Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Genevois · 6 September 2013 à 13:45 · 14 photos 85 messages · 25 participants · 23 535 affichages | | | | À: Mékong · 8 September 2013 à 12:56 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 21 de 85 · Page 2 de 5 · 3 555 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Loin de moi l'idée de comparer ce que je ne connais pas... Me serais-je mal fait comprendre ? | | | À: Genevois · 9 September 2013 à 23:59 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 22 de 85 · Page 2 de 5 · 3 480 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Salut l'ami!
Encore une fois, superbe carnet de route.
Quel plaisir de revisiter Bali avec Lolo et Dodo 
Bonne route sur Java!...J'ai hâte de la découvrir.
Prenez soin, amusez-vous bien!
Patrick | | | À: Genevois · 11 September 2013 à 13:00 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 23 de 85 · Page 2 de 5 · 3 433 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Le vol pour Yogyakarta décolle à 05h50 de Denpasar. Nous avons prévu de partir vers les 03h15, histoire d'avoir de la marge. A l'heure dite, pas de trace de Madeh, un gars super sympa qui bosse de temps à autre avec Wayan et qui va donc assurer notre transport ce matin. Wayan et Ayu ont tenu à se lever pour nous dire au revoir et je les vois un peu inquiets quand même. Wayan n'arrive pas à joindre Madeh sur son portable, alors il enfourche son scooter dans la nuit et part voir ce qu'il se passe. Evidemment, 3 heures du matin, ce n'est pas une heure balinaise et Madeh était resté endormi, c'est Wayan qui l'a réveillé. Il arrive tout hilare vers les 03h30.
Il rattrapera son retard sur les routes désertes. A part quelques commerçants qui montent leurs stands pour les marchés du matin, personne sur les routes. En 45 minutes, nous sommes à l'aéroport, au nouveau terminal duquel les vols domestiques s'envolent. Un terminal pas terminé, mais qui n'a vraiment pas l'air d'être prêt à fonctionner. Longs couloirs défraîchis, infrastructure manquante, et même un gros rat dans la salle d'embarquement. Et dire que l'inauguration serait imminente.
Après avoir payé la taxe de départ, 40'000 Rps pour les vols domestiques, 150'000 pour les vols internationaux, nous nous présentons à l'avion. Air Asia est à l'heure et le vol est sans histoire. Par les hublots, nous voyons clairement plusieurs volcans javanais, nous survolons même le Bromo.
Arrivés à Yogya, notre chauffeur, envoyé par notre logeur, est présent. Comme à Taman, c'est par Airbnb que nous avons trouvé notre résidence pour trois jours. Un petit studio, au bout d'une allée, au sud-ouest de la ville à 10 minutes du Kraton en scooter. Nous découvrons les lieux. Si l'extérieur est magnifique au vu de la nature qui est toute autour, l'intérieur est assez rustique. Rien à voir avec le bijou de Wayan. Pas d'eau chaude, un mandi local pour douche, toilettes indonésiennes, il va falloir baisser nos exigences occidentales pendant ces trois jours. Pourtant, l'endroit est charmant, mais il est vrai qu'on s'habitue vite à un certain confort. Enfin, ce n'est pas insurmontable quand même.
Nous sommes très chaleureusement accueillis par Noeri, dont la fille travaille ailleurs en Indonésie. C'est elle qui gère le logement et les visiteurs en son absence. Elle nous explique comment nous rendre en ville, quelles sont les adresses où aller manger pas très loin, où trouver une épicerie. Ici, pas l'ombre d'un touriste, nous sommes en immersion totale dans la population locale. Nous avons convenu de la location d'un scooter avec notre chauffeur. A 10h00 précises, il nous le livre. Il a l'air sérieux, d'ailleurs Noeri nous le recommande pour réserver notre tour vers le Bromo. Pas en tant que chauffeur privé, mais bien à travers l'agence dans laquelle il travaille.
Les voisins sortent de leur maison pour nous souhaiter la bienvenue et propose même de tirer un cable pour que nous puissions avoir une bonne réception du WiFi. Ce que nous refusons évidemment. Il est temps de partir en ville. Grâce aux indications de Noeri, nous voilà très rapidement dans le centre de Yogyakarta, au Kraton. La conduite de deux roues étaient déjà bien sport à Bali, mais là, c'est encore amplifié par le fait d'être en ville. Bus, voitures, camions, becak, vélos et motos, tous cohabitent tant bien que mal sur le bitume. Mais c'est sans appréhension que nous nous lançons dans le trafic. Lorsque l'on arrive à un feu, il y a des dizaines de scooters autour de nous. Et quand cela devient vert, on se croirait au premier virage d'une course de moto sur circuit. Ca frotte, ça, touche, ça frôle, mais ça passe.
Arrivés à Kraton, il faut faire attention. Comme le précisent les guides, il y a deux entrées. Une à 7'000 Rps où il n'y a pas d'horloge vers les guichets et une à 12'500 Rps où il y en a une. C'est à cette dernière qu'il faut aller, il n'y a rien à voir à la première adresse. Et si possible le matin entre 10h00 et 12h00, afin d'assister à la représentation musicale d'un ensemble, jouant avec des instruments typiques de l'époque et de l'endroit. Sinon, le palais est intéressant, on y passe un bon moment. Nous reprenons le scooter pour aller sur Malioboro qui l'artère centrale de Yogya. Elle est en sens interdit depuis le Kraton, il faut donc la remonter par une voie parallèle pour pouvoir la parcourir en véhicule. Nous nous posons au début de Malioboro. Pour garer le scooter sur le trottoir, pas de souci. Un gardien va vous guider à la prochaine place libre et veiller sur votre machine. Contre 1000 Rps. Une somme qui les vaut bien, car nous avions oublié les clés du scooter sur la serrure arrière en accrochant nos casques sous le siège. Le gardien a récupéré nos clés, les a mises en sûreté et nous les a rendues à notre retour. Tout au long de l'avenue de Malioboro, ce sont des centaines de boutiques, de stands de rue, d'échoppes, de magasins qui proposent de la marchandise à vendre, principalement dans l'industrie textile, batiks et t-shirts à profusion. Vers le milieu de Malioboro se tient le marché de Beringharjo. Là aussi, dès l'entrée, ce sont les tissus qui prennent toute la place. Mais il ne faut pas hésiter à s'engouffrer tout au fond du marché couvert, pour y trouver des accessoires, de la nourriture ou des épices. D'ailleurs, on sent très vite quand arrive le coin qui vend du poisson séché.
Il fait très chaud aujourd'hui, cette chaleur et notre réveil trop tôt nous assomment. Nous partons encore en scooter pour le Taman Sari, aussi dans le quartier. mais finalement, nous gardons cette visite pour un autre jour. Un petit verre tranquille au Watercastle Café et nous regagnons notre logement en fin d'après-midi afin de nous poser un peu. Demain ce sera Borobudur. En espérant qu'il fasse aussi beau que ce jour. Nous avons hésité à prendre un chauffeur pour nous y rendre au lever du soleil. Mais notre manque de sommeil la nuit dernière et avec le trip Bromo-Ijen qui se profile, on a besoin de dormir un peu.
Pendant la soirée, nous partons réserver notre tour pour le Bromo à l'agence où travaille Djokjok, le chauffeur qui est venu nous chercher à l'aéroport. L'agence est sur Prawirotaman, juste en face du resto Via-Via où nous irons manger ensuite. Un bon repas, avant de regagner notre logement. La nuit sera bonne, même si une mosquée nous réveillera vers les 4 heures du matin pour l'appel à la première prière du jour.
Après notre petit-déjeuner, nous prenons la route avec notre scooter pour Borobudur. Une petite cinquantaine de kilomètres, sur la route de Magelang. Borobudur est indiqué un peu au dernier moment, mais selon nos habitudes, nous nous arrêtons parfois pour nous assurer d'être sur la bonne route. De toute façon, en suivant Magelang, on ne peut pas rater l'intersection. La route est une espèce d'autoroute à deux voies, avec beaucoup de circulation. En restant sagement sur la gauche et en suivant le rythme du trafic, ce n'est pas si compliqué, mais il faut vraiment rester attentif.
Avant d'atteindre Borobudur même, nous faisons un petit stop au petit temple du Candi Mandi. Joli temple qui contient une statue de Buddha en son milieu. En arrivant à Borobudur, même chose qu'ailleurs, le parking est payant, surveillé par des gardiens. Nous prenons ensuite nos tickets et nous rentrons sur le site. A peine les grilles passées, les vendeurs en tout genre nous abordent pour nous proposer leur marchandise.C'est vite usant, même si les vendeurs lâchent assez vite devant nos refus polis. Le site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est évidemment grandiose. Un temple d'une taille incroyable, vraiment imposante. Difficile de le décrire ici en quelques mots. Nous y passons une bonne heure et demie avant de ressortir et de prendre un petit repas dans l'une des cantines à l'extérieur du site.
Retour sur Yogya, par la même route, et toujours avec une sacré circulation. Nous sommes maintenant habitués, mais pas question de relâcher son attention. A l'approche de Yogya, les panneaux sont bien présents, mais nous ne savons pas quelle direction prendre pour regagner notre logement. On prend donc direction Kraton, depuis où nous savons revenir. En chemin, nous faisons encore un stop au marché aux oiseaux, qui ne se trouve plus au même endroit que celui indiqué dans le Lonely Planet, mais qui a déménagé sur JL Bantul. Un marché dans lequel il n'y a pas que des oiseaux, mais aussi des rongeurs, deux énormes serpents (dont un a le corps comme une cuisse d'humain). Nous y verrons des hiboux, des tourterelles, des piegeons, toutes sortes de perruches, et bien d'autres encore.
Avant de revenir à notre B&B, nous ajoutons de l'essence. Facile ici. Dans toutes les stations-services, le prix est identique à 6500 Rps le litre. Et dans les échoppes, le litre est à 7000. Partout pareil, donc pas d'arnaque. Nous voila de retour pour une douche dans le mandi. Impossible de se tenir debout dans le bac en pierre, mais finalement c'est pas si compliqué. L'eau est tiède, pas de quoi traîner sous la douche, mais ce n'est pas le choc thermique non plus. Ce B&B est une véritable immersion dans la population locale. Pas l'ombre d'un Blanc et l'endroit est très calme et reposant (à part la mosquée). De plus, Noeri est une hôte très sympathique, pleine de bons conseils. Il y a même 2-3 échoppes à proximité et aussi un endroit pour amener sa lessive, ce que nous ferons ce soir. A quelques 10-15 minutes du Kraton et à un prix vraiment bas, c'est une bonne adresse, même si la salle de bains peut rebuter certains ou plutôt certaines (les femmes étant plus sensibles à ces détails). Ce soir, après avoir réservé notre tour au Bromo hier, nous irons le payer. Nous resterons sans doute sur Prawirotaman pour notre repas du soir, le choix est large la-bas. A moins que nous revenions dans notre quartier, dans un petit Warung local.
Dernier jour à Djogdja. Aujourd'hui, nous voulons aller à Kaliurang, sur les pentes de l'imposant volcan Merapi qui se dresse au nord de la ville. Le ciel est bleu sur la cité, pas un nuage. Sur la cité oui, mais le Merapi se la joue capricieux et s'enferme dans les nuages qui restent collés sur lui, comme pour le protéger des regards. Nous tentons notre chance en prenant le chemin de Kaliurang. Il faut d'abord prendre la même route que pour Borobudur et après une dizaine de kilomètres, la direction est indiquée sur la droite. De ce côté là, les environs de Yogjakarta sont bien mieux pourvus en panneaux indicateurs que Bali. Ensuite, la population est toujours là pour vous aider, sourire aux lèvres.
Kaliurang donc, une sacré montée que notre scooter n'apprécie que modérément. On frise parfois le 20 km/h. Arrivés en haut, il y a un péage pour entrer dans le village. C'est un peu la station de montagne, à l'air plus frais et sans aucun doute plus pur, où les habitants de la ville, tout du moins ceux qui en ont les moyens, viennent en villégiature. Les nuages sont toujours là, le Merapi ne se montrera pas. Nous aurions dû venir hier, alors qu'il était visible même de Borobudur, mais nous n'avons pas pensé à ces satanés nuages.
Bon et bien redescendons. A Pakeng, il y a une route alternative pour rejoindre le grand axe qui va sur Solo et au bord duquel se trouve le temple de Prambanan. Nous empruntons ces petites routes, mais rapidement les panneaux font défaut et visiblement nos choix n'ont pas été les bons, puisque nous revoilà sur une grande route encombrée de véhicules. Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons la route de Solo dans le but d'aller à Prambanan. Cet axe semble être bien emprunté vu la circulation importante. Au bout d'une dizaine de kilomètres, Prambanan est en vue sur la gauche. Nous nous garons dans le parking réservé aux deux roues. Ici, tout le monde laisse son casque, parfois sa veste ou ses gants sur la moto, apparemment sans risque que cela disparaisse. On est loin de nos villes à ce sujet.
Prambanan, l'autre temple imposant aux environs de Yogjakarta. Très différent de Borobudur, il est tout aussi magnifique. Là encore, les mots ne rendront jamais la beauté des lieux (au pire il reste Google Images...). Nous passons une bonne heure sur place, à le photographier sous plusieurs angles, en fonction des lumières et des ombres, de l'arrière-plan ou des détails des scultptures. A la sortie du temple, nous retrouvons ses petits restos où il est possible de manger pour des prix dérisoires. Les propriétaires essaient d'attirer le touriste, toutes ont la même carte, toutes ont les mêmes prix, c'est au feeling qu'on choisit qui remportera le client. Après les restos, les boutiques. Tant à Bali qu'ici, les temples sont toujours conçus pour qu'à la sortie, vous traversiez le dédale de boutiques de souvenirs et autres babioles, tous identiques, que les marchands proposent.
Retour sur notre gîte, par la route d'évitement du centre. Yogjakarta a aussi son "périph" qui fait le tour de la ville. Bien pratique, parce qu'on y roule bien plus vite qu'en ville et en meilleure sécurité. En effet, les deux roues ont droit à leur voie réservée, séparée de celles des voitures par une large bordure. Aux feux de signalisation par contre, c'est du coller-coller. Et pour peu qu'on soit coincé derrière un vieux bémo, un camion en bout de course ou un bus pétaradant, on ramasse sa dose de gaz d'échappement. Incroyable à quel point la ville est polluée par les véhicules. ça en pique parfois les yeux ou la gorge. Achats de quelques fruits et retour chez "nous" pour une douche et se reposer. Dernière soirée à Djogdja, demain départ pour l'excursion des Bromo et Ijen.
Trois jours à Yogjakarta. C'est bien, ni trop, ni assez. Nous aurions voulu aller voir le spectacle de Ramayana à Prambanan. Selon les guides, il a lieu tous les soirs. Et bien non, nous le gardions pour notre dernière soirée, et pas de représentation ce soir là. Merci les guides. Par contre, toutes les agences ont le programme et assurent le transport aller-retour. On aurait aussi pu partir dans la campagne proche de Borobudur ou aller voir les rizières de Strogolinggo même si elles sont loins, la lave au Merapi (avec une agence et de nuit) ou encore visiter les temples autour de Prambanan. Bref, il y a à faire ici. Bien des touristes passent en coup de vent, groupent les visites et filent le plus vite possible aux volcans sur le chemin de Bali. Mais on peut aussi prendre un peu plus de temps. Malgré sa grandeur, Yogjakarta reste une ville assez agréable, même avec sa pollution et son trafic stressant.
Comparer avec Bali ? Je ne m'y risquerais pas, Java est si grande, si peuplée que ce n'est pas ces 3 jours à Yogjakarta qui permettent d'affirmer quoi que ce soit. Par contre, nous avons remarqué plus d'authenticité ici, moins de bling-bling pour les touristes, moins de touristes tout court. Ceux qui viennent ici n'ont sans doute pas les mêmes motivations que ceux qui vont lézarder sur les plages balinaises ou faire la fête à Kuta ou Legian. Les sourires sont toujours là, la gentillesse aussi. On ne parle pas le Bahasa, tant pis, les gestes et la débrouille font l'affaire. Les guides nous mettaient souvent en garde contre les arnaques, le harcèlement des vendeurs, etc.... Nous n'avons rien ressenti de tout ça. La seule fois que nous avons été "victimes" d'une arnaque manifeste, c'était dans la région de Tampaksiring à Bali où une vendeuse d'essence a voulu me faire 8000 Rps le litre, et que j'ai dû lui réclamer le billet manquant.
Bref, adieu Yogjakarta, nous voilà prêts pour 3 jours bien longs, mais bien remplis sur la route des volcans. Espérons que le Bromo et le Ijen seront de meilleure humeur que le Merapi ! | | | À: Genevois · 11 September 2013 à 16:08 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 24 de 85 · Page 2 de 5 · 3 405 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Ohhhh...la..laa, :)hereusement que je ne suis pas un tourist mais par example si je suis un tourist peut être je préfère d'y allé dans l'endroit non touristique comme Sulawesi, cet une Île le plus varie, mon Dieu ce facile, PARIS- SINGAPOUR- MAKASSAR ou PARIS- KUALA LUMPUR- MAKASSAR, (capital de Célèbes du sud | | | À: Genevois · 11 September 2013 à 22:03 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 25 de 85 · Page 2 de 5 · 3 370 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Nous revenons d'un voyage en Indonésie et lors de notre séjur à Ubud, un jeune guide nous a fait visité quelques sites vraiment très beaux à proximité de la ville. Nous ne nous rappelons plus les noms de la cascade et des rizières visitées ce jour-là mais d'après votre récit fort intéressant, il semble qu'il s'agissent des mêmes lieux (Tekallalang et Nung Nung?). Pouvez-vous nous le confirmer à partir de la photo en pièce jointe s'il s'agit bien de la même chute d'eau? En vous remerciant. Image attachée: Photo postée par le membre Davaî56. | | | À: Davaî56 · 12 September 2013 à 1:32 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 26 de 85 · Page 2 de 5 · 3 349 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Cela semble être la même mais vous aviez plus d'eau. Si vous aviez les centaines de marches à descendre, c'est bien là, avec un petit pont en bas des escaliers pour changer de rive. C'est ça le vrai repère, quelle grimpette à la remontée ! | | | À: Genevois · 15 September 2013 à 3:07 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 27 de 85 · Page 2 de 5 · 3 288 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Départ pour le Bromo. L'agence vient nous chercher à notre logement, avec la petite demi-heure de retard réglementaire. Nous ferons le tour de 2 hôtels pour charger des voyageurs et au final nous serons 8 dans le minivan. C'est parti pour une douzaine d'heures de route. A peine partis, notre chauffeur colle d'un peu trop près un scooter, celui-ci freine, le minivan plante les freins, mais pas suffisament pour l'éviter. Bam, collision. Le conducteur du deux roues a eu de la chance, notre véhicule arrivait assez lentement et du coup il a réussi à rester sur la moto sans être projeté au sol. Quelques dégâts de part et d'autre, cela discute, cela remplit un ou deux papiers, visiblement à l'amiable et on se remet en route.
De longues heures le long de l'axe Yogyakarta- Surabaya. Un défilé de camions, de fourgons, de voitures, des centaines de scooter. Le trafic est dense et notre chauffeur essaie de garder le rythme en dépassant dès qu'il le peut. A droite bien sûr, mais aussi à gauche, le long de la bordure. Il faut bien admettre qu'à quelques reprises, ce n'est pas passé loin, soit du frontal, soit de la collision avec un véhicule ou un scooter en se rabattant au dernier moment. Dormir ou lire, ce sont les deux alternatives pour éviter de regarder la route et d'avoir des frissons. Deux arrêts en tout, dont le lunch, mais le but c'est d'avaler des kilomètres, car la moyenne reste assez basse avec ce trafic.
La nuit est tombée depuis longtemps lorsque nous arrivons à Probolinggo. Là, changement de bus. On se pose devant une petite agence, au directeur tout sauf sympathique. Il vérifie les billets de chacun, nous oriente sur la suite du programme. Certains vont aller au Ijen, dont nous, d'autres filent directement sur Denpasar après le Bromo. Nous embarquons dans un vieux Mitsubishi Diesel, vieux mais solide comme un roc, qui va gravir la montée jusqu'à Cemoro Lawang sans trembler (vibrer oui, mais trembler non). Une bonne heure de route, dans le noir, pour finalement arriver à ce village qui est au pied du Bromo. La température est bien plus fraîche qu'en plaine et il nous faut sortir les pulls. Evidemment la cuisine de notre hôtel, le Cemoro Indah est fermée vu l'heure. Mais un petit warung a prévu le coup pour se faire un peu de sous avec les touristes qui arrivent tard. Une bonne soupe de nouilles réparatrice et nous voilà prêts à aller dormir quelques heures. La chambre est correcte sans plus. Les draps n'ont visiblement pas été changés, nous sortons donc nos sacs à viande. Pour la douche par contre, on va oublier pour ce soir. Le patron nous a précisés que l'eau chaude ne durait qu'une minute. Soit 30 secondes par personne. On ne tente pas le coup, et surtout pas à l'eau froide, qui est vraiment, mais vraiment froide. Et la chambre n'est pas chauffée, donc double raison de laisser tomber la douche. Ce sera donc toilette minimum aux serviettes humides.
Petite nuit avec le réveil à 03h30 du matin. A 04h00, nous embarquons dans une Jeep pour le point de vue de Pananjakan, face aux volcans. Une petite heure de route, tout en grimpette, pour y arriver. Vous aviez pensé n'être que quelques-uns ? Oubliez ça tout de suite. Il y a des dizaines de Jeep et donc des centaines de touristes. Arrivés au point de vue, tout le monde s'agglutine face au soleil levant. Pourtant ce n'est pas là qu'il faudra regarder. Les volcans se trouvent sur la droite lorsqu'on regarde l'astre. Et là, les places sont chères pour être bien placés pour LE cliché.
Le soleil se lève, les couleurs changent. La vue depuis là est grandiose, magnifique, magique. Il sera difficile de trier les photos, puisqu'elles seront toutes légèrement différentes avec les variations de couleurs au fur et à mesure du lever du soleil. Le scénario est bien écrit, les Jeep donnent une heure fixe à leurs clients pour revenir aux véhicules. Ainsi, tout le monde repart en même temps et cela évite les embouteillages sur cette petite route de montagne. Direction maintenant le pied du Bromo, pour monter sur le bord du cratère.
Le pied du Bromo est un grand lac de sable noir où les Jeep viennent se garer. Là, deux possibilités. Mériter le cratère et monter à pied durant une demi-heure. Ou négocier un cheval avec un des nombreux habitants de la région qui proposent ce service. Bizarrement, quasi aucun Occidental n'empruntera les montures, au contraire des touristes asiatiques. Le point final de la montée est le long escalier, assez raide, qui débouche directement sur le cratère. Un cratère d'où s'échappent non pas quelques fumeroles d'un grand trou dont on ne voit pas le fond, mais bien des nuages de vapeur aux odeurs souffrées. Apparemment, il semble possible d'en faire le tour de ce cratère. Mais personne ne se lance, surtout qu'après quelques mètres, il n'y a plus de barrières protectrices. Là encore, le temps est compté, car il faut descendre en plaine pour continuer le périple. Retour donc à l'hôtel pour le petit-déjeuner, froid et pas bon, prévu dans le package. Nous avions lu beaucoup de commentaires négatifs sur les hôtels de Cemoro Lawang, mais finalement, c'était bien moins pire que prévu. Certes, nous n'avons pas eu notre douche, de même qu'un petit-déjeuner pas terrible, mais on y survit assez bien.
A peine dans le bus, quelques minutes après le départ va se dérouler le triste événement du jour. Etant posté tout à l'avant du van, je vois un scooter monter la vallée à bonne allure. Une femme marche sur le bord de la route. Elle n'a certainement pas entendu la moto arriver, car là voilà qui bifurque soudainement pour traverser la chaussée. Le scoooteriste, sans casque, a bien tenté une manoeuvre désespérée pour l'éviter, sans succès. Devant nos yeux, il la percute avec son épaule et la moitié de sa machine, avant de perdre l'équilibre un peu plus loin pour chuter sur le bitume. La femme quant à elle est lourdement tombée sur le sol où elle est restée inconsciente. Le motard s'est relevé, pensant que la femme allait en faire autant, mais la voyant inerte, il s'est pris la tête entre les mains et n'a pas osé s'approcher. Un attroupement s'est rapidement formé et quelqu'un a transporté la malheureuse sur le bas-côté. Nous l'avons vue avoir quelques soubresauts, avant qu'un habitant des lieux viennent s'accroupir pour finalement mettre une veste sur son visage pour le dissimuler. Au fond de cette vallée indonésienne, pas de docteur, pas d'ambulance, pas de secours, juste la fatalité. Nous ne saurons jamais si cette pauvre dame a survécu à ce choc, mais l'ambiance dans le bus est devenue glaciale, le chauffeur lui-même paraissant bien choqué. Pas un mot jusqu'à Probolinggo et conduite très prudente de notre chauffeur.
Devant l'agence Makhota (makhotatour@yahoo.co.id) de Probolinggo, les voyageurs attendent d'être dispatchés sur leur prochaine destination. Un groupe part sur Denpasar, un autre va prendre le train à Surabaya et le reste va au Ijen. Un van arrive, assez confortable, sauf qu'il n'a pas de clim valable (voir pas de clim du tout) et qu'il fait 38 degrés dehors. Cette agence organise d'ailleurs le trip Bromo-Ijen (ainsi que d'autres) et continuation depuis Probolinggo. Après nous être renseignés sur les prix, ce n'est par contre pas plus avantageux que depuis Yogya, une fois tout compté. Nous voilà partis pour 5-6 heures de route supplémetaires, toujours avec une circulation bien dense et un chauffeur qui aime bien dépasser. La moiteur est impressionnante dans le bus, espérons que la douche de ce soir sera plus longue que 60 secondes ! En cours de route, tous les vans en route pour le Ijen s'arrêtent au même restaurant pour le lunch. Forcément touristique et plus cher que la moyenne (et moins bon). Nous reprenons la route pour le reste de l'après-midi.
Le Kawah Ijen s'approche. Nous entamons la dernière montée, sur une route parfois défoncée, à travers les caféiers et parfois les pins. Nous arrivons à la plantation Arabika qui sera le logement de tous les groupes ce soir. Il y a suffisament de chambres pour tout le monde, des chambres bien défraichies. Le sac à viande sera une nouvelle fois de rigueur dans ces draps pas nets. Mais par contre, bonne surprise, il y a un chauffe-eau dans la salle de bains et donc de l'eau chaude en suffisance pour prendre une bonne douche. Nous mangeons à la plantation, de toute façon il n'y a pas grand chose d'autres qu'un petit warung. Un repas sous forme de menu identique pour tout le monde, ni bon, ni mauvais, qui nourrit son homme. L'air est frais à cette altitude et le pull est de rigueur. Réveil prévu : une nouvelle fois à 03h30 pour un départ à 04h00. Les chauffeurs proposent un tour supplémentaires, soit aller voir le feu sur la montagne. Mais ils ne parlent pas de lave, mais de flammèches bleues qui sortiraient de la roche. Départ à 01h00 du matin et à payer en sus. Ce sera sans nous, nous ne sommes pas convaincus. Demain dernier jour donc sur Java. Après le Ijen, nous ne reviendrons pas à l'Arabika, il faut tout paqueter, puisque dès la descente du volcan, les chauffeurs nous amènent directement au ferry pour Bali. La nuit sera fraîche et la couverture fournie peut-être un peu légère. Ca nous changera de la moiteur du jour.
Encore un lever tôt puisqu'il nous faut être prêt à 04h00, les sacs faits. Réveil donc vers les 03h30, histoire d'être à l'heure. Il y a du thé chaud et nous recevons un petit cornet avec deux viennoiseries qui feront office de petit-déjeuner. Il y a encore bien 40 minutes de route avant d'atteindre le début de la montée au Ijen. Le minivan nous dépose dans la nuit en nous indiquant la voie à suivre. Les 10-15 premières minutes sont de la rigolade. Puis, cela se corse un peu, vu la pente que prend le chemin. Celui-ci est bien large, mais l'effort est tout de même soutenu pour grimper au sommet vers le cratère. Aux deux tiers, une cahutte sert de point de pesage (et accessoirement de petite épicerie) aux hommes qui ramènent le souffre du volcan. 5 heures et demi du matin et les premiers sont déjà à l'oeuvre.
Avant d'aller plus loin, je m'attarde quelques lignes sur le travail qu'effectuent ces hommes. Un boulot de forçat, digne du bagne. Descente dans le cratère, exposition aux gaz et un minimum de trois chargements par personne et par jour, en précisant qu'à chaque voyage ils transportent au moins 70 kilos. Dans deux petits paniers soutenus par une large tige en bois. Non seulement il y a l'effort de la pente, mais évidemment celui du poids à porter, sans protection aux épaules, avec des bottes en plastique aux pieds. Un boulot de forçat qui nous rappelle le confort de notre vie occidentale où nos problèmes quotidiens sont souvent liés à des futilités. Certains voyageurs offrent biscuits et cigarettes à ses hommes, des cadeaux toujours appréciés. Pour ma part, j'aurai laissé là-bas mes trois vêtements chauds pris pour l'occasion. Ceux à qui je les ai donnés m'ont gratifié d'un large sourire et d'une franche poignée de main.
Au sommet, le spectacle est grandiose, une fois de plus. Très différent du Bromo, puisqu'ici le cratère est un lac. Les émanations de gaz sortent de terre à un endroit bien précis, sous le chemin d'arrivée. La roche est totalement jaune à cet endroit, le souffre est là, prêt à être ramassé. Mais la descente dans le cratère est longue et profonde. Sans compter qu'elle est officellement interdite aux touristes. Officiellement, car celui qui veut descendre descend. Le soleil n'éclaire pas encore le lac au tout début de matinée, mais il ne tarde pas à inonder le site de ses rayons. Les couleurs sont assez incroyables, entre le turquoise de l'eau, la couleur des roches et le bleu du ciel. Les amateurs de photo sont comblés ici. Après une heure et demie au sommet, il est temps de redescendre, vu que notre bus redémarre vers les 08h30 pour nous emmener à Ketapang, où le ferry quitte Java pour rejoindre Bali, en face de l'étroit détroit.
Notre van nous dépose et on nous dit de monter dans un bus qui va à Denpasar, alors que nous allons sur la côte nord à Lovina. Les Indonésiens qui gèrent les cars et les touristes me font comprendre tant bien que mal, que ce bus n'est que pour traverser et qu'ensuite, nous serons déposés à la gare routière de Gilimanuk, au port d'arrivée sur Bali. Et tout a fonctionné comme sur des roulettes. Pas d'embrouille, pas d'arnaque, nous sommes dans le bon bus, une véritable antiquité, et nous arrivons fourbus et vidés comme des truites à Lovina en fin d'après-midi. Nous avons anticipé une chambre à la GH Elsa II en appelant par téléphone, mais nous n'avons aucune idée de son emplacement. Evidemment, en descendant du bus nous sommes immédiatement accostés par un jeune qui nous propose tous les services possibles, scooter, tour des dauphins, une chambre, un transport, bref tout. Pas question de s'engager tout de suite, même si le gaillard est sympa. Tellement sympa qu'il nous amène à la GH, sans engagement de notre part.
La chambre à la Elsa II est grande, propre et confortable. Nous vidons nos sacs, préparons le linge à donner laver et nous posons enfin. Notre jeune débrouillard est là à la réception à vendre ses services à d'autres voyageurs. Il vante les mérites du tour aux dauphins, en donnant un prix supérieur à celui qu'il m'avait proposé. Voyant que je l'écoute, il me fait un clin d'oeil discret pour je ne dévoile pas mon prix. Entendu mister, business is business. Finalement, nous bookerons ce tour avec lui.
Le soir, nous allons sur la plage de Lovina assister au magnifique coucher de soleil. L'eau n'a pas l'air franchement claire ici et la plage est même assez sale. Je pensais me baigner, mais l'endroit n'est pas très encourageant. Assis sur le sable à contempler le ciel orangé, les vendeurs défilent devant nous les uns après les autres, assez insistants pour ne pas dire pénibles. Une fois la nuit tombée, il y a suffisamment de restaurants et de bars pour se sustenter. Nous allons aller nous coucher tôt, la semaine javanaise nous a bien fatigués.
On va essayer de baisser le rythme. On dit ça, mais demain matin déjà, réveil à 05h20 ! | | | À: Genevois · 15 September 2013 à 7:19 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 28 de 85 · Page 2 de 5 · 3 279 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Laurent,
et merci pour ce carnet très bien renseigné que je suis avec intérêt. Il pourrait m'être fort utile d'ici peu... 
L'agence par laquelle vous êtes passés pour cette dernière partie du voyage (les volcans à Java) ne semble pas terrible. D'où ma question : est-il obligatoire de passer par une agence pour accéder aux volcans, ou peut-on se débrouiller tout seul (en louant une voiture par exemple, ou en affrétant un taxi privé) ?
A bientôt Christine | | | À: Esethi · 15 September 2013 à 12:00 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 29 de 85 · Page 2 de 5 · 3 256 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Détrompe-toi, l'agence a bien rempli son contrat. Tout ce qui était prévu a été respecté. Il faut savoir que tu achètes le package à Yogyakarta, mais qu'ensuite cela sous-traite... A Probolinggo, au ferry. Mais tout a joué, on était satisfait. Le reste n'est qu'anecdote à l'indonésienne...
Bien sûr que tu peux organiser seule. Mais tu vas influencer soit le facteur temps, soit le facteur prix.
Tu peux aller à Probollinggo en train et bus, puis te débrouiller là-bas. Va falloir trouver une agence sérieuse et sans arnaque (Probolinggo a une sale réputation en la matière des Françaises recontrées sur place me l'ont confirmé), négocier, sans compter que tu pourras difficilement te joindre à un groupe qui monte au Bromo en fin de journée. Tu devras donc prendre un transport privé qui va faire sacrément monter ton budget.
Quant à un transport privé depuis Yogya, ça ça coûte la peau des fesses. La conduite ne sera pas moins sport et tu devras ensuite te débrouiller pour les hôtels, renégociez les prix, etc...
Bref, beaucoup d'énergie alors que le package fonctionne.
Si jamais l'agence était la Dewata Sunrise, plus ou moins en face du ViaVia. Demande Djokjok, il est sérieux d'après quelqu'un chez qui j'ai logé et qui est indonésienne. | | | À: Genevois · 15 September 2013 à 18:26 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 30 de 85 · Page 2 de 5 · 3 227 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Merci pour toutes ces précisions.
Effectivement, j'ai déjà noté le nom de la personne qui a l'air d'être une vraie perle !
A+ Chrsitine | | | À: Genevois · 19 September 2013 à 9:54 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 31 de 85 · Page 2 de 5 · 3 074 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Encore un lever tôt. Le rendez-vous est fixé à 05h45 pour partir à 06h00 sur la mer. Widi est à l'heure et nous amène à la plage où il va nous installer dans un bateau. Une embarcation qui ne peut contenir que 4 passagers et le pilote. Le jour se lève et le soleil se pointe derrière les montagnes au-dessus de Lovina. Les couleurs sont splendides. Quelques dizaines de bateaux ont chargé des touristes pour l'attraction majeure de Lovina : les dauphins. Nous mettons une bonne demi-heure pour quitter la côte et nous retrouver à vue de nez à environ 2-3 kilomètres du bord.
Arrivés à l'endroit connu des marins de Lovina, les mammifères sont au rendez-vous. Par dizaines, en groupe. Ils sortent régulièrement de l'eau pour replonger, allant d'ouest en est le long de la côte nord de Bali. Certains font quelques sauts plus imposants, pour la grande joie des touristes. Evidemment, dès qu'un groupe de dauphins est aperçu, les bateaux mettent plein gaz pour se rapprocher et offrir la meilleure distance possible aux photos de leurs clients.
Nous restons environ une heure à regarder les dauphins, parfois très prêts de nous, parfois plus éloignés. On peut lire pas mal de chose sur cette "industrie" touristique dans les guides spécialisés. Certains déconseillent même d'y aller. Je ne suis pas de cet avis, pour plusieurs raisons. La seule balade sur la mer au lever du soleil vaut la peine. Les couleurs du ciel, l'air, la mer, autant de motifs d'y aller. Deuxièmement, cette activité fait vivre un grand nombre de Balinais de la région. Sans cette manne touristique, pas de revenus et une vie plus difficile (j'y reviendrai plus loin). Et pour conclure, depuis le temps que les excursions existent, les dauphins sont toujours au rendez-vous, en nombre. Il faut croire qu'ils ne sont pas si dérangés de la présence des hommes sur ce bout de côte. Mais ce n'est que mon avis, que je partage avec moi-même.
Nous revenons à l'hôtel pour le petit-déjeuner de la GH. Widi doit nous livrer un scooter pour 10h00. Il est pile à l'heure et nous emmène chez un "cousin" qui va nous louer la monture. Nous la prenons pour 3 jours, car nous avons l'intention d'aller passer 2 jours à Munduk et nous irons en scooter. Petite négociation, signature d'un contrat. Le cousin, qui s'appelle Léon (...) me réclame mon passeport ou au pire une photocopie. Exclu de laisser mon passeport, alors Widi me l'emprunte et part en scooter pour la faire dans une échoppe voisine.
Je repars avec la machine et nous sommes prêts à prendre la route. Munduk justement, nous y montons pour repérer les GH. La route qui passe par Mayong est splendide. Les girofliers ont produit les fameux clous, lesquels sèchent sur des grandes bâches devant les maisons. L'air embaume déjà bien avant de passer devant et même encore après, une bonne senteur, pas tout à fait identique à celle que l'on connaît chez nous. Arrivés à Munduk, nous faisons le tour de 2-3 GH et jetons notre dévolu sur Made Homestay. Ils peuvent nous garantir une chambre pour après-demain. Pour redescendre au niveau de la mer, nous coupons sur Bastala depuis le village de Mayong. Des petites routes, souvent défoncées, qui montent et qui descendent, qui traversent des villages où quasi aucun touriste ne se rend. Les enfants, et surtout les adolescentes, nous apostrophent avec leurs "Hello, how are you ?". Certains ont déjà le sens du commerce, les plus jeunes, en ajoutant le mot "Money"... Qu'il est bon de se perdre sur les flancs des montagnes derrière Lovina. Demander son chemin, entamer une discussion, recevoir des sourires, que du bonheur. Sans compter que les paysages sont splendides. Ce matin, l'excursion touristique par excellence et cet après-midi, l'autre face de Lovina.
Nous trouvons sans trop de difficulté le site de Air Panas, sources chaudes près de Banjar. Ici, une eau à 38 degrés jaillit dans différents bassins. L'eau est loin d'être claire, elle est même verte et pas forcément engageante. L'endroit est fréquenté majoritairement par des Balinais et les quelques touristes présents ne se risquent que peu dans l'eau. Pour ma part, j'irai essayer les massages provoqués par l'eau qui tombe de 7-8 mètres en un jet puissant. Je me retrouve dans ce petit bassin avec un groupe de femmes balinaises assez âgées. Elles me dévisagent et éclatent de rire. Peut-être les marques de bronzage de mon t-shirt et ma peau bien blanche ? Elles rigolent, se tapent sur les fesses, d'autres font des petites danses en se secouant la poitrine dans l'hilarité générale. Un grand moment.
Changement de bassin et là, ce sont des adolescentes qui viennent tester leur anglais avec moi. Elles veulent tout savoir, si je suis marié, combien d'enfants nous avons, quel est mon métier, etc... Nous passons un bon moment ici, dans une ambiance conviviale. Retour sur Lovina pour nous poser un peu. Le coucher de soleil sur la plage est vraiment splendide ce soir. Les vendeurs sont toujours aussi insistants, apparemment le chiffre d'affaires n'est pas terrible ces jours. Vers 19h00, nous avons rendez-vous avec Widi. Nous avons négocié avec lui une grillade de poissons, poissons qu'il achète lui-même et qu'il prépare chez lui. On le suit en scooter et il nous amène un peu en dehors de Lovina. Sa femme, qui allaite un nouveau-né de deux mois, et ses trois autres fils nous accueillent dans leur modeste maison. Widi fait griller 4 poissons, a cuit du riz, préparé quelques légumes et deux sauces, dont une bien épicée. Toute la famille s'assied et nous regarde manger, ce qui nous met évidemment mal à l'aise. Ici pas de table, ni de chaise, nous mangeons assis sur le sol de l'entrée de la maison. Pourtant, Widi se fait un point d'honneur de nous traiter comme des hôtes spéciaux. Coussins, belle vaisselle, il fait de son mieux. Non seulement la nourriture est excellente, mais nous avons pu découvrir la vie de ces "chasseurs de touristes" à travers son histoire. Il nous explique le principe des commissions, la compétition entre eux pour attirer les touristes, la sainte débrouille qu'il faut maitriser pour s'en sortir, la vie difficile lorsque la basse saison arrive et les petits boulots ça et là mal payés. Rien que ce matin, il nous a conduit sur la mer. Mais son bénéfice a été minime, soit 25 % de la somme totale payée, car le bateau n'était pas à lui et il a dû le louer et payer l'essence. Il rêve d'avoir son propre bateau, mais il n'a pas les quelque 1000 Euros qu'il faudrait pour l'embarcation et la "concession" à payer pour pouvoir l'exploiter.
Sa femme nous parle de la future cérémonie à organiser pour la naissance du petit dernier. Ils ont dû acheter un cochon, qui sera grillé pour l'occasion avec la famille, les amis et les voisins et le peu d'économie qu'ils avaient est parti dans la préparation de l'événement. Ils nous parlent aussi de la saison des pluies, lorsque l'île est abandonnée des touristes et que quasi aucun revenu n'arrive à la maison. Une maison où Widi et ses trois fils dorment sur une natte à même le sol, car leur seul matelas est réservé à la maman et son bébé. Et pourtant, jamais au cours de la soirée ils n'ont tenté de nous demander de l'argent ou une aide spécifique. Au contraire, Widi est parti sur son scooter acheter des biscuits pour le café, ne voulant pas qu'on les partage avec ses enfants, voulant faire honneur à ses hôtes. Sa femme n'a pas arrêté de sourire et de rire ce soir, comme les enfants d'ailleurs. Cette réalité nous ramène un peu sur Terre et relativise forcément ce que nous appelons des problèmes chez nous et qui sont loin du quotidien de certains Balinais. Il est parfois bon de se rappeler à quel point nous sommes privilégiés.
Nous ne regrettons pas d'avoir fait confiance à Widi en descendant du bus, cette rencontre a été riche. Demain nous irons faire du snorkelling sur l'île de Menjangan, à la pointe nord-ouest de Bali. C'est Widi qui nous a emmenés dans une agence de son choix, pour garnir un peu son porte-monnaie d'une modeste commission. Pour nous, cela n'a rien changé, nous aurions payé le même prix ailleurs. Widi me confirme qu'il peut arranger n'importe lequel de mes amis venant à Lovina et qu'il n'y a qu'à transmettre ses coordonnées. Avis aux amateurs...
Le snorkelling. La prise en charge se fait vers les 08h30 devant la guesthouse. Un petit passage au centre de plongée sur la route principale afin de choisir et d'essayer son matériel et c'est le départ. Un peu plus d'une heure pour atteindre le coin, avant d'embarquer dans une petite embarcation pour l'île qui est à 30 minutes au large. Le vent est assez fort, mais nous naviguons dans le sens des vagues, donc nous ne sommes pas trop secoués. Le bateau nous emmène sur l'autre face de Menjangan, laquelle est protégée du vent et donc des vagues. L'endroit est splendide, l'eau turquoise à 27 degrés, avec les volcans du bout de Java en toile de fond. Deux sorties d'une heure sont prévues avec le lunch entre deux. Les fonds sont coraliens, avec pas mal de poissons tropicaux multicolores. Un tombant de plusieurs dizaines de mètres se trouve là et des plongeurs vont dans ce coin. Vers les 15h00, il est temps de regagner la terre ferme. Le vent n'a pas faibli et cette fois, nous devons affronter les vagues de face. La petite embarcation est assez secouée dans certains creux et nous sommes trempés à chaque vague, y compris les sacs qui contiennent les appareils photos et les effets personnels. Un peu plus de 30 minutes plus tard, nous revoilà au petit port de départ. Bonne journée, même si la sortie n'est pas si indispensable. Plus de 2 heures de route en tout, une heure de bateau, pour deux heures dans l'eau. Et malgré tout, même si les fonds et la faune aquatique étaient beaux, on a vu mieux ailleurs. Bref, à chacun de se déterminer. Mais il faut aussi dire que vu la couleur de l'eau à Lovina, se baigner dans cet endroit est un plaisir.
De retour à la Elsa GH, je pars pour un petit massage dans une échoppe à proximité. Un moment de relaxation bien agréable. Pour le repas du soir, il y a quatre petits warungs qui servent une excellente nourriture locale à des prix défiant toute concurrence. Pour les trouver, facile. A la statue du dauphin sur la plage de Kalibukbuk, il faut prendre le chemin bétonné sur la droite, le long des petites échoppes. Et remonter la première rue sur la droite. 3-4 tables, mais du choix et des prix qui n'ont rien à voir avec les restos qui servent aussi de la nourriture internationale. Deux ou trois filles qui s'activent dans la petite cuisine, un garçon qui gère les tables et les clients, une petite affaire mais qui semble tourner, vu la fréquentation. Demain, nous récupérons le scooter pour deux jours dans la région de Munduk. On quitte la mer et on rejoint la montagne.
Léon le cousin loueur est pile à l'heure pour nous livrer le deux-roues. Nous lui annonçons que finalement nous le garderons un jour de plus pour prendre le temps vers Munduk. Consciencieux comme un vrai Balinais (...), il nous refait un contrat avec cette précision et je lui paie le jour supplémentaire. Comme d'habitude, le scooter est livré avec le réservoir vide et nous devons faire le plein rapidement. A Seririt, il faut tourner à gauche à l'un des seuls feux de signalisation que nous avons vu sur cette côte nord pour rejoindre la belle route de Munduk. Aujourd'hui, plus d'hésitation, nous connaissons le chemin. En route, nous faisons une halte dans une coopérative qui vend du café Luwak. Le luwak est un petit animal assez agressif d'après les Balinais et qui ressemble un peu à un furet ou une fouine. Il se nourrit des grains de café en montant dans les arbres, puis les rejette par la voie naturelle. Et c'est là qu'intervient le début du processus, puisque les excréments du luwak sont récupérés, les grains triés et lavés, avant d'être torréfiés pour être finalement moulu au pilon. Il est ensuite servi comme un café normal. Son prix est par contre très cher, certainement dû à la façon de le récolter. Nous en goûtons 2 tasses et il faut reconnaître qu'il est bon, même si on sait d'où il provient.
Nous avons laissé nos 2 gros sacs à dos à la Elsa pour ne prendre que des affaires pour 2 jours dans des petits sacs. En arrivant à la Made Homestay, notre chambre est prête comme prévu et nous nous débarrassons de nos affaires pour être plus léger. Nous reprenons le scooter direction le lac de Tamburan, au-dessus de Munduk. La route grimpe assez sérieusement par endroit et le scooter a de la peine. Après 3-4 kilomètres, un panneau annonce la Munduk Waterfall. Nous nous garons au petit parking payant au début du chemin. La chute est à environ 500 mètre en contre-bas. Le chemin qui y mène traverse une belle végétation et nous arrivons à la chute qui tombe d'une bonne trentaine de mètres au minimum. L'eau est fraîche et transparente. Il est facile de se baigner au pied de la chute, pour se rafraîchir avant la remontée. Poursuivant notre itinéraire du jour, nous arrivons vers le lac que la route surplombe. Peu après l'embranchement pour Gobleg, il y a un warung sur la gauche avec une terrasse de l'autre côté de la route. Un gars est là avec divers animaux, des chauve-souris géantes, un python de 2-3 mètres, un énorme lézard et il propose des photos avec ses animaux aux touristes qui s'arrêtent. Nous stoppons là pour manger, profitant du spectacle. Nous poussons ensuite jusqu'à Wanagiri, au bout du lac Bayan qui est voisin du Tamburan. A plusieurs reprises, nous voyons des singes assis sur le bord de la route, comme s'ils regardaient passer les véhicules. Nous croisons aussi un groupe de Balinais qui transportent un cochon bien gras, qui doit sans doute vivre ses dernières heures. Il nous font des signes lorsque nous les prenons en photo, souriant à pleines dents. Une fête doit certainement être prévue d'ici peu et le cochon sera de la partie, mais dans les assiettes. Nous hésitons à descendre plus loin en direction de Candikuning, surtout que nous repasserons par là demain vu que nous avons pour plan de nous rendre aux rizières de Jatiluwih.
Pour le repas du soir, il y a assez de choix à Munduk. Nous irons au warung Ayu, sur la gauche en montant le village. Belle vue sur la vallée, et même sur le coucher du soleil, et une carte plus variée que d'autres restaurants rencontrés jusqu'à maintenant. Par contre, il fait frais dans les montagnes, un pull se supporte facilement en soirée.
La fraîcheur n'a pas diminué ce matin. Il fait frais !!! Tellement frais qu'il faut emporter un pull pour notre excursion du jour aux rizières de Jatiluwih, de l'autre côté de la montagne. Le trajet est assez facile : monter aux lacs, prendre la route de Denpasar qui redescend sur l'autre versant et rouler jusqu'à Baturiti. Là, à la sortie de la ville une petite route part sur la droite et indique la direction de Jatiluwih. Et pour une fois, il y a même des panneaux. Depuis Munduk, nous mettons les gaz et en 1h30 nous sommes sur place. Il faut dire que le matin, le ciel est encore bien dégagé et que les guides mentionnent que le site se trouve facilement sous les nuages dès l'après-midi, vu sa position à flancs de montagne.
A Jatiluwih, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée sur le territoire du village avant de pouvoir accéder aux rizières. Les rizières. Splendides évidemment, en terrasse, bien vertes, elles prennent place dans toute la largeur de la petite vallée. Bon nombre de chemins assez larges pour un scooter descendent à travers les cultures. Ainsi, on peut s'éloigner de la route où les touristes viennent prendre assez rapidement quelques clichés avant de repartir avec leur guide en transport privé. Une fois de plus, le scooter offre cette liberté tant appréciée d'être totalement indépendant et de pouvoir accéder à d'autres endroits, plus éloignés et moins accessibles. Arrivés vers les 10h00, nous ne repartirons qu'après 14h00, quand le ciel se sera bien couvert. Nous aurons aussi mangé sur place, dans un petit warung en bord de route, qui proposait un plat unique, le fameux Babi Guling. Du porc grillé (normalement entier), qui est coupé en morceaux grossiers, peau et gras y compris, et dont la viande est retirée en la grattant avec une fourchette. Nous sommes les seuls occidentaux à nous être arrêtés là, les touristes passent devant nous, soit à pieds, soit calfeutrés dans leur voiture privée, mais ne s'arrêtent pas. C'est peut-être aussi ça le tourisme de Bali, un peu trop de confort, un peu de peine à lâcher ses habitudes bien occidentales. C'est vrai que le warung n'a pas le paraître d'un restaurant "conventionnel". Pourtant, la nourriture était excellente et le personnel fort sympathique. Nous n'en avons vu que très peu qui proposait le Babi Guling, alors que ce plat est souvent mentionné dans les informations culinaires balinaises.
Pour le retour, nous avons carrément droit au brouillard dans la région de Candikuning. Candikuning, la ville de la fraise. Cette région cultive ce fruit et on en trouve partout, dans les échoppes au joli marché de la ville et sur le bord des routes par des vendeurs ambulants. Même si la fraise n'est pas typiquement tropicale, nous n'y résistons pas et nous nous faisons une barquette. Elles sont un peu plus sucrées que chez nous et nous nous régalons. Candikuning est situé au bord du lac Beratan, mais le brouillard est tel qu'on se croirait au bord d'un Loch écossais. Impossible de quitter le pull en plus ! Nous remontons jusqu'à Pancasari et la dernière ligne droite qui monte sur la crête le long des lacs Tamburan et Bayan est parsemée de dizaines de singes sur le bord de la route. Pas farouche, ils restent quand même sagement à proximité losque nous nous arrêtons avec le scooter pour les photographier de près. Nous nous attendions à ce qu'ils viennent essayer de nous grimper dessus comme dans les Monkey Forests, mais non. Il faut dire que personne ne les nourrit ici, ils ramassent ce qu'ils trouvent sur le sol.
Nous voilà de retour en fin d'après-midi à la Made Homestay sur le haut de Munduk. Pas mal de route, mais belle journée encore, avec tellement de choses à voir, de photos instantanées à prendre. Comme d'habitude lorsque nous voyageons en deux roues, Dominique garde l'appareil photo en main sur son strapontin arrière. Et elle mitraille. Les paysages, les gens, les animaux, tout ce qui lui passe par la tête. Et ici il y a de quoi faire. Le soleil se couche dans la mer, au loin sur la côte. Demain retour en plaine, nous devons rendre le scooter en fin de journée à Lovina. Mais nous aurons encore le temps pour une balade demain matin aux alentours de Munduk.
Le soleil répond présent en ce dernier jour sur les hauteurs de Munduk. Pas de raison de stresser, nous prenons le temps sur la terrasse de notre chambre, avec une vue splendide sur les montagnes et les cultures. Un endroit juste parfait pour prendre le petit-déjeuner. Parfait comme la Made Homestay, dont la petite grand-mère qui la tient est d'une gentillesse touchante. Seul bémol, le bruit dès les 05h30, lorsque les motos pétaradantes se lancent sur les routes. Mais une bonne paire de bouchons d'oreilles et ce désagrément est oublié. D'ailleurs, la plupart des guesthouses de Munduk sont au bord de cette route, les bouchons sont donc conseillés, quel que soit le logement.
Nous faisons rapidement nos deux petits sacs et nous voilà partis. Nous montons vers les lacs Tamburan et Bayan avec le but de redescendre en plaine par une route qui coupe vers Gobleg et Selat. En chemin, petit arrêt à la belle cascade "Golden Valley", où il faut descendre environ 250 marches à travers les caféïers pour atteindre l'eau. L'endroit est magnifique avec toute la végétation aux alentours. Arrivés à la cascade, nous sommes seuls. L'eau tombe avec fracas d'une vingtaine de mètres, mais cette fois-ci pas de bassin pour se baigner au pied même de la chute. La petite rivière reprend son cours une dizaine de mètres plus loin et là, il y a de l'eau jusqu'à mi-cuisse, suffisamment pour faire une petite trempette. Pas de maillot de bain ? Pas grave, nous sommes seuls, alors ce sera dans le plus simple appareil. L'eau est claire et bien fraîche. Un petit coup de frais apprécié avant la remontée, à l'aide d'un baton qui nous a été fourni au début du chemin.
Avant de redescendre sur Gobleg, nous faisons un nouveau stop au-dessus des lacs, sur la terrasse où l'homme exhibe ses reptiles pour les photos des touristes. L'endroit est parfait, même s'il est un peu fréquenté, pour un jus de fruit avec la vue sur les lacs et l'air frais en prime.
La route de Gobleg est tout à fait conventionnelle au début et un groupe d'écoliers nous indique en riant la direction de Selat. Je leur dis merci en leur serrant la main à chacun, ce qui les fait encore plus rire. Dès Selat, la situation change et la route prend une pente digne d'une piste de ski. Bien raide, bien défoncée aussi par endroit. Chez nous, la route aurait fait des lacets. Ici, c'est droit dans la pente, au plus simple. Drôle au début, mais fatiguant au bout d'un moment, car impossible de ne pas être à fond sur les freins. Dominique doit même descendre du scooter à une ou deux reprises, les freins n'étant plus suffisants pour prendre la pente à la vitesse du pas. Pourtant, cette route est magnifique et une fois en bas, nous ne regrettons pas de l'avoir prise. Raide et défoncée, mais à l'écart des itinéraires touristiques habituels.
La route arrive à Anturan, le dernier village de Lovina avant Singaraja. Nous allons jusqu'à la plage, pour voir si la qualité de l'eau y est meilleure qu'à Kalibukbuk. Que pouic. L'eau est trouble et sale, tout comme la plage. Dommage, il y a un réel potentiel sur cette côte, mais la baignade n'y est guère encourageante. Pourtant, quelques centaines de mètres au large, l'eau est claire et limpide, d'après ce que nous avions constaté lors de notre sortie aux dauphins. L'explication se trouve peut-être dans la gestion des eaux usées de Lovina ou dans les innombrables rivières qui descendent de la montagne et qui se jettent dans la mer tout au long de la côte...
Petit repas au warung Rasta, où les serveuses sont super sympa et nous revenons à la Elsa GH pour retrouver nos sacs et une chambre. Changement d'endroit demain, avec le départ pour Amed. L'étape de Lovina n'était de loin pas désagréable avec ce qu'il y a à voir et à faire aux alentours, toujours avec notre moyen de locomotion favori, le scooter. Mais pour la baignade, il faut définitivement choisir une autre place. | | | À: Esethi · 19 September 2013 à 16:25 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 32 de 85 · Page 2 de 5 · 3 036 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Christine, Si, on peut très bien le faire seul(s) avec un chauffeur qu'on le prend à Yogjakarta. Nous (2 personnes) l'avions organisé avec notre hôtel (de Yogja) à l'époque. Cela nous a permis de visiter d'autres sites en allant aux volcans et nous avons couché à joli un endroit très aimé par les Indonésiens la première nuit, un peu dans les hauteurs. Pour le Bromo au lever du soleil, le chauffeur nous a accompagnés dans une voiture avec d'autres personnes. Le Kawa, on l'a visité (au mois de juillet) seuls, mais vraiment seuls. Le chauffeur nous a attendus sur le parking et c'est très facile de monter sans guide. C'était magique! Cette version est certainement plus cher qu'en groupe mais n'a absolument pas coûté la peau des fesses. Je n'ai pas le dossier à porté de main là, mais si c'est important pour toi, je pourrais trouver les détails. Le chauffeur nous a accompagnés jusqu'au ferry pour Bali. Nous avons dormi trois fois pour ce trajet et c'était parfait. J'aime beaucoup le carnet de Laurent - un véritable trésor, merci! - mais je voulais juste te dire que tu as d'autres possibilités. Nous, nous partons dans quelques jours pour revoir Bali et pour aller ensuite à Sulawesi pour 5 semaines, avant de monter au Vietnam  . Pardon à tous ceux qui travaillent, mais vieillir à aussi quelques avantages. Bon voyage Ursula | | | À: Maevita · 20 September 2013 à 2:20 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 33 de 85 · Page 2 de 5 · 3 002 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Merci pour tes précisions Ursula ! Par rapport aux prix, j'ai payé 720'000 rps par personne, jeep au Bromo (indispensable à mon avis tellement le point de vue est beau) incluse. Je m'étais renseigné auprès de 2-3 agences pour un trip en solo, les prix allaient de 2'500'000 à 3'000'000 (avant négociation) par personne. C'est ce qui nous avait fait renoncer à cette solution. Tu es peut-être tombée sur une super occasion qui sait ? Pour la notion de groupe, elle concerne surtout le transport en minibus 10-12 places. Une fois aux volcans, tu fais comme tu veux jusqu'à l'heure de départ pour la prochaine étape. Bien sûr que les hôtels et les sites sont bien fréquentés, mais c'est la rançon du succès... Bon voyage à toi vers Sulawesi, sacré veinarde, sans doute la prochaine destination indonésienne sur notre liste... J'espère que tu donneras un retour (en MP au pire). Bon voyage ! | | | À: Genevois · 20 September 2013 à 9:16 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 34 de 85 · Page 2 de 5 · 2 986 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Laurent, Le b-moll avec les bus est à mon avis d'un côté le manque de confort (souvent fait pour des personnes plus petites que nous et qui ont l'habitude d'être serrées) et le fait que l'itinéraire soit fixe. Tout fraîchement à la (pré-)retraite, j'aurai - je le pense du moins - plus de temps pour donner mes retours. Souvent, je le faisais (parfois un peu tard) pas aussi bien que toi, j'avoue. Mais je réponds toujours aux questions quand on me les pose. Mais sur le forum, j'ai constaté qu'il y avait pour beaucoup de régions de véritables spécialistes qui savent plus et mieux que moi, raison pour laquelle je m'abstiens. J'ai d'ailleurs des amis forumistes qui m'ont aidé et avec qui je suis restée en contact depuis des années.
Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais. Sur le papier, j'ai trouvé des trésors et en décembre, je pourrai te dire si c'est comme ça en vérité. Nous allons par ex. à Selayar, chez Denis, où nous serons probablement les seuls touristes. Nous ne cherchons pas la solitude, mais pouvoir éviter le courant habituel des touristes est vraiment extra. Nous avons même la chance de pouvoir repartir pour 5 semaines en janvier - au Cuba. Le billet est acheté, le reste sera fait en décembre. Après, le congé sabbatique de mon mari est terminé. Voilà mes nouvelles en détails. C'est promis, tu auras de mes nouvelles en décembre. J'avais lu que toi aussi, tu t'es informé pour un guide et que tu as la même peur que moi - de perdre ton indépendance. Cette peur m'a fait renoncer à un guide. Ils voulaient imposer leur truc ou n'étaient pas prêts à me donner des détails. JohnMassolo sur le forum est un guide avec qui j'étais en contact. Très bonne journée à toi. Ursula | | | À: Maevita · 20 September 2013 à 11:35 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 35 de 85 · Page 2 de 5 · 2 969 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais.
Je suppose que tu veux faire de l'humour, non ? 
Je suis à Makassar et je peux te dire que c'est pana panas | | | À: Maevita · 20 September 2013 à 12:11 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 36 de 85 · Page 2 de 5 · 2 960 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Ursula, Je suis content de parle avec vous par mail, et j'ai l'impression que la communication as été bien passé, tous les endroits que vous souhaitez a visite ont déjà informé, savait 17 ans que j'ai travail dans le tourisme, et j'essaie tojour explique la vérité aux gens qui ont besoin, les gens qui j'accompagne sont suivent satisfait.VOILA MES AMIES VOYAGES FORUM, VENE ME VOIR OU RENSAIGNE AUX AUTRES QUI ETE AVEC MOI AU PAYS TORAJA, je suis JOHN MASSOLO, TRES FACIL A ME TROUVEE, A RANTEPAO, CHEZ ARAS CAFE, JE SUIS LA TRES SUIVENT, ET JE JAMAIS ARNAQUE LES TOURISTES (LES ETRANGER)dont il faut pas avoir peur, car je jamais changer le noms et le visage. Merci beacoup et je vous souhaitez de bon vacance. Membre de voyage forum John | | | À: Ragamuffin · 20 September 2013 à 16:17 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 37 de 85 · Page 2 de 5 · 2 932 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Raga, Non ce n'était pas pour faire de l'humour, mais comme je lis attentivement tes conseils, je sais que tu en as - de l'humour. Toi, je ne t'ai jamais associé à Sulawesi alors que j'aurais pu le voir. Pour moi, tu fais partie de ces membres qui savent énormément et qui connaissent très bien beaucoup d'endroits comme p.ex. l' Inde. Mais pour Sulawesi, j'ai cru constaté que ce qui était valable il y a 2 ou 3 ans, ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et peut-être suite à cela, j'ai moins vu LA personne qui est au courant et qui répond. Voilà pourquoi pour moi, les conseils des personnes qui en sont revenues récemment, sont très précieux. Mais puisque tu es là-bas, pourrais-tu me répondre éventuellement à mes questions lancées dans la discussion "Sulawesi en octobre"?  Merci à l'avance. Ursula | | | À: Genevois · 20 September 2013 à 22:27 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 38 de 85 · Page 2 de 5 · 2 909 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Laurent,
Ton récit est vraiment superbe. Il donne envie de vivre quasi le même voyage... J'ai prévu de me rendre à Bali le mois prochain avec ma fille qui aura alors 20 mois. Je n'ai pas trop envie de rester dans des lieux hyper touristiques type kuta. Avant d'avoir ma fille, j'appréciais vraiment de voyager hors des sentiers battus. Je vois cependant en te lisant que, bien souvent, vous aviez besoin d'un scooter pour vous déplacer... ce qui ne me sera évidemment pas possible... Parmi les lieux où vous avez logé ou ceux que vous avez visités, quels sont ceux qui selon toi pourraient nous convenir ? Y en a-t-il qui sont à conseiller ou au contraire à déconseiller en étant seule avec un bébé ? | | | À: Cor13 · 21 September 2013 à 17:15 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 39 de 85 · Page 2 de 5 · 2 855 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oulala sacrée pression que tu me mets là !
Bon, disons que tu peux oublier Munduk, le but là-haut est de faire des balades et d'aller voir les cascades. Pas idéal avec un bambin.
Ubud, je dirais oui, même chez Wayan, mais le problème c'est le transport. Pour bouger, pas le choix, c'est taxi, donc budget plus important. Tu y seras bien accueillie.
Lovina, non, la plage n'est pas propre, ni l'eau. Il y a bien des choses à faire dans le coin, mais problème identique avec les transports. Ou alors tu t'y poses 1-2 jours maxi.
Amed, un gros oui. La plage de Jemeluk est belle (même si ce sont du gravier noir) et l'eau y est limpide est chaude. Tout est accessible à pied, pas trop besoin de bouger (j'y suis pour quelques jours, le texte viendra...).
Ton principal souci sera les transports et les déplacements, vu que tu ne peux pas conduire de scooter. Alors évidemment tout est possible, y compris les bémos (quoique peut-être pas l'idéal avec un bambin de 20 mois...). Les bémos seront bon marché, mais lents et inconfortables (par contre les Balinais vont adorer ta fille et t'aideront). Sinon tu peux te poser quelques jours sur Amed (au Bamboo Bali les chambres ont 2 grands lits, eau chaude, Wifi, pdj compris), puis prendre ponctuellement des chauffeurs pour les autres destinations que tu as choisies sur l'île.
Je n'ai plus trop l'habitude de voyager avec de jeunes enfants (les miens ont tous plus de 20 ans...), donc je me sens un peu emprunté. Pour résumé, toi et ta fille seront bien acceptées partout. Ce sont juste les déplacements et certaines visites qui te seront pénibles (les escaliers du Gunung Kawi, les cascades, etc...). Mais si tu peux te permettre des chauffeurs dans ton budget, alors tout devient plus facile.
D'autres forumistes vont sans doute se manifester... | | | À: Maevita · 21 September 2013 à 19:04 Re: Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... Message 40 de 85 · Page 2 de 5 · 2 841 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Ursula, et merci pour ce retour d'expérience, différent effectivement de celui de Laurent. J'étudierai de près les deux possibilités, maintenant que je sais de façon certaine que les deux existent, et nous choisirons celle qui nous semble la mieux adaptée à ce que nous souhaitons faire. Mais même en payant un peu plus cher, l'option chauffeur me tente bien...
A+ et bon voyage à Bali ! Chrsitine | Carnets similaires sur l'Indonésie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 8 806 visiteurs en ligne depuis une heure! |