité », a souligné Irene Khan.

Irene Khan s’est félicitée de la publication du rapport du secrétaire général des Nations unies intitulé Dans une liberté plus grande. Vers le développement, la sécurité et les droits de l’homme pour tous. La secrétaire générale d’Amnesty International a déclaré : « À l’heure où la crédibilité de la Commission est plus compromise que jamais, il devient urgent de réformer les mécanismes de défense des droits humains des Nations unies. Cette réforme doit être de grande ampleur : il ne faut pas se contenter de rafistolages. »

« La réforme doit permettre aux mécanismes de protection des droits humains des Nations unies de réagir efficacement face aux crises qui affectent différents pays ; ces mécanismes devront, comme auparavant, pouvoir dénoncer les pays responsables de graves violations des droits humains », a ajouté Irene Khan.

« Il faut réagir aux atteintes aux droits humains là où elles produisent et au moment où elle se produisent, sans tenir compte des intérêts politiques des uns et des autres. »

Irene Khan a demandé aux États membres de soutenir le haut-commissaire aux droits de l’homme dans sa tâche et de l’encourager à prendre des initiatives indépendantes en tant que premier garant des droits humains auprès des Nations unies.

« Pendant que les gouvernements palabrent, partout dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants sont l’objet de menaces sans précédent », a conclu Irene Khan. « Les gouvernements doivent prouver leur engagement en rétablissant l’autorité de la Commission lors de sa 61ème session. »?
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
🏴‍☠️Pris entre l’enclume de la guerilla maoïste et le marteau des forces royalistes, la population des montagnes népalaises vit au rythme des enrôlement forcés et des représailles militaires. Le tout dans un climat glauque de fin de règne et de société à la dérive. Reportage.

Face à l’Himalaya, la douce mélodie des voix, guidée par le son de la flûte, monte lentement, têtue et envoûtante. « Camarades ! La victoire est proche ! Vengeons le sang de nos martyrs ! », chantent des adolescents, un bandeau rouge noué sur le front. Dans cette école isolée au sommet d’une montagne, les brigades du CPN-M, (le Parti Communiste du Népal - Maoïste), enchaînent danses et discours-fleuves, afin de rallier à leur cause les habitants des alentours. Disciplinés, les enfants rassemblés applaudissent, tout en louchant sur les fusils des guérilleros qui surveillent la vallée. A l’écart, sous un parapluie la protégeant du soleil, un petit bout de femme au visage rond et jovial, vêtue d’une tunique rose, contemple la scène, le sourire aux lèvres. Il s’agit de la « Camarade Tika Budhathoki », 32 ans, qui n’est autre que le chef maoïste du secteur, combattante de premier plan dans l’insurrection sanglante qui secoue depuis neuf ans le Royaume hindou du Népal. Dans cette zone frontalière des districts de Salyan et de Rukum, 400 kilomètres à l’ouest de Katmandou, les forces de l’ordre ne se risquent plus. « Cette région est l’une des plus sensibles du pays », avait prévenu le major Bishwo Bandhu Pahadee, officier de l’Armée royale du Népal, dans son camp retranché de Salli Bazaar, à une journée de marche de la vallée. De fait. Depuis 1996, sous l’impulsion de son leader intellectuel le Camarade Prachanda - alias « Le Terrible » -, la guerilla maoïste s’est enracinée dans les campagnes, tirant profit du mécontentement né de la misère et de l’instabilité politique. Les « Maowadi », comme on les appelle ici, ne désarment pas, et les pourparlers esquissés fin 2002 n’ont débouché que sur une violence redoublée. Et bien que ne bénéficiant d’aucune sympathie de la Chine, le grand voisin du nord, les rebelles continuent à se réclamer de Mao et rêvent de remplacer la monarchie par une république communiste. En attendant, entre idéalisme révolutionnaire et banditisme rural, ils sont les seigneurs incontestés de contrées où même l’électricité a renoncé à la marche vers le progrès. Reliant les uns aux autres les petits villages de ces montagnes, les sentiers s’inventent au gré des galets des rivières, des talus qui séparent les rizières et des pistes abruptes qu’empruntent les mulets pour ravitailler les montagnards. Il n’est pas rare d’y croiser des cohortes de familles entières, portant de maigres sacs à dos et fuyant l’occupation maoïste. Mais, sur ce terrain difficile, l’Armée royale du Népal, forte de 78 000 hommes et militarisée depuis 2002 à grands renforts d’aides américaine, britannique et indienne, reste en échec. Pis, au rythme des vols et des embuscades, elle est devenue le fournisseur d’armes des Maoïstes de la guerilla. A flanc de montagne, nous suivons la Camarade Budhathoki qui mène la marche en brandissant son parapluie. Derrière elle, en treillis de combat, six filles et garçons armés nous encadrent. Budhathoki porte le sac traditionnel népalais (« artisanat maoïste, réalisé pas nos femmes de la section culturelle », précise-t-elle). Dans le sac, un talkie-walkie satellitaire, un pistolet, des documents et la photo de sa fille. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Elle a tué tant d’hommes qu’elle avoue ne pas en avoir le décompte exact. « Et puis, lors d’attaques groupées, personne ne sait jamais qui tue qui... » A-t-elle déjà tué un homme à bout portant ? « Oui, plusieurs fois. » Puis elle enchaîne : « Au Népal, vaut-il mieux mourir par manque de nourriture ou pour le Parti ? Moi, je vais mourir pour une bonne cause. Je rêve simplement d’un nouveau Népal. D’égalité entre les gens. Mais le Roi ne veut pas nous entendre. Alors, dès que je peux attaquer les forces de l’ordre, je le fais. Vous avez vu le camp militaire, en bas, dans la vallée ? Il n’en a plus pour longtemps. » Budhathoki exulte : « C’est le stade final de la révolution : nous possédons 80 % du Népal ! » A Katmandou, justement, les analystes débattent sans fin : quel est le territoire contrôlé par les maoïstes ? Difficile à évaluer, les Maowadi maintenant souvent une présence minimale dans les villages et se déplaçant selon le principe « d’encerclement des villes ». Mais la moitié au moins du territoire népalais serait entre leurs mains.

La violence s’est nourrie des ratés démocratiques et du chaos politique. A Katmandou, les conflits entre partis ont paralysé les débats, les gouvernements ont valsé, la corruption s’est généralisée et l’armée a fini par s’imposer. La suprématie des hautes castes s’est institutionnalisée, à tel point que les analystes soulignent le « fonctionnement médiéval » de la société népalaise. L’ombre du mystérieux massacre de la famille royale, dans la nuit du 1er juin 2001, plane encore, telle une malédiction. Quel est donc l’avenir du Népal, l’un des pays les plus beaux et les plus pauvres du monde, enlisé dans un conflit de 11 000 morts ? Beaucoup ont le sentiment d’un pays qui part à la dérive, à l’image de ses gigantesques glaciers himalayens qui fondent chaque jour un peu plus... Désormais, les Népalais n’ont d’autre choix que de s’en remettre à la fermeté de leur Roi Gyanendra, cet homme au visage insondable et grimaçant, qui, après trois ans de règne et le limogeage de 4 gouvernements successifs, s’est emparé le 1er février dernier de tous les pouvoirs exécutifs en décrétant l’état d’urgence. Il reprochait au gouvernement précédant son incapacité à mater la rébellion maoïste. Contrôlant la presse et ses opposants politiques, ce monarque veut s’imposer comme l’ultime solution pour la reprise en main du pays. Il promet, à long terme, l’élection d’un parlement (dissous en 2002) même si aucun scrutin n’est imaginable dans un pays à feu et à sang. Risqué, le scénario royal est également loin de recueillir l’approbation internationale, à commencer par une Inde « inquiète » et d’autres partenaires financiers cruciaux du Népal, lesquels lui tournent désormais le dos. Reclus dans son palais, protégé par son armée, comment le Roi parviendra-t-il à se rendre maître à la fois des maoïstes et des forces politiques ? Nul ne le sait. En attendant, ce soir, les brigades maoïstes de Budhathoki trouvent refuge à Kaikadaneta - « Espoir » en népalais -, un petit village accroché à une crête. Une trentaine de filles et de garçons de 15 à 20 ans, pistolets en bandoulière, plaisantent entre eux, bras dessus, bras dessous. Voici donc « l’Armée du Peuple », la section combattante des Maoïstes. Attablés sous un auvent, certains veulent bien raconter leur vie. Orphelin, Andolan, 19 ans, est entré au Parti à l’âge de 16 ans, motivé par les idées maoïstes qu’il énumère tel un automate : « La révolution brisera le système des castes et apportera à ce pays une structure sociale égalitaire ». Les cheveux longs, vêtu d’un tee-shirt Nike, il promet de se battre « jusqu’au bout ». En caressant la tête d’un petit garçon installé sur ses genoux, Andolan explique qu’il est spécialisé dans les armes et les explosifs, pour lesquels il ne cache pas sa fascination. Les ennemis jurés restent les forces de l’ordre du Roi- « ces chiens ! » -, qu’il accuse de « massacrer des innocents, enlever et torturer des civils ». Des faits autant avérés que ceux reprochés aux maoïstes. Autour, les villageois ne bronchent pas. Une Népalaise, belle et impassible, coupe des oignons sur la table. Les enfants écoutent. Ici, chaque notable occupe une fonction au sein de l’organisation rebelle, sauf le plus riche, qui a fui depuis longtemps. Selon les préceptes de Mao Tsé-Toung, la structure maoïste s’articule autour de trois forces : le Parti, chargé de la propagande et des stratégies révolutionnaires, « l’Armée du Peuple », qui attaque les « ennemis » et défend les zones sous son contrôle, et, enfin, « le Front unifié », responsable du « Gouvernement du Peuple ». Dans ce village, un vieil homme, nommé chef local de ce véritable gouvernement parallèle, doit traiter des affaires courantes. « Il faut surtout que je collecte de la nourriture et des vêtements pour l’Armée du Peuple, dit-il en grommelant. J’essaie aussi de convaincre ceux qui ne veulent pas payer l’impôt révolutionnaire. » Pourquoi est-il devenu maoïste ? « Tout le monde ici l’est devenu, répond-il. C’est comme ça » La doyenne du village, Lal Matirana, 75 ans, ne se prive pourtant pas de donner son avis, entre deux bouffées de cigarette. « Autrefois, c’était bien mieux, il n’y avait pas d’armes. Mais où pouvons-nous fuir ? Notre vie et nos terres sont ici. Alors, oui, nous coopérons avec les maoïstes ! Le gouvernement n’est jamais venu nous aider. Jamais ! » Elle secoue la tête de dépit, entrechoquant ses lourdes boucles d’oreilles en or. Le pharmacien, qui soigne les combattants blessés, prend alors la parole : « Nous n’avons pas le choix. Nous donnons même notre argent aux Maowadi. Le pire, si l’armée fait un raid ici, c’est que nous serons immédiatement abattus pour espionnage pour le compte des maoïstes... Nous n’aspirons pourtant qu’à une seule chose : la paix. »

Par Vanessa Dougnac
Emmanuel

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