Retour d'un voyage au long cours!
by David58
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Bonjour a tous,
Je suis en voayge depuis maintenant 8 mois et ne pense pas rentrer avant encore qqs mois.
Je voyage depuis pres de 8 ans , je dois d ailleurs dire aque je vis en voyageant, Chaque pause est faite pour preparer un nouveau depart. Mais avnt ce voyage ci , je suis reste 9 mois a Annecy Et en 9 mois on en construit des relations.
J avais un boulot , un appart , plein de potes et meme une copine avec qui ca se passait tes bien.
Mais l argent recolte et la date prevue arrivant. Ja plaque tout egoistement et me suis casse. Je suis toujours en contact avec ces amis via internet etc.
Mes experiences d avant , mont appris qu il est difficile de renouer des liens avec les amis apres de long mois d absence. Evidemment concernant ma copine, je sais qu elle atrouve qqun d autre et tant mieux pour elle.
J ai trente ans, et toujours en mouvement, pas de lien fort avec ma famille.
Du coup , cette fois j ai peur de devoir encore repartir a zero et ne pas etre capable , comme a chaque fois de recreer un groupe d ami.
De plus , je sais qu il est tjrs difficile de raconter son voyage au retour et du coup les gens ont du mal a comprendre mes motivations., c est pour ca que pour la premiere fois grace a Fb je raconte mon voyage au fur et a mesure.
Evidemment j agi consciemment et lorsque j ai boucle mon sac je savais que ce genre de melancolie me saisirait a certains moment.
Je n ecrit pas pour me plaindre car j assume et j assumerais pleinement ces choix.
Mais il y ades jours ou l angoisse me saisit la gorge, et j ai peur , ar si je fais le bilan , j ai rencontre plein de gens dans ma vie et eu des relations tres fortes avec des personnes , amitie ou amour. Mais ceux ci sont disperes a travers le globe et je sais que je ne reverrai surement jamais beaucoups d entre eux. jamais je ne reparlerais de ces moments passes , et ils sombreront dans l oubli.
Et quand je parle de rentrer, oui ....mais ou???
Si je partage ca aujour dhui, c est pour savoir si je suis seul dans ce cas, et pour pouvoir echanger la dessus.
Encore une fois je ne suis pas triste et m epanoui ds mon voyage.
Merci a ceux que ces lignes interesseront et merci aceux qui partageront leur experience.
David
www.facebook.com/noplane
jamais ici , toujours la bas.
Et bien tu as bien de la chance, sinon dans ton malheur, tout au moins dans ta souffrance. Parce que moi, en France, au S de Toulouse et habitant depuis 15 ans dans le même patelin, je ne me suis pas fait un seul copain. Parce qu'ici, en dehors de leur famille et de leur télévision, rien n'existe. J'entends déjà les donneurs de leçons et les rabatteurs pour les psys sussurer que "j'ai des problèmes relationnels". Oui, peut-être, mais je ne suis ni spécialement timide, ni spécialement empoté au niveau de la parole (et de l'écrit). Et puis quand je suis allé dans des pays où les gens sont plus sociables (au Maroc et dans différents pays d'Afrique noire occidentale) des copains je m'en suis fait partout. Et des copains sérieux avec lesquels on discutait de tout. Je précise que c'était pareil quand je cherchais un compagnon d'aventure pour mon voilier qu'il s'agisse d'une escapade le temps de vacances d'été ou d'un périple au long cours. Et pourtant je ne leur demandais que de participer à la caisse de bord.
Manque de pot j'ai jeté mon dévolu sur un pays d'Amérique du sud, le Paraguay, qui s'il est bien placé centralement, que la vie n'y est pas bien chère et qu'il est assez facile d'y être résident permanent, les locaux me rappellent douloureusement mes toulousains : famille et télévision, rien d'autre. Et pour ne rien arranger la plupart ne parlent même pas l'espagnol, mais le guarani...
Manque de pot j'ai jeté mon dévolu sur un pays d'Amérique du sud, le Paraguay, qui s'il est bien placé centralement, que la vie n'y est pas bien chère et qu'il est assez facile d'y être résident permanent, les locaux me rappellent douloureusement mes toulousains : famille et télévision, rien d'autre. Et pour ne rien arranger la plupart ne parlent même pas l'espagnol, mais le guarani...
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Cest bizarre ton histoire ,
du coup tu vis ou en ce moment?
je peus te demander quel age tu as?
Moi encore une fois j en ai trente et je me rend compte que plus le temps passe plus il est difficile de creer des relations.Par contre celles ci sont plus vraies.
En tout cas merci pour ta reponse. Et puis si t as encore ton voilier , ben moi je suis paratant pour une escapade...
Bon courage.
jamais ici , toujours la bas.
J'ai fraîchement 65 ans et encore en bonne forme. Je suis donc au Paraguay, la vie y est très agréable, mais relationnellement ce n'est pas évident. Donc je jette mes filets aux rares personnes que je connais. J'aimerais trouver un p'tit jeune (un moussaillon, même si on est sur le plancher des vaches) qui m'aiderait dans mes menues besognes et auquel j'apprendrais des trucs (et des machins) car ici le niveau culturel est très bas. Et quand je dis "culturel" c'est très général. Par exemple ils ne savent pas faire du béton parce qu'ils n'ont jamais su comment faire un ferraillage. Les artisans sont désastreux et je dois tout faire moi-même. D'où ma recherche du "moussaillon" parce que lui vivra avec moi (un mousse est un apprenti mais qui vit sur un bateau) et je lui apprendrais à (bien) travailler. Et, le but étant aussi d'établir une relation sympathique, je l'emmènerais en vadrouille (plus de voilier, je l'ai revendu) avec mon pickup 4x4 en Bolivie, au Chili, en Argentine, au Brésil. En pickup la nécessité d'un équipage se pose moins, mais c'est quand même plus agréable de ne pas être tout seul.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonjour, je comprend un peu ton probleme et ce pourquoi j avais lance cette discussion.
J esuis desole mais tu represente un peu mes craintes. Le fait de voyager, ne pas creer d attache , et puis un jour on en est plus capable ou les etapes preliminaires ala construction d une relation deviennent tres difficile.
Quand tu dis , qu ils travaillent mal , je comprend ce que tu veus dire, mais je pense que cest atoi a t adapter aleur facon de faire, meme si ca fait se tirere les cheveux , j ai des experiences en afrique.... ou alors il faut leur apprendre....
En ci qui concerne le Paraguay , j ai bien l intention de venir en amerique du sud, mais cest pas demain a laveille car je suis au japon et ne prend pas l avion mais mon temps.
Bon on est pas de le meme generation , on pas les memes perpestives mais le coup du pick up, je t avoue que ca me branche pas trop , j aime le velo, la marche, le stop... nettement plus propice a la rencontre 😉...
Par contre ce serait avec plaisir que je te visiterais et passerais qqtemps au Paraguay.
Par la meme occasion tu aurais des pistes pour essayer de " squatter" , bosser, aider ou peu importe. sur un voilier pour une transat.
Merci merci de t etre ouvert.
jamais ici , toujours la bas.
Réflexions en vrac :
- "s'adapter à la mentralité locale" attention au piège du "relativisme culturel". Dans le cas des artisans, c'est simple, il n'y a pas plusieurs façons locales de travailler, il y a une bonnne et... plusieurs mauvaises. - locomotion : le vélo serait tout à fait épuisant sous la chaleur, idem à pied (et on n'irait pas loin). Le stop n'existe pas (jamais vu en tout cas). Heureusement il y a de nombreux bus qui ne sont pas chers et ceux qui font les longues distances sont hyper confortables avec des sièges super (pas ceux des avions low cost) et climatisés (gaffe à ne pas se chopper une angine). Si on est, comme moi, attaché à son autonomie, le véhicule le plus adapté (c'est la moitié de ce qui roule ici) est le pickup 4x4 double cabine. Moins cher que le type station wagon (Land Cruiser de Toyota, par exemple). Et ça n'empêche pas de faire des rencontres vu qu'on s'arrête souvent pour ne pas avoir (trop) les vertèbres en compote. - transat : pour être équipier sur une transat, il faut avoir une formation préalable en côtier. Aucun capitaine, digne de cette fonction, ne prendra une bleusaille intégrale. C'est qu'on joue dans la cour des grands. Lors de ma 3e transat on a failli littéralement crever de soif car on s'est trouvé encalminé dans la pétole, sous un soleil de plomb, pendant 3 semaines, avant la zone du pot-au-noir. Au point que je guettais les cargos à l'AIS pour leur envoyer un message de détresse. Cette formation de base assurée on peut guetter les annonces, ou en passer une, dans les forums adequats (sur VoyageForum, le Routard, etc). - relationnel : ici, au Paraguay, comme je l'ai dit, ce n'est pas évident. Il faut chercher l'exception : un jeune qui a envie d'élargir sa perception du monde et qui aura envie de faire équipe avec un "étrange étranger" qui le prendra sous son aile. Je crois que j'en ai trouvé un de 14 ans. Mais ce n'est pas acquit car il faut compter sur la famille, tout particulièrement les mères pour le lacher. Car ici c'est une matriarchie agricole (les pères ne décident de rien à ce niveau) et de surcroît basée sur l'Oedipe. Ce qui fait qu'elles (les mères) lachent plus facilement les filles, à partir de 10 ans, même si elles se retrouvent en cloque dans des conditions lamentables, que les garçons qui seraient plus solides et... ne risqueraient pas cet inconvénient quoi qu'ils fassent de leur corps.
- "s'adapter à la mentralité locale" attention au piège du "relativisme culturel". Dans le cas des artisans, c'est simple, il n'y a pas plusieurs façons locales de travailler, il y a une bonnne et... plusieurs mauvaises. - locomotion : le vélo serait tout à fait épuisant sous la chaleur, idem à pied (et on n'irait pas loin). Le stop n'existe pas (jamais vu en tout cas). Heureusement il y a de nombreux bus qui ne sont pas chers et ceux qui font les longues distances sont hyper confortables avec des sièges super (pas ceux des avions low cost) et climatisés (gaffe à ne pas se chopper une angine). Si on est, comme moi, attaché à son autonomie, le véhicule le plus adapté (c'est la moitié de ce qui roule ici) est le pickup 4x4 double cabine. Moins cher que le type station wagon (Land Cruiser de Toyota, par exemple). Et ça n'empêche pas de faire des rencontres vu qu'on s'arrête souvent pour ne pas avoir (trop) les vertèbres en compote. - transat : pour être équipier sur une transat, il faut avoir une formation préalable en côtier. Aucun capitaine, digne de cette fonction, ne prendra une bleusaille intégrale. C'est qu'on joue dans la cour des grands. Lors de ma 3e transat on a failli littéralement crever de soif car on s'est trouvé encalminé dans la pétole, sous un soleil de plomb, pendant 3 semaines, avant la zone du pot-au-noir. Au point que je guettais les cargos à l'AIS pour leur envoyer un message de détresse. Cette formation de base assurée on peut guetter les annonces, ou en passer une, dans les forums adequats (sur VoyageForum, le Routard, etc). - relationnel : ici, au Paraguay, comme je l'ai dit, ce n'est pas évident. Il faut chercher l'exception : un jeune qui a envie d'élargir sa perception du monde et qui aura envie de faire équipe avec un "étrange étranger" qui le prendra sous son aile. Je crois que j'en ai trouvé un de 14 ans. Mais ce n'est pas acquit car il faut compter sur la famille, tout particulièrement les mères pour le lacher. Car ici c'est une matriarchie agricole (les pères ne décident de rien à ce niveau) et de surcroît basée sur l'Oedipe. Ce qui fait qu'elles (les mères) lachent plus facilement les filles, à partir de 10 ans, même si elles se retrouvent en cloque dans des conditions lamentables, que les garçons qui seraient plus solides et... ne risqueraient pas cet inconvénient quoi qu'ils fassent de leur corps.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
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