Piste Es-Semara Aoucerd et Lamhiris (Maroc)
by Africain
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Original post
Bonjour,
Je souhaite faire après Assa-Smara (ancienne piste d'un Dakar) la piste de J.Gandini vers Aoucerd et rejoindre Lamhiris. J.Gandini précise qu'il ne faut pas quitter la piste au risque des mines possibles. Aussi je souhaiterais savoir si dernièrement quelqu'un a parcouru ces pistes. Merci pour vos réponses.
Bonjour
J'ai parcouru ces pistes il y a 3 / 4 ans , ( 2 toy , n'y vas pas seul dans ce coin ) mais il ne doit pas y avoir beaucoup de différence à l'heure actuelle :
Assa/Smara par la piste d'un RPD , puis piste dans la Seguiet el Hamra jusqu'à Laayoune
Sur la portion de piste entre Assa et Smara , quelques kms après avoir franchi la seconde ceinture militaire (par une brèche qui avait été ouverte par l'armée), j'ai été alerté par des appels de phares d'un vieux land local qui venait en face de moi, avec 2 personnes à bord, et qui m'ont fait comprendre de faire très attention sur la portion qui était devant moi , de bien rester sur la gauche du relief , car sur la droite : "Boum Boum" (tels ont été les mots prononcés , que je n'ai eu aucune peine à traduire) . Je n'ai pas essayé de pousser sur la droite pour vérifier !! J'ai cru sur parole !! Et je ne pense pas que le terrain ait changé depuis Donc si tu as un avertissement sur un guide , tiens-en compte , car je ne sais pas si tu pourras rencontrer le même land pour te prévenir ....
Par contre , si après Assa , tu as l'intention de passer par Tizgui Remz, renseignes-toi bien si c'est possible à l'heure actuelle , car si j'ai pu y passer à l'époque, j'ai appris par la suite que l'armée interdisait le passage par T.R
J'ai parcouru ces pistes il y a 3 / 4 ans , ( 2 toy , n'y vas pas seul dans ce coin ) mais il ne doit pas y avoir beaucoup de différence à l'heure actuelle :
Assa/Smara par la piste d'un RPD , puis piste dans la Seguiet el Hamra jusqu'à Laayoune
Sur la portion de piste entre Assa et Smara , quelques kms après avoir franchi la seconde ceinture militaire (par une brèche qui avait été ouverte par l'armée), j'ai été alerté par des appels de phares d'un vieux land local qui venait en face de moi, avec 2 personnes à bord, et qui m'ont fait comprendre de faire très attention sur la portion qui était devant moi , de bien rester sur la gauche du relief , car sur la droite : "Boum Boum" (tels ont été les mots prononcés , que je n'ai eu aucune peine à traduire) . Je n'ai pas essayé de pousser sur la droite pour vérifier !! J'ai cru sur parole !! Et je ne pense pas que le terrain ait changé depuis Donc si tu as un avertissement sur un guide , tiens-en compte , car je ne sais pas si tu pourras rencontrer le même land pour te prévenir ....
Par contre , si après Assa , tu as l'intention de passer par Tizgui Remz, renseignes-toi bien si c'est possible à l'heure actuelle , car si j'ai pu y passer à l'époque, j'ai appris par la suite que l'armée interdisait le passage par T.R
je parcours l'afrique et plus particulièrement le MAROC, depuis de nombreuses années, mais je ne me suis jamais aventuré sur le secteur de SMARA. J'avais fait il y a quelques années un morceau de piste entre ASSA et TAN TAN.
Juste quelques précisons sur l'état des pistes, j'avais trouvé à l'époque que le morceau que j'avais fait était extrêmement caillouteux. Qu'en est-t-il vers le secteur SMARA ? les pistes sont-elles roulantes ou plutôt éprouvantes ?
Merci pour ton point de vue.
Jean-marc LAFFARGUE - association LES PARRAINS DU DESERT
" un jour, j'irai encore plus loin ..."
Bonjour
Merci de parler de mes guides...
Il est exact que dans le cadre de l'utilisation des Tome 3 et tome 6 des guides Pistes du Maroc, il faut bien suivre les instructions qui sont données concernant les problèmes de mine. Toutefois, il faut savoir que depuis que le tome 3 est paru, il y a maintenant plus de six ans (plus de 2000 guides vendus), à ce jour personne n'a fait de mauvaises rencontres sur les parcours que je décris et dont j'ai fait tous les relevés avec des guides locaux. Pour le tome 6 concernant le Sahara atlantique, paru maintenant il y a plus de 3 ans, il en est de même, avec des relevés qui ont été effectués avec des guides Reguibat fournis par les militaires ou les autorités locales. Je parcours toujours ces zones au moins une fois par an et je n'ai rien à rajouter sinon qu'il faut continuer à suivre les relevés qui sont dans les guides si l'on ne veut pas courir de risques. Depuis plusieurs années, l'armée marocaine continue un vaste programme de déminage des anciennes zones de combat, principalement près des anciens "murs". Par exemple, sur la route au Sud de Dakhla, quand je me rend chaque année en Mauritanie, je vois souvent ces camps des équipes du Génie. Plusieurs centaines d'hommes pictent le terrain sur de vastes zones pour détecter les mines. Ce déminage existe dans beaucoup de région du Sahara atlantique puisque j'en ai vu également sur la route de Guelta Zemmour fin 2008, lorsque les militaires m'ont autorisé, avec mon assistant marocain, à aller faire quelques recherches de sites à peintures rupestres dans le jebel Zemmour au Nord et au Sud de la Guelta. Dans cette zone interdite aux touristes et aux civils marocains, longeant le "mur" servant de frontière avec le "Sahara libéré" (dixit le Polisario), le déminage a été effectué et continue à s'effectuer sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Pour information, il existe maintenant une route qui débute à une vingtaine de kilomètres au Nord de Smara et qui rejoint Haouza. Les travaux continuent actuellement vers Jdiria en prévision d'une liaison sur Mabhès par El Farsia. Une route est également en construction au départ de Lamirhis en direction de Tichla pour ensuite une jonction sur Aoucerd. Cette route en prévision est sur le tracé de la piste la plus au Sud du tome 6, le long de la frontière avec la Mauritanie (bien au Nord quand même).
Merci de votre attention et bon voyage.
Le DPM de base
Merci de parler de mes guides...
Il est exact que dans le cadre de l'utilisation des Tome 3 et tome 6 des guides Pistes du Maroc, il faut bien suivre les instructions qui sont données concernant les problèmes de mine. Toutefois, il faut savoir que depuis que le tome 3 est paru, il y a maintenant plus de six ans (plus de 2000 guides vendus), à ce jour personne n'a fait de mauvaises rencontres sur les parcours que je décris et dont j'ai fait tous les relevés avec des guides locaux. Pour le tome 6 concernant le Sahara atlantique, paru maintenant il y a plus de 3 ans, il en est de même, avec des relevés qui ont été effectués avec des guides Reguibat fournis par les militaires ou les autorités locales. Je parcours toujours ces zones au moins une fois par an et je n'ai rien à rajouter sinon qu'il faut continuer à suivre les relevés qui sont dans les guides si l'on ne veut pas courir de risques. Depuis plusieurs années, l'armée marocaine continue un vaste programme de déminage des anciennes zones de combat, principalement près des anciens "murs". Par exemple, sur la route au Sud de Dakhla, quand je me rend chaque année en Mauritanie, je vois souvent ces camps des équipes du Génie. Plusieurs centaines d'hommes pictent le terrain sur de vastes zones pour détecter les mines. Ce déminage existe dans beaucoup de région du Sahara atlantique puisque j'en ai vu également sur la route de Guelta Zemmour fin 2008, lorsque les militaires m'ont autorisé, avec mon assistant marocain, à aller faire quelques recherches de sites à peintures rupestres dans le jebel Zemmour au Nord et au Sud de la Guelta. Dans cette zone interdite aux touristes et aux civils marocains, longeant le "mur" servant de frontière avec le "Sahara libéré" (dixit le Polisario), le déminage a été effectué et continue à s'effectuer sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Pour information, il existe maintenant une route qui débute à une vingtaine de kilomètres au Nord de Smara et qui rejoint Haouza. Les travaux continuent actuellement vers Jdiria en prévision d'une liaison sur Mabhès par El Farsia. Une route est également en construction au départ de Lamirhis en direction de Tichla pour ensuite une jonction sur Aoucerd. Cette route en prévision est sur le tracé de la piste la plus au Sud du tome 6, le long de la frontière avec la Mauritanie (bien au Nord quand même).
Merci de votre attention et bon voyage.
Le DPM de base
Le DPM de base. Jacques Gandini
Bonjour
Merci de parler de mes guides...
Il est exact que dans le cadre de l'utilisation des Tome 3 et tome 6 des guides Pistes du Maroc, il faut bien suivre les instructions qui sont données concernant les problèmes de mine. Toutefois, il faut savoir que depuis que le tome 3 est paru, il y a maintenant plus de six ans (plus de 2000 guides vendus), à ce jour personne n'a fait de mauvaises rencontres sur les parcours que je décris et dont j'ai fait tous les relevés avec des guides locaux. Pour le tome 6 concernant le Sahara atlantique, paru maintenant il y a plus de 3 ans, il en est de même, avec des relevés qui ont été effectués avec des guides Reguibat fournis par les militaires ou les autorités locales. Je parcours toujours ces zones au moins une fois par an et je n'ai rien à rajouter sinon qu'il faut continuer à suivre les relevés qui sont dans les guides si l'on ne veut pas courir de risques. Depuis plusieurs années, l'armée marocaine continue un vaste programme de déminage des anciennes zones de combat, principalement près des anciens "murs". Par exemple, sur la route au Sud de Dakhla, quand je me rend chaque année en Mauritanie, je vois souvent ces camps des équipes du Génie. Plusieurs centaines d'hommes pictent le terrain sur de vastes zones pour détecter les mines. Ce déminage existe dans beaucoup de région du Sahara atlantique puisque j'en ai vu également sur la route de Guelta Zemmour fin 2008, lorsque les militaires m'ont autorisé, avec mon assistant marocain, à aller faire quelques recherches de sites à peintures rupestres dans le jebel Zemmour au Nord et au Sud de la Guelta. Dans cette zone interdite aux touristes et aux civils marocains, longeant le "mur" servant de frontière avec le "Sahara libéré" (dixit le Polisario), le déminage a été effectué et continue à s'effectuer sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Pour information, il existe maintenant une route qui débute à une vingtaine de kilomètres au Nord de Smara et qui rejoint Haouza. Les travaux continuent actuellement vers Jdiria en prévision d'une liaison sur Mabhès par El Farsia. Une route est également en construction au départ de Lamirhis en direction de Tichla pour ensuite une jonction sur Aoucerd. Cette route en prévision est sur le tracé de la piste la plus au Sud du tome 6, le long de la frontière avec la Mauritanie (bien au Nord quand même).
Merci de votre attention et bon voyage.
Le DPM de base
J'ai fait le parcours l'année dernière en avril basé sur le Tome 3 de tes parutions
RAS - RQDP 😉 Rien Que Du Plaisir.
Oui pour l'essentiel c'est du REG
http://voyageforum.com/voyage/voyage_dans_sud_marocain_mauritanie_en_4x4_D3500670/
pour les pièces jointes
Merci de parler de mes guides...
Il est exact que dans le cadre de l'utilisation des Tome 3 et tome 6 des guides Pistes du Maroc, il faut bien suivre les instructions qui sont données concernant les problèmes de mine. Toutefois, il faut savoir que depuis que le tome 3 est paru, il y a maintenant plus de six ans (plus de 2000 guides vendus), à ce jour personne n'a fait de mauvaises rencontres sur les parcours que je décris et dont j'ai fait tous les relevés avec des guides locaux. Pour le tome 6 concernant le Sahara atlantique, paru maintenant il y a plus de 3 ans, il en est de même, avec des relevés qui ont été effectués avec des guides Reguibat fournis par les militaires ou les autorités locales. Je parcours toujours ces zones au moins une fois par an et je n'ai rien à rajouter sinon qu'il faut continuer à suivre les relevés qui sont dans les guides si l'on ne veut pas courir de risques. Depuis plusieurs années, l'armée marocaine continue un vaste programme de déminage des anciennes zones de combat, principalement près des anciens "murs". Par exemple, sur la route au Sud de Dakhla, quand je me rend chaque année en Mauritanie, je vois souvent ces camps des équipes du Génie. Plusieurs centaines d'hommes pictent le terrain sur de vastes zones pour détecter les mines. Ce déminage existe dans beaucoup de région du Sahara atlantique puisque j'en ai vu également sur la route de Guelta Zemmour fin 2008, lorsque les militaires m'ont autorisé, avec mon assistant marocain, à aller faire quelques recherches de sites à peintures rupestres dans le jebel Zemmour au Nord et au Sud de la Guelta. Dans cette zone interdite aux touristes et aux civils marocains, longeant le "mur" servant de frontière avec le "Sahara libéré" (dixit le Polisario), le déminage a été effectué et continue à s'effectuer sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Pour information, il existe maintenant une route qui débute à une vingtaine de kilomètres au Nord de Smara et qui rejoint Haouza. Les travaux continuent actuellement vers Jdiria en prévision d'une liaison sur Mabhès par El Farsia. Une route est également en construction au départ de Lamirhis en direction de Tichla pour ensuite une jonction sur Aoucerd. Cette route en prévision est sur le tracé de la piste la plus au Sud du tome 6, le long de la frontière avec la Mauritanie (bien au Nord quand même).
Merci de votre attention et bon voyage.
Le DPM de base
J'ai fait le parcours l'année dernière en avril basé sur le Tome 3 de tes parutions
RAS - RQDP 😉 Rien Que Du Plaisir.
Oui pour l'essentiel c'est du REG
http://voyageforum.com/voyage/voyage_dans_sud_marocain_mauritanie_en_4x4_D3500670/
pour les pièces jointes
Bonjour à tous, et un grand merci pour vos réponses.
vos réponses me réconfortent à l'idée de repartir terminer mon périple "sud marocain" (il me reste 1060 km pour rejoindre Lamhiris). J'étais avec trois amis donc 3 4X4 à Smara, 2 jours avant que J.Gandini n'arrive à Smara (au dire des nombreuses rencontres faites à Smara). Tout le monde savait que J.Gandini arrivait.....
Aux dires des personnes rencontrées sur place, descendre au delà de Smara était chose très risquée, bien que je rétorquais: ce sont les pistes de J.Gandini. Bref, mes deux amis ainsi que les femmes ont souhaité se rallier "à une certaine sagesse" que je ne partageais pas par ailleurs, et nous sommes parti vers Layaounne.
L'idée de terminer ce grand sud est déjà programmée, (je fais au moins deux raids d'environ 2 à 3 semaines au Maroc par an). Je ferais, les pistes du sud comme indiquées dans les guides. D'ailleurs mes R.Book sont fait, et les W.Points sont encore dans les Gps. Je ne manquerais pas à mon retour de vous communiquer non pas mes impressions mais celles ayant trait à réalité du terrain.
A bientôt
vos réponses me réconfortent à l'idée de repartir terminer mon périple "sud marocain" (il me reste 1060 km pour rejoindre Lamhiris). J'étais avec trois amis donc 3 4X4 à Smara, 2 jours avant que J.Gandini n'arrive à Smara (au dire des nombreuses rencontres faites à Smara). Tout le monde savait que J.Gandini arrivait.....
Aux dires des personnes rencontrées sur place, descendre au delà de Smara était chose très risquée, bien que je rétorquais: ce sont les pistes de J.Gandini. Bref, mes deux amis ainsi que les femmes ont souhaité se rallier "à une certaine sagesse" que je ne partageais pas par ailleurs, et nous sommes parti vers Layaounne.
L'idée de terminer ce grand sud est déjà programmée, (je fais au moins deux raids d'environ 2 à 3 semaines au Maroc par an). Je ferais, les pistes du sud comme indiquées dans les guides. D'ailleurs mes R.Book sont fait, et les W.Points sont encore dans les Gps. Je ne manquerais pas à mon retour de vous communiquer non pas mes impressions mais celles ayant trait à réalité du terrain.
A bientôt
Aux dires des personnes rencontrées sur place, descendre au delà de Smara était chose très risquée, bien que je rétorquais: ce sont les pistes de J.Gandini.
Bonjour
Il est un fait que les militaires ou les autorités locales de Smara n'apprécient pas que les touristes se dirigent vers le Sud. Toujours question de sécurité...
Quant ils parlent du Sud de Smara, il faut comprendre les parcours aux gravures rupestres (Amgallah et autres) qui sont en final du tome 3. Cette zone est très voisine du "mur" et de ses postes de surveillance.
Il faut savoir que tous les relevés de ce secteur ont été fait avec l'accord du gouverneur local de l'époque qui a mis à ma disposition le caïd (officiel) d'Amgallah (qui habite en permanence à Smara). Une fois sur le terrain, on a remarqué que ce guide faisait tout pour éviter ces postes et surtout que l'on ne nous voit pas. En fait il avait reçu l'ordre du gouverneur d'éviter d'être visible des postes militaires au maximum, sachant que ces derniers n'allaient pas apprécier (peut-être une petite vengeance personnelle de sa part). Quand le guide est paru, quelques 4x4 s'y sont aventurés. Un groupe d'amis y est parti à cinq 4x4, et cette fois là ils ont rencontré le colonel, chef de secteur, qui faisait sa tournée mensuelle. Grand étonnement de sa part de voir des touristes dans une zone considérée comme militaire avec interdiction aux civils (marocains ou européens) d'y circuler. Son étonnement a été encore plus grand quand ils lui ont mis le guide sous le nez... En fin de compte, après moult palabres, tout s'est bien terminé. Comme s'était le soir, le groupe a été autorisé à bivouaquer près du poste central et tout le monde a été passer la soirée à l'état-major, invité à dîner par le colonel. Ce qui est drôle, c'est qu'au moment de partir, le colonel a demandé à mes amis d'éviter de raconter qu'ils avaient été invités par le colonel. Tout ça pour dire, qu'une rencontre avec des militaires lors d'un contrôle (autant pour la région de Smara et pour le tome 6) finit en général toujours par bien se terminer. Il suffit de savoir les prendre, d'être sympa avec eux et surtout de ne pas être pressé. Cela dit, c'était il y a pas mal d'années. Aujourd'hui, ils ont pris l'habitude de voir des 4x4 de touristes. Certains mêmes vérifient si vous êtes bien en position de mes guides; ils vous recommandent alors de bien suivre mes itinéraires et de ne pas les quitter...
Plus précisement pour le tome 6, concernant tout le Sahara Atlantique, quand j'y suis aller la première fois un peu au hasard (nous étions trois 4x4), on n'a pas manqué de se faire intercepter par les militaires qui nous ont conduit directement sous escorte auprès du général au grand état-major de Dakhla. Celui-ci m'a confirmé que dès que l'on quittait la route Laayoune - Dakhla - Guerguerat, on rentrait dans une zone militaire interdite au tourisme. Comme il savait le but de notre randonnée (je ne m'en cachait jamais), il m'a affirmait que s'il me retrouvait sur le terrain, il me bouclait en prison... A la suite de cela, mon travail étant reconnu par le Ministère du Tourisme marocain, je suis passé à Rabat leur raconter mes aventures. Il faut dire qu'à l'époque, le Maroc commençait à faire du battage pour le développement économique du Sahara marocain, et que maintenant que j'avais fait des guides pour tout le Maroc, ils insistaient pour que j'en fasse un pour cette région Sud. Ils m'ont demandé alors de monter un dossier sérieux qui fut remis au ministre en personne. Dossier qui arriva en final auprès du général Benani, le grand patron de l'armée. Malgré mon septimisme, le dossier revint avec l'accord complet du général pour que l'on sorte un guide des pistes sous condition d'utiliser des guides locaux fournis soit par les militaires, soit par les autorités civiles de chaque secteur. Les généraux et colonels de terrain ont eu du mal à avaler la pillule mais ils ont été obligés de s'incliner et de se mettre à ma disposition quand nous y sommes retourner. Pour la petite histoire, quand je suis arrivé dans la région d'Aoucerd - Tichla, le colonel local avait prévu de nous faire escorter par deux véhicules, un pour la protection et un pour un déminage éventuel... En fait, il avait reçu tellement de recommandations à notre sujet de la part de son général qu'il avait prévu ça pour se couvrir au maximum. Bien sûr, nous avons refusé, et nous avons continué avec notre guide.
Il faut savoir aussi que si vous êtes contrôlés par des militaires, vous serez alors signalés à tous les postes voisins du parcours... qui vérifieront que tout se déroule sans problème pour vous... En résumé, ne prenez pas de malheureuses initiatives en tentant de vous aventurer hors des parcours de nos guides.
Si parfois notre guide signale un tronçon de parcours hors piste, c'est que c'est vraiment sans danger. C'est d'ailleurs des secteurs où se trouvent beaucoup de campements de familles d'éleveurs qui y vivent avec leurs immenses troupeaux de moutons ou de chameaux.
Bon voyage.
Le DPM de base
Bonjour
Il est un fait que les militaires ou les autorités locales de Smara n'apprécient pas que les touristes se dirigent vers le Sud. Toujours question de sécurité...
Quant ils parlent du Sud de Smara, il faut comprendre les parcours aux gravures rupestres (Amgallah et autres) qui sont en final du tome 3. Cette zone est très voisine du "mur" et de ses postes de surveillance.
Il faut savoir que tous les relevés de ce secteur ont été fait avec l'accord du gouverneur local de l'époque qui a mis à ma disposition le caïd (officiel) d'Amgallah (qui habite en permanence à Smara). Une fois sur le terrain, on a remarqué que ce guide faisait tout pour éviter ces postes et surtout que l'on ne nous voit pas. En fait il avait reçu l'ordre du gouverneur d'éviter d'être visible des postes militaires au maximum, sachant que ces derniers n'allaient pas apprécier (peut-être une petite vengeance personnelle de sa part). Quand le guide est paru, quelques 4x4 s'y sont aventurés. Un groupe d'amis y est parti à cinq 4x4, et cette fois là ils ont rencontré le colonel, chef de secteur, qui faisait sa tournée mensuelle. Grand étonnement de sa part de voir des touristes dans une zone considérée comme militaire avec interdiction aux civils (marocains ou européens) d'y circuler. Son étonnement a été encore plus grand quand ils lui ont mis le guide sous le nez... En fin de compte, après moult palabres, tout s'est bien terminé. Comme s'était le soir, le groupe a été autorisé à bivouaquer près du poste central et tout le monde a été passer la soirée à l'état-major, invité à dîner par le colonel. Ce qui est drôle, c'est qu'au moment de partir, le colonel a demandé à mes amis d'éviter de raconter qu'ils avaient été invités par le colonel. Tout ça pour dire, qu'une rencontre avec des militaires lors d'un contrôle (autant pour la région de Smara et pour le tome 6) finit en général toujours par bien se terminer. Il suffit de savoir les prendre, d'être sympa avec eux et surtout de ne pas être pressé. Cela dit, c'était il y a pas mal d'années. Aujourd'hui, ils ont pris l'habitude de voir des 4x4 de touristes. Certains mêmes vérifient si vous êtes bien en position de mes guides; ils vous recommandent alors de bien suivre mes itinéraires et de ne pas les quitter...
Plus précisement pour le tome 6, concernant tout le Sahara Atlantique, quand j'y suis aller la première fois un peu au hasard (nous étions trois 4x4), on n'a pas manqué de se faire intercepter par les militaires qui nous ont conduit directement sous escorte auprès du général au grand état-major de Dakhla. Celui-ci m'a confirmé que dès que l'on quittait la route Laayoune - Dakhla - Guerguerat, on rentrait dans une zone militaire interdite au tourisme. Comme il savait le but de notre randonnée (je ne m'en cachait jamais), il m'a affirmait que s'il me retrouvait sur le terrain, il me bouclait en prison... A la suite de cela, mon travail étant reconnu par le Ministère du Tourisme marocain, je suis passé à Rabat leur raconter mes aventures. Il faut dire qu'à l'époque, le Maroc commençait à faire du battage pour le développement économique du Sahara marocain, et que maintenant que j'avais fait des guides pour tout le Maroc, ils insistaient pour que j'en fasse un pour cette région Sud. Ils m'ont demandé alors de monter un dossier sérieux qui fut remis au ministre en personne. Dossier qui arriva en final auprès du général Benani, le grand patron de l'armée. Malgré mon septimisme, le dossier revint avec l'accord complet du général pour que l'on sorte un guide des pistes sous condition d'utiliser des guides locaux fournis soit par les militaires, soit par les autorités civiles de chaque secteur. Les généraux et colonels de terrain ont eu du mal à avaler la pillule mais ils ont été obligés de s'incliner et de se mettre à ma disposition quand nous y sommes retourner. Pour la petite histoire, quand je suis arrivé dans la région d'Aoucerd - Tichla, le colonel local avait prévu de nous faire escorter par deux véhicules, un pour la protection et un pour un déminage éventuel... En fait, il avait reçu tellement de recommandations à notre sujet de la part de son général qu'il avait prévu ça pour se couvrir au maximum. Bien sûr, nous avons refusé, et nous avons continué avec notre guide.
Il faut savoir aussi que si vous êtes contrôlés par des militaires, vous serez alors signalés à tous les postes voisins du parcours... qui vérifieront que tout se déroule sans problème pour vous... En résumé, ne prenez pas de malheureuses initiatives en tentant de vous aventurer hors des parcours de nos guides.
Si parfois notre guide signale un tronçon de parcours hors piste, c'est que c'est vraiment sans danger. C'est d'ailleurs des secteurs où se trouvent beaucoup de campements de familles d'éleveurs qui y vivent avec leurs immenses troupeaux de moutons ou de chameaux.
Bon voyage.
Le DPM de base
Le DPM de base. Jacques Gandini
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