| Peuples de l'Asie (suite) GeorgesOZ · 22 November 2009 à 1:22 · 62 photos 173 messages · 11 participants · 23 963 affichages | | | | À: TDMsolo · 24 November 2009 à 15:35 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 21 de 173 · Page 2 de 9 · 3 773 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
il a le projet de comparer le thaï à l'alsacien
non non ça c'etait une idée de Georges ! Comme je lui ai dit, même si c'est surement super interessant, il me faudrait un clone pour pouvoir le faire !
Bon séjour au Vietnam, 3 mois ce sera nu beau voyage ! | | | À: GeorgesOZ · 24 November 2009 à 15:38 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 22 de 173 · Page 2 de 9 · 3 769 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oh! Que bueno! J’adore García Márquez! Histoires complètement folles, on se perd complètement dans les péripéties de la famille Buendía !  
N'en dit pas plus, je commence tout juste ! Et vu la taille du bouquin, et ma vitesse de lecture en espagnol, j'en ai pour plusieurs mois... Ce que j'aime bien dans l'édition que j'ai, ce sont toutes les petites notes ajoutées au crayon par ma mère qui l'avait étudié en fac d'espagnol... | | | À: Tokala · 24 November 2009 à 23:39 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 23 de 173 · Page 2 de 9 · 3 756 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir,
Petit renard, tu portes bien ton surnom... Tu t'es amusée pendant tout ton message à TDMsolo à écrire au masculin, s'il n'a pas lu la dernière phrase, il continuera à te dire Monsieur 
Danielle | | | À: Tokala · 25 November 2009 à 0:30 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 24 de 173 · Page 2 de 9 · 3 754 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
non non ça c'etait une idée de Georges ! - -- C’est vrai, c’était une de ces idées saugrenues que j’ai de temps à autre. Il ne faut pas toujours me prendre au sérieux ! | | | À: GeorgesOZ · 25 November 2009 à 0:34 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 25 de 173 · Page 2 de 9 · 1 781 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
.... Où nous allons voir les Français poindre leur nez....
Plus encore que la Grande Bretagne, la France fut un sérieux danger pour l’indépendance siamoise. Les Français occupèrent la Cochinchine, c.à-.d. le Vietnam du sud aux alentours du delta du Mékhong, en 1863. De là, ils étendirent leur influence au Cambodge, qui avait longtemps été un objet de compétition entre le Vietnam et le Siam. Assumant pour son compte les intérêts traditionnels du Vietnam, la France obligea le roi du Cambodge Norodom à accepter un protectorat français. Le Siam abandonna formellement sa revendication sur le Cambodge quatre années plus tard en contrepartie de la reconnaissance par la France de la souveraineté siamoise sur les provinces cambodgiennes de Siem Reap et Battambang.
Les Français rêvaient de contourner le flanc de leurs rivaux britanniques en développant une route commerciale par la vallée du Mékhong vers les richesses supposées de la Chine du sud-ouest.  Cela semblait possible une fois que la France eut établi un contrôle complet sur le Vietnam dans les années 1880. Les petits royaumes laotiens, sous souveraineté siamoise, étaient à la clé de ce rêve. Les Français revendiquèrent ces territoires, arguant du fait que les territoires qui étaient auparavant sous contrôle vietnamien devaient passer sous le contrôle des Français, les nouveaux dirigeants du Vietnam.
Auguste Pavie, le vice-consul français à Luang Prabang en 1886, fut l’agent principal poursuivant les intérêts français au Laos. Ses intrigues tirèrent avantage de la faiblesse siamoise dans la région et des invasions périodiques de rebelles chinois du Yunnan, et accrurent les tensions entre Bangkok et Paris. Quand les hostilités éclatèrent au Laos entre les forces françaises et siamoises, en avril 1893, les Français envoyèrent des canonnières pour bloquer Bangkok.  Sous cette menace, les Siamois acceptèrent de céder le Laos. Le consentement des Britanniques à l’expansion française fut évident dans un traité signé par les deux pays en 1896, reconnaissant une frontière entre les territoires français au Laos et britanniques en Birmanie. Comme frontière, on ne pouvait pas faire plus vague, mais le principe de ménager un état tampon, le Siam, entre les deux zones d’influence était établi.
Cependant, la pression française sur le Siam continua, et en 1907 le roi Chulalongkorn fut forcé de restituer Battambang et Siem Reap au Cambodge, alors occupé par la France. Deux ans plus tard, le Siam abandonna ses revendications sur les états malais du nord de Kelantan, Trengganu, Kedah et Perlis aux Britanniques, en échange contre la juridiction légale sur les sujets Britanniques sur son sol et un prêt important pour la construction ferroviaire.
On ne peut nier les talents diplomatiques des monarques Thaï Mongkut (Rama IV, 1851-68) et Chulalongkorn (Rama V, 1868-1910) qui négocièrent avec les puissances européennes, adoptèrent des réformes influencées par l’Europe pour moderniser le pays et lui garantirent sa souveraineté. Cependant, le succès des Thaï à préserver l’indépendance de leur pays (le seul pays de l’ Asie du Sud-Est à y réussir) résulta en partie du désir de la Grande Bretagne et de la France d’avoir un état tampon utile et généralement stable séparant leurs territoires en Birmanie, Malaisie et Indochine. De plus, la Thaïlande (alors sous le nom de Siam) paya un fort prix pour son indépendance : la perte de la suzeraineté sur le Cambodge et le Laos à la France, et la cession des états du nord de la péninsule malaise à la Grande Bretagne. Vers 1910, la région sous contrôle Thaï était une fraction de ce qu’elle avait été un siècle plus tôt. | | | À: SeniorCH · 25 November 2009 à 0:40 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 26 de 173 · Page 2 de 9 · 1 780 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... je m'y suis remis pour aller au Pérou.... .... je l'apprend plutot en dilettante... (choix d’un mot ambivalent)
..... j'ai été frustré.....
On le reconnaît bien, le renard ! | | | À: SeniorCH · 25 November 2009 à 9:15 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 27 de 173 · Page 2 de 9 · 1 770 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Tu t'es amusée pendant tout ton message à TDMsolo à écrire au masculin, s'il n'a pas lu la dernière phrase, il continuera à te dire Monsieur 
Rien de prémédité la dedans... Comme je le disais, ce serait bien si j'arrivais à ne plus faire de fautes de français...  | | | À: Tokala · 25 November 2009 à 14:03 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 28 de 173 · Page 2 de 9 · 1 761 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Madame...  (j'ai lu le message jusqu'au bout Danielle) 
Je suis désolé de cette bévue, j'aurai du prendre le temps d'aller voir ta fiche, ce que je viens de faire.... la preuve... "Gargouille" est le prénom de ton chat, c'est lui qui est sur la photo ? (j'adore les chats) La confusion vient aussi du fait que certains (comme Georges et Danielle) t'appellent "petit renard", j'ai donc pensé que tu étais un mec (pardon: un homme).... au fait: pourquoi "petit renard" ? je suppose que c'est la traduction de "Tokala" ? Vu ta réponse c'est vrai que ton étude des langues me parait plus simple.... (un jour tu commenceras une phrase en norvégien et la finiras en japonais)  J'espère pouvoir aller au Japon l'année prochaine (c'est un rêve depuis très longtemps)... Quant à ton français, il est plus que très correct, on fait tous des fautes (d'inattention bien souvent) et puis au vu de certains messages qu'il faut quasi traduire tant il y a de fautes et surtout sans aucune ponctuation.... on est tous, sur ce post, des champions d'orthographe. Amicalement à vous tous René | | | À: GeorgesOZ · 26 November 2009 à 0:30 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 29 de 173 · Page 2 de 9 · 1 741 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Nous disions que les marchands européens convoitaient l’accès aux denrées de l’Asie. Il y eut des épisodes tout à fait rocambolesques dans cette course aux marchés orientaux. En voici un exemple.
Vers la fin du 16-ème siècle, les marchands de Londres étaient jaloux du monopole des Portugais dans les îles à épices de l’ Asie du Sud-Est, et en particulier ce qui est aujourd’hui l’ Indonésie. À la suite d’une pétition en 1589, trois vaisseaux furent envoyés de Plymouth le 10 avril 1591 vers les "Indes Orientales", sous le commandement de George Raymond et James Lancaster. Ce n’est peut-être pas un hasard que Lancaster avait auparavant servi comme soldat et avait été marchand au Portugal. Il avait donc pu entendre tout un tas d’échos sur les aventures maritimes des Portugais en Asie. De plus, il avait servi sous les ordres de Francis Drake en 1588, en tant que commandant de l’Edward Bonaventure contre la fameuse Invincible Armada, la « Grande y Felicísima Armada » espagnole qui avait tenté de conquérir l’ Angleterre.
Cette première expédition britannique vers les Indes commença mal. Il y eut tant de morts et de malades qu’un des trois vaisseaux dut être renvoyé en Angleterre avant même d’avoir contourné l’Afrique.  Puis le navire de George Raymond fut perdu aux abords du Cap Corrientes le 12 septembre.  Après une escale à Zanzibar en février 1592 pour faire des réparations, Lancaster continua sa route. Il contourna le Cap Comorin en mai, passa le nord-ouest de Sumatra pour enfin toucher à Penang ( Malaisie) en juin. Durant tout ce voyage, il attaqua tout navire qu’il croisa.   De Penang, il continua jusqu’en septembre à faire des raids sur tout ce qui flottait dans les parages du Détroit de Malacca et qui ressemblait à un navire portugais.
Si l’aller avait été difficile, le voyage de retour le fut encore plus. Lancaster perdit tant d’hommes qu’il n’arriva pas à revenir jusqu’en Angleterre.  Une fois passé Sainte Hélène, l’absence de vent le retarda et il fut obligé de faire cours vers les Caraïbes pour s’y approvisionner. Alors qu’il s’occupait des affaires à terre, son navire partit avec seulement six hommes à bord, le laissant en rade.  Son navire alla jusqu’à Saint Domingue où les Espagnols s’en emparèrent. Un flibustier Français finit par ramasser Lancaster et les 18 hommes qui lui restaient et les débarquer à Dieppe. Lancaster arriva en Angleterre le 24 mai 1594.
La même année, l’infatigable Lancaster mena une expédition militaire contre les Portugais à Pernambuco, sur les côtes brésiliennes, sans grand succès à vrai dire.
Malgré toutes les difficultés que l’expédition vers les Indes avait rencontrées et malgré les pertes énormes en hommes qu’elle avait subies, le fait qu’un navire anglais ait pu impunément attaquer les navires marchands portugais suscita un certain enthousiasme en Angleterre.  Cela fut un facteur important qui mena à la création de la Compagnie anglaise des Indes orientales, « l’East India Company ». « Première des Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle pour conquérir « les Indes » et dominer les flux commerciaux avec l'Asie, elle trouve sa place face à la compagnie néerlandaise des Indes orientales, la célèbre VOC, et prend l'avantage sur la Compagnie française des Indes orientales qu'elle conduit à la ruine en conquérant toutes ses possessions en Inde. Elle marque profondément la création du futur Empire colonial britannique » (de Wikipedia).
Lancaster retourna en Asie du Sud-Est en 1602. Il y établit le premier comptoir britannique, à Bantam ( Java), et poussa plus loin vers les îles Moluques qui étaient jusque là une « chasse gardée » portugaise. Il en revint en 1603 couronné de succès tant d’un point de vue marchand que d’un point de vue diplomatique (il avait négocié entre autres une alliance avec le sultanat d’Aceh). En récompense, on lui attribua le titre de « Knight » (« Chevalier ») en octobre 1603. Il mourut en 1618.
Pour nous qui nous disons voyageurs, cette histoire laisse à méditer ! | | | À: GeorgesOZ · 26 November 2009 à 4:26 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 30 de 173 · Page 2 de 9 · 1 735 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour à vous.
Désolé de m'immiscer mais si vous me le permettez, voici pêle-mêle quelques remarques à propos de certains points que vous avez évoqués dans votre fil de discussion précédent qui s'est hélas trouvé clos, ce qui explique que j'écrive sur celui-ci...
Le mot “ cinq” est « lima » dans les langues Malayo-Polynésiennes
Navré de vous contredire mais tel n'est absolument pas le cas dans toutes les langues malayo-polynésiennes, et notamment pas en tahitien qui dit pae pour ce nombre, même si rima désigne étymologiquement les cinq doigts de la main et la main elle-même, en reo ma'ohi.
« plusieurs études sur la variation de l’ADNmt (ADN mitochondrial) dans les populations humaines ont ensuite confirmé que c’est en Afrique qu’il existe la plus grande diversité génétique et sont donc en faveur d’une apparition de l’homme en Afrique il y a 100 000 à 200, 000 ans».
Si la théorie de l'apparition de l'humanité en Afrique est très à la mode, elle perd du terrain face à l'hypothèse d'une origine humaine située en Australie... Comme quoi, il n'y a rien de certain dans ce domaine et dans un sens comme dans l'autre, la génétique ne prouve rien, surtout quand on sait que la diversité génétique de l'Afrique à laquelle vous faites allusion peut provenir de brassages inter-ethniques successifs somme toute assez récents... Qui plus est, c'est faire peu de cas de la diversité génétique des peuples australiens ou de Papouasie... Enfin, bref... Disons que la théorie d'une humanité à l'origine africaine fait bien dans le décor, puisque éminemment consensuelle et destinée à faire oublier les tristes souvenirs du colonialisme... Pourtant, cela ne reste qu'une théorie parmi d'autres, n'en déplaise à tant de généticiens prompts à tirer des conclusions hâtives à partir de spéculations hasardeuses...
La seule famille connue de l’ Asie du sud-est qui semble manquer est la famille austronésienne, mais nous allons y revenir un peu plus loin.
Mille pardons de vous objecter que bien que devenu tonal sans doute au contact du chinois, le tsat n'en est pas moins une langue malayo-polynésienne et plus précisément austronésienne encore parlée par quelque 3800 âmes dans le sud de l'île et province de Hainan, dans la province de Yaxian, dans le district de Yanglan et les villages de Huixin et Huihui... Voici deux liens à son sujet : en.wikipedia.org/wiki/Tsat_language & www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=huq
D'autre part, le yami parlé à Taïwan dans l'Île aux Orchidées (Lan yu) est lui aussi austronésien et je me permets de vous renvoyer ici : en.wikipedia.org/wiki/Tao_language & www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=tao
la tendance actuelle serait plutôt de rapprocher ces dernières (les langues austronésiennes) des langues Tai-Kadai et de faire tout remonter à une langue souche Proto-Austro-Tai. Cependant, cela ne va pas sans faire lever les sourcils de bien des experts
C'est une tendance parmi d'autres largement invalidée du fait d'erreurs multiples induites dans les années quarante par Paul Benedic lorsqu'il se livra à des rapprochements entre les souches kradai et austronésienne... Du reste le linguiste Graham Thurgood a-t-il clairement mis en évidence les bévues manifestes de Benedic quand il se base sur quantité d'emprunts au chinois afin de « reconstruire » une hypothétique proto-langue du nom de proto-autro-tai, par exemple, ce qui infirme en très grande part ses travaux...
D’une façon ou une autre, les habitants originels de Taiwan doivent bien être venus du continent ! Donc, je me fie à l’opinion des premiers chercheurs mentionnés plus haut (Melton et autres), et j’accepte l’origine continentale des peuples aborigènes de Taiwan, et donc des peuples Malayo-polynésiens qui en sont dérivés.
Là encore, assertion gratuite, désolé : personne n'en sait rien et n'en saura sans doute jamais rien... Quant aux peuples malayo-polynésiens, je vois très mal en quoi ce seraient les « dérivés » des Aborigènes de Taïwan car strictement rien ne prouve que ces derniers soient antérieurs aux premiers... Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que les Taïwanais sont originaires du continent (resterait à déterminer lequel !) et que ce sont les ancêtres des Malayo-Polynésiens, s'il vous plaît ?
Mais revenons aux langues Austronésiennes, après ces dernières rechutes dans les langues Austro-Asiatiques (le Khmer) et ces dérapages sur une langue Taï-Kradaï (le Thaï). Nous en étions à cette constatation qu’il n’y a pas de langues austronésiennes (AN) parlées de nos jours en Chine.....
Comme dit à l'instant, il y en a au moins deux : le tsat et le yami ( cf. ci-dessus)...
Mon intérêt pour le sujet et le fait que je sois loin d’être un idiot et que je bénéficie d’une excellente éducation fait que j’arrive à développer qqc qui tient à peu près la route. Je suis sûr que des (vrais) experts trouveraient à redire par moments. Je suis aussi systématique et structuré et, je l’ai déjà dit, je n’apprécie pas trop l’amateurisme (je suis Alsacien après tout !).
La haute estime que vous avez de vous-même ne vous empêche pas de faire parfois fausse route et j'espère que mes modestes réactions à certaines de vos thèses fragiles ou tout simplement à des erreurs auront permis que vous en preniez conscience...
J'ose croire que vous ne me tiendrez pas rigueur des contre-éléments que je vous ai fournis ni de ma franchise et dans cet espoir, je vous souhaite une excellente continuation. | | | À: ThaDoine · 26 November 2009 à 6:24 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 31 de 173 · Page 2 de 9 · 1 737 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour, J’ai lu votre billet avec un vif intérêt, Je me suis rendu sur le site Lacito fort instructif, Sauf erreur de ma part le Thaï n’y est pas abordé. Auriez-vous éventuellement un site de référence à me communiquer ? D’avance merci Bien Cordialement | | | À: ThaDoine · 26 November 2009 à 8:01 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 32 de 173 · Page 2 de 9 · 1 723 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
(1) [Le mot “cinq” est « lima » dans les langues Malayo-Polynésiennes]
Navré de vous contredire mais tel n'est absolument pas le cas dans toutes les langues malayo-polynésiennes, et notamment pas en tahitien qui dit pae pour ce nombre, même si rima désigne étymologiquement les cinq doigts de la main et la main elle-même, en reo ma'ohi.
Il est tout à fait inutile d’être « navré », car je l’ai toujours dit, je ne prétends pas être omniscient et je me base sur les références que je trouve et qui ont un minimum de crédibilité. Cela ne les empêche pas d’être ici ou là dans l’erreur, ou bien (comme je pense être le cas ici) de prendre quelques raccourcis. J’accepte bien volontiers ce que « vous » dites (il y a quelque chose de déplaisant dans le vouvoiement) sur le mot « cinq » en Tahitien. Cela n’enlève strictement rien au message général concernant la parenté qui existe entre les langues austronésiennes (qui comprennent les langues malayo-polynésiennes).
Ce commentaire n’est pas utile. Il est comparable à arguer du fait que « trois » se dit « seh » en Farsi, ce qui de toute évidence n’appartient pas à la belle série « trois (franchis, tri (russe), drei (allemand) etc... », pour contredire le fait que les nombres se retrouvent en général remarquablement bien à travers l’éventail des langues indo-européennes.
(2) [ « plusieurs études sur la variation de l’ADNmt (ADN mitochondrial) dans les populations humaines ont ensuite confirmé que c’est en Afrique qu’il existe la plus grande diversité génétique et sont donc en faveur d’une apparition de l’homme en Afrique il y a 100 000 à 200, 000 ans».]
Si la théorie de l'apparition de l'humanité en Afrique est très à la mode, elle perd du terrain face à l'hypothèse d'une origine humaine située en Australie... Comme quoi, il n'y a rien de certain dans ce domaine et dans un sens comme dans l'autre, la génétique ne prouve rien, surtout quand on sait que la diversité génétique de l'Afrique à laquelle vous faites allusion peut provenir de brassages inter-ethniques successifs somme toute assez récents... Qui plus est, c'est faire peu de cas de la diversité génétique des peuples australiens ou de Papouasie... Enfin, bref... Disons que la théorie d'une humanité à l'origine africaine fait bien dans le décor, puisque éminemment consensuelle et destinée à faire oublier les tristes souvenirs du colonialisme... Pourtant, cela ne reste qu'une théorie parmi d'autres, n'en déplaise à tant de généticiens prompts à tirer des conclusions hâtives à partir de spéculations hasardeuses...
Il y a une grande consistance dans les recherches récentes, qu’elles soient basées sur la génétique, l’archéologie ou la linguistique, et qui loin d’être des spéculations hasardeuses sont des théories élaborées par une quantité de scientifiques de haute gamme. Cela dit, je suis personnellement ouvert à toutes théories. Je les accueille même à bras ouverts, à partir du moment où elles sont étayées par des faits tangibles ou des déductions logiques. Je serais très curieux d’apprendre quelles sont les preuves qu’on apporterait pour soutenir la théorie de l’origine humaine en Australie. Je ne suis pas à la solde des chercheurs que j’ai cités.
Quant à la diversité génétique des Africains dont je parlais, citant un nombre d’études, cela n’a rien à voir avec les brassages inter-ethniques qui bien sûr ont eu lieu, comme partout ailleurs. Les peuples peuvent se mélanger tant qu’ils veulent sans créer les mutations de DNA sur lesquelles toutes ces études sont basées. De plus, il serait particulièrement curieux que de tels brassages ne produisent pas encore plus de diversité génétique plus près de la « source » supposée de l’humanité, à savoir l’ Australie. Encore une fois, au risque d’être pesant, il ne s’agit pas de diversité génétique dans le sens « avoir des tailles ou des traits faciaux différents ».
(3) [ La seule famille connue de l’ Asie du sud-est qui semble manquer est la famille austronésienne, mais nous allons y revenir un peu plus loin.]
Mille pardons de vous objecter que bien que devenu tonal sans doute au contact du chinois, le tsat n'en est pas moins une langue malayo-polynésienne et plus précisément austronésienne encore parlée par quelque 3800 âmes dans le sud de l'île et province de Hainan, dans la province de Yaxian, dans le district de Yanglan et les villages de Huixin et Huihui... Voici deux liens à son sujet : en.wikipedia.org/wiki/Tsat_language & www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=huq
D'autre part, le yami parlé à Taïwan dans l'Île aux Orchidées (Lan yu) est lui aussi austronésien et je me permets de vous renvoyer ici : en.wikipedia.org/wiki/Tao_language & www.ethnologue.com/...anguage.asp?code=tao
Je n’ai aucun problème ni aucune surprise à apprendre que le tsat de Hainan fait partie de la famille austronésienne, et peut-être même malayo-polynésienne. Que ce soit un vestige de langues parlées par des gens qui ont migré par la suite vers Taiwan (Hainan faisant partie du sud de la Chine), puis de là se sont éparpillés à travers les archipels de l’ Asie du Sud-Est et au-delà (et donc une bonne surprise d’en apprendre l’existence), ou qu’il s’agisse en fait de l’un de ces peuples émigrés de Taiwan (auquel cas ils pourraient très bien être apparentés aux Cham un peu plus au sud au Vietnam). Une fois de plus, je ne vois pas où se trouve l’objection.
Quant au « yami parlé à Taiwan étant lui aussi austronésien», je ne vois vraiment pas l’objet de cette remarque, car je l’ai toujours dit, c’est à Taiwan qu’on trouve (encore de nos jours) la plus grande diversité de langues austronésiennes. Donc, une de plus, merci pour l’information !
(4) [la tendance actuelle serait plutôt de rapprocher ces dernières (les langues austronésiennes) des langues Tai-Kadai et de faire tout remonter à une langue souche Proto-Austro-Tai. Cependant, cela ne va pas sans faire lever les sourcils de bien des experts ]
C'est une tendance parmi d'autres largement invalidée du fait d'erreurs multiples induites dans les années quarante par Paul Benedic lorsqu'il se livra à des rapprochements entre les souches kradai et austronésienne... Du reste le linguiste Graham Thurgood a-t-il clairement mis en évidence les bévues manifestes de Benedic quand il se base sur quantité d'emprunts au chinois afin de « reconstruire » une hypothétique proto-langue du nom de proto-autro-tai, par exemple, ce qui infirme en très grande part ses travaux...
Ce sont exactement les doutes que j’exprimais.
(5) [D’une façon ou une autre, les habitants originels de Taiwan doivent bien être venus du continent ! Donc, je me fie à l’opinion des premiers chercheurs mentionnés plus haut (Melton et autres), et j’accepte l’origine continentale des peuples aborigènes de Taiwan, et donc des peuples Malayo-polynésiens qui en sont dérivés. ]
Là encore, assertion gratuite, désolé : personne n'en sait rien et n'en saura sans doute jamais rien... Quant aux peuples malayo-polynésiens, je vois très mal en quoi ce seraient les « dérivés » des Aborigènes de Taïwan car strictement rien ne prouve que ces derniers soient antérieurs aux premiers... Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que les Taïwanais sont originaires du continent (resterait à déterminer lequel !) et que ce sont les ancêtres des Malayo-Polynésiens, s'il vous plaît ?
Premièrement, on ne sera jamais sûr à 100% de rien du tout puisqu’il n’y a pas d’histoire écrite et fiable. C’est ce qu’on appelle enfoncer une porte ouverte. On pourrait à partir de là se résigner à ne même pas commencer à se poser le genre de questions que je me pose (et si elles vous ennuient, vous n’êtes pas obligé de suivre ce poste). Personnellement, je trouve intéressant, plaisant et passionnant de justement poser ces questions et chercher des réponses possibles. Deuxièmement, j’ai fourni assez d’arguments pour pouvoir soutenir la théorie que j’ai exposée, qui n’est pas la mienne mais que j’accepte comme étant logique et consistante avec les faits et les observations dont on dispose. Cette remarque fait preuve de mauvaise foi.
(6) [Mais revenons aux langues Austronésiennes, après ces dernières rechutes dans les langues Austro-Asiatiques (le Khmer) et ces dérapages sur une langue Taï-Kradaï (le Thaï). Nous en étions à cette constatation qu’il n’y a pas de langues austronésiennes (AN) parlées de nos jours en Chine..... ]
Comme dit à l'instant, il y en a au moins deux : le tsat et le yami (cf. ci-dessus)...
Comme dit plus haut (3).
(7) [Mon intérêt pour le sujet et le fait que je sois loin d’être un idiot et que je bénéficie d’une excellente éducation fait que j’arrive à développer qqc qui tient à peu près la route. Je suis sûr que des (vrais) experts trouveraient à redire par moments. Je suis aussi systématique et structuré et, je l’ai déjà dit, je n’apprécie pas trop l’amateurisme (je suis Alsacien après tout !).]
La haute estime que vous avez de vous-même ne vous empêche pas de faire parfois fausse route et j'espère que mes modestes réactions à certaines de vos thèses fragiles ou tout simplement à des erreurs auront permis que vous en preniez conscience...
J'ose croire que vous ne me tiendrez pas rigueur des contre-éléments que je vous ai fournis ni de ma franchise et dans cet espoir, je vous souhaite une excellente continuation.
On a de temps à autre affaire à des imbéciles qui objectent pour un oui ou un non sans vouloir se plier à un minimum de discipline intellectuelle et sans se donner la peine de bien lire ce qu’on a écrit. Je trouve tout à fait légitime de s’affirmer sans fausse modestie comme je l’ai fait. « Vous » dites que cela ne m’empêche pas de faire fausse route : quoi de neuf ? J’ai bien dit moi-même que « des « vrais » experts pourront bien trouver à redire » sur certains points. Je n’ai aucun problème avec cela. Quant à m’accuser de présenter des « thèses fragiles », je me demande dans quelle mesure ce ne seraient pas celles que « vous » insinuez, sans bien les définir ni les argumenter, d’ailleurs.
J’accepte volontiers la discussion, mais je ne trouve aucun intérêt à pousser très loin avec quelqu’un qui se présente sur le ton que « vous » avez pris dans « votre » intervention. | | | À: GeorgesOZ · 26 November 2009 à 11:37 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 33 de 173 · Page 2 de 9 · 1 703 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Georges,
J'aime bien l'histoire de James Lancaster !
Pour nous qui nous disons voyageurs, cette histoire laisse à méditer !
Ca me rappelle quand j'ai lu les biographies de Stefan Zweig (Amerigo, et surtout Magellan)... C'est sur que les voyageurs actuels sont des p'tits joueurs ! (enfin je parle pour moi  ) | | | À: TDMsolo · 26 November 2009 à 11:47 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 34 de 173 · Page 2 de 9 · 1 703 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour m'sieur 
Et oui, Gargouille est bien mon chat qui aime poser sur les photos. Et oui aussi, Tokola signifie bien Petit Renard. En Sioux 
Si tu vas au Japon l'année prochaine, je surveillerai tes messages, car je compte y aller en 2011.
Passe une bonne journée | | | À: ThaDoine · 26 November 2009 à 13:03 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 35 de 173 · Page 2 de 9 · 1 697 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Il me semble que vous avez beaucoup fâché le Monsieur qui est "loin d'être un idiot et d'excellente éducation" (dixit lui-même) ! Et puis peut-être bien que son extrême modestie en prend un coup  ...
Dolma | | | À: Tokala · 26 November 2009 à 17:43 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 36 de 173 · Page 2 de 9 · 1 668 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Maintenant que je sais que tu es une squaw, bonsoir Petit Renard, 
moi aussi j'ai bien aimé l'histoire de J. Lancaster. C'est sûr qu'aujourd'hui l'aventure d'un voyage est plus serein...
Je vais faire mon possible pour le Japon et je ferai de mon mieux pour en narrer, sur ce site, mes aventures...
Pour l'instant, cap sur le Vietnam....   
une caresse à Gargouille... 
René | | | À: ThaDoine · 27 November 2009 à 0:56 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 37 de 173 · Page 2 de 9 · 1 651 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Thadoine, Merci pour vos contradictions aux thèses de Georges, et surtout ne vous en excusez pas car cela fait justement avancer le débat, car c'est un forum et il ne faudrait pas l'oublier donc justement ouvert a d'autres idées et opinions si ce n'est pas limité a des fausses critiques de sectarisme un peu débile. N'hésitez donc pas a contredire et approfondir le sujet, on est tout ouïe  Welcome in the discussion  Un non spécialiste, avec juste quelques "basiques" notions universitaires de génétique des populations humaines pour avoir suivi les cours d'Albert Jacquart (tant décrié parfois mais tellement sympathique  ) | | | À: Dolma · 27 November 2009 à 2:35 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 38 de 173 · Page 2 de 9 · 1 647 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Je me marre, mais alors, c'est peu de le dire !
J'ai fait le plein de rire pour un bout de temps...
   | | | À: MengWan · 27 November 2009 à 3:13 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 39 de 173 · Page 2 de 9 · 1 641 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'ai fait le plein de rire pour un bout de temps...
Tant pis, on se passera de toi, t'en fais pas. | | | À: GeorgesOZ · 27 November 2009 à 4:50 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 40 de 173 · Page 2 de 9 · 1 635 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
« La Thailande comprend plusieurs groupes ethniques distincts, comme bien d’autres pays, incluant la majorité Thaï et de nombreuses tribus montagnardes (« hill tribes ») qui vivent principalement dans les montagnes du Nord. Les Thaï (ou Taï ethniques) constituent à peu près 80% de la population nationale de quelques 64.5 millions. Cette population est relativement homogène, avec plus de 85% parlant une langue Tai et partageant une culture commune. Ce “noyau” de population inclut les Thaï Centraux (33.7% de la population, incluant Bangkok), les Thaï du Nord-Est ou Isaan (34.2%), les Thaï du Nord (18.8%), et les Thaï du Sud (13.3%)».
J’ai oublié d’où je tiens cette information, mais elle provient d’une source relativement récente si on compare aux détails ci-dessous qui eux réfèrent à un recensement fait en 1987 et que j’ai extraits du rapport au Congrès des Etats-Unis déjà mentionné dans mon poste précédent (« Thaïland: A Country Study », Washington: GPO for the Library of Congress; Federal Research Division; 1987; countrystudies.us/Thaïland/ ).
Depuis 1911, la Thaïlande a fait des recensements nationaux fréquents, et son Bureau National des Statistiques, travaillant avec un nombre d’agences internationales, était dans les années 1980 l’une des plus riches sources de données statistiques en Asie. La Thaïlande avait à peu près 53 millions d’habitants en 1987. La répartition régionale était approximativement 16.7 millions dans la partie Centrale (incluant la métropole de Bangkok) soit 32% de la population nationale, 17.8 millions au Nord-Est ou Isaan (34%), 11.3 millions au Nord (21%), et 6.8 millions au Sud (13%). La population était relativement homogène. On estimait que 85% ou plus parlait une langue de la famille linguistique Taï, partageait d’autres traits culturels tels l’adhérence au bouddhisme Theravada, et formait ce qu’on peut appeler le « noyau » [“core” en anglais] Thaï. Cependant, le régionalisme et les différences ethniques étaient socialement et politiquement importantes. De plus, ces différences affectaient l’accès de groupes et de régions spécifiques aux ressources économiques et autres, ce qui par conséquent renforçait la prise de conscience ethnique et régionale. Le trait principal des relations ethniques et régionales était peut-être la domination sociale, linguistique et politique des « Thaï Centraux », qui étaient les descendants des sujets des anciens royaumes de la plaine de la Chao Phraya. Les « Thaï Centraux » étaient définis comme ceux qui considéraient la Thaïlande Centrale comme leur lieu de naissance ou le dialecte Thaï Central (le Thaï standard) comme leur première langue. Du fait de migrations croissantes, des communications modernes et de l’éducation, il était cependant de plus en plus difficile d’utiliser la langue pour déterminer le lieu d’origine. Les Thaï Centraux ne constituaient que l’une des catégories régionales qui faisaient la majorité des Thaï – le « noyau » Thaï. Le nombre de personnes appartenant aux autres groupes était difficile à spécifier précisément, que leur appartenance à un groupe soit définie par la langue ou par d’autres traits culturels. La politique du gouvernement Thaï de promouvoir l’assimilation sans encourager l’enregistrement de données sur l’ethnicité contribuait à ce problème. Les statistiques gouvernementales sur les étrangers, les minorités tribales et les réfugiés étaient plus faciles à obtenir, bien que parfois disputées par les experts ou les groupes en question. Malgré l’insuffisance des données, il était possible de faire une estimation approximative de la composition ethnique de la population Thaïlandaise en 1987. Parmi les minorités les plus importantes, les Chinois constituaient à peu près 11% de la population, les Malais à peu près 3%, et les Khmer résidents de longue date (par contraste avec les réfugiés récents) moins de 1%. Les autres groupes minoritaires variaient de quelques centaines à plus de 100, 000 individus. Parmi eux, les Karen étaient le groupe le plus grand, estimé à quelques 250, 000. Certains de ces groupes minoritaires parlaient une langue de la famille Taï, mais différaient sur beaucoup de points du « noyau » Thaï. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 3 732 visiteurs en ligne depuis une heure! |