Premier récit de voyage à vélo
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Bonjour a tous,

Un cyclo rencontre sur la route m'a parlé du premier récit de voyage à vélo. C'était un Anglais sur un grand bi (le récit). Est-ce que qq a plus d'info.....

Merci
LO Lolo73 Regular ·
Bonjour,

je ne sais pas si c'est le premier, mais j'ai le récit de Joseph & Elizabeth Pennell, 2 américains en espèce de tricycle à 2 places, qui ont voyagé en 1884 entre Florence et Rome. Leur ouvrage a été publié en 1887 sous le titre "An Italian Pilgrimage", et je l'ai en français sous le titre "L'Italie à vélocipède", col. Via fillungo, Ed. Desjonquères, La fosse aux ours.

La lecture en est édifiante !

J'espère que ça aide !

Bonne route !
http://www.la-roue-tourne.fr/
MI Milou1994 ·
Je réponds un peu tardivement mais le premier récit de tour du monde à vélo, c'est celui de Thomas Stevens, d'avril 1884 à décembre 1886 et il était effectivement à grand-bi. Son récit est absolument faramineux. Je me souviens d'un détail particulièrement truculent. En Perse ou en Afghanistan, il est mis au défi (sous peine de mort !) par un potentat local de battre ses meilleurs cavalirs à la course. Ce qu'il accomplit bien sûr, n'oublions pas qu'un grand-bi peut allègrement soutenir le 40km/h de moyenne. Pas le cheval commun.

Si ça intéresse quelqu'un, je pourrais raconter d'autres épisodes du récit de ce précurseur. En attendant, voilà ce que j'ai trouvé dans un mémoire universitaire qui étudie les rapports entre France et USA au travers du vélo (l'auteur est, j'ai pu le constater, assez connu sur ce forum, mais je vais le garder secret et le donner à deviner 😏)

"Dans le récit de son tour du monde (...) Stevens consacre six pages[1] à sa traversée de la France via Dieppe, Paris et la frontière allemande, alors beaucoup plus occidentale. Et, en six pages seulement, il brosse un tableau de la France et des Français qui rassemble déjà bon nombre des stéréotypes par lesquels les Américains dépeignent la France et les Français : point d'autre boissons que le vin, une architecture monumentale inégalée, des routes extrêmement bien faites, bien entretenues et agréables, une fierté susceptible, une certain retard technologique, le pain en baguettes (de 1,20 m de long![2]), un catholicisme omniprésent confinant à l'obscurantisme, mais également un amour de la bi­cyclette et des cyclistes extrêmement rares à l'époque[3]. Ces six pages com­prennent également une profusion de mots français entre guillemets sans doute pour faire couleur locale. En effet l'auteur ne renouvelle pas cet artifice sur une aussi grande échelle (quatre mots français par page en moyenne) quand il conte son passage dans les treize autres pays non-anglophones qu'il a traversés.

[1] Thomas STEVENS, Around the World on a Bicycle, from San Francisco to Yokohama. (London: Century,1988) pp. 43-49

[2] "four foot sticks". Ibidem, p. 47

[3] Farmers were not the only Americans who resented cyclists in the nineties. Horse-lovers saw the bicycle as a threat. Businessmen blame it for a drop in sales in everything from carriages to theater tickets. Police found it a source of constant traffic problems (...) Ellen SMITH ed., The Wonderful Ride. (.New York: Harper & Row, 1960) p. 13."
Je collectionne les récits de voyages à vélo.
MI Milou1994 ·
Je reviens préciser un détail. Thomas Stevens est bien anglais, d'origine (et sans doute de papiers pendant longtemps ; très utile en des temps où le monde se résumait en une demi-douzaine d'empires coloniaux avec douze fois moins sans doute de frontières tracassières que de nos jours), ...mais il avait émigré aux Etats-Unis, en Californie d'où il a entrepris son périple pour le compte, si ma mémoire est bonne, d'un quotidien californien.
Je collectionne les récits de voyages à vélo.

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