Les petites "galères"?

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
JO
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
SI Simba Globetrotter ·
José, [:)]Ah! Ce sacré Rantanplan ... En l'espace d'un instant (assez long quand même!!!) ... Il a permis de mettre en lumière différentes facettes de la personnalité d'un être hûmain : la patience, l'impatience, la réflexion, le sourire, le désespoir, la stratégie ...pour en venir à bout de quelques cailloux polis.

J'ai beaucoup aimé ...

Plus tard ...je reviendrais peut-être avec une autre "galère" ...une des miennes.[;)]
MA Marsu Veteran ·
Mon cher José tu m'a bien fait rire, et j'ai bien reconnu la le coté enteté des nos cher amis les mulets.

Mon histoire est moins drole. Mais c'est la premiere qui m, est venu a l'esprit!!!

Alors allons-y....--Une petite mésaventure…. De laquelle je ris maintenant mais qui quand même m’a tenu en émoi pendant les 24 heures ou elle a durée!!!!

La brume compresse dans ses entrailles toutes les rues de la petite ville de Darjeeling. Impossible de voir en contre bas sur la douce vallée qui s’étend à nos pieds, je ne pourrais pas jeter un dernier regard sur le célèbre sommet du Kangchenjunga (!?) qu’a cela ne tienne je vais revoir le Gange et sa source d’émotion intarissable.

Avec David qui reste encore ici quelques jours histoire de marcher vers le dit sommet sacré, on descend avec peine la pente abrupte qui devraient nous mener près des taxi-jeep qui font la navette entre Darjeeling et Siliguri et le train de la civilisation indienne!!!(!?) On peine parce que mes bagages pèsent lourd a mon dernier passage en Inde-Népal je m’étais fait voler tout mon argent économisé pour les cadeaux et les souvenirs pour moi. Je me suis un peu reprise de cette infortune et en plus de mon sac a dos j’ai deux autres sac dont une remplis de céramique!!!!!

On profite d’un tchay dans le froid matinal en attendant que le taxi soit prêt, c’est à dire plein a raz-bord au risque de sombrer comme un bateau a la dérive dans la route déjà pas bien solide!!! Dernière rigolade avec David, j’ai déjà le ventre creux, mais je devrais attendre quelques heures l’arrivé dans la ville folle de Siliguri ville frontière aussi peu accueillante que les autres. Adieu émouvant, on ne sait quand nos routes se croiseront de nouveau et deux semaines de trek nous ont rapprochés. A la rigolade je jette : eh ben en voilà un joli pour une fois…je parle du conducteur de la voiture, en général je trouve pas les Indiens très a mon goût!!! Tout de go David me répond : attention ça va te porter malheur…. Il ne savait si bien dire!!!!

La route est sinueuse à peine plus large que la jeep qui tange dangereusement a chaque virages. Mes compagnons de route sont sympa de langue népalaise on arrive presque a ce comprendre. Enfin j’essaie bien de suivre l’effervescence de la conversation qui porte sur les Maoïstes et le gouvernement. Je suis la plus jeune du groupe et bien entendu la seule blanche. Le conducteur un jeune indien du sud est joli mais assez crâneur, tente par tous les moyens de faire le beau devant moi!!!!

Eh bien, voilà que David avait bien juger une jeune blanche et un joli indien ça ne fait pas bon ménage, au détour d’une courbe particulièrement dangereuse on ce retrouve sans même un soupir dans le fossé!!!! Tout le monde se regarde sans dessus dessous, essayant tant bien que mal de retrouver sa dignité envoler dans la mauvaise posture que nous sommes. Une chance ce n’étaient pas la courbe précédente qui nous auraient tous tuer en nous envoyant deux cent mètres plus bas!!! Tous le mondes est indemnes, les vociférations vont bon train je comprend pas un traître mot mais j’imagine. Notre crâneur penaud mais restant sur de lui-même nous remet dans le droit chemin pour poursuivre plus doucement quand même. Chaque virage nous arrache malgré tout un petit soupir…

Nous avons fini par arrivé a Siliguri, je sais plus trop comment je me suis dégoté un cyclo-rickshaw pour quelques roupies, je me sentais quand même un peu penaude avec tout le barda que j’avais mais s’étais son prix a lui alors pourquoi pas. Bien entendu la gare est à l’opposé de ou on est arrivé qui aurait pu croire le contraire. Mon petit homme tout maigre mais avec des muscle d’acier dans les jambes roule fièrement évitant de justesse voiture et autre cyclo-rickshaw. Pour éviter la foule il prend les petites rues a vive allure a chaque tournant je me retiens au siège, enfin ce qui en tient lieu, ça roule vite cé machin!!! Ce qui devait arrivé arriva, en fait j’ai pas trop compris dans un tournant j’ai volé par-dessus bord atterrissant dans le mur d’en face avant de recevoir en pleine figure mon sac a dos…. Un peu abasourdis j’étais incapable de répondre au chauffeur tout énervé qui se faisait engueuler de toute part le pauvre!!! Ma céramique était par chance intacte pour une raison inconnu elle a pas bouger du siège du vélo!!! On a repris la route et j’avoue que la deux fois des accidents en 5 heures j’avais un peu beaucoup la trouille et j’avais plus que hâte de me poser confortablement dans un train!!!

Que de rêve nous apporte l’Inde ce n’est pas peu dire…

L’éternelle queue pour acheter le billet, tout le monde qui te monte sur la tête pour passer devant toi, bien entendu ce n’est pas la bonne queue, mais devant mon air déconfit le mec regarde quand même interminablement son computer pour voir si je peux prendre le prochain train pour Varanassi, tout les train sont complet aujourd’hui madame…!!! J’ai une faim de loup, il me tarde d’être la-bas retrouver mes amis indiens connu il y a deux ans, mes yeux s’emplissent d’eau et rende cet indien imperturbable plus humain, il me dit d’aller voir le contrôleur des trains que peut être il pourra m’aider. Je prend mes trois sacs, il fait une chaleur d’enfer et je traverse les 500 mètres de ponts et d’escalier pour me rendre jusqu'à ce dernier, qui bien entendu fait peu de cas de ma présence. J’insiste il fini par me dire qu’il ne peux rien pour moi de retourner au guichet…. Je commence à m’impatienté, je manque de sommeil, on a parlé jusqu’a tard hier avec David, j’ai faim y fait chaud, mais je reprend mes sacs et refait le chemin inverse. Toujours pas de place, mais le mec d’avant me voit, me tend un billet troisième classe et me dit arrangez vous avec le contrôleur du train de 17 heures.

Il est 14 heures j’ai faim je me dis je vais poser mes sacs a la consigne et aller en ville parce que près de la gare y’a rien et rien dans la gare non plus!! Très bizarre d’ailleurs!. Je reprend donc les 500 mètres qui me sépare de la consigne avec mes sacs, je suis un peu a bout de force je l’avoue. Arrivé devant le mec de la consigne il ne veut pas prendre mes bagages dit qu’il ne prend pas les trucs a touriste trop risqué. Je fais des pieds et main me met même hors de moi a hurler et je lui lance mon sac presque en pleine figure. Vous l’aurez imaginé le mec est rester imperturbable malgré mes insultes qu’il ne pouvait d’ailleurs pas comprendre puisque dans l’énervement j’ai parlé francais, québécois!!!! Frustré au bord de la crise de nerfs je m’éloigne de ce mec avant de le tuer avec mes sacs en maugréant contre tous les dieux Hindou et il y en a 3 millions alors hein…. Je me réfugie derrière la gare, près du débarquement du petit Toy Train et je m’écroule sur mon sac en larme pendant dix bonnes minutes faisant abstraction de mon entourage!!!! Je fini quand même par revenir sur terre quand je sens que je ne suis pas seule. Autour de moi une dizaine d’indien assis sur leur couverture de fortune me regarde d’un air ébahi. Toujours en rogne mais déjà un peu moins vu le ridicule de la situation. Je sors mon éternelle conserve de thon au fond de mon sac, mes biscuits, mon walkman et mon coca acheté précédemment. Je m’enferme dans ma musique comptant bien faire abstraction de cette bande d’uluberlu!!! Mais l’Inde est ce qu’elle est et on reste que peu de temps indifférent, des enfants de la rue viennent sans arrêt me voir et les mecs conscient que je suis une soupape pleine près a exploser les renvois gentiment d’où il vienne en me regardant avec un léger sourire en coin. Après une demi-heure, sous le regard estomaqué d’un vieille indien j’éclate de rire, d’un fou rire incontrôlable devant le ridicule de la situation et de ma réaction, le rire est contagieux et fini par entraîner tout le monde. Je suis resté la jusqu'à l’arrivé du train échangeant des regards furtif avec ces gens qui ne semblait allez nul part venir de nul n’attendant rien d’autre que le temps qui passe.

Finalement le train arrive, avec mes 22 bagages je me pointe haletante devant le contrôleur qui fait forcément comme si j’étais pas la… je le harcèle mais je suis transparente pour lui!!!! Finalement je me dis mais qu’il aille ce faire foutre au plus profond de je ne sais quoi, je prend mes petits et hop je saute dans le premier wagon que je rencontre, il est bien entendu plein a raz-bord à peine de la place pour respirer, je jette un œil autour pas de place que des hommes. Devant moi une valise en métal je cale mes sacs autour et je demande par signe au mec si je peux m’asseoir!!! La c’est moi l’uluberlu pour eux en tout cas, une femme blanche, touriste seule dans un compartiment remplis de mec près de la porte de sortie. Ils en perdre leur hindi. Je fais comme si de rien n’étais et après une heure de route j’essaie de faire abstraction de mes fesses qui on de la peine avec le métal dur et froid et des regards interrogateurs qui fussent de toute part. Je souris bêtement me disant qu’il me reste que 15 heures de train!!!! Les mecs sont sympa en Inde des que le vieille homme qui occupais le siège du contrôleur pars il me font signe de prendre sa place délogeant l’importun qui arrive dont ne sait ou pour prendre la place.

Je me dis yes, je vais pouvoir dormir un peu malgré mes pieds coincés entre les tonnes de sacs. Mais s’étais rêver. Un mec ce pointe me demandant dans un anglais approximatif de partager mon siège, siège conçu ni pour une personne ni pour deux!!!! Me sens un peu mal de refuser et me cale contre la fenêtre, espérant reprendre mon sommeil ou je l’avais laissé. Mais encore la je rêvais, ni une ni deux l’enquête commence d’où je viens ou je vais, quel pays et blablabla… traduction simultané en Hindi pour le reste de la troupe qui peut enfin rassasier sa soif de curiosité bien avide depuis mon arrivé dans ce train. Tout le monde se désintéresse de moi un coup les questions d’usage élucidées, j’en profite pour essayer de re-sombrer dans le sommeil, quand je sens quelques chose de chaud sur ma cuisse, ce n’est pas un rat, ni le vent mais bien la main de ce mec, je la repousse délicatement et me retranche encore plus près de la fenêtre, il en profite et prend encore plus de place, le manège recommence plusieurs fois. Je m’énerve lui dit en anglais de laisser ses pattes sales ou elle doivent être, il me sourit, sourit au regard interrogateur des autres indiens et recommence le manège. Je m’énerve et je lui dis de ce mettre près de la fenêtre et je prend un coin du siège vachement inconfortable les fesses a moitié a l’extérieur. Personne ne comprend ce qui ce passe et trouve que définitivement cette blanche est louche!!! Le salaud recommence je finis par vraiment m’énerver et je me lève debout sous leurs regards interrogateurs. Comment leur expliquer, je ne sais point. Une femme dans le compartiment d’a coté à compris le manège, une nomade du sud du Bengale et me fait signe que la couchette devant elle sera bientôt libre.

Ni une ni deux elle me réserve la place m’installe ses propres couverture me caresse les cheveux et retourne a sa couchette. Doucement je glisse dans le sommeil, mais voilà que l’autre con (désolé mais le je peux plus le traiter autrement) rapplique et s’assoit au pied de ma couchette me caressant doucement les pieds. Je m’énerve et me met en boule près de la fenêtre, le salaud s’étend de tout son long sur ma banquette. Tout a coup la nomade se réveille. Et la elle éclate elle aussi, elle se met à crier dessus comme une forcené. J’ai rien compris, mais j’ai vu mes indiens du début ce lever et entourer cette opportun le regard méchant. Il a quitter penaud la queue entre les jambes et je ne l’ai plus revu. Les hommes se sont installer autour de ma couchette et plus personne ne m’a approché de la nuit.

Arrivé à Varanassi junction je me suis dis enfin plus que quelques KM et tout sera fini! C’étais sans compter sur l’aristocrate a deux balles qui a importunément sauter dans le même taxi que moi et qui tout le long ma fait des déclarations d’amours. Quand je suis arrivé à l’ Ashram ou je loge à Varanassi, j’étais déconfite mes amis on patiemment écouté d, une oreille choqué mon récit avant de me préparer chez la dame d’a coté un superbe bain chaud.

Ce furent les 24 heures les plus longue de ma vie. Aujourd’hui j’en ris mais je vous jure à ce moment la j’étais prête a ne plus jamais remettre les pieds en Inde. L’Inde vient nous cherchez au plus profond de nous même!!!!

Voilà j’ai encore écrit un roman j’espère que ça vous a plus!!!!!
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
JO José Regular ·
Salut Simba,

Merci pour ton petit mot.

Bien vu la "mise en lumière" (si j'ose voir ... euhhh... si j'ose dire) des différente facettes de la personnalité. Je n'ai pas pensé à ça en recopiant l'anecdote, et sur le moment ... tu penses bien...

A bientôt,

J'espère que tu ne tarderas pas trop à nous écrire ...

José
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
JO José Regular ·
Salut Simba,

Ainsi tu connais les mulets? Je te voyais plutôt accompagnée d'un yack [;)]

Je mets bien des images sur la scène du cyclo-rickshaw...

Mais on rit plutôt jaune à la lecture de la suite, heureusement on sait à l'avance que tout finit bien...

Quand à la malédiction, il est aussi une croyance berbère qui dit qu'il ne faut jamais dire qu'un(e) petit(e) enfant, est très beau. Cela peut lui porter malheur. Je l'ai appris d'une manière assez virulente par une grande soeur qui avait compris mes compliments.

Heureusement qu'il n'est rien arrivé à la gamine dans la foulée ... je pense que j'aurais été très mal !

A + ... et ne t'inquiètes pas pour le longueur de tes textes...

José
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
MA Marsu Veteran ·
Salut José,

Je ne connais les mulets que de réputation!Comme quoi des fois on peux s'y fier.

Je m'y connais pas plus en Yack par contre, outre le fait que j, en ai vu de tres proche et que malgré leurs docilités quand ils disent non cé non!! 15 mecs j'ai vu entrain de tirer pousser, grogner pour essayer de rentrer un yack dans un camion! Il l'ont pas bouger d'un poil!!!! Pas mal plus gros qu'un mulet a déplacer!!!![;)]

Pour le cyclo-rickshaw, apres notre départ les indiens ont du bien ce marrer!!! Parce que comme dans les films indiens (de l'ouest) ca devait etre assez marrant de voir la blanche faire un vol plané de son siege.... Tant mieux pour eux ca alimente les conversations!!!!

En tout cas pour la malédiction vais m'en souvenir longtemps!! J'y pense a deux fois avant de dire que quelqu'un est beau maintenant!!! Promis!!!!

Pour ce qui est du train, je pense qu'avec ma mauvaise attitude de la journée dans un peuple si imperturbable je l'ai bien mérité, et je pense que surement mon attitude a engendrer une bonne partie de mes péripéties!!!!

Merci.
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
LE Lepiaf Globetrotter ·
Merci à José et Marsu pour leurs récits très bien racontés. On s'y croirait.

C'est marrant, mais je n'ai pas de souvenirs aussi précis de galères et pourtant j'en ai eu ma part. Mais, soit c'est oublié, soit ça s'est transformé en bons souvenirs.
JO José Regular ·
Salut JP,

Juste pour dire que si je n'avais rien écrit ce jour là, je n'aurais pas pu le relater aujourd'hui avec la même précision.

A +

José
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
TR Trekkerbeub Veteran ·
Salut José ! Bonne idée ton nouveau sujet ! [;)]quelques petites galères sur la route d'Ourmieh (Iran) allant à Van (Turquie). Je serais repassé par Dogubayazit si j'avais su à l'avance ce qui m'attendait !!!

1 - Galère N°1 : Arrivés, avec ma voiture perso (cf carnet de voyage Iran) au poste frontière afin de quitter l'Iran, un charmant douanier zélé nous fouille minutieusement tous les bagages. Il tombe sur 4 tapis. Les trois tapis anciens ne l'intéresse pas, mais il tique sur le "Shiraz" qui l'est moins. Il appelle son collègue expert en tapis qui nous signifie que nous ne pouvons pas passer la frontière avec ces tapis, du moins par voie terrestre. Il éxige de nous rendre à l'aéroport de Téhéran pour les expédier par air, car la sortie d'objets manufacturés est interdite par voie terrestre. (1200 km à 5 cts d'€ le litre avec une consommation de 8l/100 km ... non c'est vraiment pas ça le problème ...[:P]) 600 km aller + la même chose en retour ça fait perdre 2 jours, ça, c'est vraiment chiant !!! Dans le bureau du douanier en question, j'essaie de le soudoyer, en lui demandant s'il faut payer une taxe spéciale ... ou autre chose ... Non vraiment ces iraniens sont incorruptibles ... il faut que j'essaie autre chose ...

"Our visa is finished today at midnight, not possible to go and return in Teheran during the last 15 hours of visa duration"!

Yesssssssssssss ! C'est gagné, il nous laisse passer, alors que notre visa était encore valable 3 jours !!! Il n'a pas vérifié !

2 - Frayeur - 2 à 3 km après avoir passé la frontière turque un groupe d'hommes me fait signe de m'arrêter.... je continue ma route ... et c'est alors que je vois l'un d'eux prendre son AK 47 ou "Kalashnikov" et la pointer vers la voiture! Je pile sec et fait une marche arrièe avant de devenir une passoire. C'était des policiers turcs en civil, leur carte le prouve. Ils fouillent la voiture puis me laissent repartir.

3 - Contrôle aprofondi - 15 km plus loin, à un croisement, des militaires (en uniforme ceux là) nous contrôlent. Ils nous demandent de les suivre en contre bas, avec la voiture que je dois passer sur une fosse qui, vu la largeur doit être prévue pour des chars !!! la manoeuvre est délicate tant la fosse est large, mais je m'y engage en marche avant alors ça va ! Ils nous font subir un contrôle intégral. Démontage de tous les bagages. Contrôles de la roue de secours, de la boite à gants, des prtières ... démontage des sièges avant et arrière, de la moquette, des caches plastique du coffre et de l'habitacle ... puis c'est au tour du chassis, du moteur des ailes avant et arrière etc ... 1 heure et demi de démontage plus tard on s'offre une pause cigarette ! J'offre généreusement ma tournée car ils n'ont rien trouvé ... (bizarre moi qui suis un trafiquant de la pire espèce) + 1 heure pour tout remettre en place et on repart ...

4 - Autorisation spéciale - ... 50 km sans encombre, ça nous change jusqu'à ce barrage militaire - je m'arrête et entend le cliquetis des engrenages de mitrailleuses des tourelles de chars. Les mitrailleuses lourdes des deux chars postés de chaque coté de la route se dirigent vers nous ....... [:|][:|][:|] On ne rigole pas !!! Jusqu'à ce qu'un des militaires postés dans leur bunker de service vienne nous contrôler. Passeport Français ... Ok ... provenance Iran ... Ok ... allant à Van ... ok ... et l'autorisation militaire de traverser la région ????????? Je comprends mieux maintenant pourquoi nous n'avons croisé que 2 ou 3 voitures sur 60 km de route, "nous sommes sur une zone militaire de haute surveillance, car le PKK y est très actif dans le secteur !!! Une voiture immatriculée en Allemagne arrive, mais ce sont des turcs. Comme nous ils n'ont pas cette fameuse autorisation. Ils se font expliquer qu'il faut retourner à une caserne militaire que nous avons passé voilà 30 km, et demander au colonel en chef de la caserne ce fameux sauf conduit. Nous faisons donc demi tour avec nos amis d'infortune, et stopons à cette caserne. Le colonel nous reçoit, et avec un air sévère nous demande nos passeports. Il esquisse un large sourir lorsqu'il s'apperçoit que nous sommes français. Il nous baragouine " Jèm France, France trè jouly " - " voul thé, café ?" je lui répond " iki çay lütfen " - éclats de rires ... c'est dans la poche - comme quoi ça sert de savoir dire en Turc " deux thés s'il vous plaît " - Le colonel commande des thés à un appelé qui se met au garde à vous et éxécute la sentence, et à son secrétaire de nous taper l'autorisation. J'en profite pour en demander à pour les autres Turcs immatriculés en Allemagne qui sont moins bien traités que nous !!! [:/]

Nous sommes arrivés la nuit vers 21h00 à Van sans autre encombre ! Chaude journée en plein champ de tir. Et que l'on ne me dise plus que le Kurdistan Turc est un territoire tranquille et sûr pour les touristes !!!

Beubdriver alias Trekkerbeub
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
MA Marsu Veteran ·
La plus part de mes galères ce sont tranformé en souvenir agreable ou risible a venir jusqu'a maintenant, mais j'ai une bonne mémoire de presque tous mes voyages, je n'écris pas toujours tout sur le moment!!!!

Merci des compliments. Tu sais il faut juste s'assoir et ce remémorrer souvent ca reviens.
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
LO Loopkin Veteran ·
Super idée, les récits de galères.

Supers récits José, Marsu, Trekker... Qui donnent à réflechir.

Lorsque je me souviendrai des miennes, de galères, je raconterai. Mais je dois avouer qu'à part trois-quatre galères en milieu naturel plutôt hostile (montagne, forêt, rivière), je n'ai pas trop eu de problèmes en voyages, dignes d'être racontés, surtout après avoir lu le récit des 24 heures de Marsu, particulièrement éprouvantes.

Désolé José. (mais tant mieux pour moi!).

Loopkin
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
PA Parvat Globetrotter ·
Phnom Penh 97, deux heures du mat'

…/… Un peu plus tard de retour chez moi, en état de choc, je viens d’avaler 2 valiums pour me calmer. Je rentrais pépère à moto taxi, comme d’habitude, et pour une fois, j'avais mis une jupe. Les deux jambes du même côté de la moto, en amazone, je me sens de + en + confortable. Dans la rue principale, une voiture remplie de soldats armés a ralenti, les têtes collées à la vitre, ils roulaient à la même allure que nous, puis nous a fait une tête à queue !!! Nous bloquant sec ! Les six soldats sont sortis, venus vers moi, des mains caressaient mes jambes, une kalachnikov dans le dos, j’entendais de partout « beautiful beautiful », ainsi que « dollars dollars… »… J’ai ouvert mon porte feuille, et jeté des dollars sur le sol, le vent était léger mais présent, pendant qu’ils les ramassaient, je me suis accrochée a mon chauffeur, et il à roulé le plus vite qu’il a pu ! La voiture nous suivait… On s’est arrêté dans une ruelle devant un hôtel chinois, j’ai couru me réfugier derrière la réception, accroupie sous le comptoir, le réceptionniste se demandait quoi, mais il à bien vu que quelque chose n’allait pas. Je suis restée là bien 10 minutes, puis j’ai entendu le chauffeur de la moto taxi, « Miss ? Miss ? Hok pen ya ha, no problem » et je suis ressortie, toute tremblante il m’a déposé, et n’a pas voulu que je lui paie sa course… Pfff soupir soupir, quel pays…
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
JO José Regular ·
Hey!!!! j'avais précisé " les ptites galères dont vous riez volontiers aujourd'hui".

Une kalachnikov dans le dos et des mains sous la jupe ... le tout à deux heures du matin?

Je n'ose pas imaginer l'angoisse spécifiquement féminine procurée par ces sales pattes, mais avec en plus un fusil dans le dos ...

Tu arrives à en rire?

José
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
PA Parvat Globetrotter ·
Euh... Non c'est clair... Sorry j'avais pas lu "dont vous riez volontiers aujourd'hui"... Non non, j'en rigole pas...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
TR Trekkerbeub Veteran ·
La sagesse est dans la fleur de lotus, pas dans le port d'un mini jupe hors occident. Faut pas vous étonner, les filles, de vous faire agresser lorsque vous portez des tenues indescentes hors de l'occident dépravé.

Mais bon c'est pas une raison non plus pour pelotter une nana parce que l'on est plusieurs militaires armés .
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
PA Parvat Globetrotter ·
Je suis tout à fait d'accord, Trekker beub, mais je dois avouer que je bossais avec des occidentaux, et qu'en 4 mois dans cette ville, c'était la troisième fois que j'osais mettre une jupe (-> genoux), ya pas eu de 4eme ...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
TR Trekkerbeub Veteran ·
une autre ... chaud, soif et rats géants

Koweït city, 5 août 1989 :

Il est 7h du mat. et il fait déjà 40 °c. On prend le bus direction l'Irak. Nous sommes déposés à la frontiére. Il nous faut marcher 500 m en plein cagnard pour rejoindre la frontière Irakienne, où nous sommes accueillis chaleureusement. "Ce n'est pas souvent que l'on voit trois Français par ici ..." nous lance le douanier dans un mauvais anglais, mais avec un large sourir. "Welcome in Irak - Ahlan wa Sahlan Fy Iraq" ... c'est bon ... nous avons déjà passé 15 jours à Mossoul et Bagdad avant de rejoindre le Koweït. Mais comment rejoindre Bassorah ... il n'y a pas un chat ici, ni bus, ni taxi, ni rien du tout ... Heureusement aprés une heure d'attente un taxi dépose quatre Irakiens se rendant au Koweït. Avec un koweïtien, nous partageons le taxi, direction Bassorah. Plus nous approchons, plus la chaleur devient intenable ... Ce n'est plus la chaleur sèche du désert, l'air devient moite et humide ... nous sommes dans un état de liquéfaction avancé (pas de clim dans ce vieux taxi blanc aux ailes orangées). Nous voilà dans des champs de roseaux en plein marais. Le chauffeur de taxi, fort sympatique nous invite à boire le thé chez son frère. Il vit dans ces habitations faites de roseaux liés, pour former une voûte gothique. Longue de 15m et haute de 4 à 5 m, cette demeure est ouverte des 2 cotés, ce qui permet à l'air de circuler, et d'obtenir un air plus "frais". 5000 ans que ces habitations sont construites de la même façon, dans cette région, berceau de la civilisation humaine. On nous vante même la proximité de la Ziggurat d'UR. "UR" qui a donné son nom au mot origine que l'on prononce encore de la même façon jusqu'en Allemagne pour signifier le mot origine. "Il nous faut voir ce joyau de l'humanité ... Le taxi nous y emmène ... Nous apercevons enfin cette pyramide de pierre, au loin, mais une clôture de barbelés nous empêche d'aller plus loin ... nous sortons l'appareil photo, le zoom et commençons à prendre des photos. Des militaires s'approchent et nous expliquent qu'il est formellement interdit de prendre des photos, car c'est un site militaire sous haute protection . On est quitte de se faire confisquer la pélicule et de ne pouvoir voir la Ziggurat que de loin.

Nous reprenons la route vers Bassorah où nous arrivons vers 17h00. Le chauffeur nous indique qu'il n'y a pas d'hôtels pour touristes dans la région et qu'il faudra nous contenter d'un hôtel pour Irakiens. La ville est dans un état pitoyable. Routes défoncées, égoûts en plein air nauséabonds, nombreux bâtiments détruits ... La guerre iran - Irak n'est finie que depuis quelques mois. Nous finissons par trouver un hôtel à 1 Dinar/pers soi 3 Dinars = 10ff. L'air y est suffoquant : 48°c avec 100% d'humidité, la puanteur ... mais nous sommes à l'ombre et nous avons des matelas sur lesquels nous pouvons nous allonger [:)][:)][:)]. La pire nuit de ma vie pouvait désormais commencer ... [:/]

Nous n'avons pas faim mais soif ... pas d'eau en bouteille, nulle part nous dit on ... nous nous rabattons sur le reste de la bouteille ramenée du Koweït ... et nous allongeons ... les draps sont dégueulasses ... y'a de la morve dedans ... le matelas est dans le même état ... nous nous allongeons donc sur nos sacs de couchage qui recouvrent les lits. Mais les fourmis et les puces affamées ne tardent pas à nous attaquer ... Je vais prendre une douche dis-je dans ces douches qui puent ... j'en peux plus ... mais seul un mince filet d'eau verdâtre perlé de rouille, suinte de ce tuyau oxydé. Je renonce ... Mon frère et moi crevons littéralement de soif, pendant que ma mère ronfle !!! Mais comment fait-elle ??? Pas d'electricité dans la ville depuis notre arrivée. Les rue sont noires, mais nous décelons par la fenêtre quelques échopes ouvertes éclairées aux lampes à gaz. Tels des Zombies, nous essayons de les rejoindre ... Nous entendons de grosses bêtes courrir dans les rues. Ce sont des chats ou des chiens me dit mon frère ... "regarde bien, lui dis-je, cette longue et fine queue ... ce sont des rats qui doivent faire 20 kgs au moins ... ". Arrivés à une échope, nous demandons de l'eau ... il n'y en a pas ... des jus de fruits ... Oooooooooooo miracle, il y a des petites briques de 20 cl à 2$ pièce et chaudes en plus (y'a pas d'electricité pour le frigo). On en prend 6, on en descend 4 cul sec, mais on a tjrs aussi soif ...Le tenancier de l'échope nous conseille de boire du thé, ça coupe la soif. Il nous sert mais le thé pue plus les égoûts plus que le thé, mais l'eau est très bien bouillie, nous assure-t-il. On a trop soif, et on en boit 4 chacun. ça va un peti peu mieux, on retourne se coucher parmi les puces, les fourmis et la morve sans trouver le sommeil. L'on enend les rats jouer au chat et à la souris dans les ruelles devenues calmes. L'air est toujours aussi suffoquant, je craque ... je vais prendre une "douche". ma peau est humide et un leger souffle de vent coule sur ma peau humide et fétide. Quel bonheur, il fait presque frais. Durant une heure je renouvelle en alternance avec mon frère cette réconfortante sensation de fraîcheur. au lever du jour, ma mère finit par se réveiller et on décampe vite fait de cette vile pourrie direction Nassirya où l'on prend immédiatement un hôtel climatisé, avec douche propre et avec de l'eau claire ... pour 10$. Mais le luxe n'a pas de prix (si celui de 5 briques de 20cl de jus de fruit, dans une ville qui sort tout juste de la guerre !!! C'était il y a 15 ans !!!!

Beub le barroudeur de l'extrême (pas toujours, heureusement [;)])
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
TI Titania Regular ·
C'est ça l'aventure aussi, et puis je pense que ça fortifie ... on s'aperçoit que certaines situations que l'on croirait insoutenables, finalement, on peut les vivre et bien s'en sortir !

En revanche, malgré tout ce que l'on dit, même très couverte (de la tête aux pieds), pas maquillée et pas à 2 heures du mat' on peut se retrouver avec une main aux fesses et des insultes qui fusent ... pour moi c'est la plus grande source de stress, en partant seule dans un pays "est-ce qu'en tant qu'étrangère (et vu mes couleurs en Inde ou en Afrique on ne me loupe pas) on va me respecter, si j'ai une attitude respectable ?" .

Le réponse est oui, la plupart du temps, mais il suffit d'une fois pour bien te mettre sous tension. On ne me fera pas changer d'avis, vu les hommes, quand vous voyagez seuls, vous avez moins de problèmes ... liberté érodée par le fait de naître femme !
Elle était débout la ville !!!
JO José Regular ·
Avis à tous les détracteurs d'une forme de voyage pas comme les leurs, même Beub le baroudeur de l'extrème peut rêver au luxe d'un hôtel climatisé avec douche propre et eau claire...[;)].... comme quoi...
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
PA Parvat Globetrotter ·
Titiana: "Le réponse est oui, la plupart du temps, mais il suffit d'une fois pour bien te mettre sous tension"

Tu me fais penser à l'Egypte, et "ca" à foutu notre voyage en l'air... Une galère, oh que oui, et j'en rigole pas non plus...

Déc 2000, Assouan, Luxor, ... C'est le ramadan, accompagné de mon p'tit prince de l'époque (qui est très très loin de ressembler à Arnold), je porte un long et large pantalon noir (style pecheur thai) et un pull rouge foncé, à raz du cou, large et long jusque sous les fesses. Les remarques que nous avons droit sont dans le style "Hey mam, I give you money to look" au lieu des habituels "come have a look in my shop, free"... Ou quand je demande "Momkin etnee ahwa mazpout minfedlek?" cad "deux cafés sucrés svp" et quand me les apportant, nous devons payer "achara guinées" 2€ 50 pour deux cafés, euh... On n'est pas à l'hilton, juste un bui bui dans la rue... Et encore, c'est le soir! La journée nous buvions un verre à l'interieur des restos, discrètement, vu que c'était le ramadan... Si j'avais porté une petite robe légère courte sans manche, j'aurais eu droit à la même forme de respect. Il y avait de quoi peter les plombs... (Om Shanti, pas toujours facile...) Heureusement que nous avons continué notre voyage vers la Jordanie...

"Est-ce qu'en tant qu'étrangère, on va me respecter, si j'ai une attitude respectable?" La réponse est oui, la plupart du temps, mais franchement pas en Egypte du sud... J'aimerais beaucoup visité le Yémen, mais je n'ai plus envie de connaître ca... Les voyages organisés? Bof...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
MA Marsu2 ·
Nooooooooooooooooon !!!!!

Au Yemen, il n'y a pas de ca du tout, et les gens y sont hyper acceuillants !et puis c'est beau !! http://par.ici.free.fr/Yemen1997.html
http://par.ici.free.fr/voyage.html
PA Parvat Globetrotter ·
T'y a été en groupe ou en solo??? T'as pas une petite histoire à raconter? J'm'en doute que c'est beau... jolies tes photos...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
NA Nadja Regular ·
Merci de parler de ces galères de femme, on se sent moins seule, même quand ça arrive dans son propre pays...

[:/]
MA Marsu2 ·
Bonjour,

j'y suis allé en groupe ( 4x4, camping, randonnées...), mais un groupe n'est tout de même pas une entité indivisible, et nous nous sommes sonvent retrouvé seuls ( ma copine et moi ).

De la capitale au plus petit village nous avons toujours été acceuilli gentiment, parfois invités à manger chez l'habitant ( imagines 10 invités qui débarquent sans prévenir chez toi...).

Non, vraiment rien de désagréable à signaler !
http://par.ici.free.fr/voyage.html
PA Parvat Globetrotter ·
Bonjour,

Sans doute qu'en petit groupe je n'ai rien à craindre, sécurisée et rassurée. C'est probablement pour ca que les voyages organisés sont fait. A chacun son choix, et je préfere les voyages solo. Mais seule, je ne m'aventurerais jamais au Yemen. Faut que je me trouve un prince baroudeur, mais bon c'est un autre sujet [;)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AL Alan Globetrotter ·
Euh.....un prince baroudeur...? mais c'est tout mon profil ça.....[:)]
MA Marsu2 ·
Quelle mauvaise image ont les "groupes" !!

J'ai longtemps voyagé seul, puis à deux, jusqu'au jour ou des contraintes de temps et moyens de transport nous ont poussé à tenter le "groupe".

Et bien crois moi ou non, je suis revenu avec l'impression d'en avoir vu et vécu 10 fois plus que tout seul !

Les "circuits aventure" de Nouvelles-Frontières m'ont satisfait ! Une organisation présente mais pas pesante, l'accès à des choses qu'on fait difficilement seul, des créneaux de liberté pour échapper au groupe...Dodo sous la tente, faire la bouffe, faire la vaisselle... Le "circuits aventure", porte bien son nom: on a l'impression de vivre une vraie aventure alors que le chemin est pré-tracé ! Bon : aujourd'hui nous ne sommes plus 2 mais 3, et les destinations et la formule changent à nouveau. Avec ma blondinette de 3 ans, je prend l'option "de luxe" vols sec + location de voiture...bien plus cher que mon premier voyage de routard en Inde ( 1982 ), mais je n'ai plus le même age, ni les mêmes contraintes, ni les mêmes moyens ! ........

Enfin, tout ca pour dire qu'il existe des formules de voyage en groupe plaisantes ou on ne se prend pas pour les Bidochons !!
http://par.ici.free.fr/voyage.html
PA Parvat Globetrotter ·
Est ce avoir une mauvaise image des voyages organisés que de penser qu'ils sont fait pour voyager rassurés, plus sécurisés qu'en solo? Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... A chacun son choix et je repecte le tien [:)]
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
MA Marsu2 ·
Pas de problème, je respecte moi aussi le choix de chacun !

Ce que j'essayais de dire, c'est qu'avec ( à l'époque ) 5 semaines de congé par an, j'ai trouvé une formule qui me permettait de faire et de voir plus de chose dans un temps réduit ( voyages de 2 ou 3 semaines ), et dans des conditions plus proche de l'aventurier que du Hilton !

Je ne cherchais rien de rassurant ni de sécurisant, je recherchais juste une organisation pas pesante et suffisante pour ne pas "regretter de ne pas avoir pu" ou "regretter de ne pas avoir eu le temps"...

Je persiste: Ce que j'ai fait en Tanzanie, en Bolivie et En Afrique Australe, je ne l'aurai j'amais réussi tout seul dans un laps de temps aussi bref !

C'est aussi un choix de vie que d'entrer dans le moule et travailler 11 mois sur 12: je l'assume pleinement, et je profite tout aussi pleinement du 12 eme mois pour continuer a voyager !
http://par.ici.free.fr/voyage.html
PA Parvat Globetrotter ·
Galère à Penang...

"Enfin je suis arrivée à Penang… Le trajet fut épuisant, à une cinquantaine de km d’ici, sur l’autoroute près d’une pompe d’essence, le minibus est tombé en panne ! En plus je suis super malade… Je me vide par tous les côtés à la fois dans la toilette pourrie de la station d’essence. Nous sommes restés là 3 heures avant qu’un taxi viennent nous chercher ! Après avoir changé un peu de sous, j’ai tel. à Sandro, (rencontré lors d'une journée plongée en Thailande)et il est venu me chercher. Il a un appartement hallucinant donnant sur la superbe baie de Penang, 3 chambres, salle de bain gigantesque, cuisine pareille… Je me bourre de paracétamol. Mardi 26/11 Je suis toujours malade comme un chien, je crève de mal au dos, avec la fièvre qui n’arrête pas de grimper, seule dans cet immense appart’, je ne sais pas quoi faire. Il n’y a plus d’eau potable, je pars en acheter, j’espère que je trouverai vite. J’ai du mettre deux heures à chercher de l’eau… M’arrêtant toutes les deux minutes, sans force, tremblant de fièvre sous la chaleur accablante… Je viens de prendre ma température, 39’5 c ! Waouh… Pourvu que ça diminue ! « Il y a un hôpital privé juste à côté » me dit Sandro quand il revient après 22heures.

Mercredi Je suis à l’hosto, sur un lit d’hôpital, dans une chambre avec 3 autres malades. Je me suis décidée à aller voir le toubib, et diagnostic : Calcul aux reins. J’avais mal, parfois fort mal depuis une semaine, mais je me disais que ça allait passer, que j’avais fait un faux mouvement, un tour de rein comme on dit… Le toubib m’a conseiller de rester quelques jours ici. Les sous ? Pas plus de 200U$, il m’en reste 350… Juste assez pour aller à Koh Tao et commencer à bosser. Pfff… Marre d’être malade… La diététicienne vient de sortir, elle m’a fait rire… « What about your diet ? Indian ? Chinese ? Malay ? » « Euh… » Pour finir j’ai eu droit à une nourriture européenne pas degueu. Ce soir c’est poulet, brocoli, pommes de terre et crème d’asperges. Après deux mois de voyage en Afrique et Asie, ça fait du bien ! Mercredi 27/11 Encore de la fièvre, toujours de la fièvre… Et puis quelle nuit ! Une vieille chinoise dans le lit d’à côté n’arrêtait pas de crier des « Ayooo » de toute la nuit. Bonjour la bonne nuit. La fièvre n’arrête pas de s’amuser avec moi, un coup elle descend à 36, 5, un coup elle remonte à 39, 5 ! Des infirmières viennent me faire des injections toutes les six heures et j’ai une grosse aiguille en permanence dans la main droite. Pas évident pour écrire, mais j’ai le temps. Sandro est passé ce matin, il m’a apporté des BDs, quel pied ! Quand la fièvre tombe, je suis quand même cool. J’ai fermé les rideaux autour de mon lit car les visiteurs des lits voisins voyant une européenne me posent toujours plein de questions. « Oooh Hello, where do you come from ? What do you have ? Are you working in Malaysia ? » Etc. etc… Quand on n’est pas très bien, c’est pas trop marrant toutes ces questions. 28/11. Ca va, cette nuit j’ai quasi bien dormi. J’ai passé des examens ce matin, radio et prise de sang, avec les injections que je reçois, je me sens mieux. …/… Le toubib vient de passer, il m’a confirmé que c’était bien des calculs aux reins que j’ai eus, et que je pourrais sortir demain. Chouette ! C’est jamais trop gai les hôpitaux. Aie, je viens de recevoir une deuxième visite, le comptable… Il me tend la note : 1500 Ringit ! La douille !!! Ca fait 600u$ !!! Comme c’est hors de question de tel. à Maman « envoie-moi des sous, je suis dans un hosto en Malaisie » Elle s’inquièterait tellement qu’elle serait capable de venir jusqu’ici, ne sachant pas que la Malaisie n’est pas comparable à la Birmanie point de vue soin de santé. Je ne vois qu’une chose à faire mais il faut oser…../... J’attends que la soirée s’écoule, je range mes affaires, regarde dans le couloir, je ne suis pas à mon aise… J’attends que tout le monde s’endorme, il fait nuit noire. Je m’éclipse, et suis au rez de chaussée mais il y a un garde devant la porte… Je fais semblant de téléphoner, et que la ligne est occupée. J’attends, et attends. Le garde s’en va aux toilettes, génial, c’est ce que j’attendais ! Je prends la poudre d’escampette et m’enfuis dans la nuit jusque chez Sandro. Ah Ah, je les ais bien eus ! Sandro rigole et n’en revient pas, ce n’est pas lui avec son compte en banque qui déborde qui ferait ça ! Je vais dans ma chambre et m’endors jusqu’à 6 heures du mat’ où Sandro me réveille en disant : « L’hosto à tel. 3 fois, ils ont appelé les flics, le mieux que tu aies à faire est de partir tout de suite »! OK, je prends un taxi, vais à la gare des bus, et à 8h, je passe la frontière...

Une galère dont je rigole volontiers aujourd'hui! Vous inquietez pas, Sandro n'a pas eu à payer. Et le bon dieu leur rendra au nirvana
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
MA Marsu Veteran ·
Moi j'irai volontier au Yémen meme seule. J'ai passé tout pres d'y aller d'ailleurs l'an dernier avec l'aide du prince baroudeur...
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
JI Jipetbri Regular ·
Et quand vous regardez désespérement le tapis roulant des bagages à l'aéroport, et qu'ils ne sont pas au rendez-vous....!!

Bombay, après une escale à Karachi. Pas de bagages...

Déclaration à l'aeroport; renvoyé de guichet en guichet, 36 papiers, 20 tampons...

2h apres, envol pour Madras.et puis le sud indien . alors pour faire suivre des bagages...

De temps en temps, je prenais des nouvelles... oui, on n'aurait aperçu mon sac... on me le ferait suivre.??

Justement, c'est là le probleme, il fallait pas le faire suivre, mais le faire préceder, car mon sac arrivait, toujours trop tard, j'étais deja reparti pour l'étape suivante...

Sur les trottoirs de Madras, j'ai acheté quelques frusques: un slip qui me remontait jusqu'au nombril; un tee shirt trop court, un rasoir jetable à prix d'or...

Et puis, mes chères gauloises qui était restées dans mon sac!!!..

Trivandrum: on prend l'avion pour les Maldives: c'est foutu.. pensais-je.

Et puis 3H de bateau, apres l'ile de la capitale.. re foutu, de chez foutu.

Heureusement, on vit à -poil(ou presque),

retour, à l'aéroport de Mallé, capitale des Maldives. Par hasard, je demande si un sac à mon nom ne serait pas parvenu, dans ce magnifique pays, et ne m'attendrait pas dans un endroit ad hoc..

1H après, MIRACLE! mon sac était là. Des affaires nickel, des gauloises...

Je réenregistre pour la France, et le récupère à Paris vec un peu d'angoisse.. Mais non, il était là.

C'est la seconde fois que ça m'arrive après un escale au Pakistan. la premiere fois c'est pour Pékin.

Mais là, les chinois me l'ont expédie 3 j ours après.
Ne vous contentez pas de vivre par procuration, à travers votre écran:osez, allez-y!
JM JM168 Regular ·
Bonjour,

Je ris beaucoup, et, bien en lisant vos "galères", elles sont sympas et on pourrait presque en faire un bouquin [;)]. Mais n'est-ce pas, sans celles-ci, nos voyages seraient "ternes" et insipides, du moins en ce qui me concerne.

A mon tour, si vous me le permettez...

Je crois, que si un continent devait recenser la palme des "galères" en avion, l'Afrique Noire ne doit pas être loin de la médaille d'or... Voire Championne Toutes Catégories...

Depuis 1997, je voyageais régulièrement sur Accra (Ghana) depuis CDG, avec toujours escale à Lagos (Nigeria), pour le boulot. Ma compagnie préférée était alors l'excellente KLM, car quand il arrive un "truc" sur ce continent, il vous reste deux choses à ne pas oublier (...même avant vos sous-vêtements), c'est votre billet de retour et votre passeport (j'en ai toujours deux...un pour les flics locaux -quand ils vous le gardent- et un pour reprendre mon zinc au cas où...).

Mais ce coup là, KLM était sur-booké et j'ai pris un vol Alitalia. Les spaghettis allaient donc rompre la "routine" des crackers insipides et les blondes chevelures bien peignées se faire remplacer par de suaves bouclettes brunes. Donc embarquement "comme d'hab" à CDG. L'accent des hôtesses et leur charme plus "latino" ne me laissaient pas de glace, comparés à l'extrême "esprit de groupe" de leurs consoeurs de KLM.

Le vol débute normalement, sauf que l'italien avait remplacé le hollandais. Vient l'heure des repas. Habitué (et endormi) par le professionnalisme des hôtesses de KLM, je calculais, en fonction des rangées, le nombre...de minutes qu'il allait me rester à attendre pour pouvoir "croûter", car j'avais faim ce jour là. Donc, a priori, vu la place ou j'étais, y'en avait pour un bon quart d'heure. En bon breton, je me commande un whisky tonic et je trinque avec le hollandais d'à côté. Deuxième whisky... Toujours pas de plat... Troisième Whisky. Et je commence à lever le nez du verre pour contempler "l'immense balai" qui se produisait sous mes yeux. Des plateaux repas se balladaient de chariots en allées et d'hôtesses à stewards et de compartiments en compartiments.... Ca me passait au-dessus, à côté, par derrière, nous prêtions même tous, la main à ces pauvres hôtesses quand leurs frêles et désespérés bras ne pouvaient s'étendre au-dessus des rangs, sous prétexte de dévoiler la couleur de leurs dessous...! C'était un cirque inimaginable de désolation dans...l'inorganisation... Ca en devenait pitoyable, je n'avais jamais vu de telles inepties... Je vous passe les commentaires italiens qui accompagnaient chaque "nouvelle déconvenue" des hôtesses et qui étaient un facteur multiplicateur de temps que j'estimais à 7 ou 8...

Sans exagérer, deux heures après...mon plateau arrivait. Et là, au bout du 10ème whisky (je modère le nombre...), j'avais plus faim...

Bref, débarassage des plateaux, qui là s'est fait sans encombres. C'est la nuit, tous ces petits passagers vont faire dodo, sauf mon voisin hollandais et moi qui apprécions beaucoup le whisky italien. Et re, et re, etc...

Mais le meilleur était à venir...

Nuit noire dans l'appareil, le film était fini et nous voguions allègrement au dessus du Sahara. Donc, à part l'open Bar des italiennes qui n'en finissaient plus de discuter à l'arrière du jet, y'avait rien à faire, sauf dormir ou picoler. Donc, comme j'avais plus faim et pas envie de dormir...

Et soudain :

ANNONCE GENERALE SUR HAUT-PARLEURS : "Y'a-t-il un médecin à bord?"

Puis, silence. Dix minutes se passent.

Mon voisin et moi rigolions encore de cet extraordinaire démonstration de professionnalisme hôtelier dont le personnel d'Alitalia nous avait "amusé".

Puis, le commandant prend directement le "micro" et insiste "lourdement" dans le ton de sa voix : "Y-a-t-il un médecin à bord...???".

N'étant pas diplômé, tout comme mon voisin, nous ne levons pas le bras. Là, on devait se trouver à la limite des frontières du Niger.

Puis...encore dix mn après....re-annonce... Mais celle-là devenait carrément solenelle... "Y-a-t-il un médecin à bord...!!! ".

Et là je lève le doigt, pour voir si mon concours pouvait "éventuellement" les aider. Je me fais immédiatement "attraper" (façon de parler) par un hôtesse et ZOU, direction les cuisines pour prendre part au Drame.

Là, gisait devant moi une black, apparemment inconsciente, entourée de tout le staff italien, en cercle et qui ne discutaient pas entre eux mais qui...piaillaient...!!!! Mais....personne ne faisait rien, depuis presque 3/4 d'heure...

Je me penche sur la fille et réflexe premier, je demande à une hôtesse de lui dégrafer son soutien-gorge (elle avait dit avoir du mal à respirer avant de sombre dans le "coma"). Poul normal, respiration OK, pupilles (plus que) normales, réflexes OK, ... Mais mon seul instrument, l'intuition, commençait à me titiller....

Et puis là, arrivée toute aussi solenelle de la chef de cabine qui me dit, "le COMMANDANT veut vous voir"....

Merde, j'avais déjà un peu "dans mon nez", et v'là qu'y veut m'causer...l'aut'...

Arrivé dans le cockpit du 747, ambiance "noire", feutrée et parsemée des lumières d'indicateurs et autres diodes (warning, essuie-glaces et lève-vitres...), j'aperçois deux gus dont sur ma gauche "LE" Commandant". La ciquantaine, beau mec, et trés "allure père de famille". Le genre de mec sur qui vous pouvez compter à la maison. Le type me salue, et, en retirant ses lunettes (comme dans les films...) me dit en anglais: "Que pensez-vous que nous devions faire, monsieur?"

Euhhhhh, et bien, tout surpris de ma brusque propulsion au rang de conseiller "ès 747" d'Alitalia, je lui dis de contacter par radio le siège d'Alitalia et de parler avec un toubib "en ligne". Donc, v'là le commandant qui se tue à les avoir, parce que les comms marchent mal entre un zinc et l'Europe au dessus de l'Afrique. Tout ça pour finalement apprendre...qu'il n'y avait pas de médecin...chez Alitalia... Un comble. Donc, je leur demande d'appeler un...médecin de garde....et on fera le relais via le téléphone et via radio et via un pont d'hôtesses jusqu'au cul de l'appareil, là où se trouve la "malade"...! Et puis tentatives de comms et re et re et re... et puis plus rien... Plus de radio sur l'Italie. Ca ne marchait plus. Je ne vous raconte pas le nombre d'Italiens dans le cockpit, ça devenait impossible d'entendre ce que ce brave commandant voulait me dire, et vis versa.

Donc, il fallait prendre une décision concernant cette pauvre femme, gisant "à la mort", entre les wc et les cuisines du 747 sur ces bonnes vieilles plaques d'aluminium. L'heure était "grave". D'autant plus, qu'elle avait dit, avant de sombrer dans ce profond "coma" qu'elle était enceinte...

Je prends la décision de retourner à l'arrière de l'appareil. Et, en passant dans cette interminable allée noire, et, bordée de "mecs ronflants", un black m'attrape et me chuchote en "douce" : "Elle n'est pas enceinte, elle est rentrée illégalement en Italie et vient de se faire refouler....! Elle vous raconte des conneries...!"

Ca commençait à confirmer mon "intuituition de départ"...

Visite à "la malade" et la pauvre, se portait toujours aussi mal... Le cas était désespérant. Poul normal, etc...

Je retourne voir mon commandant et là il se lève dès mon arrivée dans le cockpit, tout en enelevant ses lunètes une fois de plus (comme dans les mêmes films....) et me dis.... Mais ce coup-ci, ça ne rigolait plus..... :

- "Que doit-t-on faire? Dites-moi. Dois-je dérouter l'appareil sur Niamey, 1 heure, (Niger) ou on attend l'escale de Lagos, 2 heures, (Nigeria)..... Votre décision sera la mienne...!"

Glurps....!?! Ca voulait dire une journée d'escale, une bonne nuit d'hôtel aux frais d'Alitalia, un "détournement de 747".... Et qui n'a jamais eu ce pouvoir de faire changer de destination à un "paquebot des airs"...comme ça. En 5 secondes, j'avais une puissance phénoménale... Niamey ou Lagos et Accra....comme tu veux tu choises...! C'est gratos, on t'offre tout.... Dis-nous où "garer" l'avion... Tout ça pour une vilaine "comédienne" dans l'appareil...!!!

Alors, on fait quoi........?

Qu'auriez-vous fait à ma place, avec deux secondes de reflexion.....? Ce qui est très court...C'est quand même si tentant de se faire ça "une fois dans sa vie"....! Mais vous avez une décision à prendre dans les deux secondes....

Pfff...et bien, finalement, après moulte réflexions, ma "bonne conscience" a repris le dessus et j'ai dit à ce brave commandant :

"Go sur Lagos"... On risque rien. Puis je lui ai tout expliqué la manoeuvre de la fille... A 50 tonnes de kérozène la "manip'" c'était tout bon pour Alitalia... Non?

Je reviens au cul du 747, et je "réveille" la fille non pas avec un bisou de prince charmant, mais en lui glissant à l'oreille que nous allions arriver à Lagos et qu'il allait falloir rentrer à la maison, et que j'avais découvert son "petit manège" sans que je ne dise rien... Et là, "bingo", comme par enchantement, ma petite malade se réveille et se lève, direct....! A la grande surprise de l'équipage, stupéfait. Pour le coup, ils se sont arrêtés de parler...(ouf...). Tout allait très bien, madame a bu un verre d'eau et est allée se...rasseoir....illico. Nous étions à une heure de Lagos... Le plan n'avait pas marché...

Je me rasseois aussi avec un dernier whisky près de mon pote hollandais qui "hallucinait" devant la situation.

Et puis, viennent à moi deux des "moins" charmantes hôtesses du vol qui "m'offrent royalement", avec le plus grand sourire de la compagnie ALITALIA, un stylo plubicitaire....à 1FRF............ Et encore, je suis large sur le prix, celui-là ne devait pas dépasser les 30 ctmes de francs.... Il vaut même pas un Bic... D'ailleurs, je me suis permis de "l'offrir au commandant" en quittant l'appareil. Je pense qu'il aura compris...

Comparé à 50 tonnes de kérozène, plus les frais d'atterrissage, les frais d'aéroport et d'entrertien, ....plus les 350 nuits d'hôtel, de petits déj', et de repas....

Je regrette... J'avoue, finalement, que j'aurais du faire........."garer le 747" à Niamey....

Finalement....?!? Pourqui pas, vu l'attitude d'Alitalia...

Bien amicalement,

Jean-Michel
La Terre peut nourrir l'Humanité, mais, pas sa Gourmandise.
PA Parvat Globetrotter ·
MDR!!! J'ai adoré! Merci JM!!! Tout bonement incroyable... Jipetbri, tu voyageais avec PIA??? PIA= Please Inform Allah ou Perhaps It will Arrive.

Tokyo - Manille - Bangkok - Karachi, je descends à Bangkok et rejoins mon p'tit hôtel. Le lendemain, les news à la télévision du restaurant attirent mon attention...

Hier soir, crash aérien d'un vol PIA dans la banlieue de Karachi, un vol en provenance de Bangkok... Pas de survivants...

Gloups[:(] (j'en ris pas non plus...)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
JM JM168 Regular ·
Non...!?! Tu blagues?

C'est donc pire que Nigerian Airways... la seule compagnie que la Lloyd's refuse d'assurrer????

C'était pas ton "JOUR", ma chérie, et je suis content pour toi, Oufffffffffffff..........!?!

T'as eu du bol...tu sais?

Mais j'en ai d'autres sur l'Afrique, toutes aussi "cuisantes" que l'autre.
La Terre peut nourrir l'Humanité, mais, pas sa Gourmandise.
LO Loopkin Veteran ·
Excellent! J'ai adoré ton histoire! Ca c'est vraiment un truc dont on se souvient, pour sûr!
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
PA Parvat Globetrotter ·
D'autres tout aussi cuisantes??? Oh oui s'il te plaît, encore! C'était trop bon!

Oui je sais, un jour viendra, mais c'était pas celui là...[;)] et je blaguais pas...

Sans dec' j'ai A DO RE ton histoire!
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PA Parvat Globetrotter ·
P.S: petit détail qui à son importance, dans l'avion de la PIA, le film qu'ils ont passé était "Air Force One"!!! (histoire de l'avion présidentiel pris par des terroristes, etc...)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
MA Marsu Veteran ·
Sympa j'ai adoré! Merci
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
TR Trekkerbeub Veteran ·
à part les retards au décollage, entre 1h30 et 6h00, j'ai trouvé PIA très correcte. (3 vols sur cette compagnie). @ +
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
JM JM168 Regular ·
Tous bons...tes récits,

Merci,

J-M
La Terre peut nourrir l'Humanité, mais, pas sa Gourmandise.
AT Ataco Regular ·
Pas vraiment une galère mais plutôt une anecdote.

En arrivant à La Paz en septembre 2001, le chaufeur de Taxi qui nous emmène moi et 2 français rencontrés à l'aéroport nous parle d'un truc appelé 'senso' qui a lieu le lendemain. Bien qu'ayant quelques rudiments d'espagnol je ne connais pas ce mot et tout ce que j'ai put comprendre serait que le lendemain serait ville morte ( commerces, transports fermés ), comme une sorte de jour ferié.

Le lendemain, un peu fatigué, j'ai trainé au lit, tout juste ai-je entendu dans mon demi sommeil un des 2 anglais qui partagent mon dortoir râler aprés avoir 'tenté une sortie' et s'être fait prié par la police de rentrer à son hotel : apparament toute la ville est bouclée et il est interdit de sortir. En fin de matinée 1 hommes et 2 femmes sont arrivées à l'hotel avec des questionnaires qu'ils faisaient remplir à tout le monde à tour de rôle : il s'agissait d'agents du rescencement ( senso ). Explication : en Bolivie le rescencement se fait sur une seule journée avec interdiction de quitter son domicile et de vendre de l'alcool (???) jusqu'à 20 heures, et, chose plus étrange les étrangers sont rescencés tandis que les boliviens qui sont hors du pays ne le sont pas.

Plus tard durant mon séjour j'ai rencontré un français arrivé le jour même de ce senso pour trouver une ville déserte et des uniformes à tous les coins de rue : il a connu quelques instants de frayeur en croyant tomber en plein coup d'état.
JM JM168 Regular ·
Oui...effectivement...ça doit faire "tout bizarre" de se retrouver dans ce style de situation... Ca laisse imaginer ce que vivent les gens qui ont affaire à ce genre de cas...mais 24/24...sous certaines dictatures... Brrr...!
La Terre peut nourrir l'Humanité, mais, pas sa Gourmandise.
TR Trekkerbeub Veteran ·
Albanie été 1991 - 24 heures et pas une minute de plus ...

Nous quittons les météores et Kalambaka à 7 h00 du matin, direction la frontière Albanaise. Nous arrivons à 9h30 devant un portail métallique "bleu ciel" derrière une file d'une dizaine de voitures en attente. C'est enfin la frontière de ce pays mystérieux, coupé du monde depuis près de 50 ans. Des enfants viennent nous voir. Ils ont faim et soif nous disent-ils. Je leur tend une bouteille d'eau et des biscuits. Ils refusent et nous montrent la bouteille de soda et le chocolat qu'ils ont vu à travers la vitre de la voiture ... très affamé ces enfants ... Le portail s'ouvre à 10h00, et le groupe d'une dizaine des voitures s'avance jusqu'au poste de douane. Le portail se referme derrière nous. Un douanier s'avance et contrôle nos passeports, puis nous rétorque : "visa no valid - you have to pay 40$ each for new visa". C'est la meilleure celle là ... les visas ont été délivrés par l'ambassade d'Albanie à Paris il y a 6 semaines !!! Je commence à entrer en négociations avec les douaniers qui défilent les uns après les autres et me rétorquent tous que le visa ne peut être obtenu qu'à la frontière en échange de 80 $ pour 2 visas !!! Une heure se passe et la discussion devient houleuse, car je refuse ce racket, et demande de parler au responsable du poste de douane. 1/4 d'heure plus tard je suis reçu dans son bureau. Nous rentrons et il nous demande nos passeports. Il nous répond dans un Français impeccable que la corruption est un principe de base dans son pays. Il a étudié le droit international à Lyon, et se montre désolé des moeurs étranges des fonctionnaires de son pays. Il donne des ordres pour tamponner nos visas et nous repartons lestés de 2 paquets de "Marlboro" et de qq paquets de chewing gum ...

L'ambiance que dégage ce pays est étrange, pesante, comme si la chape de plomb du communisme était toujours présente. Les routes sont défoncées et nous ne croisons aucune voiture. Nous dépassons des gens à pied, en calèche, à dos d'âne, parfois en tracteur mais pas de voiture sur des km. Tiens, enfin une voiture ... avec des gyrophares ... et des hommes en uniforme ... qui me font signe de m'arrêter !!! !!! Ils m'inventent un excès de vitesse de 100 km/h, alors que je peine à maintenir une moyenne de 40 à 50 km/h tellement les routes sont mauvaises. Je me rend compte qu'ils parlent tous bien l'italien, langue que je maîtrise également. J'offre une tournée de clope et de chewing-gum aux trois policiers et et leur explique qu'il est impossible, vu l'état des routes de dépasser les 50 ou 60 km/h. L'ambiance se détend. Ils m'expliquent qu'ils parlent l'Italien parce qu'en Albanie, tout le monde regarde la télé Italienne. Après 10 mn de palabres, ils oublient mon excès de vitesse virtuel contre un paquet de clope chacun ... Heureusement que j'ai deux cartouches dans le coffre car j'ai eu droit à 4 autres contrôles du même genre jusqu'à Dürrës. J'ai même dû prendre un policier en stop ... Je n'ai presque plus d'essence et me rend à une station service très étrange. Deux pompes à carburant entourées d'une barrière aux épais barreaux d'acier, et le pompiste enfermé là dedans à remplir les reservoirs des voitures, en ne laissant que dépasser sa main ... bizarre ce pays ... d'autant plus bizarre que tout le monde me déconseille de prendre de l'essence. "nostra benzina è dell'aqua" me disent tous les Albanais qui attendent de faire le plein. J'apprend que l'indice d'octane est de 60 ... mais la jauge est à sec ... je prend donc 5 l, paye l'équivalent de 3 FF, et m'en vais suivre les indications pour me rendre à la station de service pour étrangers. Ici pas de barreaux, pas de file d'attente et des fleurs. L'essence indique un taux d'octane de 100, mais coûte 1$ le litre soit 12 fois plus cher que l'essence normale !!! Non loin de là nous apercevons les ruines d'un théatre Romain que nous décidons de visiter. Je gare la voiture à l'entrée et des enfants me proposent de surveiller la voiture contre 1 Lek. J'accepte !!! Nous prenons nos billets, rentrons dans le théatre, que déjà l'un des enfants arrive en hurlant "la macchina, la macchina !!!" Je sors en courrant et surprend 2 hommes en train d'arracher le rétro conducteur. Ils s'enfuient en me voyant, mais le rétro pandouille ... Nous ne pouvons pas laisser la voiture sans surveillance ... Près de la plage nous descendons dans un hôtel qui fait bonne impression. Tapis rouge, lustre de cristal, marbre au sol pour 15 $ la nuit, c'est formidable !!! Mais le parking est payant, l'équivalent de 50 ff pour 24h00, mais des vigiles surveillent 24h/24h. ça vaut bien ça, pour passer une nuit tranquille. Nous montons les bagages dans notre chambre, qui pue la moisisure. La tapisserie se décolle, la moquette est dégueulasse, le matelas plein de puces et la douche ne laisse échapper qu'un mince filet d'eau. La vue est cependant magnifique : la mer, les lauriers roses et blancs et des montagnes de détritus au bas de l'hôtel. Nous nous rendons le soir au restaurant. Les cuisines laissent échaper une douce odeur de mouton boucâné, de chiottes et de poubelles. Cela nous ouvre tellement l'appétit, que nous remontons illico dans notre chambre nour délecter d'une boite de thon que j'avais par chance dans la voiture. Le lendemain, nous décidons de quitter d'urgence le pays, une halte à Tirana pour prendre une photo de la statue de Skanderbeg, du parlement et nous rejoignons fisa la frontière Macédonienne. Le seul bon souvenir de ce séjour aura été la visite de lacs de pétrole en plein air au milieu d'une végétation Méditerranéenne.

J'espère que cela a évolué positivement depuis

Beub
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
SE Seshat Regular ·
Bonsoir Trekkerbeub,

dis donc tes galères sont terribles...j'espère que tu as pu en rire après, quand même, parce que là, à te lire, on n'a pas trop envie de suivre tes routes. Est-ce que tu choisis tes destinations en fonction des difficultés [;)] pour mieux apprécier l'arrivée ?

A côté, les miennes ne sont que de petites misères (pertes de valise, retards...) à part l'agressivité en Guadeloupe que j'ai eu l'occasion de raconter sur une autre discusssion. Si une autre me revient, je vous la raconterais.

Gardes le coeur bien accroché pour tes prochaines aventures.
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
PA Parvat Globetrotter ·
Sympa comme tout, Beub, merci tout plein!!! [:)] J'ai passé qques jours dans les pays de l'Est, Sofia, Prague, Zagreb, mais perso, j'ai pas adoré...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
TR Trekkerbeub Veteran ·
Quelques heures de galère sur plusieurs semaines de plaisirs, de joies et de bonheur ça se supporte bien ... J'ai été 2 fois en Roumanie ... c'est presque aussi galère que l'Albanie ... La 2ème fois j'y ai été forçé ...

30 juin 1996 - nous arrivons à la frontière Yougoslave au poste frontière de Szeged. Après 1/2 heure d'attente on nous demande nos passeports ... et nos visas ... Depuis quand faut-il des visas pour la Yougoslavie ??? "Depuis l'année dernière où la communauté internationale s'est interposée dans la guerre en Bosnie", nous rétorque le douanier. On est samedi 9h00 du matin, et retourner à Budapest pour attendre l'ouverture de l'ambassade lundi matin ... hors de question. Nous décidons de passer par la Roumanie ... J'opte pour le chemin le court : "Arad - Timisoara - Turnu Severin - Calafat", car j'ai vraiment gardé un mauvais souvenir de ce pays, lors de mon dernier passage en 1991. 1/2 heure plus tard nous arrivons au poste frontière de Mako derrière une interminable file de voitures. 6 très longues heures d'attente, à parfois avancer de 100 m, parfois pousser la voiture sur 10 m. Nous achetons notre visa dans une petite barraque en bois, et passons la frontière, mais il est déjà 16h00. Je roule 7h00 sans m'arrêter sur des routes étroites et défoncées, perlées non pas de nids de poule, mais de dinosaures ... Ma concentration est si intense que je ne sens pas la fatigue. Là, des troupeaux d'oies traversent la route, ici une calèche, des enfants, un chien peuvent débouler à n'importe quel moment. Nous approchons du but et j'aperçois un immense lac, qui n'est pas sur la carte .... normal, c'est le Danube !!! Nous arrivons à Calafat, et contrairement à ce qu'indique la carte, il n'y a pas de pont, mais un ferry. Les douaniers nous parquent sur un immense parking dont chaque rectangle blanc correspond à une rotation de ferry. Il y en a 7 avant nous ... à 7h00 on vient enfin nous chercher ... c'est enfin notre tour après 8h00 d'attente !!! après 20 mn de traversée nous voilà enfin en Bulgarie, un pays civilisé, comparé à la Roumanie. Nous sommes sauvés, mais avons passé 14h00 à attendre en frontière en moins de 24h00 . Pour le retour nous avons pris nos visas à l'ambassade de Yougoslavie à Damas ... plus jamais la Roumanie

Beub
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
SE Seshat Regular ·
Bonsoir,

merci de raconter encore, finalement on y prend goût (à la lecture...) parce tes plans on the road again, ça me paraît super agité, j'espère que tu trouves une récompense à la mesure des emm.... une fois arrivé.

Tu me diras, c'est l'aventure qui fait le charme, si tu connaissais d'avance les problèmes, tu ferais un itinéraire "ad hoc". Donc tu dois être vraiment de la race des aventuriers pour avoir toujours une solution de rechange au cas où...

Je me suis quand même laissée dire que la Roumanie étant en train de s'ouvrir au tourisme européen, ma petite ville (St Laurent du Var) est jumelée avec Sofiok, près du lac Balaton qui paraît-il est très beau. J'ai une amie à l'office de tourisme qui a été invitée quinze jours par Sofiok pour les échanges culturels d'usage. Elle en est revenue ravie.

Peut-être donc tu te laissera tenter par la Roumanie une prochaine fois ?

Et bon vent pour tes futures aventures.
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
TR Trekkerbeub Veteran ·
Salut Nadine [;)] !

Promis je suivrais tes conseils, surtout que Siofok et le Lac Balaton sont en Hongrie, et que j'adore ce coin, mais plutôt du coté de Balatonfüred [:P] ! Où j'atais d'ailleurs pour la fameuse éclipse de 1999 [:P] !

@ + pour d'autres bons conseils [:)]

Beub
"J'AI BESOIN DU LOIN" - Marius - Marcel Pagnol
LM Lmc Regular ·
Je confirme, j'ai fait trois voyage en Roumanie et la conseille vraiment. Elle est plus qu'ouverte aux touristes occidentaux, et plus particuliérement aux français, partout tu seras trés bien accueilli, parfois même en français!

Drum bun! (bonne route!)

Lise Marie

You might also like